Chargement...
Chargement...
Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
le grand débat du jour aujourd'hui, c'est au lendemain de cet enfarinage de Raphaël Glucksmann qui met en cause le climat de confrontation avec la France Insoumise. A sept mois donc de la présidentielle, l'incident relance ce débat sur la violence dans la vie politique et on a quand même une vraie question à poser
finalement. Oui, Raphaël Glucksmann est prêt à affronter la violence de cette campagne. Est-ce que vous avez peur d'une escalade ? Eh bien vous dites non, on va le voir. voir tout de suite. C'est assez surprenant, à mon avis, avec Antonin.
Oui, vous êtes assez partagé, c'est la première fois et ce soir, Philippe l'a dit, vous répondez non à 64%. On a Joanne qui nous dit, donc non, nous ne sommes encore une démocratie, ceux qui contesteront autrement que par les urnes, prendre, je l'espère, une bonne règle. Et bon, c'est assez direct. Et il y a Noah qui fait partie de la minorité, écoutez ce qu'il dit, honnêtement, oui. D'abord les émeutes, ensuite de l'intimidation, on est à deux doigts de basculer dans quelque chose de très moche. Voilà ce que disent les commentaires.
Eh ben, on va écouter Raphaël Glucksmann. Je suis prêt à
affronter la violence de cette campagne, sa brutalité. Chaque événement qu'on organise, chaque manifestation dans laquelle on se rend, il y a des militants insoumis qui harcèlent, qui insultent, ou qui enfarinent, ou qui menacent. Ce genre de comportement ne m'impressionne pas. Je n'ai pas peur.
Alors, je crois que j'ai une carte blanche. Non, non, c'est pas la carte blanche. Justement, je vais faire en sorte de ne pas faire double emploi. Je crois qu'il a raison. Et qu'on peut tout lui reprocher, ce qui n'est pas mon cas d'ailleurs. Mais c'est un homme qui n'a pas peur, qui est prêt à affronter la dégradation de la campagne. Et ça n'est pas la pensée émanant de Philippe David qui me fait dire ça. C'est clair qu'elle va s'amplifier encore, que lui-même va être en but à beaucoup d'attaques. Mais je sais qu'il tiendra, et en tant que citoyen... Je suis ravi qu'il tienne.
'est vrai que Glucksmann, on aime ou on n'aime pas, il est à parfaire au niveau qualité d'homme politique, mais c'est quelqu'un dans son parcours qui est marqué par un certain courage. Il a su prendre position sur les conflits internationaux alors que je sais si les adversaires sont nombreux. Et puis c'est quelqu'un, et c'est à la fois sa force et sa faiblesse. Il est un peu maladroit dans l'expression, etc. Mais en même temps, les études d'opinion... montre qu'il est qualifié d'une certaine authenticité. Ce mot d'authenticité qui ne qualifie pas la majorité des hommes politiques dans ce pays. Pour lui, c'est limite un atout. Il n'est pas totalement un politique. C'est complètement contre-productif que de l'enfariner lui. A chaque fois qu'il est agressé, Glucksmann. C'est simple, il va monter dans les sondages.
Et si on dépasse le simple cas de Glucksmann et qu'on se pose la question de savoir si la violence n'est pas en train de devenir finalement un mode d'expression politique ordinaire ? Est-ce que les réseaux sociaux n'accélèrent pas ça ? Finalement, cette image-là diffusée, est-ce qu'elle ne fait pas plus de mal que quelques phrases ? J'ai noté tout à l'heure sur les réseaux sociaux que Bardella avait apporté son soutien inconditionnel au-delà du clivage politique. Et j'ai noté aussi que Sébastien Delogu, qui est un député marseillais, je crois, ou qu'il ne l'est plus, d'ailleurs j'en sais pas, lui a apporté son soutien au taxi. Oui. Là, c'est son tweet. Allez-y, je vous laisse parler. Je m'arrêtais là, en fait. Je trouve ça assez incroyable, cette différence de perception. C
'est de la provocation, soyons quers. Ce n'est
pas gagnant à l'arrivée, parce que c'est ce qu'on appelait autrefois en sciences politiques la fonction tribunicienne des partis, qui sont des partis qui n'arrivent jamais au pouvoir, autrefois le PCF. Et aujourd'hui, si LFI devient... comment dire, porteurs de la fonction tribunicienne dans la vie politique, c'est-à-dire celles de tribus, celles de gens qui se reconnaissent entre eux, ils ont beau être 10 000 dans une salle, etc., ils sont entre eux, etc., ça ne fait pas une majorité dans le pays. Sauf que
ça peut mener au second tour. et je l'espère faire perdre au contour.
