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Vous savez, dans tout le pays en ce moment et depuis plusieurs semaines, des réunions publiques de ce type se tiennent dans les départements. Et nous tournons un peu partout dans le pays, non pas pour aller porter la bonne parole, encore que, mais surtout pour dire une chose, une première chose, mais pas la seule. Première chose, nous voulons gagner en 2027. Mélenchon le président de la République française en 2027. Nous voulons qu'il soit le dernier président de la cinquième République. Et ces réunions publiques que nous tenons dans tout le monde. ont vocation à dire une chose, nous sommes prêts, nous le peuple de gauche, le peuple des travailleurs, des syndiqués, des écologistes, le peuple qui se bat, le peuple à jeunesse, en mouvement, nous sommes prêts à prendre le pouvoir dans ce pays, avec Jean-Luc Mélenchon qui nous porte en tête, mais pas qu'avec Jean-Luc Mélenchon, avec beaucoup de monde qui se met en mouvement, beaucoup de gens de tous les secteurs. qui se mettent en mouvement et ce soir nous donnerons à voir et nous donnerons la parole à un certain nombre de personnes qui représentent des partis politiques, des mouvements qui ont décidé de rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon et nous en sommes très heureux parce que ce soir à Paris nous allons recevoir pour la première fois certains d'entre eux et nous allons leur permettre de s'exprimer. Vous savez ces moments, ces réunions publiques sont non seulement des réunions de soutien à Jean-Luc Mélenchon. Mais ce sont aussi des moments où nous allons beaucoup parler de nos idées, beaucoup parler de notre programme, beaucoup parler aussi de l'actualité, de l'actualité qui est chaude, comme dirait un certain humoriste que j'aime beaucoup. Ça vaut la peine de le citer aussi, parce que c'est, je crois, un bon camarade, et puis qu'ils font le travail à leur façon aussi, de conscientisation et d'éveil des consciences qui sont peut-être parfois un peu endormies. Nous, à Paris, nous avons un superbe mouvement politique, la France insoumise ici à Paris. C'était quand j'ai fait la campagne municipale, je m'en vantais déjà, je dois bien le dire, 20 000 membres à la France insoumise Paris. J'étais déjà très très fière, j'avoue. Mais désormais, il s'est passé beaucoup de choses entre le 1er mai et le 13 octobre. Le 1er mai, c'était l'annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon. Certains s'en souviennent, c'était un bon moment. Et bien depuis, nous avons beaucoup augmenté. Et désormais... Je peux vous l'annoncer parce qu'on m'a donné les chiffres ce matin. Nous sommes 34 800 membres de la France Insoumise à Paris. 34 800 personnes se sont inscrites sur la plateforme Mélenchon2027.fr et si vous ne l'avez pas encore fait, faites-le, même devant moi, ça ne me dérange pas. Notre mouvement à Paris, ce sont aussi 140 groupes d'action. Nos groupes d'action sont déployés sur tout Paris, dans tous les arrondissements. Ce sont des groupes de militants qui organisent des actions. C'est aussi simple que ça. Les actions, elles sont de tous types. Je ne vais pas les détailler ici, mais n'hésitez pas à rejoindre un groupe d'action si ce n'est pas encore fait. Et nos groupes d'action ainsi... ont porté près de 2 900 actions déclarées sur la plateforme actionspopulaire.fr, qui est notre outil d'organisation militante. Et donc, je trouve que nous avons des militants très nombreux et très actifs, et c'est parfait pour ce qu'on veut faire à Paris. Vous pouvez applaudir les camarades et les militants de la France insoumise. Je suis sûre que certains d'entre vous sont venus justement parce qu'ils ont eu un tract pour cette réunion publique. Vous savez, Paris peut faire beaucoup pour Jean-Luc Mélenchon et pour nous tous en réalité. On peut apporter énormément de voix à Jean-Luc Mélenchon. En 2022, lors du premier tour, il avait réalisé un très bon score à Paris. Il avait fait plus de 30% lors du premier tour en 2022. Moi, j'ai comme point de référence ce premier tour de 2022. Je me dis à Paris, on peut faire au moins 30% pour Jean-Luc Mélenchon en 2027. Mais ce n'est pas assez. Il va falloir faire plus. Alors j'ai un autre point de référence, c'est le résultat du nouveau Front populaire en juillet 2024. Et en juillet 2024, le nouveau Front populaire avait fait un peu plus de 42% en juillet 2024. Donc moi je pense que si on fait 40% pour Jean-Luc au premier tour en 2027 ici à Paris, le job aura été fait. Donc je vous y invite. Et ne croyez pas que ce n'est pas possible. Ne partez pas avec l'idée que c'est difficile, Sophia, le NFP, c'était toute la gauche. Déjà, nous sommes une bonne grosse partie de la gauche ici. Mais surtout, des chiffres qui vont vous intéresser. Pour l'élection municipale de 2026, mars 2026, il y a eu 25 000 nouveaux votants à Paris. Les projections pour 2027 pourraient nous amener, entre les nouveaux inscrits, ceux qui atteignent l'âge de 18 ans, inscrits automatiques, et ceux qu'on va aller convaincre de s'inscrire sur les listes électorales. Est-ce que vous connaissez la date limite d'inscription sur les listes électorales ? Le 12 mars, c'est la date limite d'inscription sur les listes électorales. Donc si on fait bien le travail jusqu'au 12 mars, on pourrait avoir jusqu'à 40 000 nouveaux inscrits. Et ça c'est très important parce que ces nouveaux inscrits, ces nouveaux votants, souvent ils sont jeunes. Et puis souvent ce sont des gens qui viennent d'emménager à Paris ou qui s'inscrivent et qui sortent de l'abstention. Donc il faut aller les chercher ces 40 000 nouveaux inscrits parce qu'ils vont beaucoup peser dans le résultat à Paris. Et donc première campagne décisive, importante, l'inscription sur les listes électorales. Aller convaincre le bloc abstentionniste, comme on dit, de ne pas s'abstenir cette fois-ci. Parce que ce qui se joue dans cette élection de 2027, et tout le monde en a parfaitement conscience, c'est soit ça passe, c'est-à-dire on change tout, soit la situation et le bilan que nous laisse Emmanuel Macron. risque non plus d'être un bilan qu'on pourra réparer, mais d'être une fuite en avant, à laquelle on résistera naturellement, mais de toute façon, nous ne pouvons pas l'imaginer. Je sais que vous me regardez tous là en train de me dire « Non, Sophia, ce scénario-là n'existe pas » et vous avez parfaitement raison. Notre campagne a démarré depuis plusieurs semaines et plusieurs mois. C'est une campagne d'union populaire. Pourquoi on la décrit comme ça ? C'est une campagne du non populaire parce que d'un côté, elle est fondée sur un programme. Et notre programme, il va être présenté le 6 novembre. Le 6 novembre, vous l'aurez sous forme de livre-programme qui sera dans les librairies et que nous, les militants, nous irons vendre pour faire connaître notre programme. Mais il y aura aussi tous les livrets thématiques qui décrivent précisément dans chaque secteur ce que nous allons faire. Précisément. Vous savez pourquoi nous faisons ce travail-là sur le programme ? Pourquoi nous ? Nous avons un programme aussi détaillé, aussi précis. Pourquoi nous en parlons aussi souvent ? Eh bien, les autres n'ont pas besoin de faire ce travail-là, parce que les autres, leur programme, c'est leur bilan. D'une certaine façon, le monde qu'ils nous laissent et le monde dans lequel on est leur convient parfaitement. Ils ne veulent pas tout changer. Ils veulent que le monde continue tel qu'il est. Ils n'ont pas de problème avec les institutions, elles leur conviennent. Ils n'ont pas de problème avec le système économique et social. Ils n'ont pas de problème avec l'écologie. Ils nient la réalité de l'impact du changement écologique et des pollutions sur nos vies. Donc pour eux, il s'agit juste de promettre un petit peu à la marge, moi un peu plus de ceci, moi un peu moins de cela. C'est caricatural sur la retraite par exemple. On ne vous propose rien de positif sur la retraite. Ils viennent et ils vous disent c'est 64, c'est 65, c'est 67 ou 70. Nous on dit non, nous on veut tout refaire. Donc notre programme est essentiel puisqu'il faut décrire le monde que l'on va construire. Parce qu'il va falloir tout reprendre secteur par secteur pour tout transformer. Avec un seul objectif, répondre aux besoins de l'ensemble des Français et à tous les besoins non satisfaits mais identifiés auxquels ils refusent de répondre depuis tant d'années qu'ils sont au pouvoir. Ça c'est la première chose. La deuxième chose qui fait que nous sommes dans une campagne d'union populaire, ce sont nos luttes et nos mobilisations. Vous voyez bien ce qu'il se passe avec la mobilisation de la jeunesse, qui n'est plus simplement une mobilisation de lycéens ou d'étudiants, c'est une mobilisation d'un pan très large de la société, la jeunesse, et de tous ceux qui les entourent et les aiment et les apprécient. Finalement, ça fait beaucoup de monde. Je laisserai cette partie-là, qui sera la deuxième séquence de notre meeting, et nous aurons l'occasion d'en parler, notamment avec Louis Boyard, et d'autres, parce que nous avons plusieurs invités. Et donc, il y a aussi, dans les luttes qui nous unissent, il y a une particulière qui m'intéresse ce mois-ci, vous savez, c'est le mois du cancer rose. Vous voyez le petit ruban que tout le monde porte. C'est très bien, ça fait très bien. De la droite à l'extrême droite, en passant par les macronistes, tout le monde le met. Et quand notre présidente de groupe, Mathilde Panot, dit « Mais attendez, c'est un peu hypocrite quand même. Vous votez des lois qui empoisonnent les gens ? Le cancer du sein chez les femmes explose ? On a une épidémie de cancer du sein chez des femmes de plus en plus jeunes ? » Ce sont des maladies politiques, ce sont vos décisions qui refusent de lutter contre les pesticides, qui refusent de mettre les moyens dans la santé, qui mènent à cette épidémie de cancer. Elle se fait sustiger parce qu'elle n'entre pas dans la danse du rose. Nous, nous disons aussi la vérité sur ces maladies politiques. Et nous combattons l'origine de ces maladies politiques. Et ça aussi ce sont des luttes qui nous rassemblent et nous unissent. Il y a bien sûr, je l'ai entendu tout à l'heure, il y a la question de la paix. Nous ne voulons pas de la guerre. Qui ici a envie de suivre un candidat qui vous promet la guerre avec les Russes ? Qui ici a envie de suivre un candidat qui vous promet comme perspective de vous amener au front ? Est-ce qu'aujourd'hui la jeunesse manifeste avec cette envie d'en découdre, avec des jeunes russes ? Personne n'a envie de la guerre. Et donc quand on dit que la paix est un combat, que la paix nécessite une lutte et une mobilisation, et qu'elle nous unit, elle nous unit quand on défend la paix en Palestine et la fin du génocide à Gaza. Elle nous unit profondément. Et c'est l'IA. Ces liens que l'on crée dans la lutte pour la paix, pour la vie humaine, sont très solides. Personne ne peut nous atteindre. Et aujourd'hui, je suis très fière de voir la jeunesse brandir le drapeau palestinien pour dire que nous sommes aussi entrés dans la lutte politique, dans la revendication, par la question internationale, par la question de l'humanité tout entière. C'est ça que dit ce drapeau chaque fois qu'il est affiché par les jeunes et par la population. L'Union populaire c'est donc le programme parce qu'on veut tout changer, il est détaillé et on profite de ces réunions publiques pour le présenter, le faire connaître. Ce sont des moments d'éducation populaire. On fait émerger dans les consciences, il y a ici des gens qui sont insoumis, il y en a d'autres qui ne le sont pas, qui sont juste curieux de nous entendre parler, de se faire une opinion, une idée sur ce que nous portons, ce que nous incarnons et ce que nous défendons. Et bien à chaque réunion publique, chaque prise de parole que nous faisons, nous transmettons une idée. et notre vision pour répondre toujours à des besoins écologiques, sociaux, économiques, démocratiques. Tous