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Radio J. Le forum Radio
J. Frédéric Aziza. Radio J. Radio J.
Bonjour et bienvenue au forum Radio-J dont vous êtes l'invité Bruno Retailleau. Bonjour.
Bonjour Frédéric Azizan.
Crise des lycées, dette, déficit, finances publiques, emploi, pouvoir d'achat égalien. La France va-t-elle de plus en plus mal ? Et puis à six mois de la présidentielle, quel message adresser aux Français ? Au-delà de l'élection est-elle déjà jouée ? La victoire de Marine Le Pen est-elle inéluctable ? Écoute du bloc central, faut-il envisager une primaire pour éviter un second tour ? Mélenchon Le Pen. Mais pour commencer Bruno Retailleau, qu'est-ce que la crise des lycées dit de l'État de la France ?
'est le signe que la France va très mal. Après dix ans d'en marche, plus rien ne marche. Ce qui est terrible, c'est qu'une petite minorité de notre jeunesse est dans la rue. Il y a eu des actes de violence. Mais derrière tout cela, il y a une crise aussi de notre école. Il ne faut pas se tromper. Ce n'est pas une crise de moyens.
Sébastien Lecornet, est-ce qu'il a joué son rôle ou est-ce qu'il est coupable de ne pas avoir su, dès le début du mouvement, mettre un terme à la colère lycéenne ? Et cette colère lycéenne, cette colère ambiante, est-ce qu'elle est légitime ? Est-ce qu'il faut parler d'un mouvement historique ? Est-ce qu'il faut écouter ce que les lycéens ont à dire
ne doit jamais refuser le dialogue, mais simplement ce que je veux dire, moi, en toute franchise, parce que je ne suis pas un démagogue, c'est que la question, quand j'entends qu'on demande des milliards et des milliards, ce n'est pas ça le problème. n'est pas ça le problème. On est en France, une des nations de l'OCDE, qui dépensons le plus en moyenne par rapport à la richesse nationale sur notre éducation. Le lycéen, en France, c'est 28% de plus en termes de budget que la moyenne européenne. Donc il y a un problème. Ce n'est pas un problème de moyens, c'est un problème de refondation de l'école. Il faut tout changer. Et malheureusement, quand je vois les députés de gauche, d'extrême gauche, aller tendre la main à cette jeunesse. En réalité, c'est leur idéologie, c'est le gauchisme qui a détruit les fondements et les fondations de l'école. Le
gauchisme ou l'après 68
? C'est la même chose, c'est la même chose. Ils ont voulu brouiller les repères, ils ont voulu casser la hiérarchie, casser l'autorité, la discipline et empêcher en réalité le maître de transmettre. On l'a fait descendre de l'estrade, mais le maître n'a jamais été l'égal de l'élève.
3 000 professeurs vont être affectés d'ici mardi dans les lycées, identifiés comme prioritaires. Cette première réponse du ministre de l'éducation aux demandes des lycéens, est-ce qu'elle est satisfaisante ? Parce qu'il faut aller au-delà. Mais
c'est une rustine. Qu'est-ce que ça veut dire, c'est une rustine ? C'est une rustine, c'est que ça ne tratera rien du problème fondamental de l'école. Je connais une jeune agrégée, elle a fait cinq ans de remplacement et n'en pouvait plus. La mauvaise gestion des ressources humaines par l'éducation nationale, qui est beaucoup trop centralisée, c'est devenu une énorme bureaucratie. Et aujourd'hui, cette bureaucratie fait que de nombreux enseignants sont en train de démissionner. Il n'y a jamais eu autant de démission.
C'est une routine, ça veut dire que... Ça ne servira à rien ? Ou qu'il faut répondre à toutes les autres demandes ? Ça
signifie que le problème, il n'est pas là. Le problème, on ne le traitera, par exemple, sur la question des ressources humaines. Il y a cette règle qui est stupide à l'éducation nationale, où vous allez placer dans des endroits, dans des classes les plus compliquées, des enseignants les moins expérimentés. Parce que c'est l'ancienneté, c'est le privilège de l'ancienneté. Il faut casser tout ça. Il faut tout rénover. Ça veut dire que tout ne peut se faire qu'après la présidentielle.
Bien entendu. Cette rénovation. Bien entendu, il y a une refondation
profonde. Il faut une école enfin républicaine où on réhabilite justement le mérite, l'effort, l'autorité. Et ça, c'est cette promesse républicaine pour que l'école redevienne. l'ascenseur sociale qu'elle n'est plus. Aujourd'hui, de tous les pays d'Europe, nous sommes le pays où le lien entre la réussite des enfants, des jeunes, des élèves et la position sociale des parents est le plus, si j'ose dire, rapproché, le plus corrélé. C'est donc la trahison de la promesse républicaine. Parmi
les critiques des lycéens et de la gauche, le système parcours sup qu'il demande d'abroger. Est-ce que c'est une demande à laquelle il faut répondre positivement ? Non,
on peut améliorer Parcoursup, mais fondamentalement, il va falloir instaurer la sélection à l'université. Il faut faire deux choses. Vous considérez
qu'elle n'est pas assez en
place, cette sélection ? Il n'y a pas de sélection. Ou plutôt si. Il y a une sélection, c'est très hypocrite, qui est une sélection cachée. Une sélection par l'échec, puisque un jeune sur deux... va sortir de l'université au bout de cinq ans sans aucun diplôme. Et la deuxième chose à faire, c'est arrêter, là encore, avec ce mensonge du bac pour tous, qui est devenu un carton. Le bac
pour tous, ça remonte à Jean-Pierre Chevènement il y
a 40 ans. Oui, mais tous les gouvernements, malheureusement, ont été complices. Et c'est stupide. Moi, ce que je veux, c'est qu'on crée, comme en Allemagne, un système dual, un système, une filière. générale et une filière professionnelle. Parce qu'il y en a marre de dévaluer, de dévaloriser des jeunes qui ont l'intelligence de la main, qui voudraient faire de l'apprentissage. Et justement, moi, je séparerai, j'arracherai, si j'ose dire, la formation professionnelle, le lycée professionnel, l'apprentissage de l'éducation nationale pour la confier aux régions et aux branches, notamment avec les entreprises.
