Chargement...
Chargement...
alors je vous propose, on écoute le président qui s 'exprime en ce moment même sur Donald Trump.
pense
qu'il ne peut y avoir de réouverture sur les sujets énergétiques s'il y a une vraie trêve des deux côtés. Je n'ai pas constaté ces 48 dernières heures de trêve énergétique du côté russe. Et donc on a toujours dit les choses de manière très claire et d'ailleurs le président Trump l'a lui-même présenté comme tel en disant j'ai obtenu une trêve des deux côtés. Les faits sont là qui disent que les Russes ont continué de bombarder des infrastructures énergétiques dans les dernières heures. J'aurai l'occasion de lui parler tout à l'heure. Je pense qu'il faut qu'on soit collectivement sérieux. On a aujourd'hui, je crois, aucune raison factuelle de changer notre position. La Russie continue de bombarder à la fois les civils et les infrastructures en Ukraine. Et donc oui pour chercher un cessez-le-feu sur l'énergie, et je dirais aussi sur la mer Noire, et reprendre des discussions de paix. Non pour céder face, au fond, à la menace russe. Nous sommes après favorables à continuer d'oeuvrer de manière coordonnée pour baisser les prix du carburant pour l'ensemble de nos compatriotes. Et sécuriser le gaz, c'est exactement le sens du G7 que nous avons tenu. C'est-à-dire pas de restriction export entre les partenaires du G7 et la libération de stocks stratégiques, ce que la France est d'ailleurs en train de faire.
Alors justement, Monsieur le Président, on attaque une semaine de contestation sociale importante sur fond, vous l'avez dit, d'explosion du prix du carburant avec une journée importante samedi. Est-ce que vous avez encore des marges de manœuvre pour faire baisser le prix du carburant ? Les Français qui nous rencontrent nous demandent en tout cas, nous demandent à ce que ce prix baisse encore un peu plus, comme les Espagnols par exemple
et avant de revenir sur ce cessez-le-feu dont parlait à l'instant le président Macron, j'en profite pour vous donner cette information France Info de Lola Bayle qui est confirmée par la police. Le principal du collège, Joseph Lacanal, c'est à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a été touché par un tir d'arme à feu, à la jambe. L'auteur du tir a été interpellé, le parquet n'a pas encore retenu d'informations. On y reviendra évidemment dans le journal de 11h ou dès qu'on aura plus d'informations. Arthur Kenningsberg, retour sur l'actualité internationale. On entendait à l'instant Emmanuel Macron parler de ce cessez-le-feu. Hier, Donald Trump se vantait d'avoir obtenu un cessez-le-feu entre Russes et Ukrainiens. Sauf qu'en fait, il n'avait consulté personne, Donald Trump, puisque Volodymyr Zelensky n'était même pas au courant. de se cesser le feu, et au moment où Volodymyr Zelensky apprenait se cesser le feu, les Russes étaient en train de bombarder Kharkiv, comme si le président américain vivait dans une autre bulle informationnelle.
les forces armées de la Fédération de Russie ne paraissaient pas non plus au courant de se cesser le feu ? Oui, puisqu'elles tiraient sur Kharkiv. Et c'est exactement ce qu'ont répondu les Russes. C'est-à-dire que les Russes ont dit que c'est unilatéral comme déclaration. certaines autorités russes allant même jusqu'à dire, on sait que le président Trump a des tendances spéculatives sur les marchés et qu'il fait ce genre d'annonce. Pour essayer de faire baisser le prix du diesel. Ou parfois certains délits d'initié, dont a déjà fait preuve une partie de son entourage visiblement. Donc non, ce cessez-le-feu n'est effectivement pas du tout sérieux, n'est pas du tout effectif. Parce qu'en plus, il met en parallèle les frappes ukrainiennes. et les frappes des forces armées russes, en disant, des deux côtés, vous devez arrêter de tirer sur des raffineries. Mais les Russes ne tirent pas sur des raffineries. L'Ukraine ne dispose actuellement quasiment que d'une raffinerie qui ne fonctionne pas du tout à plein régime. Oui, les forces armées ukrainiennes tirent sur des raffineries sur le territoire de la Fédération de Russie pour affaiblir l'effort de guerre russe. Mais qu'est-ce que visent les Russes ? Les infrastructures énergétiques pour créer de véritables coupures d'électricité la nuit dans les principales villes et villes moyennes d'Ukraine tirent. sur des hôpitaux, tirent sur les infrastructures routières et ferroviaires. Cet été, de nombreux trains ont été touchés, qui montrent une chose à la population, vous ne pouvez pas vous déplacer en toute sécurité sur le territoire d'Ukraine. Ils ont visé des routes, ils ont visé des postes frontières, ce qui fait que les Russes sont en train de créer un climat qui montre que l'hiver risque d'être, pardonnez-moi l'expression, mais immonde. pour la population civile ukrainienne, avec des perspectives de sortie ou d'exil qui vont être très compliquées parce que les Russes ont montré qu'ils pouvaient tirer absolument partout et sur n'importe qui. Et je rejoins parfaitement Patricia qui, tout à l'heure, disait que le projet russe pour cet hiver, et peut-être même pas pour cet hiver, mais c'était de faire Grozny à Kiev, mais c'est de faire Grozny sur toute l'Ukraine.