ces besoins-là qui sont identifiés depuis tant d'années, nous sommes capables de vous les présenter ici, tout autant que nous sommes assis sur cette scène. Et ça, c'est la force aussi. Je dis de la France insoumise, mais aussi de tous nos alliés, parce qu'ils nous rejoignent souvent, nos alliés, avec cette envie et cet intérêt pour notre façon de faire de la politique. Et la façon de faire de la politique dans une campagne électorale est déterminante. Si vous prétendez faire de la communication l'alpha et l'oméga de votre mobilisation citoyenne, vous faites des flops. Vous n'avez personne dans vos salles ni dans les bars dans lesquels vous faites votre tournée. C'est comme ça que ça se termine. C'est une réalité. En revanche, si votre façon de faire de la politique consiste à vous adresser aux gens et à leur dire vous êtes comme moi, je suis comme vous, nous sommes les mêmes finalement, nous avons des aspirations, des besoins et nous avons une tête avec laquelle nous pensons, nous ne sommes pas juste des gens qui réagissons à un voile, une abaya. Non, nous ne sommes pas de ces gens-là, disons-le clairement. Nous ne sommes pas des gens qui agissons de cette façon-là, avec des pulsions, des espèces de pulsions qui n'ont plus rien d'humain d'une certaine façon, puisque quand on commence à déshumaniser l'autre, c'est soi-même qui disparaît dans cette agression. Je ne vais pas faire très long parce qu'il y a beaucoup de prises de parole aujourd'hui. Je voudrais juste saluer aujourd'hui un événement majeur. Parce que je vous disais, dans nos luttes, on se rassemble. Et il y a une lutte qui compte beaucoup, c'est celle du peuple canaque en Nouvelle-Calédonie. Et je veux les applaudir, les faire applaudir en effet. C'est une lutte essentielle. Parce que le fait colonial est reconnu en Nouvelle-Calédonie. Il y a une question d'autodétermination qui se pose en Nouvelle-Calédonie. Jean-Luc Mélenchon et l'équipe qui a travaillé particulièrement sur ce dossier a noué des liens très sérieux, très précis et longs, je veux dire, dans la continuité. Et cela a abouti à une prise de position qui est très respectueuse du peuple kanak. qui est de dire l'autodétermination et si c'est l'indépendance, si vous faites le choix de l'indépendance, nous serons avec vous dans une association mutuellement respectueuse. Nous vous respecterons dans votre choix. Nous vous respecterons et nous vous accompagnerons parce que nous vous devons, parce que c'est la France qui a colonisé et qu'on ne se débarrasse pas comme ça du jour au lendemain. d'un peuple qu'on a colonisé. On doit nouer des liens qui dépasseront, y compris si le choix venait à se porter sur l'indépendance. Et donc j'apprécie particulièrement aujourd'hui l'appel de l'Union calédonienne à voter pour Jean-Luc Mélenchon et à le soutenir. Je tenais à le dire. Notre programme est donc carré. Ça, je crois que tout le monde l'a à peu près compris. Nous n'avons plus un seul tract carré à vous montrer aujourd'hui, ce soir, mais nous avons d'autres tracts qui arrivent, qui expliqueront au fur et à mesure des éléments de notre programme. Notre programme est carré car nous l'avons travaillé, car nous voulons, comme je le disais, tout réparer. Et parce que nous avons un devoir fondamental qui est de répondre à tous les besoins et d'en finir avec le chacun pour soi qui nous mène aujourd'hui à constater par exemple des chiffres tragiques qui sont ceux des morts au travail ou des morts du travail. Et hier, les chiffres de l'assurance maladie sont terribles. 783 morts recensées pour l'année 2025. Pour avoir une petite idée, en 2017, quand Macron arrive au pouvoir, l'année 2017, il y a 540 morts au travail l'année 2017. On en est à 783. Notre pays est le pays d'Europe où on meurt le plus au travail. Ce matin, un homme est mort en tombant d'un toit. À 58 ans, il travaillait encore sur un toit. Il en est mort. On est dans un pays où les accidents du travail vont approcher, dépassent largement les 800 000, mais approchent les 900 000 accidents du travail. Et les jeunes de moins de 25 ans, qui représentent seulement 11% des salariés, sont 16% à être victimes d'accidents du travail. Ça, c'est le bilan d'Emmanuel Macron. Parce que son bilan en la matière a consisté... à détruire petit à petit le corps des inspecteurs du travail. Aujourd'hui, un inspecteur du travail doit contrôler 10 000 salariés. Les missions sont restreintes, les moyens d'agir sont restreints. L'impunité est quasiment garantie, notamment pour des employeurs voyous, avec ce système qui a été mis en place de sous-traitance en cascade, qui permet... qu'il n'y ait jamais de responsable des accidents du travail. Pire encore, la médecine du travail et la prévention sont aujourd'hui complètement délaissées et sont même instrumentalisées pour plutôt faire la chasse aux arrêts maladie plutôt que de garantir la sécurité des travailleurs. Et donc quand on parle de la réalité de ces morts-là, 16 morts par semaine, 16 personnes meurent chaque semaine d'un accident du travail dans notre pays. C'est une prise de conscience terrible. Ce n'est pas normal. Nous, nous disons que c'est un besoin. Là, il faut y remettre les moyens. On doit faire reculer le nombre de morts au travail. Nous n'acceptons pas, parce que ce n'est pas une fatalité, parce qu'il n'y a aucune raison d'aller au travail et de mourir au travail. Ce n'est pas banal. Nous allons aussi porter... Cette voix qui doit dire nous voulons mettre fin au pillage organisé de notre pays. Et aujourd'hui, nous avons présenté avec Eric Coquerel et Manon Aubry qui tout à l'heure reviendra sur cette question-là, la question du budget. Le budget que nous proposons est un budget qui dit une chose très simple. Nous allons aller prendre plus de 100 milliards dans les poches de ceux qui pendant des années ont profité de l'argent public. Nous allons mettre fin au pillage organisé des Français. Nous allons rétablir ainsi les comptes de l'État. Manon Aubry vous en parlera, mais nous avons un plan très précis. Nous sommes les seuls aujourd'hui à dire, vous nous faites chanter avec la dette là ? Mais même votre dette, on l'a inclue dans notre programme. Même votre dette, allez, vous nous mettez ce boulet, on y va. Mais on ira plus vite que vous. Et on est prêt, nous, avec notre programme, à rembourser 25 milliards d'euros de dette chaque année. C'est pas mal, non ? On va effacer une partie de la dette, la congeler, l'effacer, on verra bien comment on terminera tout ça. Tout dépendra d'eux. Et on remboursera une partie de la dette. Mais on se battra aussi pour ne plus avoir à emprunter sur les marchés financiers à plus de 4% de taux d'intérêt. Parce qu'on n'est pas là pour enrichir des fonds d'investissement et des marchés. Moi je vais arrêter là pour ce soir ma prise de parole et après je vais faire un peu Madame Loyal et passer la parole à mes camarades ici présents. Je vais quand même vous les annoncer, quelques-uns d'entre eux en tout cas. Je vous disais, on va commencer par une première séquence où je voulais absolument que ce soir, on présente les partenaires, les alliés et les gens qui ont décidé de rejoindre la campagne de Jean-Luc Mélenchon et qui ne sont pas de la France insoumise parce que je suis fière d'eux. Je suis fière d'avoir les verres populaires qui ont rompu avec la social-démocratie municipale. qui nous ont rejoint au moment des municipales de 2026. Je suis fière d'avoir Assa Traoré, la fondatrice du comité vérité et justice. qui représente la lutte des quartiers populaires pour la vérité et la justice et pour dénoncer ce qu'ils subissent depuis des années. Je suis fière aussi d'avoir à nos côtés pour la première fois ce soir l'association politique qui s'appelle Victoire Populaire, qui depuis cinq ans travaille sur des primaires, sur une autre façon de faire de la consultation politique. et qui ont décidé hier, et ils l'ont annoncé, de soutenir la campagne de Jean-Luc Mélenchon pour que la gauche gagne en 2027. Et j'ai beaucoup apprécié une expression qu'ils ont employée dans leurs communiqués de presse et que je veux faire mienne ce soir. Ils appellent au débordement populaire. Et j'aime cette expression. Je veux que ce soir, on passe ce message. Nous appelons au débordement populaire. Nous appelons à ce que la candidature de Jean-Luc Mélenchon déborde tous les secteurs populaires de notre pays. Pour commencer, je vais laisser la place à Bailassar, représentant des Verts populaires, conseiller d'arrondissement du 19e arrondissement de Paris. Merci beaucoup.
à tous et à toutes. Aujourd'hui, je me présente devant vous. Non pas en tant qu'homme racisé, un mot que je déteste au plus haut point, il ne faut pas oublier ce qui s'est passé en Europe lorsqu'on a commencé à cataloguer les êtres humains et à les classer par race. Je ne me présente pas non plus comme un homme issu de l'immigration. Pour le Rassemblement national, venir en France aurait été un choix pour nos parents. Alors que je vous le dis clairement, non, on ne choisit pas de faire la guerre. On ne choisit pas de mourir de faim. On ne choisit pas de subir la dictature. Et surtout, on ne choisit pas notre histoire. L'immigration ne peut pas être réduite à une simple question de l'histoire de France. Quand il s'agissait de demander de l'aide aux colonies pendant la guerre avec des promesses de pension, et de nationalités, on ne parlait pas d'immigration. Quand il a fallu reconstruire la France et faire appel à de la main-d'oeuvre, on ne parlait pas non plus d'immigration. Et aujourd'hui, nous avons un parti raciste et fasciste qui s'en prend à nos anciens alors qu'ils font partie intégrante de l'histoire de France. Et d'un autre côté, Nous avons un président qui, lorsqu'il se rend dans les territoires d'Outre-mer ou en Afrique, adopte parfois une posture de colomb méprisante et insultante envers les populations et leurs histoires. Sans oublier Vincent Bolloré, qui semble se croire tout permis, qui exerce une influence considérable en Afrique et dont les intérêts économiques soulèvent des questions sur l'exploitation des ressources. Pourtant, trop peu de personnes semblent s'en indigner. C'est pour cela que je suis heureux d'entendre Jean-Luc Mélenchon dire et parler surtout de vendre son patrimoine à la découpe. Il le faut, on ne se fait pas une richesse avec la misère des gens. Je ne peux pas terminer ce discours sans parler d'écologie. Beaucoup de personnes pensent que l'écologie est une affaire de bobos. Et nous avons un parti en France, que je ne citerai pas, qui pense détenir toute la légitimité sur cette question, au point de vouloir donner des leçons à tout le monde et de nous répéter que les quartiers populaires doivent s'intéresser à l'écologie. Mais nous, les quartiers populaires, nous pratiquions déjà l'écologie avant vous, et ces habitudes se perpétuent encore aujourd'hui. Quand on parle d'anti-gaspi... Pensez-vous que dans nos quartiers populaires, nous pouvons manger un plat différent tous les jours ? Non, non, nous conservons les plats au réfrigérateur pour les manger sur plusieurs jours. Nous les congenons et nous les partageons à nos voisins. C'est ça la solidarité. Je tiens à terminer en remerciant tous les élus, nos députés, les militants et surtout les Verts populaires. dont je fais partie, qui m'ont donné la chance et l'opportunité de prendre la parole devant vous aujourd'hui. Je terminerai avec une phrase prononcée par Émile Meunier lors de l'alliance avec la France insoumise. On a fait une alliance avec le seul mouvement en France qui fait de la vraie politique. J'ai hâte de voir Jean-Luc Mélenchon accéder à la présidence de la République pour que nous puissions enfin faire de la vraie politique, une politique au service du peuple. Merci, merci, merci. Donc je vais laisser la parole à mes chers collègues de Victoire Populaire, Florène et Princey.
c'est Princey Borgne et Florène Julien qui viennent de Victoire Populaire, c'est à vous.
