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La France dans tous ses états, les perles du jour. Allez, tous ensemble, vive la France
! Eureka, Abemus candidatum, nous dit la gauche démocratique. C'est curieux parce que si c'est la gauche démocratique, ça veut dire que l'autre ne l'est pas. Enfin bon, ils s'expliqueront entre eux. Donc Raphaël Glucksmann, triomphalement, a été élu avec 66,17% des voix du Parti Socialiste, de la primaire social-démocrate. Voilà, 130 000 inscrits, je crois qu'il y a eu 120 000 exprimés et il a plus de 116 000. Voient donc un triomphe très net, même si c'est que 116 000 citoyens français sur 67 millions. Mais quand même, c'était la primaire de la gauche. Certains experts ne s'attendaient pas forcément à ce résultat. Certains m'avaient expliqué que l'appareil du Parti Socialiste faisait qu'Olivier Faure avait quand même ses chances, surtout qu'il avait le soutien. peut-être de François Hollande, ravi de savoir que si Olivier Faure était désigné candidat dans les sondages, il n'aurait peut-être pas percé, ou quelqu'un s'aurait permis à François Hollande de dire « je me sacrifie, comme c'est Olivier Faure qui n'arrive pas à faire un bon score, je vais être obligé d'y aller ». Là, visiblement, la donne est changée. Quoique, on me dit aussi dans le camp de François Hollande « Ah mais Glucksmann, attention, attention, il peut déraper, il a ses fragilités, il a ses humeurs, là il a 66%, mais vous le connaissez, donc rien n'est perdu pour Hollande. » voilà, on s'en fiche, ça c'est la cuisine interne au Parti Socialiste, nous avons un candidat qui incarne une gauche nouvelle, qui donne un espoir fort, à tel point que certains sont en train de se dire, est-ce qu'ils risquent non pas de prendre des voix à la France Insoumise, ça c'est peu probable, mais d'en prendre au bloc central, à M. Philippe, à M. Attal, à ce centre droit, ce centre gauche, en fait à Macronie, est-ce qu'il y aurait une hypothèse qui verrait qu'au deuxième tour, nous ne soyons pas... avec un Le Pen, Mélenchon et Philippe, mais Le Pen, Mélenchon ou Glucksmann. Voilà, on en est là aujourd'hui. Expectative totale, on connaît la ferveur de Raphaël Glucksmann, il n'est pas de l'appareil du parti, il a été choisi de façon très nette par les militants et par les adhérents de cette gauche, de cette élection primaire, qui finalement, on n'est pas non plus une dynamique formidable vu le faible nombre de participants. Toutefois, que représente la vraie question que représente Raphaël Glucksmann ? C'est un européiste ? Est-ce que ce n'est pas, comme certains le disent, ça va être la version Macron de la gauche ? Et donc, ne nous attendons pas à un renversement de la table. Ce matin, il a été très clair quand il a dit, il a même parlé de punk, on va renverser la table, on va tout casser, les codes, il faut récupérer, en gros, il faut récupérer des électeurs du RN et aussi récupérer la France Insoumise. Vaste programme, comme dit le Général Le Roux. Courage à l'idée. Là-dessus se greffe le splendide, spectaculaire meeting de Jean-Luc Mélenchon hier à Clermont-Ferrand. Plus de 10 000 personnes. Plus de presque 1000 personnes à l'extérieur, donc j'allais dire une assise très très très consolidée, une énergie de tribun, une dialectique, une élocution parfaite, et puis voilà, la mesure phare, hormis, au-delà de la suppression de Parcoursup, qui n'est pas une solution, d'ailleurs ils ne proposent pas de solution, ça pose un problème, la grande nouvelle, c'est la majorité à 16 ans. La majorité, le droit de vote... Quand on voit les images qui ont été celles diffusées par les télévisions sur le comportement d'une partie de la jeunesse, et on sait que dans ces gens-là, et on en discute tout à l'heure avec les gens, il y a des gens qui ont 16 ans, qui pourront avoir le droit de vote, on suppose que M. Jean-Luc Mélenchon prend un risque énorme. Quel message envoie-t-il ? Pourquoi faire ? Est-ce qu'il veut donner le droit de vote à quelqu'un qui, par exemple, nous raconte ceci ? Il ne sait pas ce qu'est une réindication, c'est embêtant. S'il a le droit de vote, si on lui dit qu'il faut mettre le bulletin dans l'urne, et qu'il dit c'est quoi le bulletin et c'est quoi l'urne, on aura absolument un problème. Je suppose qu'il ne représente pas la majorité des adolescents de 16 ans, mais ça laisse un problème. Est-ce que Jean-Luc Mélenchon se lance dans cette fuite en avant, donc droit de vote pour... les adolescents de plus de 16 ans. Et puis dans ce deuxième temps, peut-être qu'on pourrait régulariser la totalité des gens qui sont en situation irrégulière en France. Et puis éventuellement leur donner le droit de vote aussi parce qu'ils participent à la ville de la France. On est dans une perspective très inquiétante. Les Français seront appréciés, Françaises et Français, ce que chacun veut. Et est-ce que M. Glucksmann ait le recours à cette hypothèse ? Pas forcément.