Colère ambiante à propos du pouvoir d'achat et prix de l'essence à la pompe. L'une des mesures annoncées par Sébastien Lecornu concerne le prix de l'essence à la pompe. Est-ce que ça va dans le bon sens ? Est-ce qu'il est suffisant ou est-ce qu'il faut aller au-delà, plus loin
? Mais non, c'est totalement insatisfaisant dans la mesure où seul le gazole... est concerné. Donc ceux qui roulent à l'essence, y compris ceux qui ont voulu faire des efforts, ils ont une voiture hybride, et donc il y a à la fois des batteries et puis de l'essence, vont être pénalisés. C'est injuste. Je pense vraiment que c'est injuste. Ce que je propose, moi, c'est de supprimer une taxe qui n'est jamais votée au Parlement, qui est une taxe cachée. Je la suspends, en tout cas, les certificats d'économie d'énergie. Il y en a quasiment 10 milliards, mais pas dans le budget. C'est justement, c'est pas dans le budget de l'État. Donc c'est totalement neutre pour les finances publiques. Et encore une fois, ce sera à peu près 17, 18 centimes de moins. La taxe, ça s'appelle comment ? La taxe, ça s'appelle les certificats d'économie d'énergie. Je la suspends tant que le prix d'énergie est à ce niveau-là.
Donc ça veut dire que vous allez la reproposer encore pendant le budget, pendant la discussion budgétaire ?
Non, je la supprime pendant la discussion. Oui, mais vous avez
supprimé, vous avez proposé qu'elle soit supprimée pendant la discussion budgétaire. Est-ce qu'on est à un moment de bascule vers une crise politique plus large ? à une convergence des luttes, des colères, des lycéens, des étudiants, des agriculteurs et de toute une partie de la population qui s'interrogent sur leur avenir. Et nous sommes à la veille d'une nouvelle manifestation mardi, d'une autre le 17 octobre, et d'un mouvement intersyndical le 5 novembre.
Convergence des luttes ou pas ? Convergence des crises. Il y a plusieurs crises qui sont en train de s'entremêler. La crise financière, la crise sociale, parce qu'il y a un appauvrissement comme on n'a jamais connu en deux ans. Les foyers français, c'est l'INSEE qui le dit, ont perdu 1200 euros. Vous avez trois Français sur dix qui voient son compte dans le rouge chaque 17 du mois. C'est catastrophique. Et la troisième, c'est sécuritaire. C'est la crise sécuritaire. Il y a cette convergence qui risque justement de provoquer une explosion.
Un embrassement généralisé avant la présidentielle
En tout cas, une risque financière est possible avant la crise financière. Crise d'abord financière, mais qui pourrait amener d'autres crises. Parce que je me souviens, pendant la crise grecque, par exemple, les pensions avaient été baissées de 25 à 30 % des retraités, baisse des salaires des fonctionnaires, baisse du pouvoir d'achat en général. Ça a été terrible.
Alors, sur le pouvoir d'achat, justement, Edor Philippe, il propose, comme Nicolas Sarkozy l'avait fait en 2007, de travailler un peu plus pour gagner beaucoup plus. Deux heures par semaine pour gagner beaucoup plus. Est-ce que vous approuvez cette proposition ? Est-ce que pour gagner, les Français doivent travailler plus ? Je vous vois
sourire. Oui, parce que j'approuve d'autant plus que je l'ai proposé il y a quasiment un an. En tout cas, il y a neuf ou dix mois. Moi, ce que je propose, c'est très simple. Je sors des 35 heures et à partir de la 36e heure... Vous
sortez des 35 heures, ce qui n'a jamais été fait depuis la mise en place des 35 heures, y compris sous les gouvernements de droite.
Y compris sous les gouvernements de droite. Et moi, justement, je veux en tout cas qu'on sorte des 35 heures. Et je dis que pour une demi-heure de plus par jour, on sera capable de donner l'équivalent de quasiment deux mois par an. Comment je fais ? À partir de la 36e heure, j'annule les cotisations sociales. J'annule, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy, par exemple, l'impôt sur le revenu. Bien. Mais j'annule les cotisations sociales pour l'employeur comme pour l'employé. Pour l'employeur, ça fait... un coût du travail qui sera réduit de 35% et ce sera les deux mois de plus pour l'employé. Je pense que ça, c'est fondamental. Avant ce seuil, chacun cotise, on cotise pour son dû, mais après, voilà, c'est tout bénéfice.
Dans ce contexte de crise, est-ce que le budget de 2027, c'est celui de tous les dangers ?
Bien sûr, bien sûr. C'est paradoxal parce que d'un côté, ce budget, on sait qu'il ne sera pas appliqué. Moi, je m'engage, président de la République, à faire voter un autre budget par un collectif budgétaire dès l'été 2027. Paradoxal parce qu'on sait par ailleurs qu'il faut quand même qu'il soit le moins mauvais possible. Parce que ça peut être le phénomène déclencheur, l'allumette qui crée, qui allume une crise financière. Je propose que le Premier ministre court. aux ordonnances, à l'article 47 de la Constitution, c'est le plus sage.