Eh bien bonsoir à toutes et à tous. Et merci beaucoup pour l'organisation de cette soirée. Viens avec nous, Princey, et puis je prends la parole d'abord et après, Princey prendra la suite. ne vais pas vous mentir, ce n'était pas une évidence pour nous d'être là ce soir. Je vous parle au nom d'un mouvement citoyen qui s'appelle Victoire Populaire. Nous, on rassemble tout un tas de citoyennes et citoyens, on est plusieurs centaines de milliers de personnes, et on ne se reconnaît pas forcément dans les partis politiques, mais pourtant, on a envie de mettre au pouvoir l'écologie, la justice sociale et le renouveau démocratique. Notre mouvement, il est né il y a plus de 5 ans. Je suis ce soir avec Princy qui copilote l'une de nos actions et qui présentera comment est-ce que depuis l'été 2025, elle a collecté avec tout un tas de personnes plus de 15 000 préoccupations de citoyennes et citoyens partout en France. Alors on s'est posé la question il y a quatre mois de, en fait on fait quoi pour cette élection présidentielle, comment est-ce qu'on peut être le plus utile possible ? On a eu quatre mois de débat, franchement c'était intense, c'était pas toujours facile, il y avait des opinions différentes et c'était important de les entendre. Et la semaine dernière, on a décidé collectivement qu'on voulait rejoindre et soutenir la France insoumise pour gagner la prochaine élection présidentielle. Ce qui nous a motivés, c'est que vous êtes en train de faire naître un espoir. Partout en France, à chaque fois qu'on voit une réunion publique, à chaque fois qu'on voit un meeting avec des milliers de personnes qui se déplacent pour venir s'écouter, pour venir prendre des tracts et ensuite aller parler avec ses collègues, ses voisins, les membres de sa famille, en fait, ça nous convainc et ça nous donne envie. La deuxième raison, c'est que pour nous, le programme de l'Avenir en commun, c'est une base sur laquelle on a envie de s'appuyer pour dire que oui, la politique, elle peut faire changer nos vies et elle va faire changer nos vies. Et ça, c'est une certitude. On partage un constat avec vous, c'est qu'il y a urgence à changer de modèle. La France à Macron, c'est 15,4% des citoyennes et citoyens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté pendant qu'en 2025, il y a des dividendes records qui vont dans les poches des actionnaires du CAC 40. Ça, c'est plus possible. On veut changer de modèle et on sera à vos côtés pour le faire. Maintenant, je ne vais pas vous mentir. Je pense que cette campagne, vous ne la gagnerez pas tout seul. Je pense que comme l'a dit Sophia, il y a besoin d'un réel débordement populaire. On est les premiers à prendre la parole ce soir, mais il y en a déjà qui vous ont rejoint, il y en a plein d'autres qui vont vous rejoindre. Et toutes ces personnes qui vont vous rejoindre, elles ont envie de militer en respectant l'identité de leurs mouvements, de leurs associations de quartier, peut-être de leurs syndicats. Et ça, on vous demande de nous accueillir dans notre diversité d'appartenance, parce que le plus important, c'est qu'on fasse campagne ensemble pour ensuite que Jean-Luc Mélenchon devienne le prochain président de la République française. Alors on sera peut-être pas d'accord sur tout et c'est ok, on n'a déjà pas été tout le temps d'accord avec vous dans le passé mais c'est pas grave, c'est pas le sujet ce soir. Le sujet c'est comment est-ce qu'on arrive à élargir le plus largement possible. Si vous êtes capables de nous accueillir et que nous sommes capables de vous rejoindre, alors plein d'autres le feront et on arrivera en mai prochain aux 51% qui nous feront gagner cette élection. Je vous remercie et je passe la parole à Prince.
Bonsoir alors plus que le comment j'aimerais vous parler du quoi parce qu'on visibilise trop peu souvent le quoi que portent les habitants et déjà j'aimerais commencer par dire que le fait que nous soyons là ce soir dans cet événement politique de grande audience en tant que mouvement citoyen indépendant avec sa sensibilité propre et bien c'est significatif tout comme votre présence ce soir parce que je tiens à le dire je vous regarde depuis le début et je trouve que la salle est belle elle est diversifiée et ça fait du bien parce que c'est pas souvent en politique qu'on voit ça donc merci à vous d'être là Tout ça, ça donne espoir. Ça donne espoir. On se dit que peut-être que demain, avec la France insoumise au pouvoir, dans ce contexte qui aujourd'hui est marqué par une ambiance délétère pour la démocratie et les droits sociaux, peut-être que demain, avec la France insoumise au pouvoir, toute forme d'expression alternative critique ne sera pas systématiquement étouffée par le système politico-médiatique et systématiquement réprimée avec brutalité comme on le voit aujourd'hui. Peut-être que demain, avec la France insoumise au pouvoir, ça sera fini enfin de la concentration du pouvoir. aux mains de quelques-uns, même pas forcément élus, je pense notamment aux élites socio-économiques qui s'autorisent à façonner notre monde, et tant pis si ça veut dire souiller la planète, piller la planète, et tant pis si ça veut dire écraser les plus vulnérables, et peut-être que demain, enfin, avec la France insoumise au pouvoir, on aura le droit d'avoir des institutions transparentes qui ne sont pas opaques et au sein desquelles les petits arrangements entre amis, même pas forcément du même bord, ont libre cours. Nous, ce qu'on espère, c'est que demain, on aura le droit de compter, non pas sur une personne, mais sur une équipe, parce que vous l'avez promis. la 6ème République, sur une équipe de gouvernance qui aura compris que oui, Le projet est important et qu'il doit être porté de façon assumée comme un cap tourné vers la justice sociale, la transition écologique et la démocratie, mais qu'il faut le faire avec les habitants, qu'on doit aujourd'hui s'autoriser à laisser le pouvoir de décider et de diriger notre avenir parce que sinon les conséquences sont catastrophiques. Et ce que je dis là, ce souhait que j'exprime, ça n'est pas le mien personnel, ça n'est pas non plus celui d'une poignée de gauchistes qui se retrouvait dans une cave le week-end en priant la sainte mère démocratie, je vous jure qu'on ne fait pas ça. Ce que j'exprime là, ce soir, c'est littéralement ce qu'on a entendu de la bouche des près de 15 000 personnes qu'on a rencontrées à travers la France. Plus de 90% pour être exact, les chiffres sont importants. Et évidemment qu'ils ont raison, parce que nous, habitantes, habitants du petit peuple, nous sommes les premiers à chaque jour éprouver dans notre chair les conséquences des politiques néolibérales conduites depuis les dernières décennies. Très concrètement... Très concrètement, ils sont des centaines, et je vous les cite parce que je veux qu'on les voit, telles que Mélanie, commerçante à Ajaccio, ou Mickaël qui est intérimaire en logistique à Mélan, à nous avoir dit que maintenant, les fins du mois, c'est dès le 5 du mois. Ils sont des centaines, telles que Ali, à Rennes, qui travaille dans le BTP, ou Annick, qui aujourd'hui est en invalidité et qui vit à Niep, à nous avoir dit que la santé, c'est devenu un luxe parce que dans un système qui est de moins en moins remboursé, dans des conditions de travail, un milieu professionnel qui est de plus en plus nocif, aussi bien psychiquement que physiquement, et bien c'est un luxe. Et il sont encore des centaines, tels que Tarek Omet-sur-Seine, chauffeur-livreur, ou encore Marie sans emploi à Toulon, qui a un enfant placé dans les services sociaux, qui nous disent qu'aujourd'hui, avoir trois repas par jour, et bien c'est pas non plus une évidence. Et tout ça, alors qu'on est censé être dans un pays développé, et que des milliers de personnes, chaque jour, mettent leur vie en danger pour nous rejoindre, pensant qu'ils vont pouvoir avoir le droit à une vie meilleure. Ça n'est pas possible qu'aujourd'hui, en France, notre principal commun, ce ne soit pas notre histoire. pas notre vision de l'avenir, mais la galère au quotidien. Nous disons non. Donc vous l'aurez compris, j'en termine là, effectivement. Nos espoirs à nous, Victoire Populaire, sont aussi vifs que féroces et nous allons tout faire pour que la France de demain et le temps de campagne préfigure la France de demain et qu'elle compte avec les plus vulnérables, chacun, chacune d'entre nous. Merci à vous.
