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On est avec Bruno Retailleau et pour tout dire c'est très intéressant de vous écouter bien sûr et sans langue de bois, je le répète, ce qui est agréable sur Reconquête. Nous avons eu un échange intéressant entre Eric Zemmour et Sarah Knafo. Vous avez dit qu'elle était peut-être plus moderne et vous imaginiez pourquoi pas une passerelle avec elle alors qu'avec Eric Zemmour on a le sentiment que c'est peut-être plus difficile. Abdel est avec nous. Bonjour Abdel, vous habitez Valenciennes et vous nous appelez régulièrement puisque... Vous êtes un auditeur fidèle.
Oui, bonjour Pascal, bonjour à toute notre équipe. Je suis très heureux d'intervenir.
Je peux vous demander pour qui vous avez voté la dernière fois en 2022 à la présidentielle
Je vais vous dire, comme tout le monde, un choix peut-être entre la peste et le choléra, donc j'ai pris M. Macron.
Bon, j'ai pris M. Macron. Il ne faut pas exagérer non plus, la peste et le choléra, il ne faut pas exagérer. Vous avez une question, une interrogation, une analyse à soumettre à Bruno Retailleau
Une petite analyse, on va dire, de mon petit poste de citoyen, c'est que je ne comprends pas en fait la politique de monsieur Rotaglio que je salue, parce que autant au départ on peut un petit peu voir, diagnostiquer un petit peu le fait qu'il soit passé au gouvernement, donc faire son bilan qui est assez catastrophique. Je pense que monsieur Rotaglio se précipite sur les médias pour par exemple prendre la parole devant le... L'accusation active qu'il a faite pour les tirs à Aubagne en décrivant que c'était à cause du LFI ou que la crise des blocages des lycéens, c'est pareil, c'est à cause du LFI. En réalité, je pense qu'il a trouvé un bouc immédiat pour se rendre un peu plus intéressant. Et maintenant que je l'ai entendu par rapport à M. Zemmour, c'est catastrophique. Je ne sais même pas pourquoi il prend la parole alors qu'il y a bien d'autres choses à droite qu'il pourrait défendre et qui intéresseraient peut-être un peu plus. les citoyens quelconques, qu'ils soient de bord, de droite, de gauche.
Donc vous lui reprochez au fond de cibler la France insoumise qui, à vos yeux, ne mérite pas d'être ciblée. C'est ça que j'entends. Réponse de Bruno Retailleau.
Écoutez, c'est la France Insoumise, c'est le seul parti qui est représenté à l'Assemblée nationale, qui met très régulièrement des cibles dans le dos des policiers et des gendarmes. C'est donc un parti politique qui a théorisé l'utilisation de la violence, la brutalisation du débat. Est-ce que c'est convenable ? Qui en appelle à l'insurrection. Des élus, par exemple le maire de Saint-Denis, qui dit que la violence peut être légitime. Donc ça, c'est vraiment la légitimation de la violence. Regardez ce parti. dont le chef, bien sûr M. Mélenchon, dans un de ses discours, a fait exactement la même chose que Jean-Marie Le Pen en 89, lorsque Jean-Marie Le Pen avait utilisé, raillé, des noms de journalistes à consonance juive. Lui, il l'a fait pour Raphaël Glucksmann. Un parti qui propage de l'antisémitisme, bien entendu. Un parti qui propage le racialisme. Tout blanc, tout moche, c'est ça, c'est la couleur de peau qui compte. Très franchement, je l'ai vu aussi lorsque j'ai dissous la jeune garde. La jeune garde, c'était une missile, une... Milice d'ultra-gauche. Cette milice a été créée par un député, Raphaël Arnaud, qui est député LFI. Elle est impliquée dans la mort d'un jeune homme à Lyon. A aucun moment, à aucun moment, je n'ai entendu M. Mélenchon désavouer justement ces individus. Je l'avais même entendu lorsque j'ai dit sous la jeune garde, dire « Allez-y, continuez, bravo ». Voilà. Eh bien, un parti aussi anti-républicain, je l'ai dit, ne mérite pas sa présence sur l'échec politique.