Donc ordonnances et pas 49.3, et pas loi
spéciale. Non, parce que 49.3, dans la loi spéciale, c'est intenable. Et là, la crise financière serait sans doute au bout du chemin. Pareil, 49.3, s'il y a une censure, il n'y a pas de budget. Avec les ordonnances, si même il y a une censure, il y a quand même un budget. Et le budget sera le moins mauvais possible.
Alors, retour à la crise des lycées. Bruno Retailleau, la réponse policière est remise en question. Le Premier ministre réfute toute répression policière mise en cause par un défi par une partie de la gauche. Vous, l'ancien ministre de l'Intérieur, est-ce que vous approuvez celui qui vous a succédé, Sébastien Lecornu ?
C'est une décision que je n'aurais pas prise. Enfin, pas celui
qui vous a succédé, celui qui est au jour d'un métillon, Sébastien Lecornu.
C'est une décision que je n'aurais pas prise, celle de... Justement, de revenir sur les grenades. Ah oui, ça c
'est une autre question. Mais est-ce que vous approuvez Sébastien Lecornu quand il dit qu'il n'y a pas de répression policière ?
bien sûr. Bien sûr, il n'y a pas de violence. Je récuse le terme de violence policière. Je le récuse absolument parce qu'il fait croire qu'il y a une violence qui serait systémique. Quand il y a un dérapage individuel, il est sanctionné. Mais il n'y a pas de violence systémique policière.
18 enquêtes aujourd'hui concernant de l'IGPEN, concernant des plaintes qui ont été déposées. 18, c'est quand même pas mal. C'est important. Oui, mais on
verra. Mais sachez aussi qu'on a une violence qui est désormais désinhibée et qui rend le maintien d'ordre de plus en plus difficile.
Emmanuel Macron, c'est à ça que vous vouliez répondre aussi, demande de faire preuve d'empathie face aux manifestants lycéens. L'ex-mise intérieure que vous êtes, est-ce qu'il approuve ? L'empathie vis-à-vis des manifestants
? Pas du tout. Il se désolidarise clairement nos forces de l'ordre. Et donc vous lui dites quoi Emmanuel Macron ? Je lui dis qu'il aille voir, qu'il aille en première ligne. Et il verra. Il verra cette violence désinhibée. Il verra les risques. Il verra les policiers, les gendarmes qui sont blessés. Qu'est-ce qu'à avoir l'empathie en face d'individus qui sont extrêmement dangereux et qui balancent des cocktails monotov qui peuvent tuer, qui tirent avec parfois tir tendu avec des mortiers d'artifice ?
alors justement, la suspension de l'usage des grenades assourdissantes après qu'un lycéen ait perdu une main en tentant de ramasser une était la bonne décision. Est-ce que vous aurez pris ces décisions à la place de Laurent Nunez ?
Je ne l'aurais pas prise. Clairement, je ne l'aurais pas prise. Parce que vous avez à disposition de nos forces ce qu'on appelle des moyens, qui sont des moyens de force intermédiaires. Si vous les supprimez, il ne restera plus que l'arme létale.
Mais là, c'est arraché une main.
Oui, mais parce que... L'enquête le dira, mais vraisemblablement que le jeune a pris malheureusement cette grenade, sûrement pour la rejeter dans sa main. On verra ce que dit l'enquête. Mais si on n'a plus ce genre de moyens intermédiaires de force, il ne restera plus que le pistolet qui peut tuer. Et c'est encore plus dangereux.
Est-ce qu'il faut aller plus loin ? C'est ce que demandent la gauche et les lycéens. Et l'Aïk de Rolam, par exemple. Et interdire totalement, définitivement, l'usage des grenades de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des LBD. La réponse,
elle est clairement non. Jamais, vous m'entendez bien, jamais on a eu autant de violence en France. Vous avez des groupes, des groupuscules qui sont très organisés. Et vous savez, les FI et les Insoumis ont une responsabilité. C'est eux qui ont allumé. Et justement, ces manifestations, ils les ont instrumentalisées. Et je l'ai souvent dit, on devrait les débaptiser. Ce n'est pas la France. Ce n'est pas la France insoumise, c'est la France incendiaire.
La France incendiaire. Pourquoi la France incendiaire ? Mais
tout simplement parce que quand vous avez des mots d'ordre qui en appellent à la brutalisation, la conflictualisation, à la légitimation de la violence à l'insurrection. Donc, bali bali yoko,
la violence à un moment donné peut être légitime. C'est lamentable. Et Jean-Luc Mélenchon, qui voulait qu'on s
'interpose entre les forces de l'ordre et bien entendu.
Et il dit que les événements qui se déroulent devant les lycées ont un arrière-goût raciste. Et il dit que même, il dit que les lycéens en mouvement sont inoffensifs. Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression, je cite Mélenchon, cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident, pas touche à nos jeunes. Élu, il dit, élu et insoumis, interposez-vous partout où vous le pouvez. L'ancien mise intérieure, Retailleux, il dit quoi, ça
dit ce que j'ai toujours dit de la France insoumise. Ces gens-là sont des cyniques, des irresponsables des dangereux. Des dangereux parce qu'en réalité, ce sont eux qui mettent le feu aux poudres. Ils ont donné l'essence et les allumettes par leur mot d'ordre, ce que je viens de vous décrire. Quand ils parlent de racisme, qui a dit tout moche ? Qui fait du racialisme ? Qui fait d'antisémitisme ? Vous dites que c'est lui qui est raciste ? Je dis qu'en tout cas, faire du racialisme, c'est pratiquer le racisme.
