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Bien, mesdames et messieurs, je remercie Santiago Abascal, président du parti Vox, et je le souhaite, futur Premier ministre espagnol, pour son invitation à venir à ses côtés sur place, ici à Ceuta, pour constater un danger existentiel qui guette l'ensemble du continent européen. Me siento especialmente honrado de estar aquí contigo, querido Santiago, en este día de fiesta nacional. A la fin du mois de juillet 2026, 80 000 migrants ont déferlé en quelques heures dans l'enclave de Ceuta, dont la population locale s'élève à 82 000 habitants sans réaction des pouvoirs publics débordés. Les Espagnols ont été livrés ici à eux-mêmes, seuls face aux menaces de pillage. face aux agressions, face aux violences sexuelles que la presse espagnole a largement documentées. Ce que nous avons vu ensemble ce matin dans l'enclave de Ceuta, et j'ai eu l'occasion de le dire à de nombreuses reprises, c'est le futur de l'Europe si nous ne reprenons pas urgemment le contrôle de nos frontières nationales et européennes. Le simple fait que des milliers de migrants aient pu en moins d'une journée pénétrer dans ce territoire européen au point d'en submerger les habitants. illustre d'abord l'échec majeur du gouvernement socialiste de Pedro Sánchez. La naïveté migratoire de la gauche est traduite ici concrètement par un appel d'air aux conséquences gravissimes et par un refus idéologique de protéger les frontières du royaume d'Espagne. Pedro Sánchez, en appelant à régulariser des centaines de milliers de clandestins, a donné le coup d'envoi d'une ruée vers l'Europe, dont les conséquences sécuritaires seront dévastatrices pour tous ses partenaires européens. Au Parlement européen, les socialistes et le Parti populaire ont accompagné, main dans la main, l'effondrement des frontières européennes, préférant ne pas voir les périls que les patriotes ont vus, dénoncés et combattus avant tout le monde. A rebours de la majorité des gouvernements européens, le président de la République française a cru bon de soutenir le Premier ministre espagnol dans son fanatisme migratoire. A l'inverse, l'Italie de Giorgia Meloni a pris la décision courageuse et responsable de suspendre temporairement la libre circulation de l'espace Schengen avec l'Espagne. Le gouvernement socialiste espagnol n'a pas seulement échoué à protéger ses propres concitoyens qui seront juges dans les prochaines semaines, il a envoyé le signal que l'on pouvait impunément violer les frontières de l'Europe. Le monde entier a vu les images de Ceuta. Partout autour de nous, l'immigration est utilisée comme un moyen de pression visant à déstabiliser les sociétés européennes. Ces dernières années, j'ai moi-même pu le constater à la frontière entre la Grèce et la Turquie ou encore en juin dernier à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. La lutte contre l'immigration de masse relève donc d'un double enjeu de sécurité et de souveraineté et ce sont pour nous des enjeux vitaux. La convocation d'élections législatives anticipées qui se tiendront dans quelques semaines en Espagne doivent permettre au peuple espagnol de s'exprimer, tout comme l'élection présidentielle française dans quelques mois doit permettre au peuple français de reprendre son destin en main. En France comme en Espagne, la gestion de la politique migratoire et le rétablissement de l'ordre seront au cœur de ces deux élections majeures. Si les Espagnols tiennent à leur identité, à leur sécurité, s'ils souhaitent qu'à Ceuta, on célèbre la Diade et la Hispanidade pendant des siècles encore, parce que ce territoire est un territoire espagnol et européen qui a vocation à le rester, alors ils doivent faire le choix de Vox et de Santiago Abascal. ils doivent faire le choix de congédier une gauche affairiste qui a trahi les intérêts du pays. Avec des gouvernements renouvelés et les patriotes au pouvoir, nos deux pays pourront compter l'un sur l'autre pour œuvrer ensemble à la sécurisation des frontières de l'Europe. Dès le printemps 2027, si les Français nous accordent leur confiance, la France demandera que la libre circulation dans Schengen soit exclusivement réservée aux ressortissants européens. La France œuvrera au durcissement de la politique d'immigration en Europe, qui devra organiser le traitement de l'asile dans les pays tierces et favoriser des centres de rétention en dehors de l'Union. La France s'engagera aussi dans une coopération accrue avec l'Espagne face à l'immigration illégale pour protéger conjointement nos frontières nationales. Le rôle de Frontex, l'Agence de garde frontière européenne, doit être de protéger et de refouler, non d'accueillir et de répartir les migrants dans nos communes. Pour conclure, la sécurité des peuples, la défense de nos souverainetés et de nos identités exige que nous soyons lucides, fermes, capables d'agir ensemble chaque fois que cela est nécessaire. La protection de nos frontières ne concerne pas seulement les habitants des territoires où la pression migratoire est forte comme ici à Ceuta, même s'il s'agit d'un motif déjà suffisant pour agir. Elle engage aussi notre identité, la souveraineté des États, la crédibilité de nos institutions et la confiance de nos compatriotes. Protéger les frontières de l'Espagne, de la France et de l'Europe, c'est aussi défendre notre identité et nos valeurs de civilisation.
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