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Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Les adhérents socialistes ont tranché hier 66% des voix et dès le premier tour, Raphaël Glucksmann a plié le match hier et devient le candidat à la présidentielle du pôle socialiste. Déjà, vous trouvez que c'est un bel exercice de démocratie interne, cette primaire ?
Ça concerne la gauche. La gauche a choisi son candidat, le candidat de Saint-Germain-des-Prés. Maintenant, il va falloir proposer des choses pour la France. J'entends beaucoup M. Glucksmann parler d'Europe, d'écologie punitive, de nouvelles taxes. Je n'entends pas parler de coûts de l'énergie, de pouvoir d'achat, de la vie quotidienne des Français, de la priorité du logement quand tant de Français ont du mal à se loger. On verra bien si ce candidat hors sol arrive à rentrer dans la campagne.
Il a clairement désigné le Rassemblement National comme son opposant principal pendant cette campagne.
Oui, quand on n'a pas de programme, on se cherche des adversaires. Si son seul but est d'empêcher les 13 millions d'électeurs d'élire Marine Le Pen, alors c'est un peu dommage pour lui. On l'attend, on l'attend sur un programme. Comment il fait pour que les Français retrouvent du travail ? Comment on fait pour que les Français retrouvent la sécurité ? Monsieur Glucksmann, je crois, devrait sortir de l'entre-soi, de ce petit milieu qui a oublié les Français.
-delà de sa personnalité, est-ce que vous saluez quand même une forme de renaissance de la social-démocratie au sein de la gauche ?
quelle social-démocratie ? Celle qui dit « pas touche à Jean-Luc Mélenchon avant les présidentielles » et qui se rejoindra au leader de l'extrême gauche. Raphaël Glucksmann a été
extrêmement clair. Il a sans doute été élu pour le fait qu'il n'y aura pas d'alliance avec la France. Non, mais il n'y en aura pas à
la présidentielle, c'est une évidence. Mais est-ce qu'il n'y en aura pas, après au législatif, je rappelle que le nouveau front populaire, dans lequel il y était, M. Mélenchon et ses affidés, il y avait aussi le parti de M. Glucksmann. Vous savez, lorsqu'il y a un poste à prendre, lorsque la soupe est chaude, en général, les socialistes vont dans le gilet.
Une dernière chose sur lui. Hier soir, il a été enfariné. Est-ce que vous condamnez ce fait ?
Totalement. Je pense qu'il faut un débat d'idées. Je pense que M. Glucksmann va défendre, j'imagine, un programme, que c'est là-dessus que nous devrons lutter pied à pied pour qu'on arrête avec la folie fiscale, avec l'écologie punitive. Mais en revanche, pas une seule agression ne doit être tolérée, qu'elle soit physique, verbale, que ce soit un lancement de farine ou une agression physique. Tout à fait condamnable et nous le condamnons à 100%.
campagne présidentielle commence à battre son plein et la pression continue aussi d'être forte sur les épaules de Jordane Bardella après les révélations de Mediapart qui l'accuse d'avoir tenu des propos antisémites pendant sa jeunesse. Pourquoi ne pas clore le sujet en demandant à son tour à Meta l'extraction de ses conversations sur Messenger ?
Non mais écoutez, on ne va pas rentrer là-dedans. D'abord, c'est à Mediapart de prouver que ce qu'il dit est basé sur quelque chose. Alors eux, ils l'ont fait et ils disent que
ça correspond à son compte. Pour
l'instant, c'est vide, on aurait pu le faire. sur n'importe qui, sur n'importe quel téléspectateur, sur vous-même, sur n'importe qui. Donc, pour l'instant, c'est à Mediapart de prouver les choses. Jordan Bardella n'a pas à exposer ces conversations. Il n'est pas l'auteur des propos. Il le dit, j'en suis convaincu. voilà, basta, est-ce qu'on va continuer à faire campagne sur des rumeurs, sur un clapotis médiatique, sur des ragots ? Je pense que ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu qui est devant nous et de ce qu'attendent les Français.
Mais quand on voit le canard enchaîné qui affirme que Jordan Bardella effaçait les données d'un ancien compte Facebook entre le 28 septembre et le 2 octobre, après les révélations de Mediapath qui étaient justement le 28 septembre, on voit Libé qui de son côté évoque une adresse mail datant des années 2010 qui serait toujours associée à un compte Facebook. Dans ce climat de suspicion, est-ce que... Pour ne pas nuire à la campagne de la candidate Marine Le Pen, est-ce que Jordan Bardella ne doit pas se mettre en retrait ?
Non mais ce n'est pas Edoui Plenel et sa bande de militants d'extrême-gauche qui vont décider de qui fait campagne au Rassemblement national. Vous voyez, c'est Marine Le Pen qui décide. C'est notre candidate et elle a confiance en Jordan Bardella, dont elle va faire son Premier ministre. Vous savez, on parlait tout à l'heure... Donc
vous me confirmez, il est toujours en poste pour Matignon.