La place des députés, des élus de la République, des maires, est-ce qu'elle est d'aranguer les lycéens et les étudiants, comme l'ont fait les députés et des maires et les filles ? On peut citer Jean-Luc Mélenchon, Bali Bagayoko, Mathilde Panot, Louis Boyard, Antoine Léomant, Thomas Porte, R.C. Assoudé, Aurélie Trouvé, Oubry Caron et tant d'autres. Est-ce que c'est leur
place ? Mais bien sûr que non. Mais évidemment que non. Simplement, ils essaient d'organiser, c'est une répétition générale, pour le troisième tour de l'élection présidentielle. Ça veut
dire quoi, répétition générale ? Ça
veut dire qu'en cas, par exemple, de victoire de Marine Le Pen, ce que je vais essayer de faire démentir, eh bien, ils récuseront le vertic démocratique des urnes jusqu'à organiser un climat insurrectionnel. Et là, c'est la répétition
générale. Parce que vous faites allusion à ce qu'avait dit Mathilde Panot et d'autres. Nous résisterons de toute manière qu'il faut à une victoire de Marine Le Pen, peut-être aussi à une victoire d'un autre candidat. Mais ils savent
parfaitement, ces gens-là savent qu'ils ne gagneront pas démocratiquement, loyalement, dans les urnes. Et donc, ils ont une stratégie insurrectionnelle, révolutionnaire, pour déstabiliser la société. Et c'est la raison pour laquelle je vous disais tout à l'heure, quand je parlais de convergence des crises, qu'il faut absolument, impérativement régler le problème, notamment budgétaire, et éviter la crise financière. Parce qu'alors, ces gens-là utiliseront ce levier-là pour pouvoir prendre le pouvoir, ou en tout cas, pour semer le désordre et la chianlit en France.
Vous avez parlé d'antisémitisme. Les attaques récurrentes de Mélenchon et de ses troupes contre les juifs poussent une partie d'entre eux à considérer que leur avenir n'est plus en France et envisagé de quitter la France. Est-ce que ce n'est pas justement ce qui est en train de briser le creuset républicain à tourner le dos aux valeurs de la République ?
Mais évidemment. Moi, je ne conçois pas la République française sans une présence de compatriotes juifs quand on pratique l'antisémitisme. Eh bien, en réalité, c'est un comportement profondément antirépublicain. Moi, vous savez, deux grandes figures qui comptent pour moi, c'est Georges Clemenceau, un Dreyfusard, qui comparait l'antisémitisme à un cri de mort. Peggy, là aussi, il a de très belles expressions. Donc, il faut lutter pied à pied. Mais que se passe-t-il aujourd'hui ? On le voit bien, y compris avec Madame Rima Hassan. Ils utilisent la cause palestinienne, ils l'islamisent. Il la talibanise sous, en plus, le masque et le visage et le prétexte du Hamas. C'est terrible.
C'est terrible. Alors justement, vous êtes rendu le 7 octobre en Israël pour participer aux commémorations marquant les trois ans du programme du 7 octobre. Qu'est ce que vous retenez de ce que vous avez vu sur place ? Dites vous qu'Israël et la France ont le même ennemi, c'est à dire l'islamisme. Mais bien sûr. Bien sûr, quoi précisément ?
Mais bien sûr que nous avons. C'est une des raisons pour lesquelles je suis allé. au 7 octobre me recueillir et partager cette mémoire qui est une mémoire commune et une mémoire brûlante et une mémoire terrible. Vous savez, d'ailleurs, le président Herzog avait eu cette phrase très, très juste, quelques jours, quelques semaines après les attentats. Il avait dit jamais, jamais, depuis l'Holocauste, autant de Juifs n'avaient été tués en une journée. Mais il faut savoir... C'est ce qu'a dit
d'ailleurs aussi Emmanuel Macron quand le programme du 7 octobre a eu lieu.
Oui. Mais écoutez, il n'y a pas de problème. Après, il a eu parfois quelques initiatives moins heureuses. Simplement, ce que je veux dire solennellement aussi, c'est que nous avons perdu aussi 51 de nos compatriotes qui ont fait l'attentat commis à l'étranger le plus sanglant pour nous aussi. Donc, nous avons ces liens. En plus des liens spirituels, des liens culturels, nous avons ce lien qui doit nous unir. Et si je suis allé là-bas, c'est parce que je vois bien. qu'aujourd'hui, cette mémoire même est contestée. Je vois bien qu'il y a un terreau de l'antisémitisme qui est en train de se répandre. Là, vous parlez de la France. Je parle de la France. Bien sûr, je parle de la France. On peut
parler aussi des autres pays d'Europe ou du monde.
Oui, je parle vraiment de la France. Et pour moi, c'était un acte fort et c'était très émouvant. Je n'étais jamais allé là où s'est déroulé le festival Nova. J'étais allé dans les Kibbutz avant. J'étais déjà allé en Israël. Mais j'ai trouvé franchement encore plus émouvant, plus dur. de me rendre et de voir ces visages, ces jeunes visages, de ces 364 jeunes. Depuis, d'autres sont ajoutés parce qu'ils ont trouvé la vie trop dure.