Bonsoir à tous. C'est un plaisir d'être là ce soir. Quand Sophia nous demande de venir, en tout cas le comité Adama, on répond présent et on est là. Ça fait 10 ans qu'on se bat pour réclamer la vérité et la justice pour mon petit frère. Mon frère Adama Traoré, vous en avez fait un symbole, vous, le peuple français. Mon frère qui est mort le 19 juillet, le jour de son anniversaire, le jour de ses 24 ans. Mon frère qui a été déshumanisé ce jour-là. Mon frère qui n'a pas pu être sauvé. Ce jour-là, mon frère va mourir. Et un combat va naître. Et c'est le combat vérité et justice pour Adama. Adama est devenu un symbole des violences policières. Je ne pensais pas que dix ans après, on serait encore là pour réclamer cette vérité et cette justice. Je ne pensais pas que nous devrions nous battre pendant toutes ces années face à cette justice. Mais très rapidement, on a compris que cette justice, on ne l'aurait pas. On a compris qu'Adama Traoré n'était pas considéré comme un homme pouvant participer à la construction de ce monde et de ce pays. On a compris que dans nos quartiers populaires, quand une personne meurt, on légitime sa mort. On a compris que la justice n'était pas pour nous. On a compris que les violences policières étaient d'office dans nos quartiers. C'est un combat que nous avons mené, mais c'est un combat que nous n'avons pas mené seuls. On l'a mené avec des habitants, avec des associations. Nous avons créé des liens de solidarité avec des personnels soignants, les écologistes, des syndicats, des sans-papiers, les gilets jaunes. On a fait des tournées de campagne, des tournées de quartier. On a créé des liens de fraternité avec le peuple français. Parce que nos vies comptent. Et aujourd'hui, si je prends la parole, c'est parce que je suis la voix vivante de mon frère, celle d'Adama. Pendant des années, on a essayé de nous discréditer, de nous faire passer pour des voyous. Mon frère n'était plus une victime, mais un coupable. On a pu le voir pour de nombreux morts. Et c'est à chaque fois la même chose. On l'a pu le voir pour Naël. Quand il y a un mort, nous ne sommes pas des victimes, mais nous sommes des coupables. Et la famille va devenir coupable. L'environnement va devenir coupable. Le quartier va devenir coupable. Et on va légitimer une mort. Alors que nous demandons juste à exiger la vie, celle de nos enfants, de cette jeunesse, cette jeunesse qui se lève aujourd'hui pour réclamer la justice, la vérité. Mais aujourd'hui, les choses ont changé. Les violences que vous pouvez voir en 3 cas, en 4 cas, que le monde entier filme. Ce sont des violences que nous dénonçons depuis des années. Nous, depuis 10 ans, certains bien avant Adama Traoré et après Adama Traoré. Mais il faut savoir qu'à chaque fois qu'on laisse passer quelque chose, ça va forcément déborder. Tout ce que nous avons laissé passer, tout ce qui a été regardé de loin, tout ce qui n'a pas été dénoncé dans les quartiers populaires, on le voit aujourd'hui. Nous avons des enfants qui sont mutilés, nous avons des enfants avec des bouches arrachées, nous avons des enfants avec des yeux arrachés. Aujourd'hui, quand on prend la parole, qu'on soit lycéens, qu'on soit des syndicalistes, des étudiants, pour la retraite ou pour autres, la seule chose que le gouvernement nous envoie, c'est la répression policière. C'est des violences. Et cette répression devient une réponse politique. Nous sommes arrivés à un moment très grave. Parce qu'aller manifester, c'est risquer sa vie. Manifester, c'est mettre son intégrité physique face à cette police. Nous avons plus de 6 000 jeunes qui ont été mis en garde à vue, arrêtés, et des enfants. Vous avez pu voir cette image d'un gamin de 13 ans qui supplie la police en disant de ne pas lui mettre les menottes. Et il leur dit « j'ai 13 ans ». Et il va monter dans ce véhicule et on va lui mettre les menottes. C'est cette violence-là qu'il faut dénoncer. Les quartiers populaires ont porté ce mouvement, ont donné la voix. Ils nous ont guidés vers un avenir meilleur. Et on peut les féliciter, on peut être fiers d'eux. Et la jeunesse... Et les écoles, cette autre jeunesse a suivi ce mouvement. Et aujourd'hui, on ne parle pas des jeunes des quartiers populaires, on ne parle pas des jeunes des centres-villes, on parle d'une seule jeunesse. C'est ça le visage de la France. Et c'est ça que la France aujourd'hui, ce visage que la France veut défigurer avec la répression policière. Cette jeunesse est l'avenir de ce pays. Cette jeunesse est à sa place. Cette jeunesse est dans la place. Cette jeunesse a des revendications. Ces revendications sont légitimes. Mais aujourd'hui, gouverner, c'est aussi protéger sa jeunesse. C'est pas de dire qu'on ne veut pas la voir ni l'entendre. Et cette jeunesse, elle est l'avenir de ce monde. Et quand revendiquer quelque chose devient... Elle a défiguré. C'est une honte pour la France. Ce qui est en train de se passer, c'est que nous sommes dans un pays où le gouvernement Macron nous a mis une police de l'extrême droite. Elle a construit deux camps. Nous avons deux clans, deux camps, celle de la police, celle de la population. Alors que la police est censée être avec la population. Et aujourd'hui, la seule réponse qu'elle envoie, c'est une répression. Et c'est de dire que ces deux camps-là, et nous ne voulons pas de deux camps, nous ne voulons pas d'une police face à une jeunesse, nous ne voulons pas d'une police face à sa population. On ne peut pas demander à une jeunesse de choisir. dans une démocratie entre sa sécurité et la liberté. On arrive à un moment, je ne sais pas si vous avez entendu le témoignage du père d'Eden qui dit « Heureusement que mon fils n'est pas mort ». Nous sommes arrivés à un moment, depuis longtemps déjà dans les quartiers populaires, où on accepte la violence. C'est soit la violence ou soit la mort. Il n'y a pas d'autre choix. C'est la violence ou la mort. Et nous sommes arrivés à un moment où cette violence, elle est moins grave parce que la mort, elle peut venir à chaque moment. Donc il est important de faire le bon choix. Il est important de sauver nos avenirs. Il est important... de marcher avec une personne qui nous assume, de marcher avec un président qui nous assume. Et aujourd'hui, la seule personne qui peut porter cette jeunesse, qui peut porter ce pays, qui peut défendre nos droits, qui peut dire que personne n'a de droit sur la vie de qui que ce soit, aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon. S'abstenir... est irresponsable. S'abstenir, c'est sortir du jeu. S'abstenir, c'est risquer nos vies. S'abstenir, c'est de dire à nos enfants, dites-vous bien qu'à chaque fois et tous les jours, nous avons le même discours à nos enfants de comment se comporter face à la police, de comment se comporter face à l'encontre d'identité, de la peur de chaque parent quand les enfants ne rentrent pas. Et aujourd'hui, c'est quelque chose que tout le monde vit à travers la France. Quand l'enfant ne rentre pas, quand il y a un blocus devant un établissement. Est-ce que mon fils, est-ce que ma fille va rentrer ? Est-ce que mon fils va subir un plaquage ventral ? Est-ce qu'il va rentrer avec une main arrachée ? Et ça, on ne peut pas l'accepter. On ne peut pas accepter d'être aujourd'hui dans ce que nous représente un État qui est presque autoritarisme. Nous avons une police qui est maltraitée, mais cette police qui est maltraitée, elle vient encore plus maltraiter les personnes sur le terrain. Et c'est de cette police-là qu'on ne veut pas. On ne veut pas d'une police de l'extrême droite. On ne veut pas avoir le choix entre la violence et la mort. Donc il est important de faire le bon choix. Et ce que je dis à chaque fois, si nous sommes là aujourd'hui, c'est que des liens, des fraternités nous réunissent. Je pense que nous avons une seule chose. C'est le mot fraternité. Et ce mot fraternité, on doit le porter ensemble. Ce mot fraternité, on doit y aller ensemble jusqu'en 2027 et de dire que c'est cette fraternité-là qui va gagner, qui va sauver la démocratie, qui va sauver ce pays, qui va porter les mots de l'égalité. Et j'espère qu'en 2027, on fera aussi un choix. Je finirai sur ces mots, parce que voter, ce n'est pas voter seulement pour soi, c'est voter aussi pour les autres. Certains dans ce pays ne peuvent pas voter. Moi, j'appelle ça le vote affectif. On vote pour son père, on peut voter pour sa mère, on peut voter pour un ami, on peut voter pour un étudiant qui n'a pas de papier ou qui a la carte de séjour, une voisine, une personne qu'on croise au quotidien, tous les jours. n'aura pas le même choix que nous. Elle va juste attendre. Elle va nous regarder. Est-ce qu'on fera le bon choix ? Parce que le bon choix, quand on le fait, on ne le fait pas seulement pour nous, on le fait aussi pour les autres. Donc quand on vote pour soi, dites-vous bien que vous votez pour une autre personne. Vos votes vaut pour un, pour deux, pour trois, pour quatre. Donc votons bien. Et surtout, je finirai sur ça, le peuple français n'est pas un peuple de victimes. Nous ne serons jamais un peuple de victimes. Nous continuerons à nous revendiquer, à réclamer la vérité, la justice, la liberté, la démocratie, l'égalité, parce que nous sommes des frères et des sœurs et ces liens de fraternité nous unissent aujourd'hui. Merci.
La gauche au Parlement européen, j'appelle notre chère camarade.
Vous avez vu que je ne fais pas tout à fait la même taille que Assa, qui n'est pas que grande par l'âme et l'esprit. Merci, merci Sophia, merci Assa, merci aussi à nos élus de Paris, à nos députés, à Daniel, à Sarah, à Rodrigo, à tous nos élus municipaux, parce que je pense qu'on peut être fiers de l'équipe qu'on a derrière nous et qui est déjà une équipe qui est prête à gouverner, qui a été prête à gouverner la ville de Paris. Et puis surtout, je voudrais avoir un immense remerciement pour celles et ceux qu'on ne voit pas forcément, celles et ceux qui ont distribué des tracts, qui font le service d'ordre, celles et ceux qu'on ne voit pas et que les autres forces politiques nous envient énormément. A vous les militants de la France insoumise, vous êtes notre plus grande force. Merci à vous, merci de faire ce que vous faites et merci de ne rien lâcher dans cette campagne. Je vous dis ça parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, on nous prête pas mal de pouvoir à la France insoumise en ce moment. Il paraît même que d'un coup de baguette magique, on peut mettre en mouvement des centaines de milliers de lycéens dans le pays. Alors ça, c'est quand même assez fort. On est les seuls qui n'avons même pas besoin de tracts. Et puis d'un coup, comme ça, on décrète et puis les lycéens se mettent en mouvement. Mais s'ils se mettent en mouvement, c'est absolument pas pour leurs conditions d'études désastreuses, pour les postes supprimés à tir larigot ces dernières années, pour les lycées vétustes, pour Parcoursup. Non, si les lycéens se mobilisent, c'est parce que la France Insoumise leur aurait secrètement demandé de se mobiliser. Alors je voudrais qu'on regarde ensemble qui sont ceux qui donnent des leçons aux jeunes, ceux qui disent qu'ils sont manipulés, instrumentalisés, pas capables de réfléchir par eux-mêmes, bref, qui sont pas capables d'être assez grands. Soit dit en passant, à ces jeunes, à ces lycéens, à ces étudiants, ils ne seraient pas assez grands pour penser par eux-mêmes, mais par contre ils sont assez grands pour qu'on les mutile, pour qu'on les cible, pour qu'on leur tire du LBD, pour qu'on leur tire du gaz. C'est quoi ça ? Mais je voudrais qu'on regarde ensemble qui sont ceux qui donnent des leçons aux jeunes. Je suis allée voir par curiosité ceux qui critiquent la mobilisation lycéenne et étudiante. Je vous fais une petite liste. Edouard Geffray, ministre de l'éducation nationale. Ça va être long, soyez prêts. Il a étudié au lycée Fenlon, dans le 6e arrondissement de Paris. Valérie Pécresse, présidente de région Île-de-France, à qui on l'en doit, quelque part, l'État d'un certain nombre d'établissements, et notamment les lycées. Elle a étudié au lycée Sainte-Marie-de-Neuilly, un établissement privé catholique à Neuilly-sur-Seine. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, celui qui a mis en place Parcoursup. a étudié à l'école alsacienne, un établissement privé dans le 6e arrondissement de Paris. Jordan Bardella, celui qui aime bien faire la leçon qui vient du peuple. a étudié au lycée La Salle Saint-Denis, un établissement privé. Je termine vite ma petite liste. Sébastien Lecornu, au lycée Saint-Dade-Jutor, un établissement privé. Bruno Rotailleau, vous savez, celui qui veut interdire la France insoumise, au lycée Saint-Gabriel Saint-Michel, ça ne s'invente pas, un établissement privé lui aussi. Et enfin, le meilleur d'entre eux, Emmanuel Macron, qui a étudié au lycée La Providence, un établissement privé catholique là aussi. Ceux qui viennent donner des leçons aux lycéens et aux étudiants sont précisément ceux qui ne connaissent rien à l'éducation nationale. Ils ne connaissent rien à ce qu'ils ont détruit ces dix dernières années. Et lui aura l'occasion d'y revenir. Mais à celles et ceux qui ont détruit méthodiquement notre système éducatif, oui, nous le réparerons. Oui, nous abrogerons Parcoursup. Oui, nous investirons massivement dans les lycées vétus. Oui, nous créerons 10 000 postes de professeurs. Voilà l'enjeu de cette mobilisation. Et Assa a raison de dire que ce sont nos jeunes dans les quartiers populaires qui subissent la double peine. Ce sont ceux qui sont le plus touchés par le manque de moyens. On a vu cette mobilisation partir de la région parisienne. Mais ce sont ceux aussi qui sont le plus ciblés par la répression policière. Et le mouvement étudiant, les jeunes lycéens étudiants reviendront là-dessus, demande une chose simple, 10 milliards d'euros. Et en général, on nous dit, mais attendez, 10 milliards d'euros, c'est beaucoup d'argent, on ne peut pas les trouver. Alors je vous propose qu'on fasse un peu ce petit exercice entre nous. Déjà, étudions le coût de la répression policière. 25 euros, une bombe lacrymo. 52 euros, chaque grenade de désencerclement. Plus de 4000 euros, un LBD. 40 000 euros pour une compagnie de CRS. Imaginez seulement si tout cet argent qui a été envoyé sur les étudiants, s'il avait été envoyé pour les étudiants et pour qu'ils étudiaient dans de bonnes conditions plutôt que de les réprimer. Au final, en Macronie, quand la jeunesse demande des moyens, le seul argent public qu'on daigne dépenser, c'est pour les réprimer. Le résultat, c'est le mouvement le plus répressif de notre histoire. Désormais plus de 7000 arrestations. C'est plus que pendant toute la durée du mouvement des Gilets jaunes. C'est plus que... C'est même trois fois plus que le mouvement contre le contrat première embauche qui est le mouvement de lycéen de mon époque. Et c'est 20 fois plus que le mouvement de mai 68. Voilà la seule réponse qu'ils ont à donner aux étudiants. Des matraques, des coups et de la répression. Alors pourtant moi, j'ai une petite idée où est-ce qu'on pourrait aller trouver ces 10 milliards d'euros. Il paraît qu'il y a une entreprise dont on parle pas mal en ce moment. Je ne sais pas si vous la connaissez, Total. 11 milliards de dollars de profit au premier semestre. Pas mal. Et on va nous dire, mais attendez, il faut être sympathique avec Total. Vous comprenez ? Ils bloquent les prix de l'essence. Attendez, ils bloquent les prix de l'essence à 1,99€ et ils font encore autant de bénéfices. C'est donc bien qu'il y a de l'espace pour bloquer les prix du carburant à 1,70€ maximum. Oui, c'est possible de le faire parce qu'ils se font des bénéfices maximum. Mais... Ce gouvernement-là ne préfère pas aller choisir, aller chercher l'argent là où il est. Et si l'on regarde d'un peu plus près sa proposition de budget... C'est un peu le condensé, le pire de ce qu'a fait le macronisme ces dix dernières années. Un peu le champ du signe de Macron. C'est 50 milliards d'euros d'économies. Et croyez-moi, vous toutes et vous tous ici dans la salle, je vous regarde, tout le monde va y passer. Les retraités, désindexation des salaires. Les familles, baisse des allocations scolaires. Les salariés malades, limitation des arrêts maladie. Les travailleurs... Fin de la rupture conventionnelle. Les fonctionnaires gèlent du point d'indice, c'est pas comme si le niveau de salaire des fonctionnaires n'avait pas déjà baissé ces dernières années. Les malades, une augmentation du reste à charge pour les patients et sur les médicaments. Les étrangers, un délai de carence sur le versement de certaines allocations pour les étrangers. Les services publics gèlent des dépenses pour tous les ministères, sauf pour l'armée. Et enfin, la boucle est bouclée pour les étudiants et les précaires, notamment la baisse des allocations pour le logement. Mais il faut dire que le gouvernement fait bien une exception. Il y a bien un certain nombre de personnes qu'il épargne et pour qui il ne va pas chercher l'argent. Parce que quand le gouvernement vous dit qu'il n'a pas les 10 milliards d'euros à investir pour les lycéens et les étudiants, il vous ment. Il vous ment parce que dans le même temps, par exemple, il supprime la surtaxe d'impôts sur les sociétés pour les entreprises qui ont fait des super profits, comme l'entreprise totale. Et rien que ça, c'est 3 milliards d'euros que le gouvernement choisit de ne pas prendre dans les poches des plus riches pour investir dans l'éducation nationale. Parce que oui, il y a dans notre pays un certain nombre de nuisibles. Alors, je sens que je vais encore avoir des problèmes. Que n'avais-je pas dit que oui, les milliardaires sont nuisibles à l'économie ? Et pour ceux qui étaient là à nos universités d'été, si vous écoutez la conférence, je décris exactement ce qu'il va se passer. C'est-à-dire que je prononce cette phrase, qu'elle va être isolée de son contexte, tournée sur tous les bandeaux, CNews et BFM, ce que vous voulez, en commençant d'abord par la fachosphère, pour dire, regardez, la France insoumise veut, je ne sais pas quoi, tuer les milliardaires de notre pays. Non, on veut juste leur prendre un tout petit peu d'argent. Juste ça. Et je vous assure, ça va très bien se passer. Et le pire, c'est que dans tout ça, ils font précisément la démonstration du problème que je vais poser. Non seulement les milliardaires sont nuisibles à l'économie, mais ils sont aussi nuisibles à la démocratie, puisque 9 milliardaires possèdent 90% des médias dans notre pays. Ils viennent de faire la démonstration du problème que nous posions. Et oui, nous remettrons de l'ordre et du pluralisme dans les médias dans notre pays. Par contre, vous aurez remarqué que les milliardaires, eux, ils font bien une chose. Je dois le reconnaître, il y a quelque chose qu'ils font très bien. ils héritent très bien ils savent très bien faire d'ailleurs 80% de la richesse des milliardaires est héritée bref vous êtes nés dans la bonne famille au bon endroit franchement pour des gens qui d'habitude font et défendent la méritocratie que ces gens là démarrent dans la vie avec des milliards d'euros d'avance sur les autres pour des gens qui défendraient la méritocratie le moins qu'on puisse dire c'est que c'est contradictoire Et là, c'est le moment où, en général, sur un plateau télé, on nous saute au cou en nous disant « Mais oui, vous, les insoumis, vous voulez tout prendre ! » Alors non, rassurez-vous, on ne prendra sur l'héritage qu'au-dessus de 12 millions d'euros. 11 999 euros. Ça va, pour commencer dans la vie ? Non, c'est plutôt pas mal. Ça concerne à peine 8000 citoyens dans notre pays. Et oui, nous assumons de dire que de notre République, nous partirons davantage à égalité sur la ligne de départ. Parce que l'enjeu de cette élection présidentielle, c'est aussi de répondre à l'urgence sociale. Ce lundi, un rapport d'action contre la faim a dévoilé qu'une personne sur 8 en France, soit 7 millions de Français, manque de nourriture. Voilà l'état dans lequel Emmanuel Macron nous laisse le pays. Je vous disais tout à l'heure qu'on allait réparer l'éducation nationale, on va aussi réparer le lien social. Nous assumerons de bloquer les prix des produits de première nécessité. Et nous assumerons une grande révolution fiscale. Là aussi on va nous dire, ah mais vous voulez augmenter les impôts. Alors vous avez vu le budget qu'on propose rien que pour l'année prochaine, il est davantage à l'équilibre que ce que propose le gouvernement actuel. Et en plus de ça, on investit dans nos services publics. Et on va faire un petit test ensemble pour savoir vraiment qui est concerné par notre réforme et révolution fiscale. Qui ici dans la salle gagne moins de 4000 euros par mois ? Levez la main, j'aime bien les meetings participatifs. Alors il y en a quelques-uns qui ne lèvent pas la main, n'hésitez pas à faire des dons, c'est 15 euros qui seront mieux utilisés que vous savez quoi. Pour tous les autres. Vous toutes et vous tous qui avez levé la main, oui, avec notre évolution fiscale, vous paierez moins d'impôts sur le revenu et tous ceux qui gagnent plus paieront plus d'impôts sur le revenu. Voilà la proposition que nous faisons. Mais ce budget, vous savez, à la fin... Ce sera de nouveau un moment de vérité. J'entends que François Hollande ne veut pas voter ni de censure ni la motion de rejet de son propre groupe politique. Et devinez qui ne vote pas non plus, n'a pas voté la motion de rejet à l'Assemblée nationale ? Le Rassemblement national. Le Rassemblement national, c'est un peu la courroie de transmission des macronistes. Un peu leur roue de secours, quand ils savent plus vers qui se tourner, ils se tournent vers le Rassemblement national. Et le pire, c'est que Le Pen et Bardella font même plus semblant. Macron peut toujours compter sur eux, les milliardaires aussi, soit dit en passant. Et le Rassemblement national, c'est la Macronie XXL, avec, teinté, d'encore plus. de racisme et d'antisémitisme. Alors, à ces deux faces d'une même pièce sur le plan économique, auquel vous rajoutez le racisme et l'antisémitisme, comme l'a prouvé l'enquête de Mediapart sur Jordan Bardella, qui prouve que ce ne sont pas des brebis galeuses, mais que le chef du troupeau lui aussi est profondément raciste. On le sait, les amis, je terminerai là-dessus. Ça se jouera entre eux et nous à la fin. Nos idées progressent partout, de la révolution fiscale à la brocation de parcours sup, à la taxe Zuckmann, au mot même planification qui faisait peur. Tout ça devient majoritaire dans l'opinion publique, la 6ème République. Nos idées sont capables de rassembler, rassembler celles et ceux... qui peut être, tiens on va faire un dernier exercice participatif, qui ici dans cette salle, et n'ayez pas peur de lever la main, vient pour la première fois à un meeting politique de la France Insoumise. Les amis, regardez-vous, voilà la dynamique politique, voilà la force de notre mouvement. Aucun mouvement politique n'est capable d'attirer autant de monde, aucun mouvement n'est capable de faire un tel meeting dans ces telles conditions. Bravo à vous. Je vous raconte tout ça parce que à quoi ça sert un meeting politique ? On va repartir de là ? Peut-être certains sont venus en curieux et n'avaient pas encore d'avis. Peut-être d'autres disaient « Ah oui, c'est vrai, la France insoumise, c'est sympa, ça se passe dans mon quartier. » Ou quand même, il faut venir donner de la force. Or, partant, vous pouvez vous inscrire sur Action Populaire, notre application sur laquelle on organise nos actions. Vous pouvez prendre des traques, des affiches. Vous pouvez chacun, à votre niveau, participer à cette campagne. Vous pourrez pourrir. le dîner de famille ou le déjeuner de famille ce dimanche, les fêtes de fin d'année, votre tonton, votre tata, votre collègue de travail. Parce que oui, vous pouvez être sûr, s'il y a bien une chose face à laquelle nous sommes égaux, dans une élection et dans une urne, c'est que chacune et chacun ici dans cette salle, je vous regarde, vous. jeunesse de notre pays à qui l'on donnera demain le droit de vote à 16 ans, vous plus âgés, vous smicards, RSA ou retraités, vous citoyens de France, c'est le seul moment. où vous aurez autant de pouvoir qu'un certain Bernard Arnault. Et croyez-moi, ça, ça s'ignore pas. Alors, pour cette campagne, toutes celles et tous ceux qui nous ont rejoints, à vous de ramener des nouvelles personnes, à vous d'entrer en campagne, à vous de mener la lutte, et à vous de montrer qu'ensemble, on pourra gagner en mars, en avril et en mai prochain, jusqu'aux élections législatives. À la victoire, les camarades !
