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Je suis Nathan, je suis la directrice générale de l'association du enfance.
Je ne sais ce que je vais boire.
Vous allez surtout écouter et entendre, je pense, plus que moi.
D'accord.
Il y a quelqu'un, on va dans le même collège, il a montré mes infos privées sur un groupe, sur Snap. Vous pouvez m'aider, s'il vous plaît. J'ai 14 ans, il m'a donné des coups de pieds aussi.
Et est-ce que vous avez été porté plainte avec ton papa ?
Mais on peut porter plainte.
Oui, tu peux porter plainte, tout à fait. Ce qui t'arrive, c'est grave. Est-ce que t'es d'accord avec moi par rapport à ça
? Je suis d'accord avec vous.
Et du coup, ton école, ils sont au courant juste que tu t'es fait insulter, c'est ça
Oui.
Du coup, quand tu nous rappelles tout à l'heure, on verra avec ton papa pour faire la demande de protocole à l'école. OK Tout à l'heure, alors.
Merci. Vous pensez qu'il va rappeler
? Pardon, je vous ai écouté. Et oui, je pense qu'il va appeler. Et
dans l'hypothèse où il n'appelle pas, ni ce soir, ni demain, il n'appelle pas
'est le risque. Bien sûr, bien sûr.
Merci.
Je vous laisse, pardon, parce que je vous ralentis dans le traitement de cette affaire. Merci beaucoup. vous tord le bide d'écouter le collégien de 13-14 ans. Un peu saisissant et très sombre. Et en même temps, assez impressionné et réjouissant de savoir qu'il y a des gens qui se battent. Bonjour, monsieur. Vous voulez un peu d'eau ? Vous faites ça depuis combien de temps, monsieur ? Ça
fait un an, là, ça.
C'est très impressionnant ce que vous faites.
Vous sortez de la bulle ? On sort de la bulle, oui, on sort de la bulle. Mais vous continuez à... Ça dépend des situations, ça dépend des jours. La chance qu'on a, c'est qu'on a une très bonne équipe, on est bien formés aussi, on s'entend tous très bien.
J'observais quand même
qu'entre, je sais pas, peut-être 2026 vers janvier, février, mars, on a de plus en plus de faits, et de faits de plus en plus graves aussi. Et sur des publics de plus en plus jeunes. Et sur des publics de plus en plus jeunes, effectivement. Parfois on a les jeunes qui nous expliquent ça directement, parfois c'est les parents qui nous l'expliquent, donc c'est pas la même façon d'appréhender aussi.
Ma fille était victime sur les réseaux sociaux de personnes qui demandaient des photos d'elle nue. Moi, j'ai lu le message et j'en ai pleuré, quoi. Parce qu'en fait, j'avais dit à ma fille, non, mais pas de Snap, mais pas de TikTok et tout ça. Elle a fait quand même.
La première chose, c'est que je n'imagine pas ce que vous devez ressentir là, à l'instant même. J'imagine que vous devez être en état de choc, que ça ne doit pas être facile de découvrir de telles choses de son enfant. Ça semble être, en tout cas, une situation de ce qu'on appelle sectorsion sexuelle.
c'est vrai que les réseaux sociaux ont matérialisé ces problématiques-là. C'est-à-dire qu'à la fois c'est une violence sans nom et ça prolonge le harcèlement en dehors des murs de la classe. C'est totalement oppressant. Mais en même temps, ça donne des preuves.
Après, il y a quand même des trucs qui me paraissent satisfaisants. Je ne suis pas sûr que... Je suis même certain qu'ils n'ont pas le niveau d'exigence qu'ils devraient avoir.
Et
je suis certain qu'on n'impose pas. avec suffisamment de force, un dispositif qui ferait que si les gars ne respectent pas des règles, ils s'en prennent une énorme. La responsabilité de ceux qui exploitent ces plateformes, qui ne prennent pas, parce qu'ils n'ont pas intérêt à le faire, en tout cas pas suffisamment intérêt à le faire, l'ensemble des mesures qu'on imposerait à n'importe quel patron de bar ou exploitant d'un lieu public, physique, à qui on vérifierait que, et à juste titre. Et là, je trouve qu'on n'est pas sérieux. Enfin, on n'est pas assez sérieux avec eux. On ne leur fout pas assez les jetons. Et est-ce que les plateformes contribuent
Oui, parce que ça, c'est notre modèle qu'on assume très bien. J'ai eu en force depuis des années. Vous avez raison. Pollueur-payeur. Évidemment. Il n'y avait aucune raison, vu qu'on passe notre temps à faire leur SAV et à régler les problèmes qu'il y a sur leur plateforme. Ils ne contribuent pas, un minimum. Maintenant, leur contribution est ridicule. Financièrement, au regard de chiffre d'affaires, c'est à moins qu'on puisse dire. Au fond, ils ont besoin de vous. Au
fond, ils ont besoin de vous.
Donc
il est assez naturel qu'ils participent à votre financement. C'est dingue que ça continue à exister.
Le
site qui laisse faire ça, il faut l'assommer.
Donc il est vraiment temps de ne plus attendre et de ne pas avoir peur d'eux. Parce qu'on a l'impression qu'il y a un discours des politiques parfois qui est un peu ambivalent, sur on va aller contre eux, on va les contraindre, parce que médiatiquement ça fait bien de se faire les plateformes, mais qu'en réalité derrière, on travaille qu'eux, on les côtoie, mais d'ailleurs on est toujours sur les réseaux, moi ce que je trouve flagrant c'est X, c'est-à-dire qu'il n'y a pas un politique qui ne va pas dire X c'est vraiment terrible, c'est horrible, ils ne respectent rien, etc. Mais tous les politiques sont sur X. Et ils passent leur temps à tweeter, etc. À un moment, c'est si terrible, mais quittez X, qu'est-ce que vous faites encore sur X ? Et ça, ça coûte trop cher aux enfants et à nous. Donc il y a un manque de courage qui est compliqué pour nous à supporter. Du pouvoir, il est où finalement ? Il est vraiment du côté des politiques français ou européens ? Où est-ce qu'il est côté de ces géants de numérique
vais juste dire... Merci beaucoup. Pardon si on vous a dérangé en parlant trop, mais bravo. Merci. Merci beaucoup.
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