Et Bruno Retailleau écrit « De combat et d'espoir », lettre aux Français. Parmi ces lettres, il y en est une qui a été écrite précisément pour les musulmans, à l'attention des musulmans. Et vous dites « J'ignore si le port du voile est une véritable prescription musulmane ou bien l'aigle culturelle, mais je sais qu'en France, la féminité n'est pas dissimulée et que la femme est l'égale de l'homme. » La vérité, c'est qu'en définitive, certains cherchent à faire des français musulmans les otages d'un combat qui n'a rien à voir avec votre foi, mais tout à voir avec l'idéologie. Ce que vous combattez, c'est l'islam politique, plus encore bien sûr que l'islam, la religion et l'intériorité de la religion.
Écoutez, je suis croyant. Donc la laïcité à la française, c'est que chacun puisse justement exprimer sa foi, la pratiquer. C'est la liberté de culte. Donc je reconnais à cette croyance religieuse le bien fondé. Je pense que c'est fondamental. Par contre, je différencie l'islam. et l'islamisme politique. Regardez d'ailleurs ceux qui ont interdit le mouvement, les frères musulmans. Il y a une dizaine de nations de pays. Il y en a neuf qui sont précisément des nations des pays musulmans. C'est donc bien qu'ils ont interdit non pas une religion, mais en fait une idéologie politique qui défigure la religion musulmane, qui essaie de l'instrumentaliser. Voilà.
Oui, mais il y a des demandes identitaires qui n'entrent pas dans l'islamisme. Par exemple, aujourd'hui, il y a une demande identitaire très forte de porter le voile, et je le vois même, de porter parfois le voile au lycée. Je ne qualifierais pas ces jeunes femmes d'islamistes. Je dirais simplement qu'elles sont de culture musulmane et qu'elles ont envie, sur le sol français, de faire perdurer cette culture qui est de leurs ancêtres. Et quand je dis de leurs ancêtres, le paradoxe est parfois que leur mère ou leur grand-mère ne portait pas le voile. Cette demande identitaire, vous la traitez comment ? Je la traite par la laïcité
et pas de signe ostentatoire. Mais sauf que ces mots ne veulent,
hélas, rien dire pour ces jeunes générations. Il se trouve que moi, j'ai été journaliste de foot très très longtemps et je parle avec les présidents de clubs de football. Dans certains clubs, tout est halal. Ces jeunes gens, ils ne sont pas islamistes. C'est simplement une demande identitaire, une demande communautaire. Ils disent, voilà, c'est notre culture. On n'est plus dans l'islamisme. Mais on n'est plus dans ce qu'a été la société française telle que nous l'avons vécue nous. Et c'est là que je trouve que c'est encore plus difficile. L'islamisme, on sait comment le combattre. Mais vous savez que la prescription, Pascal
Praud, les femmes qui portent le voile ne sont pas toutes islamistes. Non, mais tous les islamistes, écoutez, tous les islamistes veulent que les femmes portent le voile. Mais cette jeunesse,
qu'est-ce que vous lui répondez ? Comment on fait ?
Eh bien, ça fait 20 ans qu'ils baignent dans une autre culture. Eh bien, je pense que justement, participer... à la nation française, c'est faire en sorte que, et c'est ça le creuset républicain, on a tous des particularités, on est croyant ou on n'est pas croyant, peu importe, mais dans l'espace public, dans l'espace public, on met ces particularités à l'écart. Mais oui, mais c'est pas simple, parce que les
demandes sont fortes. Non, mais justement, mais cette demande
-là... elle est instrumentalisée, vous le savez parfaitement. Ah, pas toujours ! Et ce multiculturalisme aboutira à une société multiconflictuelle. Alors là, vous avez raison. J'en suis absolument certain. Là, vous avez raison, mais ils ne sont pas toujours instrumentalisés. Si on ne donne pas un guide, et heureusement qu'on a voté, c'est ma famille politique qui l'a promu, nous avons voté en 2004 cette loi qui interdit les signes ostentatoires, religieux notamment, et moi je me suis beaucoup battu aussi pour qu'il n'y ait pas de voile dans les compétitions sportives, parce qu'elle vous faisait allusion par exemple. Bien sûr,
et le président de la Fédération française... de football est très clair là-dessus. Il était vraiment super. Sur le hijab, je sais si. Vraiment, et ça n'a pas été simple. Tous les présidents des
fédérations sportives n'ont pas eu son courage. Exactement. Philippe Diallo. Absolument.
