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avec la mobilisation des lycéens et des étudiants. Avec la flambée des prix du carburant, le gouvernement n'en mène pas large. La semaine dernière, le Premier ministre Lecornu s'est fendu d'une conférence de presse pour tenter de déminer la situation. Je passe sur les gesticulations vis-à-vis des revendications lycéennes. Ce qui était remarquable dans cette prise de parole, c'était l'annonce de Lecornu que les prix de l'essence allaient baisser de 12 à 18 centimes par litre. Depuis qu'il y a cette explosion du prix du carburant, le gouvernement n'a absolument pas bougé le petit doigt. il décide de prendre un certain nombre de mesures parce qu'en fait il craint la contagion. Le gouvernement sait qu'il n'en a pas fini avec la révolte de la jeunesse et demain, mardi, il y aura sans doute des manifestations aussi massives que celles de la semaine dernière. Et en plus de cela, il y a le 17 octobre un appel qui bien sûr s'adresse à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs qui sont littéralement étranglés par le prix de l'essence. Alors il sait que la révolte couvre là les 12 et 18 centimes de baisse. Qu'est-ce que ça sera concrètement ? Est-ce que ça aura même une réalité ? Et puis de toute façon c'est dérisoire. C'est dérisoire parce que ça ne ramènera pas le prix de l'essence au niveau où il était. Le racket en fait par les compagnies pétrolières va continuer. Et puis c'est dérisoire parce que c'est une augmentation de tous les prix qu'on a face à nous. Une augmentation aussi du gaz, du fuel, de l'électricité, des loyers, des assurances. Enfin tous les prix sont en train d'exposer. Bien sûr ceux aussi de la... Les sacrifices atteignent des limites. Alors oui, il faut absolument qu'on utilise ce moment de fragilité, de fébrilité du gouvernement pour mettre la pression et pour faire comme les lycéens, c'est-à-dire pour affirmer notre colère. Les revendications que nous avons à mettre en avant coulent de source. Il s'agit bien sûr d'arracher des augmentations de salaires, parce que les salaires ont pris de retard depuis des années et des années sur l'inflation. Donc il faut qu'ils rattrapent l'inflation. augmentations de tous les salaires le smic devrait être porté au moins à 2200 euros net parce qu'en dessous on ne peut pas vivre dignement on ne peut qu'avoir peur du lendemain se dire mais voilà comment les choses peuvent se passer si j'ai un problème avec la voiture pour payer les études des enfants donc ça tout ça c'est un minimum et puis bien sûr il y à la revendication d'indexer les salaires les allocations les pensions de retraite sur les prix parce que c'est absolument révoltant de voir que finalement c'est seulement les travailleurs qui vont absorber toute cette augmentation des prix et qui doivent encore une fois se serrer la ceinture. Il y a de l'argent pour les dividendes, il y a de l'argent pour payer grassement les PDG à plusieurs millions d'euros, il y a de l'argent pour assurer les sinecures des grandes fortunes, et bien ça suffit et il faut que cet argent serve à augmenter les salaires. Et puis il y a un autre point, c'est de dire Non à ce budget de casse sociale. Le budget qui nous est concocté par le cornu, main dans la main en fait avec le grand patronat, c'est de s'en prendre à qui s'il vous plaît ? Aux malades, aux locataires, bien sûr aussi aux retraités, parce que quand même c'est 5 milliards que le gouvernement veut reprendre dans les poches des retraités, alors même qu'il va baisser de 2 milliards la surtaxe qui est payée par les grands groupes qui sont richissimes et alors même qu'il ne veut pas prendre un centi. de plus dans les coffres forts de la grande bourgeoisie alors tout ça c'est une guerre sociale en fait qui nous est déclaré et il est nécessaire de reprendre le chemin des luttes collectives le 17 octobre est une date qui est née donc sur les réseaux sociaux et qui a été reliée par les gilets jaunes Les organisations syndicales vont s'y joindre. Et localement, il y a déjà des syndicats et des militants qui ont appelé à cette journée. Et dans tous les cas, il faut que les travailleurs qui veulent se mobiliser, décident, discutent entre eux et s'organisent pour en effet mener le combat. De ce point de vue-là, la jeunesse a ouvert la voie. Elle l'a ouvert avec un enthousiasme fou, avec une grande énergie. Et elle montre, elle a montré que seuls ceux qui... qui se battent, se font respecter. Alors nous, travailleuses et travailleurs, nous avons à nous engouffrer dans la brèche. Il faut que les fortunes qui existent dans la société aillent au salaire, à l'éducation, à la santé, pas aux actionnaires, pas aux marchands de canons.
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