Merci Manon. Sans plus tarder, je donne la parole à plusieurs
invités qui vont se suivre ici. J'appelle tout d'abord des représentants des étudiants de Panthéon-Assas. J'appelle aussi des représentants de
l'université Sorbonne-Nouvelle.
Bonsoir à tous. Alors, tout d'abord, on voulait dire merci à l'invitation par la France Insoumise. Et c'est peut-être la première fois que Assas est invité à une réunion de la gauche. Et on espère surtout que ce ne sera pas la dernière. Parce que pour nous, pour nous, abattre la citadelle, ce n'est pas seulement un slogan. Pour nous, abattre la citadelle, c'est une action qu'on fait sur le terrain. Et les étudiants d'Assas, ça fait une semaine qu'on se mobilise. Devant les FAF, on les abat les citadelles. La semaine dernière, ils nous attendaient avec des barres de fer, des skinny jeans et des doudounes, à 3 heures du matin. Et vous savez, on leur a fait quoi ? On les a chassés de notre fac, parce qu'elle est à nous. Des violences policières, ce sera ma camarade qui parlera. Mais moi, je dois passer d'abord un message à notre présidence. Notre présidence, quand il s'agit d'appeler la police sur des bloqueurs, c'est la première à le faire. Elle l'appelle à 5h du matin, les policiers nous attendent à 6h pétante, comme ça. Par contre, quand il s'agit d'appeler sur les FAF qui eux aussi nous attendent, ça bégaye. La présidence elle n'est pas là. Quand il y avait hier des professeurs d'Assas qui étaient également mobilisés et avec les étudiants, la présidence elle n'est pas là. Aujourd'hui la présidence elle a fait une réunion avec les représentants des étudiants assassins. A la fin de la réunion, pas un seul communiqué de la présidence, ne serait-ce que pour condamner les violences qui ont été atteintes à un de nos camarades qui s'est ouvert l'arcane. les violences policières, ce sera ma camarade qui va en parler.
Bonjour, moi je me tiens aujourd'hui devant vous parce que je suis en colère et on est en colère. Pas contre LFI bien sûr qui était sur les blocus. Alors on va encore dire qu'on nous récupère politiquement. Moi je dis aux autres partis venez sur les blocus et si vous avez peur d'être mal accueillis, posez-vous les bonnes questions. Nous on est en colère parce que ça fait des semaines qu'on entend parler d'ordre et de sécurité sur tous les plateaux. pour justifier la mutilation des mineurs. Alors que nous, en quatre jours, on s'est fait agresser deux fois par les néo-nazis. Je ne sais pas pourquoi on dit néo, parce qu'ils font toujours le signe nazi du même côté. Sous les yeux de la police. Non seulement on s'est fait attaquer, mais on s'est fait attaquer sous les yeux de la police, qui ne lève pas le petit doigt pour les en empêcher. Par contre, qui nous menace, nous, avec des LBD pour qu'on ne puisse pas approcher. En tant que lycéens et étudiants, on se fait confisquer Serumfi et Serflex. Mais par contre, 30-40 nerfs en doudoune, avec des barres de fer, ça ne dérange pas la police apparemment. Hier matin, ils nous ont laissés nous affronter et ils sont partis. Ils étaient là et ils sont partis et ils nous ont laissés nous battre contre eux. Alors qu'on s'est pris une pluie de bouteilles de verre, ils nous ont regardés, ils ont lancé une petite grenade lacrymo au milieu de tout le monde et ils sont partis. Ce qui s'est passé, c'est la honte de la République. Et nous, étudiants et lycéens, on a peur pour 2027 parce que si le RN passe, le GUD, il n'aura plus besoin d'être de nuit et il n'aura plus besoin d'être masqué.
Pour ceux qui se disent antifascistes, révolutionnaires, ce n'est pas seulement des discussions dans des salons où on vous voit. Moi, j'aimerais bien vous voir sur le terrain avec nous, tout d'abord. Et pour finir, je tiens juste à remercier de mettre la lumière sur la situation à Assas. Mais par contre, je vais utiliser le reste du temps qu'il y a pour dire que ces mouvements, il faut les remettre à ceux qui l'ont commencé. Et c'est bien avant Créteil que ça a commencé, dans les Outre-mer. Aujourd 'hui, c'est le dernier des bastions révolutionnaires. Nous, on est avec les étrangers. Nous, on est avec les travailleurs. Nous, on est avec les lycéens. Et on appelle les médias à remettre leurs caméras sur les Outre-mer et sur les banlieues. Paris, on va bien. Siamo tutti antifascisti!
Bonsoir. Merci, Sophia. Je suis trop grande. Vous avez dû voir passer les images violentes de la répression qu'on a subie à Paris 3 la semaine dernière. Lundi 5 octobre, plus de 500 étudiantes et personnels se sont réunies en Assemblée générale à la Sorbonne-Nouvelle à l'initiative du collectif antifasciste. de Paris 3, donc. Notre but était clair, accueillir et soutenir les lycéens et lycéennes mobilisés pour des conditions d'études dignes et qui sont déjà la cible d'une répression policière constante. Face à ce rassemblement pacifique, la réponse de la présidente a été immédiate. Surveillance, filtrage des accès à la fac, puis violation pure et simple de la franchise universitaire. Sans le moindre préavis, Daniel Mouchard porte bien son nom. Daniel Mouchard a fait entrer les CRS dans notre faculté. Ce que nous avons ensuite vécu est intolérable. Des policiers lourdement armés, parfois cagoulés, sans R.I.O. visible, caméras éteintes, l'un arborant même une croix de fer néo-nazi sur son uniforme. Une nasse de près d'une heure et demie dans le hall. Suivi d'une évacuation violence inouïe, des camarades traînés, frappés, des insultes racistes, misogynes et transphobes. Deux représentants de la CGT ont été blessés, une étudiante dénudée de force, une autre arrachée de son voile et deux gardes à vue de 48 heures. Une seconde nasse sur le parvis. Une fois qu'on a été expulsé de force, jusqu'à 20 heures, qui a été levé uniquement au prix de fouilles intégrales de nos sacs. Je passe la parole à mon camarade.
Donc, bien évidemment, tout le long de la répression de la police qui a duré toute l'après-midi, le président n'était pas là pour les voir, ces violences. Mais il en porte l'entière responsabilité. Le 5 octobre, ce n'est pas un cas isolé. C'est l'aboutissement d'années de dérives autoritaires, de sanctions contre des enseignants et des étudiants solidaires à la cause palestinienne, des entraves systémiques aux âgés étudiantes, des censures des communications internes et, aujourd'hui, la fermeture administrative de la faculté pour tenter d'étouffer la mobilisation étudiante. Daniel Mouchard a franchi une ligne rouge. Depuis... Il essaye de s'excuser par des mails mais il ne fait que s'enfoncer en diffusant des versions déformées des faits et en mentant et en faisant preuve d'extrêmement de mauvaise foi. C'est pas fini, c'est pas fini, c'est pas fini. Le vendredi 9 octobre, il a tenu à réunir un conseil d'administration exceptionnel où il a mis son mandat en jeu. Les syndicats de la CGT et les représentants étudiants n'ont pas souhaité participer à ce conseil d'administration car il s'est tenu en visioconférence. Conseil d'administration dans lequel siège Emmanuel Grégoire. Face à cette répression indigne, nous exigeons la démission immédiate de l'ensemble de l'équipe de la présidence. Et plus généralement, nous revendiquons aussi de meilleures conditions de vie pour les étudiants qui ont des problèmes pour se loger, pour se nourrir, des logements de crousse qui sont dans des états inacceptables, une meilleure condition d'études et de vie pour les étudiants en situation de handicap qui ont beaucoup de mal. A se loger, pareil, les mêmes difficultés. Des aménagements pour le repas 1 euro. La brocation du dernier règlement intérieur, l'Iberticide, voté début octobre à la Sorbonne-Nouvelle, qui interdit encore plus l'expression politique des étudiants au sein de l'université. La fin des frais scolarités différenciées par l'application de Bienvenue en France. Et enfin, l'abolition de Parcoursup et mon master, ainsi que des financements orientés dans l'éducation et non pour le réarmement de la police et de l'armée.
Salut les camarades. Je suis fier et honoré plus que jamais d'être lycéen en 2026, car désormais, dans les esprits, mes amis, dans l'histoire, dans les récits, ma génération, notre génération, comme certaines avant, vient s'ajouter au cercle très fermé des mouvements et des mobilisations de masse qui auront réussi à faire tanguer la barque bourgeoise et à faire tomber tout un système. J'entends sur les plateaux des anciens médias, des éditorialistes aigris et dépassés par la fougue et le courage de notre génération se demander pourquoi nous nous mobilisons. Et bien oui, après tout, étudiés dans des salles qui sont devenues de véritables passoires thermiques montant jusqu'à 40 degrés en période d'examen. Avoir des rats dans des salles de cours, des trous dans le plafond, ne pas avoir de professeurs dans des matières qu'on aura comme épreuve en fin d'année, ou encore se retrouver à 40 par classe. C'est tout à fait normal. Franchement, on en demande trois à l'éducation nationale. Tous étant alignés sur cette ligne, président de la République, Premier ministre et ministre de l'éducation nationale, les mobilisations ont été prises à la légère. Ce mouvement lycéen qui s'appuyait sur des revendications claires a été maugué et négligé. Et bien donc, nous n'avons rien lâché. Et au fur et à mesure des semaines, nous nous rendons compte que nous sommes bien plus qu'une simple mobilisation lycéenne, mais le cri de toute une génération qui veut se saisir de son avenir. Car pour moi, élève de terminale, A première vue, aucun intérêt de me battre pour des conditions dont je ne bénéficierai même pas. On pourrait se dire ça. Eh bien non. Car je me bats pour que ceux qui viendront derrière l'an prochain, l'année d'après, les années qui suivront, n'aient pas à connaître cela. C'est cet esprit de solidarité. C'est cet esprit de solidarité. Cet esprit révolutionnaire et cette envie de refaire le monde dans lequel nous allons vivre et de ne pas se laisser gouverner par les morts, que notre mobilisation est l'une des plus belles que la jeunesse de France n'est jamais connue. Alors oui, nous serons devant nos lycées, dans les rues, devant les lieux où les décisions sont prises pour dire clairement que tant que nous ne serons pas respectés dans notre dignité d'élèves et d'enfants de l'école de la République, nous ne lâcherons rien. Tous ici, dans cette salle, n'oublions pas ceux et celles qui ont emboîté le pas. A la fin du mois d'août, dans les Outre-mer, dans les quartiers populaires, tous ceux qui ont commencé à se mobiliser, c'est pour eux tous, eux tous, qu'on se doit de continuer jusqu'au bout et de ne rien lâcher. Et après avoir dégagé cette bande d'incapables et d'irresponsables qui ont pourri notre système scolaire, il reste une chose à faire. Je sais pas si vous êtes au courant, mais en avril et en mai prochain, il se passe un truc, là. Eh bien, mes amis, mes camarades, vous savez ce qu'il vous reste à faire. On vote pour Mélenchon.
