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Messieurs, bonjour à toutes et à tous, heureux de saluer la presse ici présente avec les membres du gouvernement pour une réunion importante sur le suivi de la crise agricole. Vous savez que le monde agricole, les agriculteurs de France ont subi ces dernières semaines les effets de deux crises majeures, la première géopolitique. L'Ukraine s'est évidemment ajouté le prochain Moyen-Orient. C'est vrai évidemment pour le coût des carburants, mais peut-être encore de manière plus sensible sur le coût des intrants, des engrais. Et puis évidemment, une crise climatique qui ne cesse de se confirmer avec la rencontre à la fois des phénomènes d'incendie dans certaines régions et de sécheresse. Pour nous, c'est un des dossiers majeurs de la rentrée depuis la fin du mois d'août qui mobilise l'ensemble des membres du gouvernement avec plusieurs séries d'eux. Déjà, objectiver évidemment les pertes. À la fin du mois d'octobre, on sera en fin de période de récolte. On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes. On va pouvoir commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision. Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliards d'euros. La première partie de cette réunion de ministres a d'ailleurs été consacrée à faire un suivi très précis de la consommation des crédits. Pour être complètement transparent, un certain nombre de guichets d'aide fonctionnent très très bien. D'autres ont pris du retard, donc on va objectiver tout ça. Et les ministres, évidemment, y reviendront. La deuxième réponse que nous avons apportée, le ministre Serge Papin en dira un mot tout de suite, c'est évidemment une discussion. avec la distribution, parce que, par définition, notre modèle agricole repose aussi sur un marché de consommation sur lequel il n'est pas question de faire n'importe quoi, évidemment, en matière d'augmentation des prix, d'inflation des produits agricoles. On a déjà une inflation à apporter à cause des produits énergétiques. Ce n'est certainement pas le gouvernement qui va organiser n'importe quoi en la matière, mais justement, nous préemptons ce sujet, et le ministre Papin, il reviendra dans un instant, organiser une discussion assez inédite. Donc c'est une forme de pacte de responsabilité, justement, entre l'amont de la filière et l'aval de la filière. Troisième volet de réponse, évidemment, c'est le plan de relance, qui pour le coup, lui... va venir progressivement s'insérer dans les discussions budgétaires au Parlement. Certains outils sont déjà dans le budget, d'autres vont faire leur réparation par amendement, avec au fond des axes qui ont été travaillés par la ministre Annie Gelbar, je les remercie, sous le volet d'adaptation au changement climatique, cela correspond aussi aux travaux menés par le ministère de Monique Barbu, mais notre capacité à être beaucoup plus indépendant et souverain. On le dit toujours, mais je le redis, en gré, on voit bien qu'on a une difficulté majeure. La décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 10 millions de barils de gazole nous permet d'avoir un impact évidemment positif sur le coût du GNR, ce qui est vrai d'ailleurs pour l'agriculture, ce serait vrai également pour la pêche. Le deuxième volet de ce plan de relance, c'est l'adaptation au changement climatique de la production agricole, soit parce que les productions vont devoir s'adapter au changement du climat, soit parce qu'on peut adapter ces productions justement. On a tous été marqués par des images épouvantables l'été dernier, des carissages de volailles en Bretagne par exemple. parce que justement les bâtiments d'élevage en Bretagne n'étaient pas adaptés pour des raisons qu'on imagine et qu'on comprend à des charleurs aussi extrêmes. Comment fait-on pour que de manière très pragmatique, l'été prochain ne ressemble pas à l'été que nous avons connu ? C'est la question évidemment des stockages d'eau, notamment des citernes. Bref, autant de sujets sur lesquels il faut avancer, plus aussi des sujets assurantiels. Malheureusement, la question agricole, le monde agricole n'est pas toujours convenablement assuré, soit parce que c'est difficile d'accéder à l'assurance, soit parce que les troncs de l'assurance ne sont pas toujours adaptés évidemment aux problématiques que nous connaissons. Puis enfin, un volet aussi de simplification, notamment sur le volet fiscal, avec aussi une nouveauté, vous connaissez le pacte d'Utreil pour les transmissions d'entreprises dans le milieu familial, vous connaissez le pacte Papin depuis maintenant quelques semaines sur la transmission. d'aller salarier et donc aussi on va compléter nos dispositifs par le pacte dit Genevar qui permet justement d'avoir des mécanismes de transmission des exploitations pour faire en sorte justement qu'aucune exploitation ne trouve pas. Un repreneur. On va continuer de travailler avec une concertation assez précise et assez territoriale sur ce plan de relance, sur des sommes qui sont importantes. Le plan d'urgence, c'est 1,3 milliard d'euros, disais-je. Le plan de relance, en fonction de ce que la concertation va donner, des discussions parlementaires, on est quand même... quelque part entre 500 et 700 millions d'euros, qu'on va réinjecter dans les discussions budgétaires, certains sont déjà dans la copie, d'autres vont faire l'objet d'amendements du gouvernement, dès l'Assemblée nationale et dès le Sénat, au moins 4 amendements du gouvernement vont être intégrés, mais on a globalement 15 jours devant nous qui vont nous permettre justement de mener une concertation efficace. Dernier point, la vraie relance passe aussi par les décrets d'application de la loi d'urgence agricole. Heureusement qu'on ne parle pas de rien. Heureusement que le gouvernement a décidé cette loi. Elle a été décriée sur le terrain politicien. Je note qu'aujourd'hui, plus personne n'ose la contester parce qu'elle propose, on regarde la situation dans laquelle on se trouve. Si on n'avait pas emmené la loi jusqu'à son adoption finale et jusqu'au journal officiel au mois d'août dernier, on serait dans une grosse difficulté. Donc là, pour le coup, les ministres... mais d'un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de cette loi soit pris avant Noël, publication fin août, au journal officiel de la loi, l'ensemble des décrets d'application, la prédation, l'eau, les simplifications de construction de travaux dans les bâtiments d'élevage, beaucoup de sujets qui sont attendus, sur lesquels on doit aller vite, et puis bien sûr, en toile d'écran. moins connu du grand public, une discussion importante actuellement avec l'ensemble des pays membres de l'Union européenne, sur le budget de l'Union européenne et donc aussi sur la politique agricole commune. Ce n'est pas qu'une affaire de montant, c'est aussi une affaire de critères, de capacité à transformer aussi nos exploitations agricoles et désormais l'adaptation au changement climatique, on le voit bien, n'est pas seulement le sujet de quelques régions du sud de la France, mais aussi du nord de la Loire, sans oublier évidemment aussi nos Outre-mer qui méritent aussi toujours une attention particulière.
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