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Ce soir, je suis fier d'être à la tête d'un parti qui a organisé une primaire ouverte à ses sympathisants. Je veux remercier chaleureusement celles et ceux qui ont permis ce vote, y compris lorsque nous avons dû faire face à une cyberattaque d'ampleur. 120 787 citoyens ont donc pu participer à ce scrutin au terme de trois débats télévisés. Plusieurs millions de Françaises et de Français ont assisté à ces échanges. J'y vois le signe d'un intérêt renouvelé pour le socialisme démocratique et écologique. Une majorité très claire s'est dégagée dès le premier tour. Cher Raphaël Glucksmann, tu as su convaincre une majorité des votants et je respecte trop le processus démocratique de la primaire que j'ai voulu pour ne pas l'accepter avec sagesse. Tu es désormais le candidat élu des trois partis associés dans cette primaire, place publique, le parti socialiste et la gauche républicaine et socialiste. Je remercie l'ensemble des candidats, Ségolène Royal, Emmanuel Morel, Jérôme Gage, qui ont dans cet exercice tous permis un débat que je crois éclairant et un débat qui a permis aussi de montrer ce que la gauche démocratique savait faire. à la fois une confrontation et en même temps le respect mutuel. Je voudrais enfin remercier les 18 000 électrices et électeurs qui ont choisi mon bulletin. Vous toutes et tous avez dit une chose simple, nous gagnerons cette élection présidentielle par la gauche unie, la gauche socialiste, écologiste, communiste, la gauche syndicale, la gauche associative, celle des élus locaux. Sans cette galaxie que j'ai souhaité incarner dans cette primaire, aucune transformation sociale et écologique n'est imaginable. Comme premier secrétaire, je continuerai d'y contribuer. Dès mardi, je serai aux côtés des lycéennes et des lycéens, des étudiantes et des étudiants, et au combat sur le budget. Voilà, nous avons désormais un candidat. A nous toutes et tous de forger ensemble cet esprit de victoire. Merci.
Pour la courte déclaration d'Olivier Faure, il reconnaît clairement sa défaite, appelle à faire campagne, mais ce n'est pas non plus ce qu'on appelle un service après-vente très enthousiaste. En plus,
ce qu'il faudrait dire, comme on n'a pas eu le temps de dire, c'est qu'il est quand même à la tête du PS depuis 8 ans. et que ça pose quand même le problème des choix du Parti socialiste, parce que je ne vous rappellerai pas les scores des derniers candidats socialistes à la présidentielle, mais ça fait quand même un moment que le parti va d'une certaine manière dans le mur, en nombre d'adhérents, en importance, et là, le fait que ce soit non pas un extérieur, mais que ce soit place publique qui réoxygène, qui revivifie le Parti socialiste, c'est quand même pas un succès absolu pour Olivier Faure, mais il a dit qu'il continuerait. Mais, non pas faire campagne tout de suite, mais avec les lycéens. Voilà, 66%, je le rappelle, victoire
écrasante. On peut parler de Radmaré pour Raphaël Glucksmann dès le premier tour de cette primaire socialiste. Raphaël Glucksmann, je vous le rappelle, est l'invité exceptionnel du 20h de France 2.
Et voilà
cette image que l'on attendait effectivement.
tous les candidats, en fait. Ils vont
devoir d'ailleurs poser. C'était... Un engagement.
La
photo commune.
Elle est importante cette image.
Elle raconte aussi devoir de rassemblement.