Ah mais je vous le confirme et je vous confirme qu'il n'a pas écrit les propos qui lui sont reprochés et que les méthodes des journaux de gauche, d'extrême-gauche sont absolument lamentables. Mais vous voyez, on a... Il n'y a plus rien à nous dire en face parce que les Français sont d'accord avec notre programme. Ils placent Marine Le Pen et Jordan Bardella dans le peloton de tête des personnalités politiques dans lesquelles ils ont confiance. Marine Le Pen est d'ailleurs considérée, selon un sondage récent, comme la seule à pouvoir régler les problèmes de la France. Donc vous voyez, on comprend mieux l'énervement de cette gauche qui a tout raté, mais qu'ils respectent un peu de déontologie, ça ne leur fera pas de mal.
Il y a quand même 61% des Français qui n'ont pas été convaincus par la défense de Jordan Bardella. Ça, c'est un récent sondage IFOP de jeudi dernier pour LCP. Ils sont 88 chez les sympathisants du RN. Est-ce que ça peut néanmoins avoir un impact ?
Non, ça n'aura pas d'impact parce que je crois qu'entre le journal Mediapart, dont on comprend bien quel est l'objectif, c'est-à-dire d'aider Mélenchon et Saclic, personne n'y croit. Parlons un peu de programme, parce que c'est ça qui intéresse les Français. Faire le plein d'essence, comment on fait ? Trouver un boulot, comment on fait ? Assurer l'éducation des jeunes, comment on fait ? Trouver un logement, comment on fait ? Ça, c'est des questions pratiques à laquelle Marine Le Pen apporte des réponses, point programmatique par point programmatique, et je crois que c'est ce qui concerne les Français.
Chose là-dessus, Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, a lancé la dissolution d'égalité et réconciliation. C'est l'association de l'essayiste antisémite Alain Soral qui a été proche à un moment du Front National. Est-ce que c'est une bonne chose ?
S'il a des éléments qui montrent qu'il faille le dissoudre, oui, bien sûr. On a toujours été très clair avec Marine Le Pen et Jordan Madela. Tous les mouvements, les groupuscules d'extrême gauche, d'extrême droite, d'où vous voulez, qui charrient des idées contraires à la loi et contraires à nos valeurs doivent être dissous. Si le ministre de l'Intérieur a des éléments, eh bien qu'il fasse son travail.
Deux événements dans l'actualité. Un mot sur la mobilisation lycéenne. Est-ce qu'il faut tout simplement répondre à leurs revendications ? Les lycéens demandent 10 milliards sur la table et l'abrogation de Parcoursup.
Non mais Parcoursup, il faut regarder, c'est clair qu'il y a des défaillances. donc le système ne peut pas continuer comme ça. Mais l
'abroger, l'abolir, comme le dit Jean-Luc Mélenchon hier, qui dit que finalement, déposer son dossier directement à la fac, comme on le faisait au bon vieux temps, c'est plus malin ?
Oui, enfin aujourd'hui on peut le déposer de manière électronique, je pense que tout ça c'est un faux débat, je pense que ce que veut M. Jean-Luc Mélenchon, et certains des manifestants d'ailleurs, c'est qu'il n'y ait plus de sélection nulle part, un peu comme au bac finalement, où on a dit que plus de 80% d'une génération devait avoir le bac, un bac qui ne vaut plus grand chose. Aujourd'hui, je pense qu'il faut retrouver cette idée-là, mais surtout qu'il faut dire aujourd'hui qu'il y a plusieurs types de formations qui ont de la valeur, et notamment des métiers techniques, et ça, il faut le remettre au cœur de la réflexion. Mais si
je comprends bien ce que vous dites ce matin, est-ce que vous dites... On ne veut pas abroger le parcours sup, mais en revanche, il faut sérieusement l'améliorer.
Mais aujourd'hui, ça ne marche pas. Il y a des étudiants qui remplissent toutes les cases et qui se retrouvent sans affectation. On ne peut pas faire comme si ça n'existait pas. Donc oui, il faut revoir un système qui ne fonctionne pas. Mais vous ne demandez pas son
abrogation. Mais que ce soit
l'abrogation ou la correction, qu'est-ce que ça change ? Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est qu'on sache combien il y a de place en fac, quels sont les critères qui sont demandés pour entrer en fac et qu'il y ait adéquation entre les critères demandés et le niveau de l'étudiant. Tout le monde va aller en fac de sociologie. Honnêtement, ça ne sert à rien. Aujourd'hui, en France, on a besoin d'autres formations qui sont parfois désertées. Mais je vais vous dire, moi, je suis très surpris de l'attitude du gouvernement qui, du jour au lendemain, trouve 3000 professeurs à mettre devant les élèves. Mais ils étaient où, ces professeurs ? Payés sans affectation ? Bah, c'est grave. Ou alors, ils n'existaient pas. Et si une fausse annonce ? Bah, c'est grave. Et les 10
milliards, vous ne m'avez pas répondu.