Parce qu'il y en a qui se sont suicidés. Oui,
mais parce que la vie était... Enfin, vivre était devenu, après un traumatisme pareil, épouvantable. Et on m'a mis en contact avec une maman, la maman de Barre, qui avait 23 ans. Elle m'a raconté le dernier appel téléphonique de sa fille. Mais, vous voyez... Quand on voit Madame Rima Hassan et d'autres individus refuser de qualifier de terroristes le Hamas. Dire même que c'est de la résistance. Dire que c'est de la résistance. Quand on sait que ces gens-là ont été capables de faire ce qu'ils ont fait, qu'ils ont égorgé des bébés, vous vous rendez compte vous rendez compte ? Quand il y a des étudiants, on m'a dit que ces jours-ci, on avait entendu des étudiants chanter à la gloire de Mohamed Merah, le parquet de Rouen,
devant un
lycée et dans une église. Qui est Mohamed Merah ? Qui est Mohamed Merah ? Je voudrais le rappeler. Il est l'assassin, y compris de tout jeunes enfants, de 4 ans, 5 ans, 7 ans. Vous vous rendez compte ? Quel est le lien avec les lycées ? Le lien, en réalité, je vais vous dire, c'est la France insoumise.
Et d'ailleurs, vous dites le lien avec les lycées. Quand, dans ces manifestations, vous voyez des manifestants brandir des drapeaux policinières. Mais
quel est le lien avec la question des lycées ? On voit bien que là, ça vous renvoie à l'idéologie des insoumis.
Alors, on assiste, comme vous le dites, depuis le 7 octobre à une explosion de l'antisémitisme véhiculé, non, comme vous le dites, par LFI sous couvert d'antisionisme. Vous l'avez d'ailleurs constaté quand vous étiez mise à l'intérieur. Absolument. Est-ce juste de dire que Mélenchon et les élus LFI ont une responsabilité colossale ? dans l'explosion de l'antisémitisme, qu'ils mettent les juifs français en danger. Mais énorme ! Vous, l'ancien milieu intérieur. Mais énorme ! Est-ce que vous faites ce constat ? Énorme quoi ? Énorme quoi
? La responsabilité, j'étais même à mettre sur la table la question de l'interdiction de la française. Oui, alors
justement, vous l'assumez ? Parfaitement. Je cite ce que vous avez dit. Vous avez dit que le LFI est le parti des collabos et... Et des factieux. Absolument. J'assume totalement. Et qu'il fallait l'interdire. Parti des
collabos parce qu'ils ont partilié justement LFI avec les islamistes. C'est très cynique. C'est simplement pour, bien sûr, l'idéologie, mais c'est aussi pour des buts électoralistes. Donc, j'assume parfaitement parce qu'il drame, parce qu'il drague un vote qui peut être, y compris un vote extrême et islamiste.
Vous dites, en gros, c'est bien vous comprendre, il drague le vote musulman, islamiste
? Bien sûr. Attendez. Ils ont proposé, comme groupe parlementaire, l'abrogation, l'abolition du délit d'apologie pour terrorisme. Précisément, d'ailleurs, Mme Rima Hassan est mise en examen. dans cette qualification d'apologie pour terrorisme. Donc oui, je le dis, je signe et je persiste. Que dirait-on d'un mouvement d'extrême droite pratiquerait cet antisémitisme ? La violence. Je me souviens, j'ai dissous la jeune garde. À la tête de la jeune garde, son fondateur, c'est Raphaël Arnaud, qui tranquillement siège sur les bancs de l'Assemblée nationale. Au moment du meurtre de Quentin de Ranck, on a vu l'inversion accusatoire. C'était la victime qui devenait le coupable. Et à aucun moment, M. Mélenchon, ses amis ne se sont dissociés. Je veux dire aussi que lorsque j'ai dissous la jeune garde, je me souviens du mot de M. Mélenchon dans un meeting en disant, je leur dis, allez-y, continuez. Bravo. Vous avez raison.
Vous vous rendez compte ? Donc votre phrase précise, c'était LFI, le parti des collabos avec les ennemis de la France. Et ça, vous assumez ? J'assume parfaitement, oui. Un mot sur ce qui s'est passé au Parlement de Strasbourg. Vous citez Rima Hassan. Elle est accusée d'avoir renversé le drapeau israélien et aussi le drapeau européen. Elle dit que ce n'était pas volontaire. De quoi Rima Hassan est poursuivie pour apologie du terrorisme ? Absolument, je le confirme. Qui parle de résistance du Hamas et qui milite pour la Palestine de la mer au Jourdain. De quoi Rima Hassan est-elle le nom
? De la négation de l'État israélien. Ce slogan du Jourdain à la mer, c'est tout simplement l'éradication d'Israël. C'est tout simplement ça. Et déploie en réalité une idéologie qui est une idéologie qui propage l'antisémitisme très clairement et qui veut la fin d'Israël. Et
alors, elle est députée européenne. Est-ce que l'acte qu'elle a commis au Parlement européen ? ça doit déboucher sur une sanction et laquelle
je ne suis pas juge. Mais une sanction, bien sûr, parce qu'elle n'en est pas, en plus, à son premier acte. Donc j'espère que la justice sera ferme. Elle a été aussi traduite en justice par Gérard Larcher, qu'elle avait traité de crapule. est mise en examen sur cette qualification aussi. Ça commence à faire beaucoup, voyez. Est-ce qu'on tolérerait de son côté comme du côté de LFI ? Vous vous rendez compte, tous ces individus ? Si ces gens-là étaient d'extrême droite, vous auriez des millions de Français dans les rues qui manifesteraient à juste titre. Et là, vous avez une sorte de privilège rouge. Parce qu'ils sont à l'extrême gauche, finalement, on finit par s'habituer. Moi, je ne veux pas qu'il y ait cette accoutumance. C'est pour ça que j'ai mis sur la table cette question de l'interdiction.
alors tout le monde a dit, c'est pas possible. Interdiction, c'est pas possible. Moi, je veux
rompre cette espèce d'Omerta. J'en ai marre de cette accoutumance. On ne peut pas s'habituer. Je veux secouer la conscience française. Parce que ces gens-là sont dangereux. Si Mélenchon gagnait la présidentielle, qu'est-ce qui se passerait ? Il ne la gagnera pas. Mais qu'est-ce qui se passerait ? Il ne la gagnera pas.