le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Si j'ai commencé par l'article 35 de la déclaration du droit de l'homme et du citoyen, c'est précisément parce que c'est la raison pour laquelle nous nous retrouvons dans les rues, devant nos lycées et devant nos facs. Le gouvernement entrave notre droit le plus fondamental, notre droit à l'émancipation, les camarades. Vous savez, je fais partie de cette jeunesse des quartiers populaires, qui a grandi sous Macron, autrement dit, dans la France de Macron. Mais sérieusement, j'ai grandi en me disant que je fais partie de cette jeunesse qui a été sacrifiée depuis plus de 10 ans maintenant. Il est arrivé au pouvoir quand j'avais 8 ans. Aujourd'hui, j'en ai 18. C'est dire à quel point il avait la capacité d'améliorer nos conditions de vie. Et regardez où nous en sommes aujourd'hui. Nous sommes laissés à l'abandon. Certains vous diront que le gouvernement n'a rien fait pour les jeunes. Eh bien, je pense qu'il faut être un peu plus honnête que ça. Le gouvernement a fait des choses. Il nous a volé notre jeunesse et notre droit le plus fondamental. Notre droit à une éducation digne et de qualité. Entre les enseignants manquants, le 8h-18h, le tri social et raciste de parcours CP Montmaster, les classes surchargées, la dégradation de notre santé mentale, les bâtiments en miettes et la liste malheureusement n'est pas exhaustive. Mais face à ces réelles problématiques, quelles ont été les réponses des 8 ministres de l'éducation ? Plus incompétents les uns que les autres par ailleurs. Répression policière, circulaire islamophobe sur la baïa, choc des savoirs, stage de seconde obligatoire, réforme de la guerre et j'en passe. Et les téléphones effectivement. On nous répète à longueur de temps qu'il n'y a pas d'argent. Mais c'est bizarre parce que quand il faut faire des cadeaux fiscaux aux multinationales ou quand il faut financer le génocide en Palestine, là, il y a de l'argent. Il y a une réelle déconnexion du gouvernement. Mais soyez rassurés, je pense qu'ils ont bien été secoués ces dernières semaines. J'irai même jusqu'à vous dire sans aucune honte et avec certitude que nous avons rebattu les cartes de l'élection présidentielle. Les étudiants, lycéens, lycéennes et étudiantes, nous savons ce que nous voulons. Nous avons établi 10 mesures qu'il faut mettre en place urgentement. Parmi elles, je ne vous fais pas la liste, mais parmi elles, les plus importantes, l'abrogation de Parcoursup et d'HomoMaster, la fin du 8h-18h, ou encore un plan d'urgence pour les bâtiments scolaires. Vous pourrez retrouver la suite des mesures sur 10mesures.fr. Quand la jeunesse est unie et se soulève, rien ni personne ne peut l'empêcher d'atteindre son but. Et nous sommes dans un moment de bascule important de l'histoire de notre pays. La Gen Z est en première ligne de front pour changer le monde. Continue !
Merci beaucoup mes chers camarades. Je vais déjà commencer par remercier toutes les intervenantes et tous les intervenants avant. Merci beaucoup pour la qualité de vos interventions. Merci à celles et ceux qui sont venus et qui ont démontré que quel que soit l'engagement associatif, politique, syndical, on peut rejoindre cette campagne dès lors qu'on est d'accord sur le programme et la candidature. Je veux remercier aussi tout particulièrement Assa Traoré. Merci pour ton combat. Merci pour ce que tu incarnes. Et je le dis au nom de la France Insoumise. C'est un honneur d'avoir Assa Traoré sur cette scène avec nous ce soir dans ce meeting. Je veux aussi remercier les camarades de Paris 3 et les camarades d'Assas qui sont venus prendre la parole. Tout le monde ne le sait pas, mais j'ai été à Assas. J'ai été dans une association qui s'appelle Assas in Progress, qui est une association qu'on peut situer à gauche. Et il se trouve que c'est la première organisation étudiante d'Assas dans les résultats électoraux. Que depuis les derniers mouvements sociaux, pendant la réforme des retraites et là maintenant dans le mouvement lycéen à étudiants, Assas a été bloqué plusieurs fois, deux fois rien que sur ce mouvement. Et que la dernière fois que les fascistes sont arrivés pour essayer de débloquer la fac, ils sont repartis la queue entre les jambes. Donc on va faire passer un petit mot dans le mouvement social. Assas est à gauche, on l'appelle Assas la Rouge, elle n'est plus aux fascistes, elle est à nous, elle est à nous, elle est à nous. Vraiment, Assas la Rouge. On vit vraiment une drôle d'époque quand même. Non, je veux aussi vous remercier pour l'énergie que je vois dans cette réunion publique parce que dans cette campagne présidentielle, tout est une démonstration de force, tout a une signification politique. Et repensez à ce qu'on a fait à Saint-Denis, à ce qu'on a fait aux Amphis, à ce qu'on vient de faire à Clermont-Ferrand, à toutes les réunions publiques que vous voyez partout. Et vraiment, pensez à ce que nos adversaires voient, ils doivent se dire à chaque fois. On fait monter la tension. A chaque fois c'est l'escalade, verbale, physique, et il n'arrive jamais à réduire notre nombre. Et on n'est pas seulement en dynamique dans cette campagne présidentielle. Par notre organisation, par notre discipline, par notre programme, nous sommes en train de réunir pierre par pierre toutes les conditions pour gagner cette élection présidentielle et gouverner ce pays. C'est ça qui est en train de se passer actuellement. Le mouvement lycéen qui a lieu actuellement est déterminant dans cette élection présidentielle. Et ça a déjà été dit, je crois qu'il faut réparer une injustice. Cette injustice, c'est l'invisibilisation des lycées d'outre-mer, parce que bien sûr, Créteil et Saint-Exupéry qui a fait les blocages, oui, mais eux, ça fait depuis le 7 septembre qu'ils bloquent. Ça fait depuis le 7 septembre qu'à Mayotte et en Guyane, ils sont mobilisés. Je veux avec vous ce soir lire les revendications d'un certain nombre de lycées d'outre-mer et cette liste n'est pas exhaustive. Je veux dire bonjour, fierté, solidarité au lycée Cité du Nord à Mayotte avec 2300 élèves pour un lycée conçu pour seulement 900. Il demande l'entretien du bâti, les rénovations après le cyclone. Il demande la construction d'une cantine et le recrutement de personnel. Je veux dire notre fierté et notre solidarité au lycée Bellevue à Fort-de-France en Martinique et au lycée Marius-Cultier, qui se battent pour les transports, les temps scolaires, les chaleurs excessives parce que ce n'est pas climatisé et pour le recrutement des personnels. Je veux dire solidarité et fierté au lycée Faustin-Flairé à Morne à Lowe, au lycée Yves-Lebagne à Saint-Anne, qui se battent sur les temps scolaires, les classes surchargées, l'entretien du bâti, les chaleurs extrêmes. Je veux dire fierté et solidarité au lycée de Guyane, au lycée de La Réunion, au lycée de Polynésie, au lycée de Nouvelle-Calédonie. Je veux dire, parce que je sais que le mouvement lycéen suit les mots d'ordre, j'aimerais tellement que les lycéennes et les lycéens de l'Hexagone, sur leurs pancartes, mettent les revendications des lycées des Outre-mer. Parce qu'eux ont commencé les premiers, il n'est pas question qu'ils soient servis les derniers. Où tout le monde gagne, où personne gagne. Je suis... N'oubliez pas que ce mouvement lycéen, quand il est sorti, le gouvernement a pris panique. La stratégie, ça a été, on va tabasser les jeunes et on va les tabasser jusqu'à ce qu'ils retournent dans leurs établissements. Les chiffres, c'est 7000 jeunes qui ont été placés en garde à vue. Un tiers d'entre eux, c'est juste pour attroupement. C'est-à-dire que vous êtes un jeune qui est sur le blocus, hop, on te met en garde à vue. Je ne vous parle même pas. de ceux qui ont été mis en garde à vue sans aucun motif. 7 000 jeunes en garde à vue, c'est plus que pendant 68, c'est plus que pendant le CPE, c'est plus que pendant le mouvement des Gilets jaunes. Et j'ai lu ce matin quelque chose dans le journal, dans le Canard Enchaîné, je vais vous lire cette phrase parce qu'elle m'a révolté. Ce matin dans le Canard Enchaîné, un commissaire à vous. Le but de la manœuvre était d'effrayer les élèves et leurs parents pour stopper au plus vite la fronde. Voilà comment parle un commissaire sur les ordres du gouvernement. Je le dis avec gravité. Comment est-ce qu'on peut regarder un pays comme la France ? En parler encore avec fierté. Alors qu'on a 7000 jeunes qui sont placés en garde à vue. Alors qu'on a un jeune qui perd un oeil. Depuis quand on trouve normal qu'un jeune perde une main ? Depuis quand on s'est habitué à voir des lycéens se faire étrangler, à en voir un à deux doigts de se faire noyer, à voir des dizaines de milliers de nos enfants qui se retrouvent sous les nuages de lacrymogènes ? Depuis quand notre pays s'est habitué à ça ? Je le dis au peuple français, je le dis aux parents, je le dis aux institutions, je le dis aux élus, je le dis aux médias. Depuis quand nous nous sommes habitués à ça ? Et quand j'entends le gouvernement, quand je les entends dire « Oui, non mais tout de même, ces jeunes, ils sont en train de brûler les poubelles », eh bien j'ai envie de vous dire que les poubelles qui brûlent, ça ne fait peur qu'aux ordures. Voilà c'est quoi le sujet dont on est en train de parler. A chaque fois, ils arrivent. Vous savez combien est-ce que ça va nous coûter, ce mouvement lycéen ? Moi, j'ai envie de vous poser une question. C'est combien le coût de la répression ? 