10 milliards ? Pourquoi 10 milliards ? Aujourd'hui... C'est les lycéens
qui demandent 10 milliards. Vous dites, vous, au gouvernement, vous les auriez mis. Ces 10
milliards, ils n'existent pas. En revanche, on peut mieux utiliser l'argent. Changer les programmes, ça ne demande pas beaucoup d'argent. Remettre les valeurs essentielles, les savoirs essentiels au cœur de l'éducation, lire et écrire et compter, c'est important quand on voit que beaucoup d'élèves arrivent en sixième en sachant à peine lire et à peine compter. Donc ça, c'est important. Deuxièmement, avoir plus de personnel enseignant et moins de personnel administratif, c'est une meilleure gestion des ressources humaines. Ce n'est pas plus de moyens. Je pense qu'avant de dépenser plus, il faut dépenser mieux. Et c'est vrai aussi pour l'éducation nationale.
Autre sujet de préoccupation pour les Français, le carburant. Sébastien Lecornu organise ce matin une réunion. réunions sur la baisse du prix du diesel, notamment avec les distributeurs. Il a pris un engagement la semaine dernière, pas de hausse de prix de l'électricité cet hiver, et la baisse de 12 à 16 centimes d'euros du prix à la pompe du gasoil. Est-ce que c'est tout de même une très bonne nouvelle pour les Français ?
C'est ce que demandait Marine Le Pen depuis mars, c'est-à-dire qu'on utilise les stocks stratégiques de gasoil pour diminuer le prix à la pompe. Enfin, M. Lecornu, écoute les propositions de bon sens. Puisqu'il est lancé, espérons qu'il écoutera notre deuxième demande, la baisse... de la TVA sur les énergies, la faire passer de 20% à 5,5%, ce qui ramènerait le litre au final avec tout un tas de mesures à 1,80 pour le sans-plomb 95. Avec
une belle facture à la clé.
Non, pas une belle facture. Aujourd'hui, c'est demain la facture. Je vous le dis tout de suite. Si on a les Français qui ne font plus le plein d'essence, si on a l'économie au ralenti, c'est les recettes de TVA qui baisseront. Il faut arrêter de n'avoir que comme seul horizon, le bout de son nez, comme le gouvernement actuel. Et c'est vrai qu'il ne leur reste que six mois à patienter pour les Français. et six mois de non-propositions pour ce gouvernement, mais ça va être très long.
Il reste aussi encore moins de mois pour passer le budget. Les discussions recommencent demain à l'Assemblée nationale. Marine Le Pen a répété qu'il valait mieux un budget imparfait que pas de budget du tout. Sébastien Lecornu lui évoque un budget réversible. Est-ce que ça pourrait être un gage pour finalement ne pas censurer ce budget ?
C'était une de nos conditions, que le budget soit réversible. C'est-à-dire que quand Marine Le Pen aura la confiance des Français, elle sera présidente de la République, qu'elle puisse demander au gouvernement de Georges Arde-Bardella. de modifier le budget. Ça, c'est une bonne chose. Maintenant, on a quand même des lignes rouges. Moi, j'entends rabot des retraites, j'entends 17 milliards de nouvelles taxes, j'entends 40 milliards de dépenses supplémentaires sur le budget de l'État, comme si le gouvernement n'avait pas compris que nous étions surendettés, comme s'il n'avait pas compris que nous étions surtaxés et que la taxe et la dette étaient une mauvaise politique. C'est-à-dire pour ça que Marine Le Pen propose une règle d'or, pour limiter l'accès à la dette et pour assainir les finances françaises.
Alors, c'est au cœur de votre compte. contre-budget qui a effectivement été présenté, 140 milliards aussi d'euros d'économies en 5 ans, un déficit ramené à 3% d'ici à 2030. Vous prévoyez dans le même temps une baisse d'impôt de 30 milliards. Hier, David Amiel, le ministre des Comptes publics, a été cache. Pour lui, la règle d'or est en contreplaqué, toutes les économies sont en carton, il n'y en a aucune qui tient. Donc pour beaucoup, votre budget est tout à fait inapplicable. Alors
attendez, monsieur Amiel, c'est celui qui est au gouvernement actuellement. qui nous présente un budget encore plus en déficit qu'avant, qui nous présente une dette qui va s'accroître et donc un remboursement de la tête qui va grever les finances publiques. C'est lui qui donne des leçons ? Je crois qu'il ferait mieux de prendre une retraite anticipée et d'aller s'occuper d'un autre ministère ou d'autre chose parce que clairement il n'est pas à la hauteur comme ses prédécesseurs. Mais vous n'allez pas être plombé rien que par
votre recul de l'âge de la retraite entre 62 et 60 ans ? Vous dites que ça coûterait 1,9 milliard d'euros aux finances publiques. Tous les experts affirment que ce sera... très dix fois plus. Non,
non, mais les experts, une fois encore, si c'est tous les experts qui nous ont amenés dans le mur, moi, je préférerais qu'ils restent dans un silence approprié. Je vais vous dire, il y a énormément d'économies à faire sur le train de vie de l'État, énormément d'économies à faire sur le budget européen, sur l'immigration. Faisons ces économies, investissons là où c'est utile. On a montré par A plus B que c'était possible. Tous ceux qui ont mis la France à faillite feraient mieux de se garder, de donner le soin.
Merci Laurent Jacordelli, bonne journée.
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