Alors, toujours dans l'actualité, les révélations concernant les propres antisémites attribuées par Mediapart à Jordan Bardella quand il avait 17 ans, ce que le président du RN dément, avec pourtant de nouvelles révélations vendredi. Mediapart indique que Bardella serait connecté à l'un de ses comptes Facebook censés ne plus exister entre le 28 septembre et le 2 octobre dernier pour effacer tout le contenu de sa messagerie privée. C'est une véritable campagne de dénigrement avec des méthodes très critiquables, comme le dit son avocat, ou une affaire sérieuse qui peut poser la question du maintien. De Bardella à la tête du Rennes
propos comme ça, c'est pas anodin. Soit ça existait, et c'est grave. Écoutez, il y a d'un côté ces paroles contre paroles. Je n'ai pas vu les dernières preuves que Mediapart apporte. Et par ailleurs, Mediapart n'est pas mon journal préféré. Donc, ou bien maintenant, il va falloir qu'on arrive à faire le tri. Mais si jamais Jordan Bardella est bien l'auteur... de ces mots et de ces phrases, c'est extrêmement grave.
Et donc, conséquences
? Nous verrons, puisque désormais la justice est saisie. Mais franchement, pour un leader politique, puisqu'il est président de son mouvement, ce serait très, très grave.
Qui est le plus dangereux pour la démocratie, Bruno Retailleux, et pour la France ? Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ? La Mélenchonisation des esprits ou la Le Penisation des esprits ?
La Mélenchonisation des esprits, très clairement.
Très clairement. Entre les deux, il n'y a pas photo.
Attendez, le Rassemblement National est un adversaire. Et je les combats. C'est un adversaire, mais ce n'est pas un ennemi. Mais Jean-Luc Méchelanchon est pour la France un danger.
Un danger. Un ennemi de la République
'est un anti-républicain. Désormais, c'est un anti-républicain.
Donc il faut mettre un cordon. Bien sûr. Républicain.
Mais vous savez, moi, c'est pour ça que je ne suis pas dans le bloc central. Moi, je n'ai jamais appelé, après la dissolution, à voter pour un élu LFI. Ça veut dire que... Vous connaissez, enfin voilà.
Je m'appelle Bruno Retailleau. Ce qu'on tourne Mélenchon Le Pen, vous faites quoi ? –
Vous allez me dire, je ne veux pas. – Ah non, attendez, moi je suis à fond dans le combat, et croyez-moi, je porte un projet qui est singulier, qui est différent du projet très démagogique de Marine Le Pen, et qui est très différent de celui que va porter… – Dont on va parler. – Bon, alors je n'en parle pas.
– Dans deux minutes. D'abord, au passage, le prix Nobel de la paix a été décerné vendredi à la juriste sud-africaine Navi. Pilaï, qui préside une commission d'enquête indépendante de l'ONU sur l'évaluation des droits humains dans les territoires palestiniens, qui avait conclu l'an dernier qu'Israël commettait un génocide à Gaza. Une distinction dénoncée par Israël, qu'est-ce que ça vous inspire ? Et qu'est-ce que vous en
pensez ? J'ai eu cette information, je n'ai pas pu la creuser. Avec les informations que j'ai, deux choses. Premièrement, cette dame a à juste titre mené un combat pour faire reconnaître le viol comme crime contre l'humanité. Parce qu'on sait, dans un certain nombre de pays, qu'on se livre de façon systématique au viol. revanche, qualifier Israël et en tout cas de ce qui se passe là-bas de génocide, c'est insupportable. Je ne comprends pas. J'espère qu'elle a peut-être pris elle-même à titre personnel d'autres positions. Est-ce que cette position-là... Je ne crois pas. Est-ce que cette position, c'était la position d'elle-même ou de la commission qu'elle présidait alors qu'elle-même avait une autre position ? Je ne le sais pas. Mais en tout cas, donner un prix Nobel pour faire en sorte qu'on pointe sur Israël. Juste cette accusation tellement grave, génocidaire, c'est incompréhensible pour moi.
Et d'ailleurs, on est à deux semaines des élections d'Israël et toute la classe politique israélienne, de Nathaniel à Eisencote, tous disent qu'il n'y a pas de génocide à Gaza. Il y a une inimité de la classe politique israélienne.
Peu importe ce que pense unanimement ou non la classe politique israélienne, je le dis moi, Bruno Rotaillot, qui suis candidat à l'élection présidentielle, on ne peut pas assimiler ce qui se passe à un génocide. Le génocide, en tout cas le mot a été énoncé et réfléchi par Raphaël Lemkin pendant la guerre de 1939-1945. Et ensuite, en décembre 1948, il y a eu un acte... avec une convention des Nations unies contre le génocide et pour la prévention des génocides, avec là encore une définition très précise.
Comment vous expliquez d'ailleurs que ce débat autour du génocide, que le génocide soit devenu l'un des thèmes centraux ? De la gauche. LFI, PC, PS, écolo.
