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Vous avez été ministre de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur dort toujours, Place Beauvau. Toujours. Alors moi j'avais un petit appartement, très simple, je n'occupais pas, il y a un très grand appartement d'apparat, mais comme j'étais seul, j'étais célibataire géographique à Paris, j'occupais juste au-dessus quasiment du bureau, un petit appartement, il faut être sur place. Parce qu'alors là, c'est maintenant midi et soir, la nuit, à toute heure. Vous avez été
réveillé régulièrement, vous avez été ministre du 21 septembre 2024 au 12 octobre 2025. On dit que c'est un des postes les plus éreintants de la République.
oui c'était un post pourtant moi je l'ai éprouvé comme non pas un poster un temps mais passionnant ça a été une des meilleures années de ma vie tout court d'ailleurs Parce que d'abord, on est totalement engagé et on est au contact de gens qui sont extraordinaires, les policiers, les gendarmes, les préfets, les sapeurs-pompiers. C'est pour ça que je ne supporte pas, je ne supporte pas les insoumis Mélenchon lorsqu'ils mettent derrière nos forces de l'ordre dans le dos des cibles. C'est incroyable, j'entendais M. Mélenchon ce week-end rappeler que, puisqu'il y a quasiment 1000 policiers et gendarmes qui ont été blessés, et il a eu cette espèce de très cynique d'humour en disant... sont sans doute blessés avec un trombone, vous vous rendez compte ? Évidemment
c'est particulièrement rude parce que vous êtes confronté au malheur, au drame, et dans ce livre que vous venez de publier, de combat et d'espoir, lettres aux français, même si à ce moment-là vous n'étiez pas ministre de l'Intérieur, il y a beaucoup de lettres, vous avez écrit à votre grand-père, vous avez écrit aux gilets jaunes, vous écrivez aux parents d'enfants d'iculté, vous écrivez à vos compatriotes musulmans, vous écrivez même à votre âne, mais vous écrivez aussi à Philippines, et vous dites tout près de moi, Dans mon bureau, j'ai gardé ce portrait que m'a donné votre père, Loïc. Depuis Beauvau, votre visage d'ange m'accompagne. Je vis ainsi sous votre regard. Là où le destin m'emportera, toujours vos yeux se porteront sur moi. Ta Walidat, dont vous avez croisé le parcours meurtrier, avait été arrêté pour viol en 2019. Déjà violeur, mais pas encore majeur. Il avait bénéficié de l'excuse de minorité. Il n'avait donc été condamné qu'à la moitié de la peine prévue par le code pénal. 7 ans de prison contre 15. Évidemment, je parlais de 2019, lorsque Walida avait été arrêtée pour viol. C'est là que vous n'étiez pas ministre de l'Intérieur, bien sûr. Mais avec Philippine, forcément, il y a un contact avec ses parents, un contact particulier que vous n'oubliez pas.
Non, parce que ça arrive 24 heures avant que je sois nommé. Et ça m'a beaucoup impressionné, parce qu'on voit bien que notre droit n'a pas, en réalité, protégé la victime. Il a plutôt protégé le bourreau puisque c'était déjà un récidiviste, il était violeur, il n'avait pas fait toute sa peine, il avait bénéficié d'excuses de minorités. Et pour moi, quand j'arrive à Beauvau, je ne voulais pas que les victimes, les meurtres, ce ne soient que des statistiques. Et je voulais être confronté à la doufleur, à la souffrance d'une famille, pour moi humainement c'était important. Et la famille avait accepté de me rencontrer, je les avais rencontrés, la fratrie, frères, sœurs, fiancés d'ailleurs aussi, papa et maman, et j'avais vu cette douleur. Et pour moi, je voulais que ce soit un aiguillon, un aiguillon pour agir, dans un état souvent qui est ligoté par beaucoup de choses, parfois des règles, et un droit qui est totalement décalé par rapport à la réalité. J'en ai fait un combat d'ailleurs, j'ai été critiqué en disant que l'état de droit devait pouvoir changer, quand le droit précisément ou les... règles ne protègent plus les victimes, mais beaucoup plus les bourreaux. Et pour moi, c'était un engagement humain confronté à cette souffrance, à cette douleur, au-delà des statistiques qui sont épouvantables d'ailleurs.