On va parler d'une lycéenne qui a été mise en garde à vue. En la raison, quatre lettres écrites au feutre sur le ventre. Ça a donné 24 heures de garde à vue. C'est ce que raconte le journal Libération au sujet de Emma. C'est comme ça qu'elle est appelée dans l'article. Le 5 octobre, elle rejoint un blocus à Vincennes et sur son ventre, elle a écrit « Acab ». Alors, qu'est-ce que ça veut dire ? « Acab, all cops are bastards ». Je vais traduire, « Dixit, ce n'est pas de moi, tous les flics sont des bâtards ». Un slogan clairement insultant envers les policiers. Selon son témoignage, les agents photographient l'inscription, relèvent son identité et passent ensuite 24 heures en garde à vue. L'affaire a finalement été classée sans suite. Elle décrit cette expérience comme un moment d'humiliation. Alors, il faut quand même spécifier une chose, c'est qu'en France, un outrage à policiers dans l'exercice de ses fonctions, peut être puni de un an de prison et 15 000 euros d'amende. Donc finalement, elle s'en sort quand même assez bien, cette petite jeune fille. Ce sont les peines maximales prévues pour les majeurs, pas des condamnations automatiques, mais tout de même. Et ceci étant dit, là où la situation est la plus amusante, c'est lorsque son père vient la chercher en cellule.
Oui, ce que je disais tout à l'heure, beaucoup de parents viendraient chercher leur enfant, il y aurait peut-être une petite réprimande pour l'enfant qui a mis un câble sur son ventre, et en fait il a engueulé les policiers, donc le commissaire de police du commissariat était assez interpellé par la
réaction du
papa. C'est le témoignage de ce qui est devenu notre époque aujourd'hui. Alors, monsieur Bagayoko, mais qu'est-ce qu'on ferait sans lui ? Tous les jours, il nous apporte un élément, j'allais dire, de distraction, de polémique ou de commentaire. Après le droit d'insulter la Marseillaise, le droit à la violence légitime, le droit de la suppression de ses dispositions pour les expulsions de locataires qui ne paient pas leur loyer, Bali Bagayoko est aujourd'hui au cœur d'une polémique très précise. Il y a eu un vote au conseil municipal de Saint-Denis le 24 septembre, dans lequel la majorité était... prête à voter cette motion de l'opposition, alors l'opposition c'est le Parti Socialiste, le Parti Communiste et la droite, un vote sur l'interdiction et la sanction sur l'excision et tous les sévices sexuels féminins qui se produisent, puisque la Seine-Saint-Denis est le département où il y a le plus d'excision. Donc le conseil municipal voulait prendre position, la majorité était prête à voter cette motion, mais la motion disait aussi qu'elle soutenait le projet de loi VSS, qui était aujourd'hui débattu au Parlement sur le... les sévices sexuels féminins. Et là, comme il y avait ce soutien à ce projet de loi qui est soutenu, y compris par le Parti socialiste à l'Assemblée, eh bien, Bali Bagayoko a dit non, nous ne votons pas et donc ils se sont abstenus. Donc il y a une abstention de la majorité du conseil municipal de la Seine-Saint-Denis sur le fait qu'il faut condamner l'excision et tout faire en sorte pour l'empêcher. La polémique a été lancée. Bali Bagayoko a dit non, ce n'est pas parce que nous sommes pour l'excision, bien entendu. Mais comme il y avait cette clause de soutien au projet de loi, eh bien, on n'a pas voulu être solidaire et nous avons refusé de voter cette motion. Ça a suscité une polémique. Bon, l'excision, c'est quand même quelque chose de terrible. Et je pense que cette disposition, cette motion de l'opposition de Seine-Saint-Denis aurait mérité le soutien quand même de la majorité municipale, dans la mesure où ces faits sont d'une gravité extrême.
Et on finit avec Elvin. Alors Elvin, Paul Sexas nous a de nouveau fait rêver en remportant son premier monument, le Tour de Lombardie, la cerise sur le gâteau pour le plus grand talon du cyclisme français.
Paul Sexas devient le plus jeune vainqueur du Tour de Lombardie, plein de maîtrise, tout en puissance. Un monument, un monument de l'art cycliste qui s'accroche aujourd'hui. Un Français, un gamin de 20 ans. Bravo !
Oui, bravo Paul, à 20 ans, il est le plus jeune vainqueur de l'histoire du Tour de Lombardie. Il est également le plus jeune vainqueur d'un monument depuis 82 ans. Paul Sexas est juste phénoménal et ce titre, il l'a gagné à la pédale. Il a été plus fort que les autres, signe d'une progression toujours plus impressionnante. Et si le prochain vainqueur français du Tour de France, c'était lui. Cette saison, il est devenu le plus jeune participant au Tour de France depuis l'après-guerre. Il a décroché d'ailleurs une quatrième place sur la grande boucle. Il a remporté sa première course chez les professionnels avec le Tour d'Algavre. plus jeune vainqueur de la Flèche Wallonne, plus jeune vainqueur d'une course à étapes World Tour. Oui, la question, Perico et Anissa, peut se poser. Profitons de ce monstre, il est français, alors pourquoi pas ? Merci Paul, tu fais rêver tout un pays.
Elvin, est-ce qu'il y a un rajeunissement dans les sportifs ? Ils sont un peu plus jeunes qu'ils l'ont été ou il y a toujours eu des gens ? Aujourd
'hui, on voit les centres de formation dans beaucoup de sports, les jeunes performent de plus en plus tôt. Il y a évidemment une progression toujours plus phénoménale. Donc, ce n'est pas surprenant que de voir dans le cyclisme... Des jeunes performaient aussi tôt et aussi vite.
Donc il y en a qui cassent, bon c'est comme ça, mais il y en a qui ne cassent pas et qui font des choses qui nous rassurent. Mais profitons
d'avoir un français aussi fort.
Pourvu que ça dure. Merci. Merci Elvine.
Dans quelques instants sur Sud Radio, André Bercoff nous retrouve et ce qui le met dans tous ses états aujourd'hui est le duo Trump-Poutine versus l'Union Européenne.
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