Dernière question, parce qu'il nous reste trois minutes, je vous presse un peu. Il y a Mounia qui veut vous... Bonjour Mounia, vous avez 48 ans, vous habitez de l'Île-de-France. Je ne sais pas ce que vous faites dans la vie, Mounia.
Je suis cadre dans la santé.
Cadre dans la santé. Une question peut-être autour d'Éric Ciotti, je crois.
Exactement. Bonjour Patrick, mon nouveau maître à penser. Pascal, pardon, mon nouveau maître à penser. Je suis à la personne, je ne dirai pas jusque là. Je vous assure, je n'ai pas la vocation de mettre à... C'est l'émotion, c'est l'émotion. Mais non, je n'ai pas la
vocation de mettre à penser. Chacun a sa place. Moi, je suis... Non, non, je vous assure, je suis journaliste et je suis très bien à ma place.
Ah non, mais depuis que je vous connais, je suis devenue mécano, je soulève le capot. Bon, question très vite. Je vais vite sur ma question. Donc, monsieur, monsieur... Monsieur Retailleau, bonjour Mounia, bonjour Mounia. Bonjour Mounia, c'est l'émotion. Alors je suis une Française de désir, déjà, comme dirait monsieur Devilliers. Donc je suis née, j'ai grandi en Algérie et je suis arrivée en France à cause de l'islamisme. Tout ça, je le mets de côté. Si Marine Le Pen défend selon vous un programme économique de gauche et l'assistana, comment expliquez-vous qu'Éric Ciotti ait choisi de s'allier avec le Rassemblement national ? Est-ce que c'est lui qui se trompe sur la nature de cette alliance ou est-ce que votre définition de la droite est devenue trop restrictive ? Et savez-vous que les électeurs qui votent pour Marine Le Pen se disent de droite ?
Excellente question, très précise. Merci Mounia, c'est une excellente question. Parce que je connais bien Eric Ciotti, on a été dans le même parti, il nous a quittés. Mais justement, ce que je voudrais vous dire c'est que les recettes de Madame Le Pen sont toutes les vieilles recettes qui ont fait s'effondrer la France. Elle veut toujours plus de droits d'assistanat. Et là aujourd'hui on en crève, on asphyxie justement la France et les Français, le contribuable. On n'a jamais payé autant d'impôts, on n'a jamais autant versé de prestations sociales et on est en train d'appauvrir la nation et chaque Français. Première chose, elle n'est pas capable de dire qu'on ne relèvera le pays et la prospérité et une richesse collective que si on met un peu plus de travail sur la table. Ça, si vous ne faites pas ça, comment voulez-vous payer plus de gendarmes, plus de policiers, payer justement et construire des places de prison ? J'ai bien vu, moi, à Beauvau, comment l'État Providence avait progressivement dévoré l'État régalien. Donc il faut, je pense, justement être clair. On ne peut rétablir l'ordre en France que si on ne rétablit, que si on rétablit la prospérité. La prospérité pas par l'assistanat, la prospérité par le travail. En libérant les entreprises, justement des impôts, des normes qui sont en train de les étouffer, tout se tient. Et c'est vrai, je ne comprends pas qu'Eric, il ne doit pas être très à l'aise sur cette partie du projet. Je pense que peut-être que la candidature de M. Bardella lui convenait mieux, mais je pense que cette candidature de Marine Le Pen, ça doit le gêner aux entournures. Je le connais, ça n'est pas son logiciel. économique et beaucoup plus libéral.
leur président. Merci Bruno Retailleau, je trouve que c'était intéressant qu'il y a eu des choses que vous avez dites durant cette heure, peut-être que vous n'aviez pas précisé de cette manière.
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