Jusqu'à leur potentielle victoire. Et les Russes qui se sont dotés de nouveaux drones à réaction qui sont ravageurs parce qu'ils vont trois fois plus vite que les drones précédents, que la technologie précédente. Et surtout, ils sont très difficiles à intercepter. Vous voyez ce sujet d'Anaïs Anquet.
Les drones à réaction, c'est le nouveau fléau en Ukraine. Ils volent très haut et sont trois fois plus rapides que les drones classiques. Certains modèles comme celui-ci ressemblent presque à des missiles. 'est avec cette nouvelle arme que la Russie a frappé ce quartier résidentiel. Sur les visages des habitants, les larmes et les froids.
place au direct, on retourne au salon de l'automobile, écoutez Emmanuel Macron qui parle du mouvement lycéen.
'était les jeunes qui étaient en école primaire au moment des attentats, donc c'est des générations qui ont traversé des épreuves avec toute la nation. Et ça, on doit le regarder en face. Et c'est aussi la fin d'une génération qui a été très nombreuse. Parce que les dernières générations, il y a beaucoup d'élèves par classe, malgré les efforts qu'on a pu faire, parce qu'ils étaient plus nombreux. Juste après eux, il y aura moins d'élèves par classe, parce que malheureusement pour notre pays, il y a eu moins de naissances. Donc c'est une jeunesse qui est aussi confrontée à des vrais défis. Donc ça, on doit l'accompagner, on doit l'aider, on doit la mettre en situation de mieux apprendre. Après, je ne saurais évidemment pas approuver en quoi que ce soit ou justifier quelques violences. Et ce qu'on a pu voir chez les lycéens et chez tous ceux qui n'étant plus lycéens viennent profiter de tout cela pour brûler, détruire ou conduire des violences, ça c'est inacceptable. Tout a été dit là-dessus et je crois que c'est assez clair pour dire que dans plusieurs endroits, oui, il y a eu une volonté de récupérer. Mais encore une fois... Ça, il faut le condamner parce qu'on a besoin d'ordre et de respect. Et ça ne doit pas simplement nous conduire à ne pas regarder en face tout ce qui doit être considéré et accompagné. Mais on a besoin pour que les choses avancent, que les discussions se passent dans le calme, dans l'esprit de responsabilité pour qu'elles donnent lieu à des décisions.
L'accord avec Berlin sera un non-séquence, s'il vous plaît ?
Le plus tôt possible. On est en train de le finaliser. Écoutez, j'espère après qu'il y a des contraintes aussi politiques. et je respecte totalement les discussions de coalition. Et donc, en tout cas, on est à deux doigts d'un accord qui est très important parce que c'est celui qui va permettre de définir le périmètre géographique pour l'accélérateur industriel et nos grandes décisions. C'est celui qui va permettre d'avoir une approche pragmatique de nos objectifs de décarbonation, de définir le contenu européen, d'avoir des mesures pour les... les véhicules dits légers. Il y a tout un tas de mesures qui sont très importantes qu'on va finaliser dans cet accord, qui sont attendues et qui ont fait l'objet d'un très gros travail entre nos gouvernements. Et donc on va continuer d'oeuvrer. Et ça, en plus des mesures de protection face à la concurrence déloyale, c'est ce qu'attend légitimement l'ensemble des industriels. Vous
avez fait un pas sur les émissions de CO2 ? On
fait un pas sur tout, mais tant que ce n'est pas finalisé, je ne vais pas ici... Je ne vais pas ici donner les termes d'un accord qui n'est pas finalisé. Je vous dis simplement qu'il est. C'est une question, je l'espère, d'heure, si ce n'est d'heure de jour. Merci beaucoup. J'ai déjà répondu à beaucoup de questions qui n'ont rien à voir avec le salon de l'automobile, vous l'aurez noté. J'ai maintenant à aller avec le salon de l'automobile et les industriels parce qu'ils m'attendent et je ne ferai aucun commentaire politique parce que ça n'est pas mon rôle. On continue. Merci beaucoup.