3 600 euros le LBD, 12 euros la balle. La grenade, 26 euros. Vous en avez commandé 3 millions. Vos nouveaux boucliers lumineux, 1000 euros. Tous les policiers que vous mettez sur vos opérations, tous les camions que vous amenez, toutes les procédures judiciaires, c'est combien le coût de la répression ? Combien de profs on aurait pu recruter ? Pourquoi vous n'avez pas chiffré ça ? Il y a une pétition qui a dépassé les 100 000 signatures pour interdire les armes létales contre le mouvement lycéen. Ça va être étudié à l'Assemblée et si on est à 500 000, ce sera dans l'hémicycle. Et que M. Nunez nous entende bien, vous allez rendre des comptes parce qu'on ne mutile pas des adolescents impunément en République française. Cette valse de ministre qui nous font honte, Edouard Geffray, Edouard Geffray, c'est le ministre qu'on voit tous les matins. Tous les matins, il est à la télévision. Alors il arrive, il fait sa petite matinale. Et alors commence, bonjour monsieur le ministre. Oui, les poubelles, les poubelles, les poubelles. D'accord, très bien. Et sinon, qu'est-ce que vous allez faire pour Parcoursup ? Alors là, le ministre Edouard Geffray, il dit, ah non, il faut attendre l'élection présidentielle. Bon, d'accord, très bien. Et sinon, qu'est-ce que vous allez faire sur les temps scolaires ? Ah non, nous n'avons pas le temps. Il va falloir attendre après l'élection présidentielle. D'accord ? Et sur la question de la précarité des étudiants ? L'élection présidentielle. Ah bon ? D'accord, ok. Et sur l'état débattu ? L'élection présidentielle. Alors, monsieur le ministre de l'éducation nationale, parce que je sais que vous regarderez cette vidéo, doit-on comprendre que tant que le président de la République est là, les lycéens n'obtiendront pas leurs revendications ? Doit-on comprendre que ce n'est pas seulement vous le problème et qu'il va falloir aller chercher plus haut ? Vous comprenez très bien quel est mon message. Vous avez des lycéens et des étudiants qui sont en train de perdre des heures de cours. A la fin de l'année, ils ont des examens. Vous les accusez de vouloir empêcher les cours, c'est vous qui mettez les fermetures administratives et qui mettez les lycéens et les étudiants en visio avec le traumatisme que ça a été pendant le Covid pour cette jeunesse. Cette jeunesse, elle n'a pas six mois à attendre. Et si vous nous dites que c'est le président le problème ? Il y a une manifestation qui fait converger les jeunes et les gilets jaunes le 17 octobre. Et si ça ne vous suffit pas, ce sera le samedi suivant. Et si ça ne vous suffit pas, il y aura encore la grève après. Et si jamais ce n'est pas seulement vous le problème, on ira jusqu'au président de la République. Mais on n'a pas votre temps. On n'a pas votre temps. Monsieur le ministre de l'Education. Vous demandez comment est-ce que vous allez pouvoir trouver les solutions. C'est très simple. Ces solutions, elles sont chiffrées, c'est 10 milliards. Comme je sais que vous êtes obsédé par les poubelles, avec 10 milliards vous pouvez acheter 33 millions de poubelles. Donnez-nous 33 millions de poubelles, on les revend, on aura nos 10 milliards. Et nous après on saura quoi en faire. Mais si vous ne donnez pas les 10 milliards, le mouvement ne s'arrêtera pas. Et si vous ne le comprenez pas, on fera des manifestations encore plus grandes. Voilà, j'espère que le message est passé. Le mouvement qui est en cours actuellement est un mouvement qui est profondément ancré dans la lutte des classes. Et cette jeune génération des milieux populaires a pris conscience de sa classe. A partir du moment où vous vous retrouvez avec les réformes Macron, à 14 ans, à être dans une sélection pour avoir la filière qui va déterminer le reste de votre vie, avec la sélection en troisième entre ceux qu'on envoie en général et ceux qu'on envoie en professionnel. Par ailleurs, la professionnelle est une voie incroyable. Et nous, on va lui donner les moyens. Et croyez-moi, on va la faire fonctionner correctement. Ce sera une voie d'excellence. Et ils seront tous rémunérés au-dessus du seuil de pauvreté. Quand vous allez en général, vous êtes dès la seconde en compétition sur les spécialités. Et la spécialité va déterminer ce que vous aurez plus tard dans Parcoursup. C'est une compétition malsaine entre des adolescents de 14 ans à 18 ans pour déterminer le reste de leur vie. Et cette compétition n'est pas à égalité. Parce que dans les lycées privés, d'où viennent la plupart des membres du gouvernement, eux, ils ont tous les moyens. Les jeunes, eux, dans les milieux populaires, ils n'ont pas les moyens. Ils ont pris conscience que cette compétition était truquée et c'est là qu'ils ont pris conscience de classe. De même pour les étudiants. Le premier critère de sélection à l'université, c'est la précarité étudiante. Et ensuite, vous avez la même sélection sur le master. Et à chaque fois, c'est la compétition injuste, la bourgeoisie favorisée. Si jamais vous n'avez pas réussi à obtenir ce que vous voulez parce que le système vous a bloqué, alors vous êtes obligés de payer, obligés d'aller dans le privé. Et les gens vont dans le privé déjà à la base parce qu'ils se disent dans le public, je ne vais pas pouvoir y arriver. La privatisation, la compétition injuste, voilà c'est quoi les revendications des lycéennes et des lycéens. C'est une lutte de classe qui se joue dans les salles de classe. Et cette jeune génération, maintenant qu'elle a pris conscience de sa classe et de sa force, elle ne s'arrêtera pas. Je lui dis... Bien sûr, les 10 milliards, il nous les faut maintenant. Mais à la seconde où la France insoumise sera au pouvoir, ce sera le recrutement de 160 000 professeurs. Ce sera la planification écologique et les éco-régions pour régler la question du bâti scolaire. Ce sera l'abrogation de la réforme du lycée et donc du 8h-18h. Ce sera l'allocation d'autonomie pour tous les étudiants. Ce sera l'abrogation de Parcoursup. Si jamais le président du MEDEF s'inquiète, je le rassure, ça coûte bien plus que 10 milliards. Ça, mes chers camarades, c'est comme ça qu'on fait une campagne présidentielle. Quand vous avez le peuple qui est en mouvement, vous êtes avec lui. Quand les gens ont des besoins, vous y répondez. C'est ça qui fait que nous gagnerons cette élection présidentielle. Parce qu'on l'a toujours dit, nos adversaires, c'est l'extrême droite. Et l'extrême droite fait une campagne absolument catastrophique. Déjà, premièrement... Marine Le Pen, qui n'était même pas sûre de pouvoir être candidate, tellement elle est détournée des millions d'euros. Alors la plupart de son parti se sont retrouvées condamnées. A la surprise générale, hop, elle n'est plus inéligible. Et donc elle se retrouve candidate. Alors elle nous fait une grande affiche avec la renaissance. On comprend les références à la laïcité que nous ne partageons pas dans le même rapport. Mais il faut voir quelle renaissance c'est. A la base, ces gens devaient avoir Jordan Bardella, président de la République. Aujourd'hui, ils veulent le mettre Premier ministre. A ce compte-là, je peux être secrétaire général de l'ONU. Alors, vous avez Marine Le Pen. Vous avez Marine Le Pen qui arrive et qui fait sa campagne plus ou moins mal. C'est-à-dire qu'il y a un mouvement lycéen, elle répète exactement ce que disent les macronistes. Quand elle est dans les débats, elle est mauvaise. Elle répète exactement ce que dit Attal et ce que dit Philippe. Et j'ai hâte de voir les prochains débats parce que son bracelet va sonner en direct. Donc, C'est toujours mieux que le Jordan Bardella, qui lui, c'est chat GPT, c'est-à-dire qu'en interview, il récite ses fiches, et puis alors lui, dès qu'il a été élu, c'est pas compliqué, le patronat lui a sorti trois bouteilles de champagne, on t'emmène sur un yacht, des boîtes de nuit où tu dois payer ta table plus de 10 000 euros, il s'est retrouvé à devenir le répondeur du MEDEF, il dit « je suis un libéral », il a surtout oublié de dire qu'il était libéral et antisémite. Parce que maintenant, tout le monde le voit. Ce qui est pitoyable, c'est de voir qu'il dit « ah non, c'est absolument pas moi ». Sauf que dans les messages qu'il faisait quand il avait 18 ans, il fait les mêmes fautes d'orthographe maintenant qu'il a 30 ans. Donc non seulement on voit que c'est toi et qu'en plus t'es nul en orthographe. Dans cette campagne de cette extrême droite qui est incapable de proposer quoi que ce soit, qui est incapable de proposer une alternative qui puisse dire oui très bien on va tenir tête, on va mener des rapports de force, nous on est en capacité de fédérer le peuple et de l'emmener vers autre chose. Cette autre chose c'est la planification écologique, c'est la sixième république, c'est la règle verte, c'est l'augmentation des salaires, c'est la retraite à 60 ans, c'est la rénovation thermique des bâtiments, c'est... la rénovation énergétique en général, avec les hydroliennes, avec les éoliennes, à partir de ce moment-là, vous savez ce que vous voulez faire dans votre pays. Et c'est pour ça que je crois que cette jeune génération, elle est liée à ce que porte la France Insoumise. Parce que c'est pas seulement un mouvement pour la lutte des classes. Cette jeune génération, elle a été travaillée politiquement. Cette jeune génération, elle est héritière de MeToo et des militantes féministes qui ont mené une bataille qui change aujourd'hui les rapports dans le genre. et qui oblige cette jeune génération, y compris à repenser la masculinité. Cette jeune génération, elle est héritière des manifs pour le climat, première grève mondiale de la jeunesse de toute l'histoire de l'humanité. La bataille culturelle qui a été menée aux côtés de Greta Thunberg est une immense victoire. Cette génération, c'est aussi une génération Naël. qui a été profondément choqué qu'un adolescent ait pu être tué par un policier et qu'on n'ait toujours pas obtenu justice, que lui il continue d'exercer et que maintenant il est devenu millionnaire. C'est une génération qui s'oppose aux violences policières, qui s'oppose au racisme systémique. C'est aussi une génération antiraciste. Cette génération... C'est la génération réforme des retraites qui a fait des manifestations à millions de personnes. C'est la génération du mouvement de 2026, je ne sais pas comment on l'appellera, mai 67 peut-être. Mais quoi qu'il en soit, cette génération-là a vécu une série de mouvements sociaux qui profondément lui ont permis de penser la politique au-delà de ses intérêts propres et immédiats, mais de penser la société au global. Et c'est pourquoi, moi, je pense que c'est avant tout un mouvement pour la paix. Parce que sans justice, il n'y a pas la paix. Et tant qu'il y aura encore le patriarcat, il n'y aura pas la paix. Tant qu'il y aura encore le système raciste, il n'y aura pas la paix. Tant qu'il y aura encore le dérèglement climatique, il n'y aura pas la paix. Tant qu'il y aura encore les inégalités de classe dans l'éducation nationale et dans la société, il n'y aura pas la paix. Et c'est sur ce mot-là que je veux terminer. Parce que dans les manifestations, il y avait beaucoup de drapeaux pour la Palestine. Et il y avait les drapeaux pour la Palestine parce qu'à la fois, c'est devenu le symbole des opprimés, le symbole de l'injustice, mais c'est aussi devenu un symbole de paix. Et je me rappelle d'une discussion que j'avais eue avec un palestinien de Cisjordanie qui s'appelle Sami Yohani, qui a une association qui s'appelle Youth of Sumud. Et en Cisjordanie, ils résistent aux colons qui font des raids, des pillages, des meurtres. Et avec Sami, je lui disais, mais pour toi, en tant que militant politique palestinien, C'est quoi ta perspective dans cette situation ? Il m'a dit « Louis, nous là, ce qu'on fait, c'est qu'on survit. Notre objectif, c'est qu'il n'arrive pas à bout de nous. C'est qu'il reste encore des Palestiniens. Parce qu'on sait que tous les peuples du monde nous ont regardés. On regardait ce qui s'est passé à Gaza, on regardait ce qui se passe en Cisjordanie. Et on se dit, si jamais ces peuples parviennent à renverser leur gouvernement... alors ils seront un bon point d'appui pour que les Palestiniens puissent libérer la Palestine. Quand je vois les drapeaux palestiniens dans ces manifestations, je repense à Samy et je lui dis, ils en ont encore pour un siècle avec cette génération et c'est plus qu'une question de moi avant que la France soit enfin digne d'elle-même au sujet de la Palestine. Mes chers camarades, le 18 avril et le 2 mai, c'est l'élection présidentielle. C'est le début d'une nouvelle histoire pour notre pays. Il n'y a qu'un seul héros, c'est le peuple qui gagne cette élection présidentielle avec Jean-Luc Mélenchon.
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