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Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
on va retrouver dans quelques secondes Françoise Degoy et Elisabeth Lévy qui sont autour de la table pour parler évidemment et débriefer ce moment politique très fort quand même hier soir avec la victoire dès le premier tour de Raphaël Glucksmann. Nous on vous posait la question ce matin, la gauche peut-elle gagner sans union ? On posait une autre question également sur la question de savoir si le Parti Socialiste ne s'était-il pas tiré une balle dans le pied. Et évidemment, on va en débattre avec Elisabeth Lévy et Françoise Degoy. Félix Mathieu, vous nous avez rejoints. Vous avez peut-être quelques indications déjà à nous donner. Évidemment, ce sont les questions qui sont posées aux auditeurs de Sud Radio, avec également des commentaires. Oui,
des questions qu'on vous pose sur la chaîne YouTube de Sud Radio. Vous nous dites à 89% que oui, le PS s'est tiré une balle dans le pied. avec cette primaire qui a vu hier soir le triomphe de Raphaël Glucksmann. On a par exemple ce commentaire qui nous parle du chant du signe pour le parti socialiste. Et puis, la gauche peut-elle gagner sans union ? Parce que c'est vrai que ce n'est plus au programme visiblement entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon. Vous nous dites non à 86% sur les chances de victoire de la gauche avec par exemple Yoann qui nous répond « Les gens qui votent Glucksmann ne sont pas de gauche ». Je cite Yoann sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
Alors, on va prendre les choses une par une parce qu'évidemment, on est... On a très envie de vous entendre, Françoise, sur tout cela. D'abord, un, parce que vous êtes une observatrice de la politique, et ensuite parce qu'on connaît votre engagement et votre passé au sein de cette famille politique-là. Alors, commençons d'abord par ce triomphe. D'abord, c'est une surprise qui l'est remportée aussi largement, et dès le premier tour.
Oui, quand même, c'est bien d'avoir l'avis de... Mais bien sûr, Elisabeth, vous allez en débattre, évidemment. Oui, alors, vous savez, une primaire, ça finit toujours de la même manière, c'est un référendum pour ou contre. Donc, soit un légende... prenaient le bulletin Olivier Faure pour dire on dégage Raphaël Guzman, soit ils prennent le bulletin Guzman pour dire on dégage Olivier Faure, Mélenchon éventuellement, etc. Donc c'est ce qui s'est passé. Oui, c'est un très large succès, bien sûr. C'est un très large succès, mais c'est un succès sur un corps électoral très petit. C'est un succès qui dit qu'il y a, en tout cas, dans les gens qui ont voté, une majorité de gens qui ne veulent pas l'idée même qu'il puisse y avoir des accords avec LFI, y compris en cas de victoire de Marine Le Pen. Donc là... Là, il y a un moment donné, tout le monde va se heurter au mur du réel, ça me paraît tout à fait évident. C'est une grande défaite pour le Parti Socialiste, bien sûr, parce que c'est la première fois que le Parti Socialiste n'aura pas de candidat estampillé et puis c'est une défaite aussi. Et je le dis au passage pour François Hollande, parce que vous savez, quand vous rêvez en recours d'une primaire auquel vous n'avez pas voulu participer en pensant qu'il y aurait un second tour, François Hollande est un peu sorti du jeu ce matin. On
va revenir à tout cela en détail avec vous. Françoise, une réaction d'abord, Elisabeth.
D'abord, je n'ai jamais aimé les primaires comme mode de sélection des candidats. J'ai toujours pensé qu'un parti politique devait être capable de produire en même temps. tant qu'un programme, un candidat pour l'incarner. Bon, je constate qu'effectivement c'est très compliqué de départager les gens dans un même parti puisque tout le monde s'estime, beaucoup de gens s'estiment appelés. Je constate ça, ça m'a toujours fait marrer aussi. Deuxièmement, j'aimerais interpréter ce résultat comme une mobilisation massive de l'électorat de gauche. de la gauche raisonnable, de la gauche chapatique, de la gauche à l'ancienne, contre tout accord avec LFI. Malheureusement, Françoise a raison, c'est quand même 100 000 votants. Je crois qu'il y avait 3 millions quand Hollande a été... C'est une primaire ouverte, bien sûr. Mais 100 000 votants... En tous les cas, c'est difficile de les commenter comme si c'était... Mais je pense néanmoins, et je ne cacherai pas ma joie à ce sujet, je pense néanmoins que Olivier Faure paye son ambiguïté sur le sujet.
