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Bonjour Maïa, bonjour à tous. Bienvenue dans lesquelles vérité. Mon amitié aujourd'hui est Serge Papin. Bonjour Serge Papin.
Bonjour Francis Letellier. Ministre des
commerces du pouvoir d'achat. Le Premier ministre reçoit aujourd'hui des distributeurs pétroliers pour faire le point sur les stocks stratégiques qui vont être débloqués. Je serai avec lui. Sur le gazole.
Pourquoi seulement le gazole ? Parce que c'est le carburant le plus cher. C'est pratiquement un véhicule sur deux en France. Le gazole il est aujourd'hui à 2,35 en moyenne dans le pays. Alors que le sans-plomb est aux alentours de 2,05 euros. Priorité au gazelle. Surtout, au passage, il est très utilisé dans les zones rurales.
Début novembre, normalement, le litre de gazole doit baisser entre 12 et 18 centimes le litre. Alors il y a deux choses qui sont floues. D'abord le calendrier, début novembre, on ne sait pas trop. Et puis entre 12 et
18 centimes, qui décide de quoi ? Pour le calendrier, c'est de la logistique. Il y a à peu près une répartition des stocks stratégiques qui est dans 80 endroits de la France. Donc il faut la provisionner, il faut un petit peu de temps pour ça. Et qu'il soit injecté. Au plus tard, on va dire. Mais évidemment, la réunion qui va se tenir... Au plus tard, début
novembre.
Voilà. La réunion qui va se tenir ce matin doit en convenir. 12 à 18 centimes par litre. Pourquoi entre 12 et 18
centimes
?
On
pourrait dire que c'est 18 centimes. Non, mais on verra, oui, le plus possible, proche de 18 centimes. Parce qu'évidemment, on injecte à peu près 10% des volumes. Donc, ça va faire baisser le prix moyen. le prix moyen est élevé... plus la baisse sera importante. Là, on est parti pour caler ce prix de 12 à 18 centimes sur un prix moyen qui était de 2,40 euros. C'est-à-dire que ça pourrait
être une baisse plus importante à certains endroits ?
Oui, à certains endroits. Pourquoi ? Parce que si le prix moyen est plus élevé, comme on injecte un carburant qui vaut moins cher, ça fera baisser de manière un peu plus importante le prix moyen. D'accord, c'est une question de volume. C'est notamment, c'est ça qui est important, c'est dans les petites stations isolées. dans les territoires ruraux. On souhaite là que la baisse vienne vite et qu'elle soit le plus importante possible. À ce
propos, c'est bien sûr que le cornu a promis des aides spécifiques pour les stations-services en milieu rural où, vous le disiez, elles sont isolées et le carburant est plus cher. Combien pourrait-elle être concernée ?
C'est environ 350 stations qui sont repérées, qui vont faire l'objet d'une attention particulière. Le Premier ministre s'est exprimé sur ce point-là. Les préfets vont être mobilisés. On va tracer effectivement le carburant issu des stocks stratégiques pour qu'il arrive bien dans ces stations et que la baisse ait lieu plus rapidement possible. Est-ce que même elles seront prioritaires ? Oui. elles seront prioritaires. Évidemment, on va s'en occuper. Ce matin, ça va être une des questions importantes de la réunion. Quand vous dites qu'elles auront des aides, le Premier ministre dit qu'elles auront des aides spécifiques, quel genre d'aide ? Non, mais l'aide, c'est qu'on s'assure que le carburant... aillent bien dans ces stations de manière à ce que les consommateurs locaux qui sont isolés de stations qui sont moins chères puissent eux aussi en bénéficier. Mais comment vous allez faire ça concrètement ? C'est par GPS ? Non, mais on va... Écoutez, c'est l'objet de la réunion de ce matin. Il faut s'assurer que le carburant aille bien jusqu'à elle. Donc on va le vérifier. Les préfets vont être mobilisés. va parler maintenant de la
bataille des chèques-restaurants qui commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale. – À 15h. – Parce qu'il y a un député qui propose de revenir sur le plafond unique de dépense. Je m'explique, jusqu'à maintenant on peut dépenser 25 euros dans un restaurant par jour ou 25 euros pour faire des achats par exemple dans les supermarchés. Lui il dit, il faut d'abord donner la priorité aux restaurateurs et baisser le plafond dans les supermarchés. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? –
Il faut donner d'abord la priorité aux salariés parce que c'est un instrument. les tickets restaurants de pouvoir d'achat pour les salariés. Donc c'est la liberté des salariés à laquelle moi je tiens. Ce qui est important, c'est déjà la proposition de loi, c'est que ça va permettre de... Pérenniser de continuer cette liberté. Au-delà du 31 décembre, ça n'aurait pas été le cas. On va voir quel va être le débat. On peut essayer de trouver un compromis, bien sûr, dans les discussions. La loi donnera les moyens, une fois que cette liberté sera bien assurée, elle donnera les moyens de trouver un compromis. Qu'est-ce que vous imaginez ? Moi je pense qu'il faut continuer, il faut que tout le monde soit gagnant-gagnant. Il faut continuer à ce que la valeur des 25 euros puisse être à la disposition des salariés. Dans les supermarchés ? Dans les commerces de bouche, dans les supermarchés, dans la restauration. Vous vous
dites qu'il faut rester à 25 euros.