Emmanuel Macron parlait apparemment d'un accord avec Berlin au sujet du char de combat. Parce que ce n'est pas très clair. Après l'abandon de l'avion de combat franco-allemand, on s'interroge sur la pérennité du tank, du char franco-allemand.
Le projet qui est en cours de discussion, c'est qu'on a abandonné le char commun.
de
combat avec les Allemands. On a décidé de développer chacun de son côté, grosso modo, je le fais très simple, un char. Un char allemand, un char français. Mais on a décidé qu'ils allaient pouvoir communiquer entre eux, être interopérationnels. Donc c'est cette idée qu'on est en train de discuter, comment cette interopérationnalité entre les deux chars, donc ça sous-entend des outils industriels, ça sous-entend l'industrie de l'armement qui va devoir... collaborer effectivement entre eux. Et si vous me permettez de quitter le char,
pour
revenir...
Mais parce qu'on a l'impression qu'il y a la menace russe qui devrait nous unir, on devrait se serrer les coudes, mettre ensemble nos forces et nos compétences, et que quand même les passeports ou les rivalités reprennent le dessus. On a abandonné l'avion de combat, et le chef d'état-major de l'armée française disait... Vous savez, le char, ça ne va pas le faire non plus. Il
y a deux logiques. La logique allemande sous Merck, c'est quand même Germany first. Et donc, il a quand même essayé de développer énormément les intérêts. germanique en premier. Et donc là, on a eu quand même une évolution dans les relations, effectivement, et toutes les crispations qui s'en sont suivies, en particulier dans le domaine de l'armement, avec nos industriels qui ont des responsabilités, avec notre lenteur, les Allemands ne supportent pas nos lenteurs de décision, avec tous nos procès, etc. Il y a des reproches de part et d'autre, mais il n'y a pas eu de volonté. effectivement, de résoudre ces difficultés. Et effectivement, ça pose un problème par rapport à l'unité que nous souhaiterions sur un plan militaire global. On en reste avec des fractions. Je crois qu'au niveau des obus, je ne sais pas combien on a sur le même modèle d'obus. On a d'industriels qui fabriquent un petit obus, mais qui n'est pas compatible. Ce n'est pas possible. On est totalement dispersés. Ce que les Ukrainiens, pour revenir à notre sujet, nous apprennent aujourd'hui, c'est qu'ils nous forcent à nous agréger à eux. Et donc nos entreprises, finalement, sont pratiquement obligées de collaborer à eux. Et ils font des progrès extraordinaires sur le plan militaire avec nos soutiens. Et nous en profitons. Et c'est bien ce que les Russes ont compris. Ils savent qu'ils ont une fenêtre d'opportunité très courte parce que les Ukrainiens sont en train de rattraper le retard, en particulier sur l'interception de ces drones. Ils ont peut-être 7-8 mois avant d'y arriver.
On parlait tout à l'heure, François Baudonnet, de la menace russe. qui faisait peur légitimement. Seuls 28% des Allemands, on reprend le sondage, affirment qu'il faut être dur et sans compromis avec la Russie. Sous-entendu, il faut essayer de dealer, il faut trouver un accord. Emmanuel Macron s'est exprimé d'ailleurs sur la menace russe au salon de l'automobile.