Absolument. C'est un devoir de responsabilité. Au regard de l'état du pays, au regard de l'échéance électorale, et Raphaël Gouzman l'a bien rappelé, c'est l'élection la plus importante de la Ve République sur la bascule potentielle politique. Donc tout le monde est là, je souhaite que tout le monde fasse le boulot, avec le sourire, avec la détermination, avec l'engagement. Comment
vous, vous allez l'aider ? Écoutez, moi,
comme vous savez, je suis responsable de produire le cadre de la révolution écologique. Les 100 premiers jours dans lesquels nous allons engager à la fois la sortie des énergies fossiles, l
'adaptation
des règlements climatiques. Assez cocasse le
selfie de
Patrick Menucci. On a une réaction qui peut-être va vous intéresser Yannick Jadot à l'instant. Marine Tondelier. qui regrette que le vainqueur soit celui qui fait le choix du repli. Est-ce que Raphaël Glutzmann est celui qui fait le choix du repli ? Sur l'union de la gauche, je précise.
Je pense qu'aujourd'hui, c'est Marine Tondelier qui fait le choix du repli. Les valeurs de l'écologie, quand nous avons fait des gros succès. Et pardonnez-moi, ce n'était pas sous la direction de Marine Tondelier qui a eu les plus gros succès, puisque nous avons perdu depuis deux ans les deux tiers de nos électeurs. Quand nous avons eu des succès, que ce soit Noël Mamère, Danny Cohn-Bendit ou moi, à chaque fois, ça a été sur l'attachement à l'Europe. Ça a été sur l'attachement, un discours qui rend l'écologie concrète pour les Françaises et les Français. C'était l'internationalisme. Le repli, ce serait la stratégie où l'écologie devient inutile parce qu'elle se met sur le bas côté du champ de bataille. Où elle se dirait finalement, perdue pour perdue, et c'est intolérable qu'à gauche, il y a des gens qui considèrent déjà la défaite face à Marine Le Pen, perdue pour perdue. Au fond, on se met sur le bas-côté. Mais il faut vous mettre en cohérence,
Yannick Jelot. Si vous êtes suspendu de ce parti, critique à la ringtone de l'île, pourquoi vous n'allongez pas ce soir votre départ définitif des écologistes ? Non, c'est une cohérence politique, Yannick Jelot.
Non, c'est une question totalement anecdotique. Alors que vous le voyez sur ces images, Raphaël Guzman
va prendre la direction de France Télévisions.
Exactement. Puisqu'il est l'invité dans un peu plus d'une demi-heure maintenant
du 20h de France 2. Raphaël Guzman largement... victorieux, c'est l'information politique de la soirée, 66% des cifrages à la plume. L
'enjeu, c'est à partir du moment où Raphaël Glucksmann porte la révolution écologique, tout ce que nous portons depuis des années, c'est pour ça que je les rejoins. L'enjeu, c'est que ça gagne l'élection présidentielle, c'est pas que ça fasse 1 ou 1,5% à l'élection présidentielle prochaine. Alors
l'enjeu, c'est de rassembler. Certains à gauche vous répondraient que si l'enjeu est de gagner la présidentielle, celui qui... Votre camp au sens large est le mieux placé. Ce n'est pas Raphaël Glucksmann, quand bien même il sort vainqueur de cette primaire. C'est Jean-Luc Mélenchon qui a encore cet après-midi réuni 10 000 personnes. D'accord. Elle est centrale cette question.
Le premier tour de l'élection présidentielle, c'est 10 millions. Alors Jean-Luc Mélenchon a, avec son mouvement, la capacité à faire des gros meetings. C'est incontestable. Mais 10 000, ce n'est pas 10 millions. Pour être au second tour, c'est 10 millions. Pour gagner l'élection présidentielle, c'est 20. Donc, si vous dites sans âge, qu'est-ce qu'il dit ? On retourne vers le direct. On va reparler de Jean-Luc
Mélenchon parce que ses électeurs pourraient-ils voter Raphaël Gluckman ? Bien sûr. La question, et je salue Rocaya Diallo, bonsoir Rocaya. Vous êtes président de Politis, éditorialiste au Guardian. Maintenant, c'est d'élargir. Si on part du principe que le parti socialiste, les électeurs de cette primaire vont créer un élan, à qui va-t-il s'adresser ? Quels sont les électeurs qui pourraient venir le rejoindre ? Est-ce que certains qui pourraient être tentés par Jean-Luc Mélenchon pourraient voter Glucksmass ? Est-ce que d'autres qui pourraient être tentés par le Bloc central ? Gabriel Attal ? Les déçus du macronisme, est-ce que c'est ça l'enjeu ?
