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Et là, ça va plus loin puisque dans les territoires occupés en Cisjordanie, son ministre de la Défense délivre des armes à des civils israéliens pour qu'ils aillent eux-mêmes faire la loi. tuer des Palestiniens qui vivent sur leur terre. C'est du terrorisme d'État. L'État d'Israël est un État terroriste ? Oui, oui. L'État d'Israël. Oui, le gouvernement, je qualifie le gouvernement israélien, je qualifie sa politique.
Gouvernement élu démocratiquement.
Je qualifie ce gouvernement de pratiquer. Vous êtes d'accord que c'est un
gouvernement élu démocratiquement, monsieur le ministre ? Oui. Donc c'est le choix du peuple israélien. Je suis d'accord.
Je qualifie ce gouvernement de
pratiquer
du terrorisme d'État. 7 octobre, Fabien Roussel ne lâche rien face à Sonia Mabrouk. Il condamne le terrorisme, puis accuse le gouvernement Netanyahou de terrorisme d'État et parle de génocide. Hamas et Netanyahou, dit-il, sont en miroir. Le drapeau jeté par Rima Hassan, il ne le ferait pas, mais dénonce le deux poids deux mesures européens. Puis il veut interdire LBD et Grenade. Une police désarmée objecte Mabrouk. Lui réclame une autre politique du maintien de l'ordre.
– Aussi avec des répercussions en France, avec un antisémitisme qualifié de décomplexé, des Français juifs qui retirent leur nom de boîte aux lettres, qui n'osent plus dire parfois leur nom également. Quel est le terreau de cet antisémitisme selon vous ?
D'abord aujourd'hui c'est le 7 octobre, donc nous devons avoir une pensée pour les plus de 1200 victimes tués dans un acte de terrorisme barbare, un des pires. de ce siècle, un des pires, pas le pire, mais un des pires. Et d'abord, nous devons nous rappeler ça et dire que le terrorisme qui s'attaque à des victimes, des hommes, des femmes, des enfants, doit être condamné sans aucun état d'âme. Jamais ce sera un moyen pour faire entendre sa voix. Jamais. De l'autre côté, j'en profite pour dire que depuis... Il y a un autre terrorisme qui sévit, c'est le terrorisme d'État d'un gouvernement d'extrême droite israélien, celui de M. Netanyahou. Je le dis vraiment, c'est un terrorisme d'État. Parce que ce n'est pas justice qu'il a faite sur Gaza. C'était de la vengeance au départ, on s'est dit, mais c'est pire que ça, c'est un génocide. Il a décidé de tirer d'un trait de plume le peuple palestinien et son droit d'exister, de vivre libre. Et là, ça va plus loin puisque dans les territoires occupés en Cisjordanie, son ministre de la Défense délivre des armes à des civils israéliens pour qu'ils aillent eux-mêmes faire la loi. tuer des Palestiniens qui vivent sur leur terre. – L'État d'Israël est un État terroriste ? – Oui, oui. – L'État d'Israël ? – Oui, le gouvernement, je qualifie le gouvernement israélien, je qualifie sa politique… –
Gouvernement élu démocratiquement ? –
Je qualifie ce gouvernement de pratiquer… – Vous êtes d'accord que c'est un
gouvernement élu démocratiquement ? – Oui.
–
Donc c'est le choix du peuple israélien ? – Je suis d'accord,
je qualifie ce gouvernement de pratiquer… du terrorisme d'État. Mais c'est un
peuple qui a choisi son Premier ministre. Donc il est responsable, selon vous,
d'un terrorisme d'État ? Sonia Magroup, depuis qu'il fait ça, il n'y a pas eu d'élection. Il ne veut pas, Netanyahou, qu'il y ait d'élection. Est-ce qu'on est encore en démocratie là-bas ? Il ne veut pas d'élection.
Israël n'est plus une démocratie ?
Alors
quel pays autour est démocratique ? Mais vous êtes d'accord avec moi
? Ah bah oui mais c'est trop facile. Vous êtes d'accord avec moi qu'il n'y a pas d'élection ? Vous me dites que c'est le peuple. Aujourd'hui je m'interroge, c'est encore le peuple. Puisqu'il refuse qu'il y ait des élections. Alors maintenant, depuis... Ils ont bien délivré des armes dans les territoires occupés en Cisjordanie à des civils israéliens. qu'ils font leur loi. C'est du terrorisme d'État. Et c'est extrêmement grave. Vous
mettez en parallèle le terrorisme d'État israélien et le terrorisme du Hamas ?
