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L'union, face à des forces de la division, elles sont en cours les forces de la division, elles sont là, qui ont envie de nous fracturer, soit entre générations, soit entre territoires, soit entre urbains et ruraux, ou entre ceux qui pensent ainsi ou ceux qui pensent autrement. Face à des forces de la division, la France ne s'en sortira que par une union. aux plus fortes et au plus haut niveau. Et dans cette union-là, c'est quand même l'union de ceux qui agissent, c'est-à-dire l'État et les collectivités locales, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas changer aussi un certain nombre d'institutions locales ou d'institutions nationales, mais on a besoin de cette union-là. Alors, ce n'est pas l'union nationale, ce n'est pas l'union sacrée, mais enfin, très franchement, dans l'État où nous en sommes, il faut appeler à cette union, parce que sinon, c'est les forces de division qui l'emporteront.
Merci François Hollande. L'union, alors pas l'union sacrée, pas l'union nationale. Vous avez une formule pour l'union que vous réclamez
J'avais appelé ça l'union sacrée. L'union sacrée ça rapporte, ça rappelle pour ceux qui ont de la mémoire, l'union sacrée pendant les périodes de conflits, de guerres. L'union sacrée c'était pendant la première guerre mondiale. Chaurès n'avait pas pu empêcher la guerre, donc il y avait, je ne suis pas sûr qu'il pouvait d'ailleurs le faire, mais enfin il a été assassiné avant. L'Union sacrée, c'est parce que nous sommes devant une épreuve. Je ne dis pas une guerre, mais enfin quand même. Il y a quelque chose qui s'en rapporte. Vous
craignez
? Non, mais je ne parle pas de la guerre.
Pré-insurrection en France ? Non,
je ne parle même pas de la guerre civile intérieure. Je parle de toutes les épreuves que nous avons devant nous. Il y a quand même deux guerres autour de nous. Il y a un président des Etats-Unis qui est quand même très particulier. qui préfère aider Poutine plutôt que Zelensky, qui préfère acheter du gazole. Nous, on vide les stocks stratégiques, lui, il va chercher le diesel en Russie. Et on a quand même une Chine qui a des prétentions de devenir la première puissance du monde. Bon, alors, face à ces épreuves, sans compter ce qui se passe à l'intérieur, il faut quand même qu'on se mette ensemble, parce que sinon, on n'y pas le droit. L'Union, je l'ai dit, elle est en France, mais c'est aussi l'Union en Europe. Et ceux qui n'aiment pas l'Europe, il y en a beaucoup quand même qui n'aiment pas l'Europe, de leur dire, vous allez quitter l'Europe ? Vous allez sortir de l'Europe ? Il n'y a plus beaucoup qui se réclament de la sortie de l'Europe. Il y a même les Anglais qui veulent revenir, c'est vous dire. On ne va pas les accueillir tout de suite, parce qu'on les connaît, mais quand même. Donc on n'a pas envie de sortir d'une union imperfectible, là aussi insatisfaisante, parce que c'est toujours compliqué quand en Europe vous découvrez qu'ils ne parlent pas français, qu'ils ne raisonnent pas comme des français, qu'il y a même des gens qui ne sont pas français dans l'Europe, c'est compliqué de l'admettre. C'est comme ça, il faut essayer d'être ensemble, sinon on ne peut pas y arriver. Donc face à cette épreuve, face à ces épreuves, et la pauvreté est aussi une épreuve, le fait qu'on découvre que notre pays est encore frappé par la misère, oui c'est une épreuve, donc il faut qu'on s'en sorte par le haut, éviter le bas.
pardonnez-moi cette dernière question au cœur de ce centenaire un peu plus politique, mais l'union que vous appelez de vos voeux, vous qui avez félicité hier Raphaël Glucksmann, élu à la primaire socialiste, félicité aussi pour avoir clarifié la ligne, cette union-là pourrait vous amener à l'accompagner ou vous déciderez-t-elle au contraire de mener cavalier seul, monsieur Hollande ? Je ne veux pas gâcher la fête.
Mais non, on ne gâche rien du tout. C'est mieux de voir un parti choisir une ligne et donc s'y tenir. Mais l'union, ça ne peut pas être l'union des seuls socialistes. Enfin, je les aime beaucoup, moi, les socialistes. L'inverse n'est pas toujours vrai, donc je les aime beaucoup. Mais il faut élargir. Il faut élargir à toute la société. Et c'est ça l'enjeu dans une démocratie comme la nôtre où les partis ont perdu beaucoup de leur force. Il faut s'adresser aux citoyens, il faut s'adresser à tous ceux qui doutent. Et c'est ça l'élargissement, c'est ça l'union. Mais la première étape était plutôt bonne, continuant, le combat.
Merci beaucoup monsieur Hollande, merci monsieur Villeroy de Gallo pour votre présence ce soir.
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