Alors moi je souhaite qu'on n'embolise pas, qu'on ne diminue pas la possibilité. aux salariés de dépenser comme ils le souhaitent. 25 euros par jour. Pour leur repas.
Mais il pourrait y avoir quand même un
double plafond. Alors on peut trouver, c'est tout l'intérêt de cette loi, on va en discuter, il pourrait y avoir des choses qui soient un compromis aussi. Par exemple, plus pour
les restaurateurs. Plus pour les
restaurateurs. Donc vous n'excluez pas un double plafond à condition que ça ne baisse pas. Exactement, que tout le monde s'y retrouve. Donc c'est ça l'histoire. C'est ça. En tous les cas, ce sera une position de dialogue. On verra avec comment la représentation nationale jugera à l'intérêt à faire. Parce que jusqu'à maintenant, effectivement, le judiciaire dit qu'il faut baisser. Lui, il dit qu'il faut baisser. Vous dites non. Moi, je pense qu'il faut maintenir. C'est un instrument de pouvoir d'achat qui est immensément souhaité, qu'on le pérennise par les salariés. Et il y a une autre question. Est-ce qu'on peut l'utiliser le dimanche ou pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous, vous êtes d'accord ? Oui, je suis d'accord. Je suis d'accord. Qu'il soit, un, dématérialisé, puisque c'est aussi l'objet de la loi. on puisse payer avec une carte par exemple, et deux, qui puissent être utilisées le dimanche. Il y a un autre sujet qui
fait débat, c'est la taxe sur le sucre, sur les biscuits industriels, les bonbons, les barres chocolatées, les pâtes à tartiner, ça ramènerait 200 millions dans les caisses de l'État, ça c'est le côté budgétaire, mais c'est pour notre santé semble-t-il aussi. Les industriels et la grande distribution sont contre, est-ce que vous les comprenez
? On a un sujet de santé publique. On a un sujet de santé publique par rapport à l'augmentation du diabète, par rapport à l'augmentation de l'obésité. On peut faire attention. Pourquoi la baisse de sucre ferait augmenter les prix dans les rayons ? Si une taxe ? Non, mais attendez, moi je me suis occupé, quand j'étais patron d'un groupe de distribution, de ce qu'on appelait les substances controversées. Le taux de sucre en faisait partie. Je ne suis pas favorable à la taxe, mais je suis favorable à ce qu'il y a un débat. Vous savez, aujourd'hui, on consomme trop de sucre. Le ministère de la Santé dit... D'ici 2035, 70% des actes dans les hôpitaux vont être conséquents de l'abus de sucre. Mais vous l'avez dit, vous, vous
n'êtes pas favorable à la taxe sur le sucre. Je ne suis pas favorable à la taxe, je suis favorable au débat. Terminons en un mot, l'inflation, 3% en un an. Est-ce que vous craignez un coût d'arrêt de la consommation ?
Alors, non. Je pense qu'il y a de l'attentisme aujourd'hui. Évidemment, compte tenu du contexte géopolitique, l'instabilité politique, les entreprises sont dans l'attentisme. Et vous savez ce qui se passe ? Les gens, ils épargnent. Donc, quand on épargne, c'est qu'on n'a pas confiance. Et donc, voilà, je pense que les choses peuvent s'améliorer, évidemment, de ce point de vue-là.
Merci, Serge Papin, d'être venu sur le plateau. Merci à vous. Vous nous avez dit votre... Option pour les tickets resto, un double plafond, mais éventuellement un coup de pouce pour les restaurateurs et pas moins de 25 euros. A vous Maya.
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