Bruno Retailleau est avec nous, je sais que ça appelle déjà beaucoup, juste avant la pause, le candidat que vous êtes a proposé un débat à Edouard Philippe afin de confronter les projets devant les Français. Je vous propose que nous ayons ensemble un débat public devant les Français pour confronter nos convictions et nos projets, a écrit Bruno Retailleau qui est avec nous dans ce studio. Et manifestement, il n'a pas envie de débattre avec vous, monsieur Edouard Philippe.
C'est dommage parce que... Je pense que l'élection 2027, ce sera une élection absolument décisive. J'ai souvent indiqué que c'était l'élection de la dernière chance. Ce sera ou le sursaut ou le chaos, vraiment je le crois. Et nos compatriotes méritent d'être informés. Ils méritent le débat démocratique, d'autant que, souvenez-vous... Les deux dernières élections présidentielles, il n'y a pas vraiment eu de débat. En 2022, Emmanuel Macron étouffe le débat, parce qu'il y a la guerre Russie et Ukraine, donc il n'y a pas de débat, il n'y a pas de mandat, il n'y a pas d'élan, et du coup c'est pour ça qu'il loupera les élections législatives, et qu'il discoudra d'ailleurs en 2024. 2024 est contenu, si j'ose dire, dès 2022. Il n'y a pas de débat. Le débat, il est tué en 2022. Avant 2017, c'est l'élection présidentielle. François Fillon, je suis à ses côtés, se présente. Et là encore, il y a l'intrusion de la justice qui va là encore fausser totalement le débat. Donc ça fait déjà deux élections présidentielles où les Français ont été... en quelque sorte privé de débat. Et je pense que celle-ci, elle est tellement importante, pas pour nous, mais beaucoup plus pour nos enfants et ceux d'après, qu'on a une exigence, en tout cas, de mettre les choses sur la table et de parler en vérité et avec courage aux Français. Je m'y suis engagé. Et nous
avons imaginé de construire cette émission avec les auditeurs. Nous sommes avec Caroline. Bonjour Caroline !
bonjour Pascal, bonjour à tous vos auditeurs. Vous avez 57
ans, vous êtes en voyage
à Venise ? Non pas du tout, alors je suis une Française expatriée. A Venise ? Oui, alors dans la région de Padoue, Saint-Antoine de Padoue, je ne sais pas si vous connaissez. Bien sûr. Et ça fait plus de 30 ans que je suis en Italie, j'étais avant, j'ai toujours vécu dans le 93, à Sevran. Pour la précision. Donc j'ai beaucoup de choses à dire. Vous travaillez aujourd'hui en Italie ? Oui, je suis prof de français pour les petits italiens, pour les collèges et les lycées d'ailleurs.
Et vous votez en France à chaque fois
bien sûr, je ne suis pas italienne. J'ai gardé ma nationalité française. Et la dernière fois,
à l'élection présidentielle, vous avez voté pour qui ? Sans indiscrétion ? Pour
Marine Le Pen.
Et cette fois-ci, vous savez pour qui vous allez voter
Bien écoutez ! Alors, j'ai toujours voté à droite. J'ai toujours voté à droite. En fait, j'ai toujours voté à droite, mais vous savez, j'ai été tellement déçue par certaines personnes, quand j'entends par exemple des personnalités des LR. Et je ne parle pas de M. Retailleau, mais je parle de M. Bertrand, Mme Pécresse, M. Wauquiez. On se demande vraiment s'ils sont au LR. Et en fait, ma question, c'était à M. Rotaillot, c'est quand est-ce que vous allez un petit peu resserrer les rangs ? Parce que vous savez quoi ? Nous, on va voter Marine Le Pen. Parce qu'on veut des décisions, on veut des positions. Et on a l'impression qu'il y a plusieurs courants au LR qui sont contradictoires. On le sait, on le voit. Il y a des déclarations sur le voile, l'islamisme, c'est pas très clair. Bon, moi, j'ai vécu à Sevran pendant 20 ans. Je peux vous dire que déjà à l'époque, c'était difficile. Maintenant, je n'y retournerai pas parce que je sais comment c'est. Donc c'est ce qui va se passer. On va voter. Alors moi, j'aime bien David Lysnard. Je vais vous dire une chose. J'aime beaucoup David Lysnard et je trouve qu'il y a des passerelles avec les LR. Mais j'ai l'impression que tous ces gens-là ne veulent pas se mettre d'accord pour faire un bloc de droite, on va dire, unique. Eh bien, des personnes comme moi qui ont vécu le 93, qui ont vécu la banlieue rouge, parce qu'on l'appelait comme ça à l'époque, dans les années 80, on va voter à droite, Marine Le Pen. Voilà, donc moi je voudrais demander vraiment à M. Retailleau. s'il a l'intention de resserrer ses rangs au niveau du parti, et peut-être avoir une position un petit peu plus de droite, et je pense qu'il pourra récupérer plus de voix.
