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Et les enfants qui devraient rester dans leur famille, comment est-ce que vous comptez justement, et qui sont placés aujourd'hui, comment vous comptez rétablir une juste mesure justement dans la protection de tous ces enfants ? Alors d'abord, je vais créer un ministère de plein exercice. Deuxièmement, je vais nationaliser, en réalité, c'est à retirer au département et prendre à nouveau la responsabilité par l'État de la gestion de l'aide sociale à l'enfant, ce que j'appellerais l'aide sociale à la famille. Parce que vous avez raison de le rappeler, il y a deux situations dramatiques. Il y a la situation des enfants qui sont retirés à leur famille et dont la moitié sont retirés. Non pas à cause de maltraitance, mais en réalité en raison des difficultés souvent financières, des difficultés de logement de la famille. Et là, je considère que la solidarité de l'État doit évidemment venir au soutien de ses familles pour pouvoir maintenir ce lien familial. Et puis il y a ceux que l'on retire, il y a mille raisons pour cela. Une maman solo qui a par exemple une grave maladie qui doit être hospitalisée pendant deux mois, eh bien on prend l'enfant. Et on le place. Mais je dis d'abord, laisser l'enfant dans sa famille. Deuxièmement, la laisser dans la famille proche. Les grands-parents, les oncles, les tantes, les cousins. Déjà. Et puis après, les familles d'accueil. Donc il faut évidemment vérifier l'agrément, donc il faut vérifier, faire une enquête de moralité, y compris d'ailleurs pour ceux qui s'occupent des enfants dans les foyers. Et le dernier stade, c'est le foyer. Et puis, il y a aussi ces enfants qu'on maintient dans des foyers alors qu'ils n'y sont pas en sécurité. Et là, il y a vraiment une... Tout est à changer, tout est à revoir. Je vous dis ça, mais... On faisait les mêmes reproches à la DAS. Quand vous voyez qu'il y a des foyers dans lesquels une soixantaine d'enfants ont été soumis à un réseau de proxénètes, ça n'est pas admissible. Et des foyers qui n'étaient pas agréés. Donc tout cela ne doit plus exister. Donc en tout cas, on mettra en place tout ce qu'il est nécessaire de mettre en place pour que ça n'arrive plus. En revanche, les enfants qui sont maltraités, il ne faut pas attendre un mois, deux mois, trois mois, comme c'est souvent le cas. Vous savez, on ne peut pas dire... enfant bah toi tu es dans tel département tu as de la chance ça va aller vite mais toi tu es dans un autre département tu as moins de chance ça va pas aller vite il faut donc encore une fois qu'il y ait des critères qui soient clairs et que ce soit un ministre de plein exercice qui se charge de nos de nos plus faibles, de ceux qui n'ont aucune capacité de se défendre et qui ont déjà un démarre dans la vie dans des conditions absolument épouvantables et dont on rend la vie parfois encore plus difficile, encore plus épouvantable.
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