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directe avec Charlotte Tomaca, journaliste au service politique de RFI. Bonsoir Charlotte. Vous qui suivez donc Raphaël Glucksmann depuis le début de la campagne. Quelle est votre analyse sur cette victoire 66% au premier tour ? Il était favori mais d'avoir gagné aussi largement. est une surprise. Oui,
c'est très étonnant. Il faut dire quand même que personne ne s'attendait en tout cas à ce qu'il soit plébiscité, comme ça a été le cas avec ses 66% au premier tour et que le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, arrive si bas. C'est un désaveu pour lui puisqu'il a obtenu seulement 14% des voix. Donc c'est vrai que tout le monde s'attendait à ce qu'il y a un second tour. Là, ça a été un vote clair, ce qui arrange tout à fait l'équipe de Raphaël Glucksmann et son entourage. C'est un plébiscite, il n'y a pas de contestation. Le deuxième est très loin derrière Raphaël Glucksmann. Donc c'est une ligne, vous l'avez dit, on l'a entendu dans le sujet, pro-européenne, sociale-démocrate. et qui s'éloignent de la France Insoumise. En fait, cette campagne, elle a été faite plus ou moins sur la proximité ou non avec une alliance avec la France Insoumise pour les futures législatives et dans la façon de gouverner. Il y avait donc Raphaël Glucksmann et Jérôme Guetsch, qui est un député PS, qui se positionnaient en étant opposés fermement à toute alliance avec la France Insoumise, tandis que les trois autres candidats font partie Olivier Faure, Ségolène Royal, mais aussi Emmanuel Morel du petit parti GR. était assez enclin à une alliance avec la France Insoumise. Donc là, la ligne qui s'est dégagée. Ça a payé
finalement pour lui d'avoir cette ligne claire contre Jean-Luc Mélenchon. Voilà.
Alors il ne faut quand même pas oublier que 140 000 personnes seulement se sont inscrites pour cette primaire. Il n'y a eu que 110 000 votants, même si c'est quand même un chiffre conséquent. On est loin des 2 millions de votants qu'il y a pu avoir en 2017 et en 2012 lors des précédents scrutins. Et surtout, il ne faut pas oublier que 110 000 votants... temps ça reste quand même donc je le disais très peu et que ça ne préfigure pas d'une prochaine victoire de la gauche lors
de la présidentielle. Le début, en fait, ça ne fait que commencer. Lui-même le dit, Raphaël Glucksmann, qui souligne d'ailleurs hier soir être investi d'une responsabilité immense. Alors six mois de campagne, finalement, quel est son plus grand défi ? Déjà, se positionner face à Jean-Luc Mélenchon. Se positionner face à Jean-Luc
Mélenchon, rassembler, il va falloir qu'il rassemble derrière lui toute la gauche du PS, tout le Parti Socialiste, ce qui va quand même être très compliqué. On a bien vu hier les réactions notamment d'Olivier Faure mine déconfinée. et de Ségolène Royal qui s'est dit extrêmement déçu, qui n'a même pas prononcé le nom de Raphaël Glucksmann et qui a parlé encore une fois du stagiaire qui avait emporté la primaire. Donc voilà, il va falloir qu'il rassemble tous les courants derrière lui. Est-ce qu'il va être soutenu ? Par tout le PS, ça c'est difficile à dire pour le moment. Ils ont quand même tous ces candidats signé une charte, s'engageant à soutenir le candidat qui serait désigné par ce vote. Maintenant, rien n'est moins sûr. Peut-être que certains de ces politiques vont aller faire alliance avec la France insoumise. Il va falloir aussi aller chercher les
écologistes. Alors justement, les verts. Marine Tondelier a eu plutôt une réaction assez négative puisqu'elle a parlé de choix de repli. Donc est-ce qu'il va réussir à emmener avec lui ? Alors Marine Tondelier,
il faut quand même se... rappeler qu'elle espérait faire partie d'une primaire large de la gauche. Elle voulait en faire partie. Ça n'a pas été le cas puisque cette primaire n'a pas été plébiscitée par les militants socialistes qui ont voté au mois de juillet contre la proposition d'Olivier Faure qui voulait une primaire élargie. Donc Marine Tondelier, elle en veut, si je puis dire, à Raphaël Glucksmann puisque cette primaire a été taillée pour lui puisque c'était une primaire seulement réservée aux militants socialistes et placée. public, donc le parti de Raphaël Glucksmann. Là, c'est vrai qu'il va falloir qu'ils aillent chercher aussi les écologistes. Et il y a de toute façon une scission chez les écologistes depuis quelques mois, puisque le sénateur écologiste Yannick Jadot, ancien candidat à la présidentielle, a décidé de soutenir Raphaël Glucksmann et a fait campagne avec lui ces derniers mois, ce qui provoque des tensions au sein des écologistes et une rupture avec Marie-Thondely. Il y a aussi d'autres écologistes. qui devrait suivre et qui d'ailleurs n'ont pas été du tout satisfait par cette réaction qu'ils ont trouvée très primaire de Marine Tondelier, qui a parlé, vous l'avez dit, de repli au lieu de parler d'une victoire quand même pour la gauche après cette élection hier soir, et d'un vote quand même clair.
Alors justement, il y en a d'autres qui attendaient. C'est François Hollande. Est-ce qu'il apparaît moins comme un recours alors que Raphaël Glucksmann a eu un tel score ?
Alors là, aujourd'hui, c'est difficile de le dire. On est à J plus 1 après cette élection. C'est vrai que François Hollande se positionne en embuscade. Il a dit qu'il ferait son choix en décembre. Il attendait qu'une chose, c'était que le candidat socialiste, à savoir Raphaël Glucksmann, s'effondre dans les sondages. Là, il est difficile de le dire aujourd'hui et cette semaine. On verra dans les semaines qui vont venir avec la campagne. qui va mener là il ya une dynamique post électorale qui va se profiler ses prochaines prochains jours et prochaines semaines il faudra voir après comment ça se poursuit dans l'opinion et dans les sondages en tout cas françois hollande est toujours là il attend son tour il estime qu'il est le mieux placé pour aller à cette candidature pour la présidentielle 2027 là il a un peu ralenti disons sa campagne entre guillemets il a publié un livre au mois de septembre il a fait une espèce de tournée médiatique une tournée de dédicaces et là il s'écarte si je puis dire il se met de côté pour laisser quand même Raphaël Glucksmann prendre la lumière et pour laisser cette primaire socialiste exister. On va voir ce qu'il va faire dans les prochaines semaines. Mais il est évident que si Raphaël Glucksmann ne crée pas une dynamique dans les sondages et ne décolle pas, oui, en effet, François Hollande pourrait faire son retour et il pourrait y avoir un accord OPS pour peut-être débrancher Raphaël Glucksmann et mettre en
orbite l'ancien président de la République. Difficile cette campagne. On voit justement quelle va être sa stratégie de campagne pour récupérer... peut-être les voix des macronistes de gauche déçus par Emmanuel Macron, essayer de ratisser large, le plus large possible au centre, c'est ça la stratégie ?
Alors, il a un concurrent solide, entre guillemets, sur sa droite, Raphaël Glucksmann, c'est Gabriel Attal, se trouve dans les mêmes segments politiques et avec les mêmes idées, bon, pas tout à fait exactement pareil, il est quand même un peu plus libéral, mais Gabriel Attal a une image d'ancien socialiste, c'est vrai qu'il vient du PS, à la base, il a été conseiller d'une... ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, sous François Hollande. Gabriel Attal, lui, essaye de se décoller son étiquette de macroniste et Raphaël Glucksmann, lui, essaye de montrer qu'il ne veut pas faire alliance avec les macronistes. Mais il ne faut pas oublier quand même que la semaine dernière, Gabriel Attal a appelé à ce qu'il n'y ait qu'un seul candidat de la gauche réformiste jusqu'à la droite de Bruno Retailleau et il a appelé à une primaire. Raphaël Glucksmann lui a opposé fermement une fin de non-recevoir. Ce qu'il veut, lui, c'est se décoller, évidemment, son sparadrap de... macro-compatibles. On sait que... à la Commission européenne, les votes sont plutôt assez proches de ceux du groupe réunion auquel appartiennent les députés européens macronistes. Et donc là, il essaye de faire une campagne un peu plus à gauche. Il se positionne notamment sur le mouvement des blocages de lycées. Il se positionne en opposition à Gabriel Attal qui va sur une stratégie en expliquant que la violence ne résout rien mais ne parle pas du fond. ce problème à bras le corps. On va voir comment il continue à faire une campagne.
Est-ce que la nouveauté, en un mot, Charlotte, ça peut jouer en sa faveur
nouveauté, là, après cette primaire, oui. Ça va sûrement créer une dynamique dans les sondages. On verra en fin de semaine les enquêtes d'opinion. Après, Raphaël Guzman n'est pas un candidat nouveau à proprement parler. Ça fait depuis plusieurs mois qu'il est testé dans les sondages. Ça fait depuis plusieurs mois qu'il fait plus ou moins campagne. Alors, il faisait campagne sans être le candidat officiel. Mais en tout cas, il était candidat pour la primaire. Et auparavant, il était en campagne, mais sans le dire officiellement.
Il
est nouveau au niveau national, mais pas au niveau de la politique en Albert.
Merci beaucoup. Charlotte Tomaca, journaliste au service politique de RFI. Merci de vous avoir suivi. On se retrouve après une courte pause. On va parler économie, le débat. Dans le débat, on va parler de l'Ukraine. Restez avec nous.
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