C'est une méthode de ce que j'appelle l'inversion accusatoire. J'en parlais tout à l'heure pour le jeune Thomas Doran à Lyon, où en réalité, on a fait de la victime incoupable. Inversion accusatoire. Même chose pour Israël.
assassinés par des membres de la jeune garde qui étaient notamment attachés parlementaires du député et en réalité on
découvre donc que c'était un militant identitaire extrême droite et en gros l'idée c'était il a bien cherché il est mort mais finalement finalement il a bien cherché c'est épouvantable de dire ça et bien sur Israël le même mécanisme est à l'oeuvre et l'objectif en réalité est de délégitimer radicalement 'état d'Israël jusqu'à son existence. Faire en sorte qu'on renvoie Israël à son acte de naissance qui était justement malheureusement la Shoah. Vous vous rendez compte ? C'est abominable. Et on ne peut pas encore une fois qualifier. On peut, moi j'ai des différences. On peut critiquer la politique du gouvernement israélien. Évidemment, et je la critique, y compris d'ailleurs en Cisjordanie, sur la colonisation et les violences qui sont faites aux Palestiniens. Mais pour autant, là, c'est autre chose. C'est une façon de dénier l'existence et même le droit à se défendre d'Israël.
C'est très différent. Comme vous l'avez dit tout à l'heure, le slogan de... Rima Hassan l'appelait du Jourdain. C'est la destruction de l'État d'Israël. C'est l'éradication. C'est l'éradication de la politique. C'est l'éradication. Alors, présidentielle. Est-ce qu'on a vécu d'ailleurs une période comme nous la vivons aujourd'hui ? Qu'est-ce que vous retenez comme enseignement des précédentes élections présidentielles ?
ne comprends pas votre question. C'est-à-dire, comme on l'a
-ce qu'on a déjà vécu une période comme on l'a vécu aujourd'hui ?
Non, pour moi, cette élection, c'est clairement l'élection de la dernière chance. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce sera la chute ou le relèvement. Le
relèvement avec vous, la chute avec les autres
? En tout cas, je pense que mon projet est le seul à même. de relever, de remettre la France à l'endroit. Je veux porter une espérance. Je sais que mon pays est en déclin. C'est ce que pensent d'ailleurs 9 Français sur 10. 9 Français sur 10 sont pessimistes pour l'avenir de leurs enfants. Moi, je veux porter une espérance. Je veux que demain, il y ait une prospérité, qu'il y ait plus de niveau de vie. Je veux que les parents puissent avoir confiance en l'avenir pour leurs enfants. Mais il faut un changement radical. Il faut renverser la table. Et je veux proposer à la fois cette radicalité, mais une crédibilité. Parce qu'au moment où les choses vont se dramatiser, où on risque toutes ces crises, et notamment une crise financière, les gens vont se tourner. Les gens ne voudront pas, à mon avis, nos compatriotes, faire le grand saut dans le vide en votant justement pour les ailes radicales.
Les ailes radicales, c'est Le Pen ou Mélenchon. Les sondages, en tout cas, annoncent la présence de Marine Le Pen au second tour. Suivez a priori les sondages de sa victoire. Est-ce que la présidentielle est d'ores et déjà jouée ? Marine Le Pen, elle apparaît donc comme la favorite de la présidentielle. A quelles conditions la favorite de l'automne ? peut être battu au printemps.
savez, les prévisions sondagières, c'est comme les prévisions météorologiques à un mois. À sept mois, ça ne tient pas à regarder le passé. Eh bien, regardez votre ami François Fillon. Oui, mais s'il n'y avait pas une intrusion judiciaire dans cette campagne-là, il aurait gagné. Il a fini à 20%.
Croyez
-moi, il a fini à 20%. Croyez-moi, la France, ce ne serait pas aujourd'hui là où elle est. certainement, s'il avait été élu président de la République. Ce que je veux simplement dire, c'est que là, on est sur cette élection très particulière et je suis certain que les Français voteront pour un projet à la fois radical, qui assumera une rupture, c'est ce que je veux assumer, c'est ce que ne peuvent pas assumer les deux premiers ministres.
Une rupture économique, sociale, sociétale.
Régalienne aussi. Je veux changer la Constitution pour redonner au peuple français la maîtrise de son destin. C'est-à-dire, aujourd'hui, on le voit bien. sur l'immigration ou sur la justice, s'il n'y a pas un référendum, le Conseil constitutionnel censurera. Les Français croient encore que ce sont les députés ou les sénateurs qui font des lois. D'ailleurs, les
propositions d'Edouard Philippe, votre concurrent, votre ami, sans doute aussi, sur l'immigration, elles vont dans le bon sens ou pas ? Ou c'est comme vous dites pour les autres ? Pas suffisamment radical. Est-ce que c'est une rustine, comme vous disiez tout à l'heure ? Pas suffisamment radical.
Mais c'est surtout que ça n'empêche pas sa qualité en termes de personnes. Simplement... Lui, comme ancien Premier ministre, pendant trois ans d'Emmanuel Macron, comme Gabriel Attal, ils seront co-responsables du désastre, du bilan. Ils seront co-responsables. Et jamais, vous verrez, ils ne pourront pas y parvenir. C'est la raison pour laquelle je veux porter moi un projet différent, singulier, radical, mais en même temps crédible.
Ils ne pourront pas y parvenir. C'est-à-dire que sur le match, Le Pen-Mélenchon nous dit qu'il va être au second tour. Est-ce que rien ne pourra arrêter ce second tour, sauf à passer par une consultation, une primaire, souhaitée par Grébé-Yatel, permettant de trouver un candidat commun de la droite et dissente, c'est-à-dire entre vous ? Gabriel Attal, Edouard
je ne suis pas dans le bloc central.