Non, non, pardon, juste pour terminer, ce qui m'interpelle le plus finalement, c'est cette manière de réagir. Suivant qu'on se trouve dans le camp politique de celui qui a été agressé, on est scandalisé, alors que si on se trouve dans le camp politique adverse, on trouve ça presque drôle.
Alors attendez, moi je ne trouve pas ça drôle du tout.
Je permets de rebondir, et moi c'est ma question, l'enfarinage... Est-ce une violence ou une humiliation ? Même si l'un n'est pas loin de l'autre. Moi je
vais vous dire, je suis plus choqué par la phrase de Panot, je suis encore dessus là, le cancer est une maladie politique, pour moi c'est beaucoup plus violent que d'enfariné un tel ou un tel. Déjà
il y a un problème, Philippe Bilger va me contredire, c 'est que je vois que d'autres personnes qui ont été enfarinées, y compris Jean-Luc Mélenchon, tiens je vais prendre deux cas, Jean-Luc Mélenchon et Johanna Roland ont été enfarinés il y a quelques temps. Et Zemmour. Je vais vous prendre, dans les deux cas, les coupables ont été absous de peine, dispensés de peine. Ça déjà, ça me pose problème. Parce que je réponds, et je le redis à Cécile, c'est à la fois une humiliation et une violence. Comment ne pas être interpellé ? Comment ne pas être interpellé ? Quand vous avez des gens qui ont tué un jeune à coup de pied dans la tête à Lyon, qui s'appelait Quentin de Ranque, et que des responsables politiques parlent de ceux qui sont emprisonnés quand même pour meurtre ou assassinat, je ne sais plus, de, je cite, nos camarades emprisonnés. Nos camarades emprisonnés. Est-ce que c'est pas un blanc-seing total à la pire des violences ? Oui ou non ? Là j'aboue que vous passez de l'enfarinade. Mais l'enfarinage, excusez-moi, c'est dérisoire, c'est violent et humiliant. Parce que tout est violence. Tout est violent dans ses propos. Parce que c'est l'enfarinage, c'est drôle. On tue un mec à coup de pied, c'est pas grave, c'est nos camarades. Et quelqu'un aurait mis un pain à Glucksmann, ils auraient dit, ouais, un coup de poing, on s'en remet. Vous voyez ce que je veux dire ? Et c'est cette banalisation de la violence qui, pour moi, est insupportable, et violence qui peut aller jusqu'à
la mort. On a eu ces conversations, je vous rappelle que le président actuel, Emmanuel Macron, a reçu une gifle, une fois. Et la personne a fait de la prise en ferme, et je trouve ça très bien. Oui, bien sûr.
Mais ce que je ne comprends pas, c'est que ceux qui ont enfariné d'autres personnes, aux deux extrêmes, aux deux bouts, que ce soit Mélenchon ou Zemmour, n'aient pas passé une minute en prison. Parce que c'est en fait un blanc-seing pour le faire.
Vous ne pouvez pas, pour une enfarinade, en priverner quelqu'un d'une semaine ?
