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Est-ce qu'on redoute de la violence ? Oui, oui, je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux on voit des choses un peu curieuses, parfois aussi d'ailleurs dans les médias, c'est une démocratie. Donc il y a un cadre de droit qui protège justement les citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer un mécontentement. C'est vrai le droit de grève, c'est vrai le droit de manifester. Donc par définition, un certain nombre de mouvements, la France Insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, le syndicat, la CGT, ont commencé à rentrer en contact avec les préfectures, notamment à Paris, pour faire des déclarations de manifestations. Et c'est bien leur droit. Et d'ailleurs, même si je ne suis pas d'accord avec eux, je me battrai jusqu'au bout, comme dirait l'autre, pour qu'ils aient toujours ce droit. Pourquoi d'ailleurs faut-il le faire, cette déclaration ? Parce que ça permet au mieux, au service de l'État, d'organiser la protection des manifestants. Parce qu'à votre question, est-ce qu'on redoute de la violence ? Oui. Oui. Vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays, en tout cas ces derniers temps, dans lequel des mouvements violents, de l'ultra-gauche notamment, parfois de l'ultra-droite, en l'espèce ces derniers jours de l'ultra-gauche, qui s'insèrent justement dans les cortèges et notamment qui donnent à voir une violence épouvantable dans les fins de cortège. C'est pour ça que je me suis aussi un peu fâché par deux fois récemment à l'Assemblée nationale et au Sénat, parce qu'en fait on est en train de tout mélanger. Et donc la condamnation de la violence, elle n'est pas que politique ou morale, elle permet aussi de reprotéger le cadre d'expression du mécontentement par ailleurs. Alors ensuite, convergence des luttes, ça c'est un mot très politique. avez bien le droit d'ailleurs, je fais aussi de la politique. Je vois bien quand même, il y a des angoisses, on est dans une forme de permacrise, des guerres, des incertitudes sur le pouvoir d'achat, l'inflation. C'est sûr qu'il y a un moment de fatigue dans le pays, je le ressens profondément. Après, que la classe politique, que certains mouvements politiques veulent récupérer cette fatigue pour le transformer en carburant électoral, ça n'a échappé à personne. Et d'ailleurs, c'est l'ordre droit. Je pense que les Françaises et les Français ne seront pas de vieux.
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