Avant de venir à Olivier Faure, j'avais une question. C'est intéressant ce que dit Elisabeth. Justement, c'est très intéressant. Sur les 100 000. 120 000. Qui sont-ils ? J'ai vu qu'il y avait un gros apport de place publique. Donc ce n'est pas des
gens de gauche labellisés. Donc ce n'est
pas du parti socialiste à la base. Non, c'est du centre
gauche, c'est du centre droit. Vous savez, Raphaël Guzman, il ne s'en est jamais caché. Il veut faire Emmanuel Macron. Il ne le dit pas comme ça, parce qu'il ne peut pas le dire comme ça. Quand vous voulez séduire la vieille maison, vous ne dites pas, voilà, quelle est ma stratégie. Mais on sait très bien, là, il a réussi son hold-up sur le parti socialiste. sur la logistique, sur la caisse, etc. Il a maintenant les moyens immenses de faire une campagne. Parce qu
'il faut rappeler que le Parti Socialiste, c'est une assise incroyable en France. Il ne faut pas
se tromper. C'est un parti d'élus locaux. Aujourd'hui, c'est un parti d'élus locaux. Et puis, vous avez 70 sénateurs, 70 députés. C'est énorme, en fait. La machine du PS, c'est énorme. De ce point de vue-là, c'est comme 3% à la dernière présidentielle. Ce n'est pas le sujet, mais les plus grandes villes sont détenues par des socialistes, beaucoup de régions, des conseils généraux. Sinon, Raphaël Buxman
n'aurait pas eu besoin de la maison socialiste si ça n'avait pas été le cas, d'ailleurs. Je peux poser une
question. Allez-y, terminez sur
ce qu'on peut dire de ces 120 000. En tout cas,
le corps électoral du PS est à 31 000. Tout le reste est arrivé. On dit, qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? Moi, je ne sais pas, je n'étais pas dans la boîte noire. C'est au moins le secret du vote numérique. Mais on peut imaginer, quand je vois tous les gens qui... se réjouissent, on voit Gabriel Attal qui dit à Raphaël Guixman, allez viens, c'est le moment, etc. C'est bien, bien sûr, la social-démocratie macroniste, entre guillemets, qui a aussi voté. C'est pas simplement la gauche gauche qui a voté. D'ailleurs, il me
semble même qu'il y a eu des bugs vendredi, puisque moi j'ai vu des gens vendredi qui étaient furieux de ne pas pouvoir, de n'avoir pas pu encore voter. Il y a eu une cyberattaque. Apparemment, ça s'est réparé samedi. Non mais moi, j'en reviens à la question qui me semble centrale. Si le Parti Socialiste se meurt, c'est de n'avoir pas su conserver un cap de gauche hors Mélenchon. C'est de n'avoir pas su, il a perdu le Parti Socialiste, comme l'air d'ailleurs, les deux partis qu'on disait anciennement de gouvernement. Ce sont des partis vieux. Qui a la jeunesse aujourd'hui ? Jean-Luc Mélenchon d'un côté, le RN a les jeunes actifs de l'autre, pas les jeunes lycéens, mais les jeunes actifs. Il y a plusieurs choses, allez-y. si vous voulez, avant de s'interroger sur qui va la présidentielle, qui machin, excusez-moi, entre Johanna Roland et la maire de Nantes, qui est, je veux dire, elle est fille et puis c'est tout, entre elle et, comment s'appelle, celle qu'on reçoit fréquemment ici, Madame Delga, par exemple, qui est très social-démocrate, justement, vous avez quand même... Qui est dans le camp de Raphaël Glucksmann. Voilà. Comment ? Elle est dans le camp de Raphaël Glucksmann. Mais elle est au PS, elle n'est pas hors PS. Mais elle a fait le choix de Raphaël Glucksmann. Et donc, je ne suis pas capable de le savoir, parce qu'apparemment, en plus, il y a beaucoup de militants de Glucksmann directement. Mais ce que j'aimerais penser, c'est que les électeurs de gauche, les électeurs du PS, ont voté d'abord pour ça, pas pour l'Ukraine, pas pour ceci, pas pour cela. Ça va être un vrai
sujet, parce que la réalité, si vous voulez, c'est que ça a été l'argument principal de la stratégie de Raphaël Guzman, et il a vraiment réussi. Vous savez, ça va être un vrai problème par rapport à Jean-Luc Mélenchon, parce que la réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon domine absolument tous les sondages. La réalité, c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon, dans ce mois mortel que nous connaissons tous, qui est le mois de février, c'est toujours là que s'embraye. si vous voulez, ce qu'on appelle le vote utile, c'est à chaque fois la même histoire, c'est Jacques Chirac qui remonte sur Baladur, c'est en février. C'était en février, absolument. Février, c'est le mois de tous les... La fameuse question... La fameuse question de la fracture sociale, quand notre ami Al-Achabot lui dit, mais vous êtes sûr que vous ne voulez pas renoncer, mais pourquoi je ne renoncerai pas ? Vous plaisantez. Et c'est là qu'il remonte, etc. Février, c'est le mois de tous les dangers dans une présidentielle. Est-ce qu'en février, Raphaël Guxman, qui vise bien sûr l'électorat de Gabriel Attal, parce que le reste de la gauche non-mélenchoniste ne l'aime pas ? C'est-à-dire, ce n'est pas un problème. Il n'aime pas sa ligne. C'est un délit de sale gueule. Est-ce que Raphaël Buxman a réussi à être suffisamment crédible pour empêcher, si vous voulez, le vote utile sur Jean-Luc Mélenchon ou pas ? C'est ça l'enjeu. C'est ça l'enjeu des prochaines
semaines.
Cela dit, pour me contredire moi-même, je crois que là, parce que j'essaye d'écouter notre conversation comme si j'étais un peu de sérieuse. Et je me dis, mais... Franchement, les gens ne vont pas nous écouter pendant des mois et des semaines parler des jeux de petits chevaux entre Glucksmann et machin et tout. Qu'est-ce que les gens veulent pour le pays ? Il est quand même temps maintenant. On n'arrive pas à entrer... On s'est quand même fait bouffer la dernière campagne. Il n'y a pas eu de campagne. L'avant-dernière, c'était pas terrible. Et pourquoi on attendait d'ailleurs autant l'une que l'autre, il y a beaucoup de Français, cette campagne, en se disant qu'il va y avoir en réalité un débat sur notre avenir commun. Qu'est-ce qu'on fait ensemble ? Est-ce que les
ingrédients n'y sont pas, certainement ? une offre très à gauche, qui est carré, comme ils disent, LFI, et puis on a une offre centre-gauche, social-démocrate, qui commence sa campagne. Maintenant, ils vont pouvoir commencer la campagne. Et puis vous avez une autre offre centre-gauche, qui est Gabriel Attal, et
puis après, vous avez du centre-droit. Et Gabriel Attal, je
suis assez d'accord.
Mais c'est aussi ce qu'on dit depuis le début, François. L'écrémage est en train de se faire, mine de rien. Non
seulement l'écrémage est en train de se faire, mais vous avez très bien... En mai
2027, il sera fait. Mais vous avez quand même deux
radicalités qui apparaissent. Il y a Jean-Luc Mélenchon, avec son programme ultra social, et vous avez Marine Le Pen avec maintenant ses 140 milliards, et ces deux-là, pour le moment en tout cas, avec Edouard Philippe qui domine pour le moment en tout cas la dynamique de la campagne. Cette dynamique-là, est-ce que pour Jean-Luc Mélenchon, la vraie question c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon est à son plafond de verre ? Ou bien est-ce qu'il est encore en kick de démarrage et qu'il peut encore engranger ? Et parallèlement,
est-ce que le PS peut progresser encore ? Est-ce que maintenant Glucksmann peut rassembler avec d'autres interlocuteurs ?
La question, je vous le dis, Raphaël Glucksmann a la même stratégie qu'Emmanuel Macron. C'est aller chercher la gauche et aller chercher le centre-gauche. C'est la question. Ça a fonctionné une fois pour Emmanuel Macron en 2017. Il n'y avait pas non plus un Jean-Luc Mélenchon surpuissant. Est-ce que la gauche, comme moi, a envie de revoir Emmanuel Macron ? C'est un vrai sujet. Mais est-ce que la gauche, comme moi, il y a des millions de gens comme moi, a envie que ça soit Jean-Luc Mélenchon ? C'est aussi un vrai sujet. Vous allez voir. le Cluedo dans lequel vont se retrouver... Vous inquiétez pas,
il y a des gens très bien à
droite. Ça fait beaucoup
de questions et justement, on va y répondre juste après. On marque une toute petite pause. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardot. Françoise Degoy, Elisabeth Lippe, vous les
entendez, elles sont là et bien là et elles ont beaucoup de choses à dire. Félix Mathieu, on rappelle... La deuxième question, sondage, on se posait la question de savoir si le PS ne s'était pas un
peu tiré une balle dans le pied. Je crois que vous avez un vote. Oui, vous nous dites oui, très largement à 89%. Est-ce qu'il y a des commentaires ? Et puis oui, il y a par exemple ce commentaire qui nous dit, beaucoup de commentaires pour nous dire que Glucksmann, ce n'est pas une issue de gauche pour cette primaire sociale démocrate. Et puis, il y a ce commentaire signé Xavier de Normandie qui nous dit, j'aime beaucoup cette blague de l'émission belge, le grand cactus, la gauche française, c'est comme une éolienne, c'est perché. haut, ça brasse de l'air, mais au sol, les ouvriers se demandent à quoi ça sert. Bon, d'accord. la charme. Oui, c'est la charme.
Françoise
vient de nous donner une belle citation de Gilles Renard.
Justement, en parlant
de François
Hollande. En parlant de François Hollande, absolument. Il y a beaucoup de questions qui se posent. L'avenir de Ségolène Royal, l'avenir de François Hollande, les possibles unions. Commençons par François Hollande. Il espérait... que le jeu ne soit pas tout à fait fait à l'occasion. François Hollande,
il avait fait un pari. La primaire serait un ratage à 40 000, voilà. Si ce n'était pas un ratage, il fallait qu'il y ait un deuxième tour, et si possible qu'Olivier Fort et Raphaël Guixman s'éliminent, voilà. Tout est faux. C'est-à-dire que vraiment, tout est raté en fait. Pour François Hollande, c'est foiré. C'est-à-dire que vraiment, il a fait un calcul. Il y a eu d'un seul coup 130 000 adhérents, ce qui est beaucoup par exemple. Oui, lui
pensait trois fois moins, c'est ça. Oui, il n
'y a pas deux seconds tours. Les débats, bon, ils se sont un peu tirés les cheveux. Mais enfin franchement, si Guzman ne résiste pas à trois claques de Ségolène, qu'est-ce que ça va être avec Mélenchon ? Donc, ils se sont un peu tirés par les moustaches comme ça. Mais c'est resté assez correct. Ils font une photo de famille. Ensemble, l'autre est plébiscité à 66%. Quel est le trou de souris par lequel François Hollande peut passer ? Alors justement, il y a encore un petit espoir ou pas du tout ? Non, sauf si Raphaël Glucksmann fond comme un glaçon dans les deux mois qui viennent. Il est à combien
dans les sondages
? Il est à 8-10. Vraiment, décembre c'est le mois de François Hollande. Si il ne s'est pas passé quelque chose entre maintenant et le mois de décembre, il n'y aura pas de François Hollande. S
'il n'y a rien au pied du sapin, c'est mort.
Vous allez
la donner, votre citation, quand même. François Hollande, pour me
moquer de lui, parfois, j'ai toujours cette phrase de Jules Renard en tête. qui est très belle, qui dit, n'écoutant que son courage, qui ne lui disait rien. Voilà. Qu'est-ce que c'est bien ? Je vous adore,
Françoise. Merci. J'ai bien fait de venir ce matin. Vous allez la sortir plein de fois. Je vais ressortir avec... Oui, parce que le courage n'étant pas la chose la mieux partagée du monde. À mon avis, elle peut servir. Je reviens
à ma question. Le PS s'étire une balle dans le pied. Ils invitent un allié, certes. dans leur primaire, et puis c'est l'allié qui gagne, qui bouffe tout.
Je me rappelle, si vous voulez, quand le PS a voté pour le cœur du parti, qu'ils ont élu Benoît Hamon, c'était une autre balle dans le pied, franchement. Un assez piètre. Et quand ils ont choisi Anne Hidalgo, je ne sais plus, ce n'était pas une primaire. Non, c'était sur tapis vert, c'était un vote du Conseil national. Quand ils ont annoncé out of the blue, ce sera Anne Hidalgo, si vous voulez, c'est quand même, je crois, le pire score du PS pour la présidentielle. Alors peut-être que, dans le fond, la vérité du PS, c'est d'être un parti d'élus. locaux, ce qui n'est pas rien. Il y a l'air d'ailleurs... Ce sont des partis qui, au présidentiel, font d'assez piètres résultats ces derniers temps. Maintenant, je crois aussi qu'il le reste. Notre problème, c'est que toutes les clarifications idéologiques qui auraient dû être faites depuis au moins, disons, le 89-90, depuis la chute du mur de Berlin, ça a quand même remis un peu en cause un certain nombre de gens, elles n'ont pas eu lieu. Donc, plus personne... ne sait vraiment ce qu'est être de gauche, parce que ce sont des choses très différentes, ça peut être islamiste radical ici, et quand être de droite, c'est toujours ce qui n'est pas de gauche. Parce que la réalité, c'est qu'il n'y a toujours pas vraiment de définition substantielle de la droite. Donc, je ne suis pas capable de répondre à votre question, et en plus je m'en fous du sort du PS comme boutique. Le sort du PS comme boutique m'apporte peu. En revanche, Je crois qu'il y a besoin. d'un véritable affrontement idéologique, si possible, qui ne soit pas une espèce d'empoignade débile entre gens qui sont incapables de se parler. Et je ne la vois pas venir. Ce que vous dites,
c'est qu'on a maintenant besoin d'un vrai débat de fond et de vraie opposition entre ces candidats. D'une conversation civique. Nous avons
besoin de reprendre ce que j'appelle l'engueulade civique. C'est-à-dire d'être capable de s'affronter, mais pas comme Mme Panot. Entre gens qui sont d'accord pour être désaccord. Moi
je suis d'accord, absolument. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que dit Elisabeth, le sort du PS, etc. Le sort des appareils politiques, moi, ne m'indiffère pas. Parce que je pense que les appareils politiques sont véritablement aussi... les garants de la démocratie. On peut penser ce qu'on veut du Parti Socialiste. Depuis, comme disait Mitterrand, vous savez, on a mis un siècle à imposer la marque. J'ai trouvé ça, quand tout le monde rentrait en disant, Rocard rentrait en disant, il faut tout refonder, exactement ce que fait Glucksmann, tout le monde a toujours voulu refonder ce parti. Et Mitterrand répondait, on a mis un siècle à imposer la marque du socialisme. Et en fait, je pense que le parti socialiste, c'est un parti où vous pouvez, en fait, ce qui le caractérise, c'est que vous pouvez avoir toutes les tendances dedans, c'est vraiment un parti démocratique. Vous pouvez créer votre courant de main, faire 3%, vous êtes représenté, c'est le seul qui fonctionne comme ça. Et je pense qu'il faut un parti de droite puissant, parce que les partis... participe aussi de la vie démocratique. Quand vous avez la France Insoumise, où tout se fait par vote, où vous avez le général en chef tapioca qui dit ça, et vous êtes dans la verticalité, mais idem le Rassemblement National, Marine Le Pen parle, c'est terminé, puis s'il y en a un qui s'écarte, il est poussé sous le camion. Donc je veux dire par là que la vie démocratique des partis, je suis sûr que si je dis ça, Elisabeth sera d'accord, pour moi, m'importe vraiment. Je pense que ça ne
se passe plus
là.
avance un petit peu, est-ce que ça clarifie les choses pour ce qui est du bloc central, et donc par voie de conséquence pour la droite, ou bien est-ce que pour vous, ça ne change pas fondamentalement les choses
? Au contraire, j'écoute depuis ce matin Françoise, mais au contraire, j'ai mal au crâne, j'ai pas l'impression que... De toute façon, tant qu'on ne sait pas qui va rester sur la ligne de départ, c'est un sacré bazar quand même ! Vous avez des gens qui sont exactement pareils. Les Slard-Retailleau, vous avez... Ensuite, vous aurez Attal, Philippe, Glucksmann, qui sont quand même... Sans oublier Zemmour, sans oublier Asselineau. Je vous les présente par famille. Et donc, tant qu'on ne sait pas quelle est l'offre réelle, je ne dirais pas non. Ce qui est bizarre, c'est que vous n'avez pas un candidat de la gauche à l'ancienne. Ma question est, est-ce qu'elle existe encore ? Est-ce qu'une gauche ? Non. islamisé, non wokisé...
Je n'ai pas mon candidat. Si on peut résumer, cette gauche à l'ancienne... Il ne marche que vous, François ! Présentez-vous ! Il
n'y a peut-être des candidats qui ne se sont pas encore lancés.
Ah non, arrêtez. À gauche, c'est bon. Non, mais s'il vous plaît, alors vraiment, je sais que tout... Maintenant, on est en train de faire monter comme on vendait sa venette David Lysnard qui monte. Alors maintenant, il se passe quelque chose avec David Lysnard. Il se
passe quelque
chose. Écoutez, arrêtez, il se passe assez de choses à gauche. Je peux dire pour la gauche, c'est fini, c'est plein. Un dernier
mot sur le PC. Le PC et les Verts, Françoise, vers qui ils vont aller naturellement, vers la France Insoumise ?
Évidemment, le PC, il va garder ses positions. Le PC, c'est pas sûr aussi ? Le PC, non. Roussel tiendra probablement ses positions, sauf si c'est trop fort. Les
électeurs de Roussel.
Ils l'ont abandonné à la dernière présidentielle. C'est trop fort sur le vote utile face à Marine Le Pen. Les Verts, on sait très bien que les Verts se sont radicalisés. Les verres de Jadot iront chez Jean-Luc Mélenchon. Ils ont déjà
parti les verres de Jadot. Ils sont déjà chez Glucksmann ou chez Philippe ou chez Attal. Et si on se projette
jusqu'aux législatives, est-ce que le divorce est totalement consommé entre les Glucksmanniens et demain Mélenchon s'il devait y avoir un front ? Est-ce que je peux faire un
pari
Allez-y.
Raphaël Glucksmann, en 2024, a envoyé Aurore Laluc négocier avec Jean-Luc Mélenchon des circonscriptions. pour le nouveau Front Populaire. Pourquoi ? Parce qu'il y avait ce qu'il appelait la hiérarchie des périls. C'était en 2024. La hiérarchie du péril d'extrême droite. Est-ce que vous imaginez une minute, une minute, que si Marine Le Pen gagnait la présidentielle ? Vous imaginez une minute ? Une seule minute, un seul leader, y compris Raphaël Luxman, ne pas repartir dans la hiérarchie des périls pour empêcher l'extrême droite dans la majorité. Je vous le signe. Il a gagné avec ça, tant mieux. Mais tout le monde sait que ça n'est pas tenable quand on est un élu. Et c'est pour ça que moi, je lui avais dit... Et ça, cela m
'inquiète beaucoup, parce que ça veut dire que la sornette antifasciste... Moi, je ne me dérange pas qu'on combatte Marine Le Pen politiquement sur son programme, etc. Mais le bazar, la comédie, la stupidité, le folklore antifasciste, là, même moi, qui aime bien le folklore, je commence à me lasser. L'idée que ça va encore marcher, une fois de plus, c'est qu'on va m'expliquer que dans la hiérarchie des périls, l'extrême droite est beaucoup plus dangereuse que Mélenchon, alors que tout... prouve le contraire, mais enfin, écoutez-les, quoi. Il y a un moment, là, je deviens dingue.
Je vous dis, je n'ai pas dit que ça me complaisait, Elisabeth. Je n'ai pas dit que tu avais dit ça. Je n'ai pas dit que tu l'avais dit, d'ailleurs. Je connais la mécanique politique aussi bien que vous, et je sais très bien comment les choses fonctionnent. En plus, quand vous avez des élus qui veulent être réélus, regardez François Hollande, il n'a pas hésité à appeler... Il n'a pas hésité à appeler son ami. Il n'a pas hésité à appeler son ami, mère de Tulle, à la rescousse à la fille pour qu'il soit élu. Il a été battu. François Hollande a mis les mains dans le pot de confiture, comme tout le monde.
Merci mesdames, vous nous appelez au 0826. Il ne coûtait que son courage qui ne lui disait rien. C'est la phrase du jour.
N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien. Et vous marquez un temps d'arrêt Elisabeth. N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien.
Voilà, c'est bien dit. Allez, merci mesdames et on se retrouve 0826 300 300 pour la libre antenne. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz. On
est de retour avec vous et c'est toujours un plaisir. 0826 300 300, c'est la libre antenne. Vous pouvez nous appeler, on va évidemment poursuivre la discussion sur le PS, mais je le disais tout à l'heure, évidemment, vous pouvez également nous appeler concernant une actualité carburante assez chargée aujourd'hui, 0826. 300, 300, vous savez, il y a la réunion gouvernementale sur la façon de gérer les prochains stocks puisque le gouvernement a décidé de mobiliser les 10 millions de barils de gazole qui sont issus des stocks stratégiques et d'essayer de fixer des modalités de prix plus basses avec une économie de 12 à 18 centimes le litre. Comment tout ça peut fonctionner ? Sébastien Lecornu a décidé de réunir aujourd'hui à Matignon les distributeurs de carburant pour voir comment cela pouvait fonctionner. Il y a évidemment l'aide Grand Rouleur. Et puis, autre sujet, on a appris ces dernières heures que le Premier ministre envisageait également une aide pour les toutes petites stations essence, notamment dans le monde rural. Je souris parce qu'il y a quelques jours, nous avions proposé une question un matin ici sur la question de savoir s'il ne fallait pas deux prix du carburant. carburant l'un pour le monde rural et l'autre pour les citadins. Et je vois qu'il y a cette réaction aujourd'hui du gouvernement. C'est bien que les besoins ne sont pas du tout les mêmes selon que l'on vit dans le monde rural ou évidemment en pleine ville avec des transports en commun très disponibles. Mais tout de suite, j'accueille Julien. Bonjour Julien, vous nous appelez de Paris et vous souhaitiez nous parler de la France insoumise dont vous pensez qu'elle doit se frotter les mains depuis la victoire de Glucksmann hier.
moi, je me demande même si ce n'est pas une ingérence, s'ils n'ont pas poussé leurs militants à aller voter en masse pour s'aborder la gauche comme jamais... C'est le plus beau cadeau que ça puisse être. J'ai écouté avec passion le débat entre Mme Degoy et
Elisabeth
Lévy. Je suis entièrement d'accord avec Elisabeth Lévy. Pour moi, aujourd'hui, Mélenchon représente un danger. Personnellement, je suis de gauche. J'ai toujours été de gauche, je suis né en 1981, j'ai été élevé dans le mutterrantisme, dans le totalisme. Je suis issu d'une famille extrêmement politisée, très très très à gauche, voire même complètement communiste. Et pour moi, aujourd'hui, je ne le vois pas plus dangereux que Mélenchon. Si aujourd'hui, je devais choisir mon candidat de gauche, je choisirais Madame Guettet. Voilà. C'est la seule qui, à mon sens, a les épaules, à la stature, à la pensée politique. posée, réfléchie, maîtrisée. Elle ne part pas dans des coups de sang en permanence. Elle n'est pas candidate. Elle n'est pas candidate. Et c'est bien ça le problème. C'est que moi, aujourd'hui, je donnerais tout pour faire barrage à LFI. Parce que je ne veux pas d'un tyron. Je suis... Mais pas sur la manière de faire. Une velléité totalitariste qui n'est pas dans le compromis, qui n'est pas dans l'écoute de l'autre. C'est son idée à lui. Comme il veut, il impose tout.
Ça marche en tout cas. Vous avez vu hier son meeting en Auvergne. Il a rempli la salle et il y avait des milliers de personnes dehors.
Oui, je ne doute pas que ça marche, c'est sûr que les gens, malheureusement on l'a vu en 39-45, les gens sont admiratifs des personnes qui ont une grande orale, un grand charisme, une grande verve et une grande parole.
Vous y allez là, le parallèle est quand même assez osé.
Mais le parallèle est plus que osé, si vous regardez un petit peu le bras armé de LFI qui est la jeune garde aujourd'hui dissoute. Mais la texture, le symbole, l'iconographie de la jeune garde est très proche de l'iconographie des mouvements. ultra-nationaliste. Vous regardez le profil type du militant de la jeune garde. Blond, yeux bleus, le profil type de ce qu'on retrouvait dans les génétiques de l'arrière.
Je ne sais pas si on peut dire ça, parce que, Julien, il y a beaucoup de personnes issues de différentes immigrations au sein de la France insoumise. Il
faut les trouver. Moi, je peux vous assurer que pendant les Gilets jaunes, je me suis amusé à faire, parce que j'étais un peu dans la... Dans la déroute idéologique, j'étais très perdu politiquement, je me sentais trahi par la gauche, je ne me revenais plus dans la gauche. J'ai été voir un peu ce qui s'est passé, j'ai vu mille fois plus de diversité dans les meetings d'Éric Zemmour que dans les meetings de la LFI. J'ai même été au NPA, c'était tous bon aux yeux bleus. C'est impressionnant.
Vous avez pas mal navigué. On va accueillir Baptiste. Vous restez avec nous, Julien, et on dialogue tous ensemble. Baptiste, vous nous appelez de Boulogne-Billancourt. Bonjour Baptiste. Qu'est-ce que vous pensez de la victoire de Glucksmann et de sa candidature
Bonjour Jacques, je suis désolé, je vais répondre à votre question, mais je ne peux pas m'empêcher quand même de m'étonner. Là, ce matin, je débarque et c'est vous qui êtes la mesure face à un électeur supposément de gauche qui est dans la caricature la plus extrême sur Mélenchon et les Insoumis. J'ai envie de dire à Julien, qui a fait un lapsus, il se réécoutera. Il se réécoutera, mais qui a fait un beau lapsus en commençant son propos en disant « j'ai été élevé dans le mitterrandisme et dans le totalitarisme ». Déjà, je voudrais qu'il m'explique en quoi il a été élevé dans le totalitarisme s'il a été élu dans les années Mitterrand. Après, pour le reste, c'est tellement outrancier les blonds aux yeux bleus, au NPA, la diversité plus importante dans les meetings d'Éric Zemmour que de Jean-Luc Mélenchon. C'est tellement outrancier que finalement, c'est assez insignifiant. Revenons à Glucksmann. Je pense que l'élection de Raphaël Glucksmann, c'est en fait la meilleure chose qui pouvait arriver à Jean-Luc Mélenchon et qui pouvait arriver à la gauche de ce pays, puisque aujourd'hui, le seul programme de gauche... C'est celui de Jean-Luc Mélenchon. Après, on peut dire ce qu'on veut sur le personnage et sur la personne. Je note, pour revenir à Julien, qu'il s'inquiète beaucoup plus de la supposée tyrannie qu'installerait Jean-Luc Mélenchon et qu'il n'a pas du tout d'inquiétude sur... sur la même chose qui est plus ou moins affichée au Rassemblement National. Mais ça, ça doit être la branche communiste qui voit plus de danger en Jean-Luc Mélenchon quand des vrais néo-nazis, je rappelle que Jordan Mardella est en lien avec des gens qui se revendiquent néo-nazis. Ça, Julien, ça ne le dérange pas. Eh bien, très bien. S'il dort bien la nuit là-dessus, ça va très bien. Donc, Guxman est élu, c'est très bien. C'est la meilleure
chose qui puisse arriver à Jean-Luc Mélenchon. Je ne suis pas sûr que Jordan Bardella se satisfasse de ce que vous venez de dire.
Non, mais Jacques, est-ce que vous avez des amis néonazis, Jacques ?
Non, non, moi non. Bon,
ben voilà, moi non plus. Ben voilà, moi non plus, c'est tout.
Bon, en tous les cas, alors vous vous rejoignez, Baptiste et Julien, sur un point, et je vais redonner la parole à Julien, probablement sur le programme, mais aussi sur... Est-ce que vous aussi, Baptiste, vous pensez que des électeurs de la France internationale ont pu quelque part participer à ce vote pour essayer de faire pencher la balance du côté de Luxman ? Parce que ça clarifie le débat, quelque part.
Non, il n'y a pas eu. S'il y a eu des électeurs qui se revendiquent France Insoumise et qui ont participé à cette primaire, ce n'est pas de vrais électeurs. C'est un peu comme le fait que Julien se revendique de gauche. A mon avis, c'est un peu fake. Mais en gros, je ne pense pas qu'un électeur censé de Jean-Luc Mélenchon... aille claquer 15 balles pour faire gagner Glucksmann. Parce qu'en vrai, si Glucksmann gagne, ça arrange bien Mélenchon. Mais franchement, si ça avait été Ségolène, ça l'arrangeait pareil. Si ça avait été fort, ça l'arrangeait pareil. La seule différence, c'est qu'à mon avis, un Olivier Faure, s'il avait gagné, il aurait été capable, à un certain moment de la campagne, s'il voyait qu'il ne décollait pas et qu'il était condamné à faire entre 5 et 10%, lui aurait peut-être été capable de dire... Le danger de l'extrême droite est bien trop important pour continuer à faire ce cavalier seul et il aurait pu dealer un programme pour éventuellement les législatives ou un programme pour avoir un programme commun en vue de la présidentielle, comme l'avait fait d'ailleurs le totalitariste Mitterrand au congrès d'Epinay en 77.
Alors il y a beaucoup d'ironie dans tous ces propos, Julien. Vous vous souvenez de ce... Vous vous souvenez de ce lapsus que vous avez fait ? J'ai été élevé dans le mitterrandisme et le totalitarisme. Je confirme parce que moi aussi, je n'ai pas voulu vous couper, mais je l'ai bien entendu aussi.
Je me suis probablement trompé. En fait, j'ai été élevé dans le communisme. Vous
avez été
élevé dans ? Le communisme.
Le communisme
et le totalitarisme. Le lapsus n'est pas si éloigné que ça. Je l'ai vécu comme ça étant jeune.
Dans une culture communiste, ce n'est pas tout à fait pareil quand même.
Oui, c'est ça. Ce n'est pas tout à fait pareil, mais on n'a pas le droit de penser divergente. C'est un peu ça la problématique. Ce que je voudrais, c'est que tout le monde puisse exprimer... Ces idées, ces envies, ces besoins. C'est le cas. Quand on voit la France insoumise qui propose de fermer des chaînes, des journaux qui interdisent l'accès à des militants. Moi, une des grosses ironies qui me fait énormément rire dans les mouvements qui se passent en ce moment, c'est qu'aujourd'hui on entend beaucoup parler d'un petit jeune qui a une verve extraordinaire qui s'appelle Nolven. Ce petit jeune a juste été propulsé par... Vincent Lapierre. J'ai envie de dire, heureusement qu'il y a des journalistes comme Vincent Lapierre qui font le beurre, finalement, des idées d'extrême-gauche. Parce qu'à un moment donné, il faut être lucide. Vincent Lapierre n'est pas un ennemi. Il donne la parole aux gens. Alors oui, il donne la parole à des gens qui vont dire de la merde d'eux-mêmes et qui vont se ridiculiser. Et il va les passer. Et effectivement... C'est dommageable pour ces personnes-là, mais ces personnes-là, si elles sont conscientes qu'elles disent de la merde, c'est à elles aussi de se maîtriser et d'apprendre à maîtriser ce qu'ils disent avant d'ouvrir leur bouche. C'est aussi une régulation qu'on doit tous avoir les uns les autres.
Effectivement, tout le monde a été impressionné la semaine dernière par ces débats télévisés et ces jeunes qui... commence à prendre le relais. Vous faisiez allusion à celui qui a fait un bisou à Jean-Luc Mélenchon et qui s'affiche comme un grand soutien de Jean-Luc Mélenchon. Il y a également face à lui une certaine Louise. qui, elle, porte les couleurs du Rassemblement National et qui a également crevé l'écran. Les mouvements étudiants, traditionnellement, permettent toujours l'émergence de grandes personnalités et on le sait également pour les socialistes et pour la génération des quinquas ou même plus aujourd'hui qui a participé à des grands mouvements étudiants par le passé. Dans quelques secondes, on va se retrouver pour évoquer la question des carburants. avec la problématique de l'opération escargot qui est en cours en ce moment de la part d'un certain nombre de poids lourds. Il y a plusieurs opérations escargot en France. Les poids lourds également se mobilisent aujourd'hui pour protester contre le prix du carburant. Et on en parle dans la vérité en face dans quelques secondes. 0826 300 300. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz. Et
vous nous appelez au 0826 300 300, on parle beaucoup, carburant, avec notamment ces opérations escargots que vous constatez aujourd'hui. Et j'accueille Cédric.
Bonjour, Jacques Cardoz.
Bonjour, Cédric. Vous nous appelez de Narbol. Je ne sais pas si vous êtes sur la route en ce moment.
là je filais chez mon kiné, mais oui, j'étais sur la route ce matin et effectivement je suis avec un carburant qui n'arrête pas d'augmenter. Ils nous ont dit qu'ils allaient le faire baisser et finalement je pense qu'ils l'augmentent pour pouvoir revenir au niveau classique. Donc je comprends mes collègues routiers que je soutiens énormément. bien loin de là de soutenir les lycéens qui cassent plus qu'ils ne travaillent. Hélas, quand ils se rendront dans le monde du travail, ils se rendront compte qu'il y a des horaires qui sont complètement fous. Mais aujourd'hui, oui, je soutiens à fond. On doit et on se devait de rentrer dans la danse. Et je pense que ces choses faites aujourd'hui, on va rentrer dans une ère qui est critique. parce qu'avec des petits salaires, on n'arrive même plus à s'en sortir. Et j'en ai fait le choix dernièrement de limiter mes dépenses de carburant pour... remplir le frigo, c'est maintenant où je mange et je donne à manger à mes enfants, ou alors on part se balader dans les montagnes. Donc on a fait le choix, c'est de régler.
Cédric, qu'est-ce que ça pose comme problème ? Je ne parle pas en tant que particulier, mais en tant que routier, puisque c'est votre métier. Quel est l'impact mesurable depuis l'augmentation des prix du carburant sur votre métier ?
On est obligé de répercuter sur le client. Moi, je suis employé d'une grosse entreprise et effectivement, quand on répercute sur le client, quand on fait des trajets et qu'on fait des plaines à 650 litres deux fois dans la semaine, parce qu'effectivement, on roule beaucoup, on fait entre 2003 et presque 3000 km par semaine. il arrive à un moment où l'impact est vite réglé. Au lieu de faire un plein classique, il y a un petit moment, on l'avait à... à 1,80, 1,85, au plus fort ces derniers temps. On l'a maintenant à 2,45, 2,50 euros. Alors même s'il y a des accords avec des sociétés pétrolières, puisque c'est vrai qu'on a des cartes et tout ça, mais on le paye très cher quand même. Et le carburant maintenant, aujourd'hui, si on doit se déplacer, le coût, il faut le répercuter. Et si on le répercute, c'est vous, c'est moi qui allons tout payer. Puisque finalement, quand les grandes bases... supermarchés font les livraisons, à un moment donné, il faut mettre du carburant. Qu'est-ce que vous
réclamez ? Qu'est-ce que réclament vos collègues qui sont en train de faire les opérations escargots ?
Là, ce qu'il faut, c'est qu'ils fassent baisser le carburant, qu'on mette une taxe le plus bas possible. Et ils ne veulent pas. Ils ne veulent pas parce qu'en fait, ils veulent continuer à se gaver, à engranger de l'argent. Et effectivement, ils se gavent et ils engrangent de l'argent. Puisque le pétrole avait baissé, il était redescendu à 84 dollars. Je n'ai pas vu une seule station service autour de chez moi qui est descendue en dessous de 2,40 euros. Donc, il y a quelqu'un qui spécule. Et effectivement, la spéculation. plaît, mais plaît aux autres, pas à nous, le peuple. Et le peuple, c'est celui-là qui subit. Et c'est possible. Ce qu'on fait aujourd'hui, ce que font mes collègues, moi je dis, c'est légitime, il faut aller plus loin. Quand on voit simplement que les casseurs, ils ont réussi à avoir un coup de chapeau, ils ont eu 3000 enseignants, attention, parce que nous, ce qu'on a en face, c'est des gaillards, et des fois, on fait 130-140 kilos.
Ça vous donne des idées. C'est ça. Complètement, bien
sûr. C'est logique, mais c'est répréhensible aussi, parce que je ne veux pas qu'on en arrive là. Mais à un moment donné, on se rend compte que les merdes, les mineurs, eux, ils ont droit à tout casser, on ne leur dit rien. Et nous, quand j'ai vu mes collègues qui sont partis en tracteur, et ils se sont fait massacrer la tête par les CRS, ou alors qu'on leur a envoyé des chars devant les tracteurs, je dis que les mecs étaient pacifistes complètement, ils n'ont jamais rien lancé sur... sur les forces de l'ordre. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont réprimandés, ils prennent des mois de prison ferme. Certains, ils avaient des fermes pour sauver leurs animaux. Finalement, ils n'ont plus rien. Moi, je dis aujourd'hui, quelle France ? Quelle France ? J'ai mal à cette France-là.
Et d'un point de vue de l'activité économique, ça s'est ressenti ? Vous avez eu moins de demandes, peut-être, également, ces derniers temps ?
On en a moins parce qu'il y a un facteur qui joue, qui est le facteur du transport des pays de l'Est. Alors, eux, ils ont trouvé un filon. J'ai su, moi, qu'au port de Sète, notamment, c'est pas les pays de l'Est, c'est carrément la Tchouki. Les Turcs, ils ont trouvé un filon. Ils se sont fait acheter par le pays, je suppose, des plateformes, une plateforme au port de Sète. Et donc, ils sont légitimement avec une possibilité de s'installer, de faire tout le transport et tout ça comme ils veulent en véhicule turc. Et puis, ils font des allers-retours comme ils veulent partout en France. à des prix moindres. Il faut savoir que je récuse ce qu'a dit un ministre une fois, comme quoi on a besoin du carburant en France. Non, vous faites le plein au Luxembourg, vous pouvez aller jusqu'au fin fond du Portugal.
Merci, merci Cédric de nous avoir appelé de Narbonne et bon courage à vous pour ce mouvement qui apparemment ne fait que débuter. Stéphanie Demuru a fait son entrée dans le studio. Bonjour Stéphanie. Bonjour
mon cher Jacques.
Vous allez bien ?
Très très bien. C'est vous
qui reprenez l'antenne à partir de 10h sur Sud Radio, à vous de le dire. Vous nous parlez, de quoi allez-vous nous parler aujourd'hui ? Eh bien
10h, on parlera d'Octobre Rose, le dépistage du cancer du sein. Vous le savez, c'est un problème parce que toutes les femmes n'y vont. soit par peur du résultat, soit par peur de la douleur. Est-ce que vous trouvez ça normal qu'on ait encore peur d'un examen qui peut vous sauver la vie ? On en parlera avec notamment la directrice de Ruban Rose. On l'interrogera aussi sur Mathilde Panot, qui refuse de porter, vous savez, le sigle de Piruban.
Sacrée polémique.
On verra ce qu'elle en pense la directrice de Ruben Rose. Pas du bien à mon avis. Et puis on reviendra évidemment sur les actualités du jour. La victoire sans appel pour Raphaël Glucksmann. Est-ce qu'il peut s'en réjouir ? Est-ce que c'est un tremplin pour 2027 ? Ou une victoire sans lendemain ? Et puis on reviendra aussi sur la colère étudiante. Elle avait une nouvelle mobilisation avec, vous avez vu, ces images insupportables de la faculté de Nantes.
Eh bien, c'est à suivre et c'est à vous de le dire avec Stéphanie Demuru. Merci à Juliette Riouffole et Joseph Ruiz pour la préparation des entretiens. Anthony à la réalisation et Emmanuel Galasso au standard. Bonne journée à vous, à demain.
sommes avec Fabien Cariel, président de Saxo Bank. Quand on parle bourse, on parle d'action. Les deux mots vont de pair, Fabien. Quand j'achète une action, qu'est-ce que j'achète réellement
action, c'est une fraction du capital d'une entreprise, tout simplement un petit morceau. D'une entreprise, donc quand on achète une action, on devient copropriétaire d'une toute petite partie de cette société et on devient associé avec les autres actionnaires. Cela vous donne certains droits, recevoir des dividendes si l'entreprise en distribue, mais aussi voter lors des assemblées générales et donc participer aux grandes décisions de la vie de l'entreprise.
On achète donc une part d'une entreprise réelle, pas seulement un chiffre affiché sur un écran.
Exactement, derrière chaque action cotée en bourse, il y a une entreprise avec des employés, des produits ou des services.
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