Philippe, il y a quand même une différence de nature. La question était pertinente. Il y a d'un côté l'enfarinade qui est condamnable, etc. Mais qui n'est pas porté atteinte physique à une personne. C'est une atteinte physique. C'est une gravité absolue. Et le jeune militant d'extrême droite qui a été tué. Ma question, si demain
vous faites ça à un chef d'état. Qu'est-ce que vous risquez ? Rien ? Mais en
fait, le chef d'État, il ne représente pas que lui-même, il représente aussi la fonction. Donc il y a un degré encore supplémentaire. C'est-à-dire que faire ça à un chef d'État, c'est en fait faire ça à son pays. Donc moi je trouve que c'est très grave. Un pays qui ne respecte plus les représentants de la nation, les institutions, comme le Arc de Triomphe dont on parlait tout à l'heure, c'est très grave. Donc ça veut dire que demain, moi
je vais prendre un sac de farine et je vais le jeter sur le visage de mon patron, ça n'a aucune importance. Non, on ne dit pas ça,
on dit qu'il y a une gradation dans la gravité des faits. Je crois que là,
Luc, me semble-t-il. A raison, on ne peut pas mettre sur le même plan une enfarinade et des actes criminels odieux. C'est pas ce que je dis, je dis que s
'il n'y a pas une réponse judiciaire... Il faut une réponse, on n'a pas le contraire. On dit qu'il y a une gradation, que le jeune qui est tué à coup
de pompe, c'est pas la
même chose
que l'enfarinade, ça ne veut
pas dire que l'enfarinade n'est pas grave. Excusez-moi, à défaut de prison pour une enfarinade, une grosse amende, ça ne s'imposerait pas ? Pourquoi pas ? Parce que, excusez-moi, mais j'estime qu'on n'a pas le droit d'humilier les gens en public comme ça. Ce qui est important,
c'est de dire qu'il y a une réponse policière. Une réponse ?
Vous, éducatifs, parce que le gars qui lance... On pourrait très bien l'envoyer toutes les nuits faire du pain pour la prison. On
ne peut pas savoir. Excusez-moi, les bombes à eau, ça se fait au collège, éventuellement au lycée. Déjà, ça ne se jette pas à la figure des gens, mais par terre depuis un endroit. Là, quand on enfarine quelqu'un, comme Glucksmann s'est fait enfariner hier, la volonté... et de l'humilier. En revanche, je tiens à faire une remarque, je m'appellerai Raphaël Glucksmann, je mettrai un gros savon au service d'ordre qui organisait ma sécurité.
Il y a un danger, c'est de tout conflictualiser et de répondre toujours à la violence par une autre violence. Et ça, ça reste quand même la limite de ce que vous dites, cher Philippe. C'est quoi le retour,
c'est quoi la violence en échange ?
Je veux dire, si on fout en prison... Un gars qui a enfariné Glucksmann, ça ne me paraît pas la bonne réponse. Sinon vous allez avoir des prisons qui vont être plus que remplies. Il va y avoir 300 000 personnes en prison. Excusez-moi celui
qui a mis une gifle au président de la République. Il a pris une peine de prison ferme. Je crois qu'il a passé un mois ou deux en prison.
Votre réponse est quoi en fait à ça ? Vous seriez aujourd'hui juge, c'est quoi la réponse ?
Moi ma réponse c'est de dire que c'est Ce n'est pas bien de faire ça. Il faut donc prendre une sanction, mais qu'on ne peut pas le mettre sur le même niveau. D'abord, que ce soit un citoyen et un représentant de l'ordre public ou de la nation, ce n'est pas la même chose, parce qu'au-delà... du président de la République, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, il représente la fonction, premier point. Et puis alors évidemment, entre l'enfarinade et tuer un jeune à terre, etc., ce n'est pas du tout de même nature et de même degré. Donc il faut une gradation en toutes choses. La nuance est d'essence divine, chère Cécile. En tout
cas, si vous souhaitez m'enfariner, je n'en ferai pas un cake, je vous le dis tout de suite.
Je le ferai avec beaucoup de douceur.
Allez les amis, dans un instant, les cartes blanches, 0826 300 300 à partir de 19h jusqu'à 20h. Les sujets que nous avons évoqués, bien entendu, sont ouverts à la discussion et au débat, mais pas que, Philippe.
Absolument. Alors, on va évidemment parler de ce qui s'est passé à Aubagne. Complètement fou, un élève qui rentre avec un fusil de chasse de calibre 12 dans une housse de guitare. Est-ce que vous avez peur, vous, pour vos enfants, quand ils vont au lycée, au collège, voire même pour vous si vous êtes enseignant, CPE, ou que vous faites partie du personnel éducatif ? Et puis on va parler du mouvement de demain. Il n'y a pas que les lycéens, il y a Manif, Iagreve, Etutti-Quanti. Vous en avez marre des grèves ? Vous dites, moi je vais les manifester parce que je ne suis pas content. Tous les avis sont les bienvenus au 0826 300 300.
Je pensais que vous n'arrêteriez jamais de parler, j'en pouvais plus. Allez, à tout de suite
!
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.