Oui, c'est une très mauvaise nouvelle ce soir pour Gabriel Attal, qui est le patron du parti Renaissance, le parti présidentiel, et qui justement essayait de continuer à garder dans son giron les déçus du macronisme, d'ailleurs en montrant régulièrement des signes de distanciation avec Emmanuel Macron. Donc là, il y a effectivement un enjeu de territoire politique très net, pro-européen, gauche de gouvernement. que voulait occuper Attal et qui, là, nécessairement, va rentrer. Il peut mordre sur l'électorat de Gabriel Attal. Il peut mordre sur le lectorat écologiste. Vous avez vu qu'il a fait campagne, qu'il a gagné largement cette primaire en mettant vraiment une frontière très nette avec la France insoumise. C'est sur cette clarification qu'il fait 66%. Jean-Luc Mélenchon, il n'a pas de quoi
trembler avec cette victoire éclatante. Mais la
question, c'est les électrices et les électeurs, ce ne sont pas les militants. À un moment donné, les électrices et les électeurs de gauche vont aller voter pour candidature qui peut être au second tour de l'élection présidentielle et qui peut gagner face à Marine Le Pen. Donc vous pensez qu'un Raphaël
Gluckman a plus de chance qu'un Jean-Luc Mélenchon pour l'emporter face à Marine Le Pen ? Sans
ambiguïté, sans ambiguïté, puisque au fond, on voit bien que malheureusement pour lui... Mais c'est lié à ses dérives. Jean-Luc Mélenchon se fait détester par une trop grande partie de l'opinion publique aujourd'hui pour la rassembler dans un front républicain face à l'extrême droite. Le vote utile, c'est une candidature utile pour le pays, qui à la fois va rassembler une grande partie de l'électorat de gauche au premier tour et faire le front républicain au second tour. Mais c'est exactement
ce que vous disiez en 2022, Yannick Jadot, et ça ne s'est pas produit.
mais reconnaissez que là, il rassemble, il va rassembler largement. Je ne reconnais pas, parce que pour l'instant, il a rassemblé 79 000 électeurs. En 2022, là, vous avez raison. C'est qu'à un moment donné, on savait, j'en avais discuté avec lui à l'époque, déjà, un, j'étais prêt à rassembler à un moment donné. Tout le reste de la gauche, les écologistes ne m'ont pas aidé parce que je n'étais pas leur candidat à ce moment-là. Mais pour être plus concret... Il y aura un vote utile. Il y aura un vote utile de premier tour à gauche. La question c'est est-ce que ce vote utile...
Pour barrer la route au RN. Pour qu
'il y ait une candidature de gauche qui accède au second tour. Moi je savais en 2022 qu'à un moment donné ce serait le vote utile. J'espérais qu'il viendrait vers moi. Il est allé vers Jean-Luc Mélenchon. Bon voilà, c'est l'histoire de 2022. Là, on est en 2027 et Raphaël Glussmann a aujourd'hui la capacité, le potentiel de rassembler très largement, d'être une candidature utile pour le pays, mais pas en faisant campagne contre Mélenchon, pas en faisant campagne contre Marine Le Pen. On connaît le danger, mais en faisant campagne. pour rassembler les Françaises et les Français autour d'un beau projet qui sera un projet écologiste républicain.
Merci beaucoup Yannick Jadot. Il faut qu'on libère Yannick Jadot qui nous a fait plaisir de rester plus longtemps que prévu. Merci infiniment. Merci à vous et bonne campagne, si je puis dire, qui commence maintenant. Ah bah oui, le sérieux
commence.
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