Oui, mais vous faites partie de la famille,
quelque part. Non, non, non, non, non, non. Moi, j'ai été pendant un an ministre de cohabitation, exactement comme Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, avait été ministre de François Mitterrand. Ça n'en faisait pas pour autant un Mitterrandien, voilà. Mais je ne fais pas partie de cette famille-là. Donc, pas de primaire primaire, à la limite, il faudrait une primaire plus vaste. Mais ce que je veux dire, moi, c'est que ça fait des mois. Non, mais je ne passerai pas une seconde, une minute sur la primaire. S'il y a une primaire, je n'ai jamais eu peur d'élection. Je la ferai, je l'affronterai et je la gagnerai. Je n'ai jamais dit non. Je n'ai jamais dit non. Je la crois très improbable. Et je ne veux pas passer une seule minute dépensée de l'énergie. sur des questions dont je sais très bien que les Français, ça ne les passionne pas. Je préfère déployer des propositions pour dire aux Français, on va y arriver et on va remettre la France à l'endroit. Mais en tout cas, vous dites
s'il y a une primaire. Je ne dirais pas non. Bien sûr. Une primaire qui pourrait aller de qui à qui. Peu importe. Ça n'est pas mon problème. Ça n'est pas mon problème. Gérard Larcher, votre ami Gérard Larcher, il a laissé entendre mardi qu'il conditionnerait son appui à votre candidature s'il apparaît. que vous avez des chances d'accéder au second tour qui devrait se préciser à partir du mois de janvier. Je cite le président du Sénat. Pour être présent au deuxième tour, chacun sait qu'il faudra en début d'année se poser la question. clair, on a l'impression qu'il vous soutient pas chaudement. Mardi,
dans le même interview. Oui, il a dit, je
le soutiens aujourd'hui. Sans réserve. Et j'étais avec
lui hier. C'était à 3. J'ai d'ailleurs François Baroin. Qui vous a appuyé. Qui m'a appuyé, qui me soutient. Et il a dit la même chose. Oui, mais là, il dit, on verra en janvier. Et quand on
entend ça, on se dit, il soutient quand même Bruno Retailleau, comme l'accord soutient
le pendu. Non, pas du tout. D'abord, avec Gérard Larcher, on se connaît bien. On a une amitié profonde. Et même si on n'est pas les mêmes, on a travaillé pendant des années. Pas mal de temps. Exactement. Mais ce que je peux vous dire, moi, c'est que je suis absolument certain qu'en début d'année, les sondages se réveilleront et que je passerai devant Gabriel Attal et devant... Très bien, mais
s'ils ne se réveillent pas.
le feront, mais je ne crois pas. Je pense tout simplement, je vais vous dire, je pense que je porte un projet différent de Gabriel Attal et de Van Philippe. Et ce projet, je veux que pour le débat, les Français puissent avoir ce choix au premier tour. Je le veux.
Il y en a beaucoup qui pensent ça chez vous, LR. Sans le soutien à Gérard Laché, on se dit Bruno Retailleau, il ne pourra pas aller jusqu'au bout.
Mais on n'est plus au moment où les chapeaux à plumes étaient prescripteurs d'opinion.
C'est un chapeau à plumes, Gérard Larcher ?
Bien sûr, il a des responsables. C'est ce qu'on appelle l'aide. Dans l'OPS, ils appelaient ça les éléphants. Et chez vous, c'est les chapeaux à plumes. Les chapeaux à plumes, exactement. Et on sent votre... Vous êtes déterminé. Je suis absolument convaincu et déterminé. Vous n'imaginez pas, je pense, parce que c'est l'avenir de la France, c'est l'avenir de nos enfants, nos petits-enfants. Et moi, je fais tout ça, j'engage toutes mes forces, toute mon énergie, je mets mes tripes, mon cœur sur la table pour relever le pays que j'aime. Et je pense que les autres n'ont pas le bon projet, la bonne proposition pour le faire.
Au passage, la candidature de David Lissner, qui a quand même été longtemps à LR. Même s'il a créé son parti. Et on est amis toujours. Mais est-ce qu'elle est légitime ou est-ce qu'elle vous pose problème, cette candidature du maire
de Cannes ? Mais il faut qu'on se retrouve, évidemment. Comment ? Autant, c'est ce que je suis en train de vous dire, autant il y a une légitimité à porter des projets qui sont singuliers, qui sont différents. Mais quand on partage les mêmes idées, à un moment donné, si on croit, si on veut relever la France, alors il faut savoir se retrouver. Vous lui dites quoi,
David Lissnard ? Reviens vers moi.
Eh bien, on discute en permanence. Donc j'espère bien qu'on se retrouvera.
D'ailleurs, David Lissner, il compte se faire réélire président de l'Association des maires de France, l'AMF, en novembre. S'il était encore candidat le jour du vote des maires, est-ce qu'il aurait l'appui de LR et de ses maires ? Est-ce que vous dites à vos maires, LR, s'il
est
candidat, ne votez
pas pour lui ? Il est devenu d'ailleurs président de l'AMF. Grâce à vous ? Non, mais parce qu'en tout cas, je l'ai appuyé à l'époque avec François Baroin parce qu'il était LR. Maintenant, c'est au maire. de décider. Je sais, je sais, je sais, je sais, je l'ai parfaitement entendu. Ce sont les maires, ce sont les maires qui trancheront cette question. Je n'ai pas voulu, je n'ai pas voulu que LR fasse de liste en face David Lysnard. Et j'ai donné les consignes, notamment à Nicolas D'Aragon, qui est vice-président de l'AMF, qui est aussi le maire de Valence, de discuter avec David Lysnard pour faire une liste commune.
Dernière question, Bruno Retailleau. Sur la première présidentielle, mais l'autre, social-démocrate. Ça a de l'importance pour vous ou ça ne changera rien dans votre campagne
les choses sont tellement compliquées partout que je ne vais pas me mêler de la gauche. J'attends dimanche ce soir et nous verrons.
Merci en tout cas Bruno Retailleux d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin d'après-midi sur Radio-J et à dimanche prochain. Merci. Merci à vous.
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