Il a dit qu'il ne fallait pas céder à la menace russe justement. Et oui, parce qu'on voit effectivement que depuis quelques semaines et plusieurs mois maintenant... Le nombre d'attaques hybrides, ça a été rappelé ici, n'a cessé d'augmenter en Europe. Il y en a en France. Alors on en parle un peu moins parce qu'il y en a moins par exemple qu'en Allemagne ou dans certains pays d'Europe du Nord ou à l'Est de l'Europe, mais il y en a. Et il faut savoir, moi j'ai discuté récemment avec un haut responsable de la sécurité d'un pays justement d'Europe de l'Est qui disait... En gros, attendez-vous à ce qu'il y ait une multiplication par 10 du nombre d'attaques hybrides dans les prochains mois sur l'Europe. Donc il faut être prêt. Alors attaques hybrides,
ça n'est pas forcément que des cyberattaques. Ça peut être des attaques de drogue, ça peut être des attentats qui font des morts.
Ça peut être des attentats qui font des morts, ça peut être des explosions. Et comment on réagit là ? Pour l'instant, on réagit déjà en nommant. la Russie c'est pas simple parce qu'il faut en être sûr c'est tout le principe d'une attaque hybride ou d'une attaque ce qu'on appelle sous le seuil c'est à dire que on n'est pas immédiatement certain de l'auteur de cette attaque donc on va prendre le temps nécessaire pour faire les enquêtes, etc. Pour l'Ipsic, ça a pris un mois. En gros, ça s'est produit, ce drone a été retrouvé, plein d'explosifs, début août. Et c'est début septembre, en fait, que les autorités allemandes ont dit ça. Et ce qui est important, je crois, c'est de nommer. C'est-à-dire que maintenant, il ne faut plus avoir peur de se dire « Ouh là là, on va énerver les Russes, etc. » Quand on est certain, et en fait, on l'est quasiment tout le temps. que c'est la Russie, il faut dire c'est la Russie qui a mené cette attaque hybride contre nous.
Alors la Russie fait peur parce que c'est un pays doté de l'arme nucléaire et que personne n'a envie de se confronter, de se frotter à un pays avec un dictateur qui a le pouvoir nucléaire. Mais la France également dispose de l'arme nucléaire et c'est ce qu'a tenu à rappeler Emmanuel Macron qui mardi dernier, en pleine crise estudiantine, est allé sur une frégate. au large des côtes bretonnes, pour assister au test d'un missile nucléaire, un missile M51, haut comme un immeuble de trois étages, capable de porter dix têtes nucléaires. Regardez, c'était Emmanuel Macron, a publié ceci sur son compte Instagram.
'est pour la France, au-delà de ce tir d'acceptation qui réussit, une formidable démonstration de crédibilité et une étape importante. Aujourd'hui, nous sommes plus forts. Et je pense que le message a été reçu fort et clair.
message a été reçu. On sait très bien à qui s'adresse. Par Moscou, évidemment. On va voir des images de ce missile. C'est une nouvelle version. Parce que sur le compte Instagram, Emmanuel Macron affirme que peu de pays dans le monde disposent d'un tel missile, d'une telle technologie. C'est vrai. 20 000 km heure, 20 fois la vitesse du son. Et puis ça
part d'un sous-marin. Alors évidemment, là, le sous-marin, on ne le voit pas. Mais c'est très compliqué de faire partir techniquement. un missile d'un sous-marin. Là, c'est une nouvelle version de ce missile que la France utilise depuis plusieurs décennies.
Dix têtes nucléaires dedans.
Oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'en fait, quand il arrive dans l'espace, il va se séparer et ça va être dix petits missiles. C'est très gros, mais je veux dire, ça se sépare. En fait, ça, c'est ce qu'on appelle un signalement stratégique. C'est-à-dire qu'on dit à la Russie... OK, mais voyez ce que nous, on est capable de faire. Il y a quelques semaines, les Anglais avaient tenté la même chose et ça a raté. Ça n'a pas fonctionné. Le missile a raté. Donc nous, on en avait fait un il y a à peu près six mois, un essai comme ça, et ça a fonctionné. Et en fait, c'est essentiel de montrer que ça fonctionne. C'est quelque chose qui peut paraître simple, mais en fait, c'est compliqué à mettre sur pied. C'est compliqué. On voit les fusées, par exemple. C'est le même fonctionnement qu'une fusée, en fait. C'est une fusée. C'est deux ans de travail. Exactement. On voit des fusées qui peuvent, par exemple, rater sur leur pas de tir, etc. Là, la France ne pouvait pas se permettre de rater et elle a montré qu'elle était capable de le faire.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.