Je mets en parallèle le gouvernement israélien de M. Netanyahou et le groupe terroriste du Hamas. Oui, ils sont en miroir, en train d'abîmer leur peuple et de créer les conditions qu'il n'y ait pas de paix dans cette région du monde. Et justement, les voies de la paix israélienne... Les voix de la paix israélienne des députés israéliens et les voix de la paix palestiniennes ne sont pas entendues. Parce qu'il y a en face, en miroir, forces extrémistes qui s'affrontent et qui sèment la haine. Et
les voix de la paix en France, lorsque la députée européenne Rima Hassan jette à terre, aurait jeté mais jette à terre, puisque même son équipe confirme, un drapeau israélien dans le cadre d'une exposition en mémoire du 7 octobre. Comment vous qualifiez cet acte
j'en ai parlé, j'ai déjà répondu à ça. Moi, je fais la différence avec les drapeaux qui représentent une nation. Quels que soient les gouvernements et les actes produits par ces gouvernements, un drapeau, c'est une nation.
condamnez ou pas, monsieur Rossetti ? On doit le respecter.
On dirait
que vous le dites du bout des lèvres.
Oui, parce que...
On jette à terre un drapeau, quel qu'il soit ? Non, je
vais vous dire, parce que vous, vous m'interrogez là-dessus, mais est-ce que vous trouvez normal que la Commission européenne n'ait jamais pris une seule sanction contre le gouvernement israélien ? Est-ce qu'on jette un drapeau à
terre ? Moi, j'interroge un candidat à la France présidentielle. Est-ce que c'est normal qu'on prenne
des sanctions contre la Russie parce qu'elle envahit l'Ukraine, et qu'on ne prenne pas de sanctions contre le gouvernement israélien parce qu'il rase Gaza ?
Est-ce que vous ne trouvez
pas qu'il y a du deux poids, deux mesures
? Est-ce que c'est normal qu'une eurodéputée jette ?
Mais je vous ai dit que moi je ne ferai pas ça. Mais de l'autre côté, quelque part, je comprends la colère qu'il peut y avoir contre l'institution européenne. Elle est légitime la colère ? Contre l'institution européenne. Parce que cette institution européenne pratique le deux poids deux mesures en matière de droit international. Et ça, excusez-moi, mais c'est incompréhensible. Et des jeunes lycéens, puisque je reviens dessus, le disent aussi. Ils s'intéressent à tout ça, nos jeunes. Et justement, ils ne se retrouvent pas dans un pays et une institution européenne qui ne fait pas respecter le droit international quand il s'agit du droit du peuple palestinien. Oui, il faut interdire les grenades contre nos enfants.
Il faut interdire le
LBD. On ne tire pas de LBD contre nos enfants.
On ne tire pas
de LBD contre nos enfants. On ne tire pas de grenade contre nos enfants. Qu'est-ce qui doit
rester un policier pour qu'il se défende ? On met en œuvre une
politique de maintien de l'ordre qui protège les manifestants
qui
veulent manifester, qui les isolent de ceux qui sont là pour casser. On appréhende ceux qui cassent. Ça a l'air très
facile sur le papier, monsieur. Vous voulez une police en partie désarmée, qui ne va pas au contact, qui arrête les mauvais ?
Je n'ai pas siégé à l'Assemblée nationale dans la commission qui traitait de ces questions-là. J'ai lu les rapports, en revanche, qui ont été faits. Pourquoi dans d'autres pays de l'Union européenne, ça marche ? Pourquoi il y a des pays de l'Union européenne qui interdisent les LBD ? Et nous, on fait partie de ceux minoritaires qui les utilisent. Pourquoi il y a des pays qui, justement, utilisent très rarement les grenades, Et nous, nous sommes le pays qui les utilisons le plus. Pourquoi ? Parce qu'il y a une politique de maintien de l'ordre dans notre pays qui est très répressive. Une violence
aussi
de l'autre côté ou pas du tout ? Regardez les mouvements sociaux dans tous les pays. Vous n'avez jamais vu dans tous les pays d'Europe, justement, face à l'inflation, face à la pauvreté qui augmente, la colère qui s'exprime partout parce que ça commence à bouillir, justement, des politiques de maintien de l'ordre qui sont différentes. Donc,
pas de grenade, pas de LBD ? Quel outil a la disposition d'un policier ? Je
demande à ce que notre politique de maintien de l'ordre soit revue. Maintenant, je vous ai dit que je n'étais pas un spécialiste de la question, mais je sais qu'ailleurs, ça se fait autrement, et je demande qu'elle soit réinterrogée. Une politique de maintien de l'ordre, elle doit garantir le droit de manifester, la protection des biens des personnes, et puis, bien sûr, la protection des premiers à garantir l'ordre, c'est les policiers.
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