Caroline, excellente question d'une éditorialiste très pointue sur le plan politique. Bruno Retailleau
vous répond. Merci Caroline de me donner l'occasion de préciser tout ça. Je comprends parfaitement d'ailleurs qu'une certaine droite vous ait déçu. Et comme elle m'a déçu d'ailleurs, parce qu'on a eu une droite qui a été longtemps dominée par une idéologie de gauche. Il y avait une forme de terrorisme intellectuel et souvent la droite a reculé. Elle a baissé le regard, elle a courbé les chines, elle a rasé les murs. Ça n'a jamais été mon cas. Les positions que j'ai aujourd'hui, Caroline, je les avais il y a 30 ans. Pardon, regardez les positions de Marine Le Pen, que ce soit sur le voile, sur l'Europe, sur l'euro, sur beaucoup de choses, y compris sur le nucléaire, elle a... Vraiment, toujours, et beaucoup, beaucoup changé d'avis. Vous dites, je veux voter à droite. C'est pas la question qu'elle vous pose. Elle vous parle de Valérie
Pécresse, elle vous parle de Xavier Bertrand,
elle vous parle de quand est-ce que vous allez resserrer les rangs. J'ai noté, j'ai noté, elle veut voter à droite. Si vous voulez voter à droite, pardon, faut pas voter Marine Le Pen, faut voter Bruno Rotaillot. Marine Le Pen, pardon, elle veut l'assistanat. elle refuse de voter, par exemple, l'assurance chômage, quand elle refuse de voter les 15 heures de contrepartie du RSA, parce que, pardon, mais là encore, une prestation sociale, ce n'est pas un dû. Il doit y avoir une contrepartie. Elle les a refusées. Elle veut l'assistanat. Ce n'est pas mon cas. Moi, je veux que le travail paye beaucoup plus et je veux qu'il n'y ait plus d'assistance, beaucoup moins. Et je propose, par exemple, de plafonner à 70% du SMIC les prestations sociales. Alors, oui. Je sais parfaitement, vous avez cité un certain nombre de noms, mais il y a une seule ligne, c'est la mienne. C'est moi qui suis candidat. C'est moi, c'est Bruno Retailleau. J'exprime d'ailleurs très fréquemment cette ligne dont je n'ai jamais changé, qui est une ligne de droite. J'ai été commissaire de l'intérieur, croyez-moi. J'ai beaucoup combattu, par exemple, les frères musulmans. Énormément, énormément. Les problèmes, je le voyais tout à l'heure dans les informations de César, les parents, la maman et le beau-père de Christophe Glez, qui est toujours depuis 500 jours emprisonné de façon très injuste par l'Algérie, j'étais celui qui a porté le fer. Et heureusement que j'avais fait du bruit, moi, parce que Boilem Sansal, il est libre aujourd'hui. Il est non seulement académicien français, mais il est libre. Donc voilà, votez, vraiment, j'ai une ligne, je la tiendrai, et pas plus que je n'ai renoncé à rien par le passé. Le fait que je sois constant, c'est aussi un gage pour vous de sécurité. Je ne changerai pas de... Oui, mais quand
Xavier Bertrand, par exemple, vous dit que vous flirtez avec l'extrême droite et vous fait un courrier, je crois que c'était en février et mars, beaucoup de gens se disent, mais pourquoi Bruno Retailleau ne l'exclut-il pas
? Parce que le problème des exclusions, c'est le feuilletonnage. C'est le feuilletonnage. Et on met aujourd'hui, personne n'en parle d'ailleurs, Vous voyez, vous en parlez aujourd'hui parce que Caroline a posé cette question. Mais je pense que ce qui est beaucoup plus... Et les gens n'aiment pas la politique politicienne. Et quand vous enclenchez des procédures d'élection... On a l'impression qu
'il ne vous soutient pas, qu'il n'est pas sur votre ligne. On a l'impression
qu'il... Mais moi la ligne, je vais vous dire.
