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Salut la presse ici présente avec les membres du gouvernement pour une réunion importante sur le suivi de la crise agricole. Vous savez que le monde agricole, les agriculteurs de France ont subi ces dernières semaines les effets de deux crises majeures. La première géopolitique. A l'Ukraine, c'est évidemment ajouter le Proche et le Moyen-Orient. C'est vrai évidemment pour le coût des carburants, mais peut-être encore de manière plus sensible sur le coût des intrants, des engrais. Et puis évidemment, une crise climatique qui ne cesse de se confirmer avec la rencontre à la fois des phénomènes d'incendie dans un certain nombre de régions et de sécheresse. Pour nous, c'est un des dossiers majeurs de la rentrée depuis la fin du mois d'août qui mobilise l'ensemble des membres du gouvernement. plusieurs séries de réponses, déjà objectiver évidemment les pertes. À la fin du mois d'octobre, on sera en fin de période de récolte. On va être capable de quantifier filière par filière et région par région les différentes pertes et on va pouvoir commencer à les chiffrer avec beaucoup plus de précision. Ça nous a permis de déclencher une première réponse avec un plan d'urgence pour 1,3 milliard d'euros. La première partie de cette réunion de ministres a d'ailleurs été consacrée à faire un suivi très précis de la consommation des crédits. Pour être complètement transparent, un certain nombre de guichets d'aide fonctionnent très très bien. D'autres ont pris du retard, donc on a objectivé tout ça. Et les ministres, évidemment, y reviendront. La deuxième réponse que nous allons apporter, le ministre Serge Papin en dira un mot tout de suite, c'est évidemment une discussion avec la distribution. Parce que, par définition, notre modèle agricole repose aussi sur un marché de consommation, sur lequel il n'est pas question de faire n'importe quoi, évidemment, en matière d'augmentation des prix, d'inflation des produits agricoles. On a déjà une inflation importée. à cause des produits énergétiques. Ce n'est certainement pas le gouvernement qui va organiser le n'importe quoi en la matière. Mais justement, nous préomptons ce sujet. Et le ministre Papin, il reviendra dans un instant, va organiser une discussion assez inédite, dans une forme de pacte de responsabilité, justement, entre l'amont de la filière et l'aval de la filière. Troisième volet de réponse, évidemment, c'est le plan de relance, qui pour le coup, lui... va venir progressivement s'insérer dans les discussions budgétaires au Parlement. Certains outils sont déjà dans le budget, d'autres vont faire leur apparition par amendement, avec au fond des axes qui ont été travaillés par la ministre Annie Gennevar, et je la remercie. Sur le volet d'adaptation au changement climatique, cela correspond aussi aux travaux menés par le ministère de Dominique Barbu. Mais notre capacité à être beaucoup plus indépendant et souverain, on le dit toujours, mais je le redis, sur Anglais, on voit bien qu'on a une difficulté majeure. La décision que j'ai prise de libérer avec le président de la République 10 millions de barils de gazole nous permet d'avoir un impact évidemment positif sur le coût du GNR, ce qui est vrai d'ailleurs pour l'agriculture, ce serait vrai également pour la pêche. Le deuxième volet de ce plan de relance, c'est l'adaptation au changement climatique de la production agricole, soit parce que les productions vont devoir s'adapter au changement du climat, soit parce qu'on peut adapter ces productions justement. On a tous été marqués par des images épouvantables l'été dernier, des carissages de volailles en Bretagne par exemple, parce que justement les bâtiments d'élevage en Bretagne n'étaient pas adaptés pour des raisons qu'on imagine et qu'on comprend à des chaleurs aussi extrêmes. Comment fait-on pour que de manière très pragmatique, l'été prochain ne ressemble pas à l'été que nous avons connu ? C'est la question évidemment des stockages d'eau, notamment des citernes. Bref, autant de sujets sur lesquels il faut avancer, plus aussi des sujets assuranciels. Malheureusement, la question agricole, le monde agricole n'est pas toujours convenablement assuré, soit parce que c'est difficile d'accéder à l'assurance, soit parce que les produits d'assurance ne sont pas toujours adaptés évidemment aux problématiques que nous connaissons. Puis enfin, un volet aussi. de simplification, notamment sur le volet fiscal, avec aussi une nouveauté, on connaissait le pacte d'Utreil pour les transmissions d'entreprises dans le milieu familial, on connaissait le pacte Papin depuis maintenant quelques semaines sur la transmission vers les salariés, et donc aussi on va compléter nos dispositifs par le pacte dit Gennevar, qui permet justement d'avoir des mécanismes de transmission des exploitations pour faire en sorte justement qu'aucune exploitation ne trouve pas. Un repreneur. On va continuer de travailler avec une concertation assez précise et assez territoriale sur ce plan de relance, sur des sommes qui sont importantes. Le plan d'urgence, c'est 1,3 milliard d'euros, vous disais-je. Le plan de relance, en fonction de ce que la concertation va donner, des discussions parlementaires, on est quand même... quelque part entre 500 et 700 millions d'euros, qu'on va réinjecter dans les discussions budgétaires, certains sont déjà dans la copie, d'autres vont faire l'objet d'amendements du gouvernement, dès l'Assemblée nationale et dès le Sénat, au moins 4 amendements d'ailleurs du gouvernement vont être intégrés, mais on a globalement 15 jours devant nous qui vont nous permettre justement de mener une concertation efficace. Dernier point, la vraie relance passe aussi par... Les décrets d'application de la loi d'urgence agricole, heureusement qu'on ne part pas de rien, heureusement que le gouvernement a décidé cette loi. Elle a été décriée sur le terrain politicien. Enfin, je note qu'aujourd'hui, plus personne n'ose la contester parce que pour cause, au regard de la situation dans laquelle on se trouve, si on n'avait pas emmené la loi jusqu'à son adoption finale et jusqu'au journal officiel au mois d'août dernier, on serait dans une grosse difficulté. Donc là, pour le coup, les ministres mènent un travail important pour que l'ensemble des décrets d'application de cette loi soient pris. Avant Noël, publication fin août, au journal officiel de la loi, lançant des décrets d'application, la prédation, l'eau, les simplifications de construction de travaux dans les bâtiments d'élevage. Beaucoup de sujets qui sont attendus, sur lesquels on doit aller vite. Et puis bien sûr... en toile d'écran, peut-être moins connue du grand public, mais une discussion importante actuellement avec l'ensemble des pays membres de l'Union européenne sur le budget de l'Union européenne et donc aussi sur la politique agricole commune. Et c'est pas qu'une affaire de montant, c'est aussi une affaire de critères, de capacité à transformer aussi nos exploitations agricoles et désormais l'adaptation au changement climatique, on le voit bien, n'est pas... pas seulement le sujet de quelques régions du sud de la France, mais aussi du nord de la Loire, sans oublier évidemment aussi nos Outre-mer, qui méritent aussi toujours une attention particulière. Voilà, pour donner quelques points en transparence sur un sujet qui, parfois, occupe beaucoup l'espace médiatique lorsque nous sommes définitivement en crise, je me permets de le dire, et c'est pour ça qu'on cherche, nous... régulièrement avec beaucoup de transparence à rendre compte de ce qui est fait parce que c'est beaucoup d'argent public c'est une question de souveraineté importante savoir d'où vient notre nourriture c'est aussi une question évidemment de pouvoir d'achat, parce qu'un choc avec cette sécheresse, pardonnez-moi, par définition, peut aussi avoir impact sur le pouvoir d'achat des Français. Et donc c'est ce qu'on cherche à régler très en amont justement de ces discussions budgétaires. Peut-être laisser la ministre de l'Agriculture préciser deux ou trois éléments.
après l'été que les agriculteurs viennent de traverser, qui est terriblement traumatisant, y compris d'ailleurs sur le plan psychosocial, nous sommes très attentifs à l'état de la profession. Pour autant, il faut à la fois traiter l'urgence, c'est-à-dire soutenir... nos paysans dans cette épreuve, leur permettre de relancer la production, bref, leur donner des perspectives malgré les mois difficiles qu'ils viennent de traverser. Pour autant, traiter l'urgence ne doit pas dispenser, et je dirais même au contraire, doit nous engager à aborder l'avenir et la relance de la production agricole en tenant compte bien sûr de la donne climatique. Il faut se mettre dans l'hypothèse que l'été prochain peut être difficile, donc dès maintenant. amener les agriculteurs à pouvoir être plus résilients. C'est par exemple un programme destiné aux bâtiments d'élevage pour les rendre mieux adaptés à la canicule. Pouvoir débloquer rapidement les projets de stockage et d'irrigation tout en respectant naturellement la ressource eau qui est précieuse et qui doit être utilisée à bon escient. C'est pouvoir déployer rapidement, comme l'a dit le Premier ministre, les décrets d'application de la loi d'urgence. Et puis c'est amener aussi à plus long terme, à moyen et long terme. La réalisation des projets d'avenir agricole, il y en a beaucoup. On a fait un tour de France. Il y a plus de 800 projets d'avenir agricole pour la souveraineté alimentaire qui ont été identifiés. Il faut lancer dès avant la fin de l'année un appel à projets pour que ces porteurs de projets puissent trouver auprès de l'État, mais pas que, des supports, des aides, de l'aide à l'ingénierie par exemple, parce que ce sont des projets parfois compliqués à mettre en œuvre. Et enfin, il faut sécuriser. Sécuriser par l'assurance, cela a été dit. Aujourd'hui, deux agriculteurs sur dix en France, comme dans le reste de l'Europe, du reste, sont assurés. Or, l'assurance est un outil pour dérisquer la production agricole. Il faut qu'il soit mieux compris et mieux sollicité. Et puis, bien sûr, encore et toujours, travailler à la transmission. Alors, tous ces sujets trouvent une traduction dans la négociation que nous menons aujourd'hui au niveau européen dans la future PAC. La position de la France est très claire. C'est la position qui sera défendue dans ce qu'on appelle la négo box, la boîte de négociation des États. Pas un euro ne doit manquer à la PAC. Nous devons alors même que... Les enjeux de souveraineté alimentaire sont tellement importants dans un contexte géopolitique très bousculé. Il faut que nous soyons souverains. C'est une question de liberté et de sécurité pour l'ensemble des Européens et singulièrement pour les Français. Et puis il faut que la PAC soit là, aux côtés des agriculteurs, pour sécuriser le revenu. pour renouveler les générations, pour simplifier les procédures et puis pour apporter aux différents secteurs de production l'aide que, légitimement, ils peuvent attendre.
Bien, le Premier ministre et la ministre de l'Agriculture ont parlé d'un contexte difficile pour nos filières agricoles. Va s'ouvrir le 1er décembre les négociations commerciales. Donc en amont de ces négociations, comme l'a dit le Premier ministre, je vais inviter autour de la table... dès la semaine prochaine, toutes les parties prenantes, pour trouver un pacte de responsabilité, d'équilibre entre la nécessité de la souveraineté agricole, bien sûr, qui vit un contexte difficile, de notre appareil aussi agroalimentaire, et je pense en particulier au PME, et bien sûr... concilier tout ça avec le pouvoir d'achat, comme l'a dit le Premier ministre, qui est aussi au cœur des attentions de ce gouvernement. Donc voilà l'enjeu, c'est un peu inédit. On va, en amont de l'ouverture de Sénégaux, convier toutes les parties prenantes pour assumer ces enjeux tous ensemble. Il y va de l'intérêt général du pays par rapport à sa souveraineté et son indépendance alimentaire.
Pour compléter un petit peu le tour de table, tout d'abord, bien sûr, on se tiendra aux côtés du ministère de l'Agriculture pour les premières adaptations, je dirais, des exploitations agricoles pour l'été 2027, un petit peu comme l'ensemble du grand plan adaptation que j'ai soumis au Premier ministre, avec des volets de très court terme, c'est préparons-nous immédiatement pour l'été prochain, au cas où. Et des mesures plus structurelles que nous avons commencé à discuter aujourd'hui et qui apparaîtront aussi dans ce programme d'adaptation. C'est quel type de culture pour le climat de demain. C'est aussi quel type de sécurité pouvons-nous donner aux agriculteurs, peut-être avec des extensions. de paiement pour services rendus aux écosystèmes qu'on devra effectivement discuter à l'intérieur de la PAC en particulier et donc des volets assez larges sur l'ensemble de ces thématiques.
beaucoup. Avez-vous des questions, mesdames et messieurs
Oui.
repartirai avec les ministres en fonction des thèmes.
Vous avez été assez complet, mais je voulais bien vérifier. C'est entre 500 et 700 millions pour le plan de relance ou le plan de rebond. Et c'est dans le budget 2027. C'est bien ça ?
Oui, plan d'urgence, 1,3 milliard. Nous l'avons financé essentiellement par des redéploiements de crédits sur les crédits de 2026 en ce moment. Plan de relance pour 2027 avec... des crédits qui sont déjà dans la copie initiale et pour cause. On a présenté le budget pour 2027 il y a 15 jours, donc on avait déjà des ingrédients du plan de relance. Sauf que le plan de relance, pour qu'il fonctionne, il faut vraiment qu'il vienne du terrain. Donc c'est pour ça que depuis le début, j'avais dit au ministre, on va incorporer au fur et à mesure... par amendement, les nouveautés pour s'adapter, ce qui nous donne aussi de la souplesse, ce qui permet aussi d'ailleurs à l'Assemblée nationale et au Sénat de s'emparer du sujet. Vous voyez bien qu'il y a des objets nouveaux quand on parle du pacte Gennevar sur les transmissions. Bon, ça mérite quand même aussi des discussions avec les différentes forces politiques. La somme est indicative. Par définition, je vous l'ai dit et je le redirai jamais assez, on doit terminer à 5% de déficit à la fin. Donc on est sur des sommes. Si ça devait être plus... Par définition, il faudrait le gager par des économies ou des recettes ailleurs. Voilà, ça c'est pour moi évidemment absolument clé. Mais je ne l'ai jamais caché depuis l'interview que j'avais donnée à Paris Match au mois de juillet dernier et les nombreuses interviews que j'ai données depuis que la question agricole ne pouvait pas attendre l'élection présidentielle et que le budget pour 2027 devait le traduire de manière évidente.
Ok, merci.
Bonjour, Manon Bouvier, France Info. Une question sur le budget de l'Union Européenne qui a été voté hier à plus de 30 milliards d'euros. Le Rassemblement National et la France Insoumise veulent le baisser. Concrètement, est-ce que ça aurait réellement un impact sur l'argent qu'aurait la France avec la PAC ? Et la France est-elle gagnante à mettre autant d'argent au sein de l'Union Européenne
La ministre s'est exprimée sur les discussions en cours sur la politique agricole commune. Déjà, un point quand même qu'il faut donner à ce gouvernement avec le président de la République. On a souhaité que l'amende dite Google puisse permettre de baisser la contribution de la France à l'Union européenne. J'ai vu les débats un peu théoriques et hors sol sur le sujet. Ça, c'est pour le coup pas théorique, c'est pas hors sol. C'est factuel et ça nous a permis évidemment de faire baisser un tout petit peu de pression budgétaire que nous avions sur les épaules. Deux, est-ce que la politique agricole commune doit rester commune avec des financements communs ? Oui, dans un marché commun, c'est absolument indispensable. Tout simplement parce que nous sommes une grande puissance agricole et qu'on a vocation à exporter. Si nous n'avions pas cette puissance agricole et cette vocation à exporter, je vois bien le débat qui pourrait consister à dire, au fond, donnons moins d'argent à l'Union européenne, puis nous-mêmes prenons sur les crédits de l'État nos outils de financement pour le monde agricole. Enfin, on est une puissance qui ne correspond pas à la seule consommation des Françaises et des Français. Donc par définition, oui, on doit être gagnant sur cette discussion. C'est pour ça aussi que nous sommes durs. dans la discussion, pour être diplomate, sur non seulement la somme, ça a été dit par la ministre Genevar, le fonctionnement de ces sommes, parce que l'agriculture et la politique agricole commune, c'est une politique de production agricole, ce n'est pas des dispositifs sympathiques pour la ruralité. Ça, c'est autre chose. Ça peut être du Féadère, c'est d'autres politiques. Mais nous, on est attachés à avoir une politique agricole commune autour de la production. Et puis d'autres sujets, le Poséi, qui n'est pas un sujet très grand public, mais qui correspond à des outils pour les Outre-mer. Voilà. En tout cas, les discussions vont se poursuivre. Il y a une dimension très politique dans les débats de l'Assemblée nationale sur le budget. Après, quand on le regarde de manière globale, on voit bien que pour notre puissance agricole, la politique agricole commune est un outil. Maintenant, il faut évidemment bien la négocier.
le Premier ministre, bonjour. Hugo Capelli pour BFM TV. Vous avez parlé des agriculteurs. En ce moment, il y a toujours des manifestations lycéennes qui se poursuivent et on s'attend à d'autres mouvements, notamment ce samedi 17 octobre. Est-ce qu'on doit s'attendre à une convergence des luttes ? Est-ce que vous redoutez ces manifestations attendues samedi ? Et d'ailleurs à ce sujet, quelles sont les remontées que vous avez à ce stade ? Est-ce qu'on risque de voir des violences dans les rues en France ce samedi ? Il
y a plusieurs questions dans votre question. Déjà, regarde les informations qui nous sont remontées dans la matinée, ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine. dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours. Singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteil, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire, et dans lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Ce matin, autant que ces derniers jours, des tirs de mortier avaient lieu de la rue vers les lycées, on a même eu des intrusions. de personnes qui sont allées tirer au mortier dans les lycées. Bon, je pense que maintenant les mots, j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis dans les mots qu'on emploie, c'est pas un mouvement lycéen. C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux. Faut vraiment faire la part des choses entre les violences urbaines. qui ne trouvent pas de cadre légal et d'acceptation, par définition, d'un cadre de revendication. Donc ça, il faut le faire parce que ça serait aussi jeter l'opprobre sur les lycéennes et les lycéens qui ont exprimé un mécontentement. Donc voilà, il faut le dire, je l'ai dit hier au Sénat, on a globalement quelque chose comme 200 lycées sur les 3 700 que compte le pays, dans lequel il y a une violence qui s'enquisse, qui n'est pas d'ailleurs toujours une violence qui vient des lycéens ou de jeunes. de gens qui sont du lycée concernés, mais qui viennent évidemment de l'extérieur. Donc ça, malheureusement, c'est un problème d'ordre public. Est-ce qu'en même temps... Il faut oublier les revendications des lycéennes et des lycéens de France. Non. Et d'ailleurs, on est à 92 ou 93 000 contributions sur la plateforme. Vous avez vu hier qu'on a commencé à faire un certain nombre d'annonces sur les réponses que l'on peut donner. On va saisir les conseils régionaux parce que beaucoup de questions bâtimentaires qui méritent d'ailleurs d'être objectivées parce que tout ça, il n'y a pas un lycée qui ressemble plus à un autre. Il faut aussi territorialiser tout ça. Le ministre est revenu sur la question des remplacements. J'ai ouvert moi-même un débat sur la question du nombre de professeurs au regard de la chute du nombre d'élèves, c'est-à-dire au fond le débat démographique. C'est un beau débat politique qui dépasse d'ailleurs à mon avis les semaines qui viennent. C'est pratiquement un débat de présidentiel la démographie. Retraite, assurance maladie, de l'autre côté école. Donc non, moi je reste évidemment très ouvert à ça. Ensuite, samedi. Je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux on voit des choses un peu curieuses, parfois aussi d'ailleurs dans les médias, c'est une démocratie. Donc il y a un cadre de droit qui protège justement les citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer un mécontentement. C'est vrai le droit de grève, c'est vrai le droit de manifester. Donc par définition, un certain nombre de mouvements, la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, le syndicat, la CGT, ont commencé à rentrer en contact avec les préfectures, notamment à Paris, pour faire des déclarations de manifestation. Mais c'est bien leur droit. Et d'ailleurs, même si je ne suis pas d'accord avec eux, je me battrai jusqu'au bout, comme dirait l'autre, pour qu'ils aient toujours ce droit. Pourquoi d'ailleurs faut-il le faire, cette déclaration ? Parce que ça permet au mieux, au service de l'État, d'organiser la protection des manifestants. Parce qu'à votre question, est-ce qu'on redoute de la violence ? Oui. Oui, vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays, en tout cas ces derniers temps, dans lequel des mouvements violents de l'ultra-gauche, notamment, parfois de l'ultra-droite, en l'espèce ces derniers jours de l'ultra-gauche, qui s'insèrent justement dans les cortèges et notamment qui donnent à voir une violence épouvantable dans les fins de cortège. C'est pour ça que je me suis aussi un peu fâché par deux fois récemment à l'Assemblée nationale et au Sénat, parce qu'en fait on est en train de tout mélanger. Et donc la condamnation de la violence, elle n'est pas que politique ou morale, elle permet aussi de reprotéger le cadre d'expression du mécontentement par ailleurs. Alors ensuite, convergence des luttes, ça c'est un mot très politique. Vous avez bien le droit d'ailleurs, je fais aussi de la politique. Moi, le week-end, je suis dans la ville dans laquelle je suis élu, dans laquelle j'ai grandi, à Vernon dans l'heure. Je vois bien quand même, il y a des angoisses. On est dans une forme de moment de permacrise, des guerres, des incertitudes sur le pouvoir d'achat, l'inflation. C'est pour ça qu'on a aussi pris des mesures inédites sur le carburant, le sentiment qu'une crise pousse une autre. C'est sûr qu'il y a un moment de fatigue dans le pays. Je le ressens profondément. Après, que la classe politique ou que certains mouvements politiques veulent récupérer cette fatigue pour le transformer en carburant électoral, ça n'a échappé à personne. Et d'ailleurs, c'est leur droit. Je pense que les Françaises et les Français ne seront pas dupes. Après, il y aura une grande journée de mobilisation aussi. C'est le 18 avril prochain. Je le dis, mais on fait comme s'il n'y avait pas un grand rendez-vous démocratique qui structure quand même la vie du pays depuis 1962, c'est-à-dire l'élection au suffrage universel direct du président de la République. Et au fond, c'est aussi à la campagne présidentielle de démarrer, pour être complètement transparent avec vous. Parce que pour une population, pour des concitoyens, des concitoyennes qui ont des aspirations de long terme, c'est aussi à l'élection présidentielle de donner aussi à voir une espérance et une vision. Pour notre part. J'ai toujours été clair. Le gouvernement se déconnecte de la campagne présidentielle. Ça n'empêche pas qu'on fait du mieux que l'on peut, et plus d'ailleurs, pour répondre à toutes les crises telles qu'elles surgissent. On l'a vu avec le drame épouvantable de Liana, cette loi intégrale qui est une première réponse, dont je note que trop peu de personnes parlent dans le débat public. C'était seulement en mai et en juin dernier. Nous sommes en train de répondre sur les sujets de sécurité civile avec Laurent Nunez. On se rappelle les incendies, Landes, Gironde. Quand on parle de ce sujet, aujourd'hui, ça n'intéresse presque plus personne dans le débat public, parce que tout le monde parle des lycées. Quelque chose me dit que lorsqu'il y aura peut-être moins d'actualité sur les lycées, qu'on voudra parler du fond sur les lycées, on aura du mal à parler du fond sur les lycées dans le débat public. C'est un peu malheureusement aussi notre système politico-médiatique. Enfin moi, je veux dire aux Françaises et aux Français que... Comme on n'a pas d'agenda électoral, on n'est pas obligé de raconter n'importe quoi aux gens, c'est une grande liberté. Ça permet d'être responsable et de dire que l'ensemble des graves difficultés que le pays peut connaître, les ministres sont complètement mobilisés pour y répondre avec beaucoup de sérieux. Après, une fois de plus, c'est une démocratie, donc les gens veulent manifester, c'est bien leur droit, mais dans le respect de l'état de droit précisément et en refusant la violence, je le redis, on n'est pas loin d'un peu moins de 1000 policiers et gendarmes blessés. moins de 300 en dessous, enseignants, proviseurs, blessés. Il faut aussi défendre le service public et celles et ceux qui le rendent. C'est aussi ça un grand pays. Je pense qu'on est encore un grand pays, un grand peuple. Il faut aussi qu'on se comporte comme tel.
Monsieur le Premier ministre, Anne Renaud de l'AFP. Vous avez répondu la semaine dernière aux inquiétudes des Français sur les carburants. Vous répondez aux inquiétudes des agriculteurs aujourd'hui. Pourquoi attendre pour répondre aux inquiétudes des lycéens qui manifestent depuis trois semaines ? Et d'autre part, trouvez-vous que le débat budgétaire part bien ? avec le refus des députés de plafonner un abattement pour les retraités ?
Deux questions différentes. On n'attend pas pour répondre aux préoccupations des lycéens. Après, vous voyez bien que les revendications sont très disparates et que d'ailleurs, même nous et vous, médias et politiques, vous auriez bien du mal à lister deux ou trois chantiers très précis. Quand le ministre de l'Education nationale, ce qui d'ailleurs a fait réagir dans le pays, a déployé ces 3000 enseignants pour faire des remplacements, les Français se sont dit, mais pourquoi ils attendent seulement maintenant, etc. La réalité, c'est qu'en fait, ce sont des réservistes qui font les remplacements en général en période hivernale et on a appelé ce corps de réserve tout de suite. Mais c'est une réponse immédiate. Ça permet aussi aux Françaises et aux Français de comprendre comment fonctionne le ministère de l'Éducation nationale, qui est un gros ministère avec des gens absolument remarquables qui y sont engagés. Enfin, c'est une grosse structure. Deux, pardon, j'ai renvoyé à fin octobre, mi-novembre. Ce n'est pas l'année prochaine ou à la Saint-Gling-Gling. