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Je vous le disais, victoire par KO de Raphaël Glucksmann, 66% des voix. Tous les compétiteurs ont dû s'incliner, y compris Ségolène Royal, qui néanmoins a toujours gardé son petit mot aimable à l'endroit du vainqueur de cette primaire. On écoute la candidate battue à la primaire de la gauche.
stagiaire a gagné la primaire, malheureusement. Vous saluez quand même ce résultat ? Bien sûr, je félicite le gagnant, c'est la tradition.
stagiaire, il a gagné la primaire, malheureusement. Alexandre Perroux, on se souvient qu'en 2007, Ségolène Royal... avait craqué un peu. En 2011, quand elle avait perdu la primaire. En 2006,
elle avait gagné la primaire. Ce n'est pas sa première primaire. Non, ce n'est pas sa première primaire. En 2011, elle avait fait un petit peu moins. Donc, quelque part, elle progresse. Mais quand on l'entend, comme on vient de l'entendre... Elle avait fait 7% là. Exactement. Avec des amis comme ça, vous n'avez pas besoin d'ennemis quand vous êtes Raphaël Glucksmann, si vous me passez l'expression. La vraie question qui va se poser, parce que quand on discute avec les proches de Raphaël Glucksmann, ils ne s'attendaient pas franchement à un soutien... massif de la part de Ségolène Royal vu comment s'était passée la campagne. La question c'est est-ce qu'elle va rester comme un caillou dans la chaussure du candidat pendant tout le long de la campagne ou est-ce qu'elle a en quelque sorte lâché ses derniers coups et on n'entendra plus parler d'elle jusqu'à la présidentielle. Elle n'est pas du
tout vue comme une force, comme un soutien mais vraiment comme... quelqu'un qui viendrait déstabiliser comme un caillou dans la chaussure. En fait, elle est inclaçable
parce que, si vous voulez, personne ne s'attendait à ce qu'elle, déjà au début, à ce qu'elle soit candidate à cette primaire. Elle l'a été. Elle fait plutôt un bon score puisqu'elle arrive troisième. On ne s'attendait pas forcément... 7% ? Oui, mais troisième quand même. Elle fait la moitié du score du premier secrétaire. Donc, quelque part, ce n'est pas non plus Picro-Colin. Et... Elle a surtout beaucoup fait parler d'elle dans cette campagne. C'est elle qui a en quelque sorte animé et jeté de l'huile sur le feu quand elle voulait que ça se ravive un peu. C'est elle qui a utilisé le sobriquet de stagiaire pour parler de Raphaël Glucksmann. C'est elle qui a vraiment lancé dans un des débats le débat sur le mot de génocide. Elle n'a beaucoup pas animé, elle était au centre de cette primaire.
Elsa Orange, votre regard d'abord sur ce résultat, que vous êtes vous dit hier soir quand le score est tombé, 66% pour Raphaël Glucksmann, il n'y avait pas de sondage, donc comment avez-vous réagi ? Et
c'était très très difficile d'avoir une idée des scores, et j'avoue que j'ai été surprise, je pense comme beaucoup de monde, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi net, aussi clair, et ça pour moi c'est... Déjà, pour Raphaël Grunstmann, c'est un premier pari qui réussit. On l'a dit, Ségolène Royal a mis un peu d'huile sur le feu pendant toute la primaire, a arrêté de le titiller. Là, le résultat est clair et net. Les gens qui ont voté ont tranché et au moins, ils s'imposent de façon très nette. Donc, première victoire, sa ligne était très claire. La
ligne anti-Mélenchon. Elle est
tranchée. Concernant Ségolène Royal, à mon avis, elle a un peu dit son dernier mot. Je ne vois pas trop comment elle pourrait continuer à bousculer le jeu. Elle a été un peu trancière avec
le mot le stagiaire. C'était un peu condescendant. C'est du Ségolène
Royal. Elle était fidèle à elle-même. Elle a été restée fidèle à elle-même jusqu'au bout. Je pense que là, même si elle a fait la moitié du score du premier secrétaire, la question c'est peut-être pourquoi le premier secrétaire a-t-il fait un score ? Et ce que j'allais vous dire, la deuxième chose que je me suis dit en voyant le résultat, c'est quand même... 14% pour le premier secrétaire. On sait qu'il est plus majoritaire au sein du Parti socialiste depuis quelques temps. Mais quand même, il y avait quand même une inconnue, compte tenu du nombre de votants qui s'étaient inscrits. Vous savez, il y avait une plateforme où on pouvait s'inscrire sans adhérer à aucun parti. Il y avait une partie des gens qui s'inscrivaient depuis le site du PS. Si on rassemblait le nombre total de militants du PS, ceux qui s'étaient inscrits, on pouvait penser quand même que le score serait beaucoup plus serré et qu'il y aurait sans doute un deuxième tour entre Raphaël Zuxman et Olivier Faure. Et les soutiens de Glucksmann espéraient gagner dès le premier tour. Moi, je me disais, bon, il rêve un petit peu. Et puis finalement, eh bien, en fait, ils avaient raison. Ça a été très, très net. Je faisais le
calcul hier. C'est à peine la moitié des adhérents du Parti Socialiste qui ont voté pour Olivier Faure et personne d'autre, si on doit rapporter les chiffres. C'est au maximum la moitié des adhérents du Parti Socialiste. Donc, c'est quand même un désaveu pour Olivier Faure. Voilà,
justement, Adrien Broch. D'ailleurs, c'était frappant hier de voir Raphaël Glucksmann. avec des roses à la main, la fameuse rose, le symbole du Parti Socialiste, comme s'il avait arraché ses roses à Olivier Faure. Est-ce qu'Olivier Faure ressort affaibli ? La ligne d'Olivier Faure, est-ce que lui-même, à la tête du Parti Socialiste, il s'est pris une claque hier soir ? Oui, je
rejoins ce qui a été dit. Il est affaibli globalement, même depuis le dernier congrès, en réalité, où il avait gagné sur un fil. Il en était ressorti déjà considérablement affaibli. Le soutien annoncé par Boris Vallaud à la candidature de Raphaël Glucksmann avait été une nouvelle indication sur l'isolement d'Olivier Faure dans cette campagne. Il s'en était remis essentiellement à des fidèles de la première heure qui l'entourait, mais globalement, ça ligne. j'allais dire idéologique, intellectuelle, elle a été largement mise en minorité. Les électeurs qu'on dit souvent unionistes à gauche, donc ceux qui étaient plutôt sur la ligne d'Olivier Ford depuis 9 ans maintenant, donc pour une proposition de reconstruction de la gauche dite démocratique autour d'une grande alliance des gauches avec une porosité manifeste, ceux-là ne se sont pas vraiment déplacés ou alors ils sont de toute manière en minorité. Donc je rejoins ce qui a été dit, c'est un plébiscite pour... la candidature de Raphaël Glucksmann sur une élection effectivement sur laquelle il y avait un certain nombre d'inconnus. Ça restait encore une fois une primaire et une primaire au Parti Socialiste. C'est toujours une démarche assez légitimiste où les gens votent globalement plutôt dans le sens utile, désécute d'opinion. Il y a rarement des surprises énormes sur ce type de scrutin. En revanche, je suis d'accord, les ordres de grandeur et la victoire très large de Raphaël Glucksmann est un
signal fort envoyé. Alexandre Perroux, on va regarder la une du Parisien qui titre sur cette victoire par KO. Est-ce qu'au fond, ça ne simplifie pas tout ? Si la victoire avait été étriquée, on aurait probablement eu des contestations. Là, on a d'ailleurs... Et si la surprise venait de lui ? On ne l'attendait pas, Raphaël Glucksmann. On pensait même que cette primaire pouvait être un piège pour lui. Finalement, ça sera peut-être sa rampe de lancement. Est-ce qu'il y a un... Est-ce qu'il y a un chemin pour ce scénario ?
Je vais être honnête, je vais faire mon mea culpa moi-même quand il s'est lancé dans la primaire. Je me suis dit, il va se faire manger tout cru, parce que, finalement, Olivier Faure tient les rênes du parti, et qu'en coulisses, il y en a un qui joue contre lui, qui s'appelle François Hollande, et que, du coup, il va se faire manger. En réalité, il a prouvé, quelque part, que c'était pour les militants et les sympathisants socialistes, et de la grande famille socialiste, le meilleur candidat. La question, maintenant, pour lui, ça va être... de passer à l'étape d'appel. Alors, c'est la une de
libération qu'on va voir. Exactement. La vraie bataille commence. C
'est quasiment les mots de Raphaël Glucksmann qui dit, lui, hier, la bataille de France commence. C'est son credo, en quelque sorte, en ce début de campagne. La question qui se pose maintenant pour lui, c'est comment est-ce qu'on passe de « je suis soutenu par des militants socialistes qui ont quand même déjà voté pour moi par deux fois lors d'élections européennes » à « je dois séduire une majorité de Français ». Et comment on passe, je reprends les scores, de 79 613 voix à plus de 20 millions si on veut gagner le second tour de la présidentielle ? Il y a encore beaucoup de marge. Pour ça, je pense que… finalement, cette campagne de la primaire lui a été bénéfique. Pourquoi ? Parce que oui, il s'est beaucoup fait taper dessus, mais quelque part, ça lui a tanné le cuir. J'ai discuté avec Raphaël Glucksmann fin de semaine dernière, avant les résultats, et il m'expliquait que, je lui posais cette question, est-ce que ça vous a pas affaibli, cette campagne de primaire ? Et lui dire que non, et qu'il racontait l'épisode d'une dame qu'il avait rencontrée dans le train, qui lui avait dit, vous êtes beaucoup mieux avec des cicatrices que si vous étiez tout lisse comme avant. Libre à nous de croire ou pas à la véracité de cet échange, mais en tout cas, effectivement, il estime que d'avoir fait railler avec Olivier Faure, d'avoir fait railler avec Ségolène Royal, parfois dans des termes assez durs, ça l'a préparé à une campagne présidentielle, qui peut être très dure, face quand même. Relativisons les choses à des challengers beaucoup plus importants que sont Marine Le Pen et Jean-Luc
Mélenchon. Même si Raphaël Glucksmann souffre de cette image des batteurs de salons parisiens, des beaux quartiers qui n'a jamais traversé le périphérique et une certaine naïveté qu'il assume d'ailleurs en politique. C'est la fameuse accusation qu'a portée à son endroit Ségolène Royal en le surnommant le stagiaire. Hier, Laurent Delahousse l'a interrogé sur peut-être... Ce manque de punch, de caractère qui parfois peut lui coller à la peau. Je vous propose d'écouter la réponse de Raphaël Glucksmann.
vais fendre l'armure, mais vous savez, moi j'ai une conviction profonde. C'est que ce moment historique est un moment de bascule et je me suis préparé toute ma vie pour ce moment où les démocraties devraient affronter leurs ennemis et montrer qu'elles sont fortes. Eh bien moi, je vais redonner de la force à la gauche et de la puissance à la France et rien, rien ne me fera lâcher.
moment de bascule où les démocraties sont fragilisées, est-ce que ça peut être la trame d'un programme ? Les Français ont des problèmes de pouvoir d'achat, des problèmes de carburant. On a Raphaël Guxman qui est dans les hautes sphères des salons parisiens, j'allais dire, non ?
ça c'est tout le deuxième pari de Raphaël Guxman. Là, il a gagné son premier remporté à la primaire. Là, maintenant, son pari, c'est de dire... Face à Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ne peut pas gagner. Il fait trop peur à tout le monde et donc il faut être... candidat en face qui peut l'emporter et donc lui il pense être ce candidat il pense qu'un candidat macroniste quel qu'il soit ne pourra pas gagner non plus parce qu'il sera trop lesté par le bilan d'Emmanuel Macron et que donc lui seul peut l'emporter et je pense qu'on peut lui faire crédit d'une chose c'est sa sincérité je pense qu'il pense vraiment que c'est possible après effectivement il faut bien voir que là il n'a fait que gagner la primaire donc c'est 79 000 votants donc c'est quand même très très très très petit par rapport à tout ce qu'il va lui falloir faire pour élargir d'abord sa base ensuite c'est là aux autres parties de gauche, ce qui va en avoir besoin. Alors, ce qui est très clair, c'est qu'au moins là, la ligne est tranchée, il n'y aura pas d'accord avec Mélenchon et quelque part, ça simplifie tout. Et le fait que ça ait été aussi clairement tranché, c'est bien pour lui parce qu'on ne reviendra pas dessus. Enfin, en tout cas, là, voilà, si ça avait été incertain, il y aurait eu des sujets. Bon, là, c'est très clair. On ne le forcera pas la main
à dealer avec la France. Exactement. Après, ceux
qui ne seront pas d'accord avec ça... Il va sûrement y avoir une recomposition à gauche. Ceux qui ne seront pas d'accord ne le suivront pas parce qu'on sait très bien où il veut aller. Son pari, c'était de dire en étant clair comme ça, c'est la seule façon de l'emporter. l'instant, il a eu raison de tenir là-dessus. Après, ce qui est vrai, c'est qu'il va devoir s'élargir. Et c'est là un autre problème, c'est comment il va faire pour pouvoir rassembler les parties de gauche. On a déjà vu chez les écologistes, ça commence. Marine Tondelier n'a pas sauté au plafond quand elle a vu que c'était lui, etc. On voit mal pour l'instant comment il va faire pour rassembler tout le monde. Il a pour lui le fait d'être sur une ligne claire et de dire « bon ben voilà, moi c'est ça ma... » Les
écologistes pourraient rejoindre la France insoumise plutôt que Raphaël Guxman. Je pense
qu'une partie, c'est tout le problème, je pense que les écologistes sont en voie d'implosion et donc il va y avoir une partie sans doute. qui pourraient tenter de rejoindre plutôt la France insoumise en misant sur une défaite et sur le fait qu'après, il faudra faire des accords aux législatives pour garder leur siège. Et une autre partie, par exemple, on voit que c'est Jadot, Yannick Jadot, qui est un de ses proches collaborateurs qu'il a rallié, qui a été chargé de mener les 100 premiers jours, la transition écologique, tout ce qu'il veut faire. Il y a seulement une partie des écologistes qui seraient plutôt prêtes à rejoindre Raphaël Glucksmann. À mon avis, il va y avoir quand même, la poutre bouge encore, comme disait Edouard Philippe, il va y avoir pas mal de recompositions dans cette campagne.
Adrien Broch. Oui, non, je vois ce qui a été dit. Du côté des écologistes, il y a deux types d'analyses. Il y a une analyse par ligne idéologique, donc vraiment plutôt sur les convictions de fond. Est-ce qu'effectivement une certaine partie des écologistes aujourd'hui sont plutôt proches de la gauche radicale dans le rapport à la radicalité, justement, à l'État, au fait de renverser la table, de faire une grande révolution écologique ? Contre d'autres qui seraient plus modérés, souvent la question du nucléaire a un peu incarné cette espèce de ligne de clivage au sein des écologistes. Et puis il y a effectivement... C'est beaucoup moins, peut-être noble, mais beaucoup plus dans la politique réelle, une histoire de siège derrière et de nature des circonscriptions électorales. Chacun sait que la
NUPES a permis à la gauche de gagner beaucoup de sièges aux législatives. Et l'UNFP
encore plus.
Et l'UNFP encore plus. Et quand vous regardez la
distribution de la carte électorale et des circonscriptions qui ont été effectivement accordées aux écologistes, beaucoup de circonscriptions qui sont très fortes sur des territoires insoumis aussi. Donc là, il y a un principe de réalité par-delà même du travail idéologique qui fait que c'est normal aussi. Mais voilà, il y aura effectivement, cette deuxième ligne de clivage va probablement primer sur la première. Et un mot peut-être effectivement sur Raphaël Glussmann, je trouve ça intéressant, le verbatim sur la bataille de France commence. En réalité, lui, on l'a déjà dit, on le dit souvent sur Raphaël Glussmann, depuis qu'il est candidat aux européennes, ces sujets, ce sont des sujets. quasiment macro-politiques, nationaux, sur les droits humains, etc. Je pense qu'il n'en bougera pas. C'est-à-dire que ça restera sa conviction forte et sa ligne de conduite. Il a attisé depuis maintenant au moins un an dans une grande interview.
Mais ça peut servir de programme électoral. On peut gagner une présidentielle en parlant des droits de l'homme, en parlant de la démocratie, en parlant beaucoup de l'Ukraine. Ça fait une base, en fait. Ça fait
une base idéologique et ça fait une base. de sociologie
électorale. Et le procès en naïveté qui lui est fait, hier encore, il a été, au fond, comme un bizutage, il a été enfariné à la sortie d'un café en entrant dans un taxi. On a cette image du jeune novice qui arrive et qui se fait bizuter. Ce n'est pas la première fois que ça lui arrive. Oui, ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.
Et il y a des personnalités politiques ou intellectuelles qui se sont fait bisuter, sans être des stagiaires et déjà des personnalités. Est-ce que ça… Non ? Je crois au contraire. C'est un passage quasi obligé en réalité. Là, il sort. Il y a un message de clarté. Il est le candidat officiel de la gauche qu'on appelle démocratique. Il se fait enfariner, mais précisément parce que c'est une personnalité qui va être maintenant bien identifiée. Quelque part, vous y
voyez… Un tampon… Exactement,
c'est une forme de tampon pour maintenant… Ça y est, c'est dans le club. Mais on te prend au sérieux, il y a aussi ça derrière.
Par ailleurs, pour revenir sur les chiffres, parce qu'on parlait tout à l'heure du corps électoral restreint. Je rappelle juste une chose. En 2006, la primaire qui met Ségolène Royal comme candidate socialiste, il y a 170 000 adhérents. On n'est pas très loin des 140 000 qui ont voté hier, 135 000. Le ticket d'entrée était à l'époque, me semble-t-il, à 20 euros. Et elle fait 60% au premier tour. ressemble furieusement à ce qui s'est passé. Je pense que même si, aujourd'hui, Ségolène Royal, après ses propos, n'est pas en odeur de sainteté chez les amis de Raphaël Glucksmann, on doit quand même se rappeler de comment ça s'est passé en 2006, en espérant que ça puisse passer de la même manière.
Justement, ça me fait penser que quand même, je ne sais pas si vous vous rappelez, à l'époque, elle avait eu beaucoup de mal à être soutenue par le Parti Socialiste, lui-même, donc pendant toute sa campagne. Qui va garder les enfants, aurait dit Laurent
Fabius.
Voilà, et pas que. Effectivement, on voyait bien qu'il y avait d'ailleurs un peu, c'était scindé, il y avait le siège du PS, le siège de la candidate, etc. Elle a mené un peu toute sa campagne en parallèle et ça ne l'a pas aidé. Donc, je pense que chez Raphaël Gluckman, ils doivent penser à ça aussi. Alors, quel
espace politique pour Raphaël Gluckman ? Est-ce qu'il faut qu'il élargisse sa base ? Est-ce qu'il va pencher un petit peu vers le centre, voir le centre droit et aller taquiner sur le terrain d'Edouard Philippe ? Ou est-ce qu'il va quand même se dire le réservoir ? de vote de gauche, il est à gauche, il est du côté de LFI, et je vais devoir muscler mon aile gauche, parce qu'il va falloir qu'il s'élargisse. Alors, Alexandre Perroux
? Moi, je pense qu'il a tout intérêt, et c'est ce qu'il a fait pendant la fin de cette campagne des primaires, à aller à gauche. Parce qu'aujourd'hui, même si la ligne qui a été tranchée n'est pas forcément celle de l'Union, on voit, sondage après sondage, que ce que réclament les électeurs de gauche... C'est une grande union de la gauche et pas une union de partis, une union d'électeurs, une union de Français. Et donc, on a vu pendant toute la fin de cette campagne, on a suivi notamment juste avant le débat qui avait lieu sur France 2, Raphaël Glucksmann qui était dans le Pas-de-Calais. Le Pas-de-Calais, on sait, c'est une terre historiquement socialiste. qui aujourd'hui est tombé dans les mains du RN. Et on avait vu un échange assez intéressant où il y a une militante socialiste qui lui dit « Écoutez, je ne comprends pas, mon fils ne parle que de LFI, LFI, la France insoumise. » Et Raphaël Glucksmann lui répond, et ça nous a tous surpris, peut-être lui-même d'abord, en disant Votre fils, il a raison, parce que votre fils, il a besoin de radicalité, et il faut qu'on soit radical. Donc je pense que tout l'intérêt de Raphaël Glucksmann, pour l'instant, c'est de continuer à tracer cette ligne, et peut-être dans un second temps, d'aller chasser un peu plus au centre-gauche. Mais tant que le paysage n'est pas dégagé, que vous avez Gabriel Attal, Edouard Philippe... Il risque, s'il va chasser, à mon sens, s'il va chasser au centre-gauche, de se retrouver aspiré dans cette espèce de duel qui se transformera en bataille à trois. Et je pense que ce n'est pas ce dont il a besoin pour le moment. Il vient déjà de sortir d'une primaire.
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