On a l'impression par exemple que Xavier Bertrand est plus proche d'Edouard Philippe que de Bruno Retailleau. Bien sûr, évidemment. Oui, mais il est où est l
'air ? Pour ce qui me concerne moi, j'ai décidé d'aller devant le peuple de France, comme lorsque j'ai demandé aux militants de dire « qu'est-ce que vous préférez ? » Bon, j'ai été élu à 75%, et c'est ce qui m'apporte. Les chapeaux à plumes, je les mets de côté. Et mes convictions, je n'en changerai pas. C'est pour ça, Marine Le Pen, pardon, il y a une caractéristique, c'est la démagogie. Moi, je ne suis pas un démagogue. Je dis d'ailleurs aux Français, on est en banque route. Et qu'on ne pourra pas relever la France si on ne met pas un peu plus de travail dans la machine économique. Elle ne le dit pas. Eh bien, elle ne pourra pas le faire. Moi, je le ferai. Je veux que le travail paye beaucoup plus. Le problème français, c'est que le travail ne paye pas assez et qu'on a trop d'assistance.
Puisque vous avez parlé de David Lissnard aujourd'hui, alors il y a un sondage qui est sorti. David Lissnard est crédité de 6% d'intention de vote dans un dernier sondage IFOP. contre 5% pour Bruno Retailleau. Moi, ce que je retiens de ce sondage, c'est 6 et 5, ça fait 11. Et que Retailleau et Lysnard, il y a quand même des passerelles. Et que c'est pas rien 11%, parce que 11%, ça commence à pouvoir rassembler. Parce que ce vote utile, il sera important au premier tour. Si, par exemple, on sait, ou l'électeur sait, que son vote sera perdu dans les limbes à 3, 4 ou 5%, il n'est pas enclin.
à voter, évidemment. Il y a déjà d'autres sondages qui sont parus aujourd'hui et qui ne donnent pas le même résultat. Il faut se méfier. Cette élection, elle est totalement improbable. On est à un bout de cycle et donc on aura d'énormes surprises. Donc les sondages, il y en a, il y en aura, peu importe. Jacques Chirac, c'est François Baroin qui était d'ailleurs journaliste ici, Europe 1, me racontait qu'en 95, on est le 18 janvier, Jacques Chirac invite les 500 parlementaires, députés et sénateurs, à l'époque du RPR. Et moins de 20 viennent, moins de 20. Et il verra une délégation ensuite qui lui demande de se retirer. Donc demain, cette élection, encore une fois, elle est imprévisible. Il faut créer une surprise, bien sûr. La vocation que nous avons avec David, c'est qu'on puisse faire bloc, si on est attaché, autant que je le suis, de travailler ensemble ? Bien sûr, évidemment. De faire un ticket, pourquoi pas ensemble ? Mais évidemment qu'il faut qu'on se retrouve, évidemment. Écoutez, je pense, s'il est président de l'association des maires de France, j'y suis pas vraiment pour rien. Il le sait et d'autres aussi le savent. Mais pour le moment il est candidat. bien sûr, mais c'est comme je suis candidat. Absolument. Mais donc il y en a un qui devra se retirer. Il y en a un qui devra évidemment se retirer. Le plus stupide, ce serait que tous les deux, on aille au bout. Et que en
réalité... Mais si par exemple il était devant vous, vous pourriez imaginer vous retirer et réciproquement... C'est pas le cas pour l'instant. C'est comme une hirondelle. Si c'est ça, les hirondelles
ne font pas un seul... Les sondages, il y en a... Un ou deux par jour. Donc c'est pas ça qui va déterminer, je veux dire, l'avenir. Mais ce que je pense, moi... Mais vous, par exemple, vous n'irez pas jusqu'au bout, quoi qu'il arrive. Ah, écoutez, ce qui me détermine, c'est pas les sondages. C'est la force de conviction, je porte un projet qui est original, qui est libéral, évidemment un peu comme David, je tiens aussi au service public, j'ai un pied régalien sur l'ordre public, je veux changer la constitution profondément, parce que je pense qu'il n'y a plus vraiment de démocratie, moi je veux que ce soit demain, parce que c'est interdit aujourd'hui. Aujourd'hui le peuple français ne peut pas par référendum dire... quelle est la politique d'immigration qu'il veut choisir. Il ne peut pas choisir sa politique pénale. Et Marine Le Pen en a parlé ces dernières heures,
d'ailleurs je ne sais pas, vous avez vu le débat avec Richard Ferrand, on va vous interroger à...
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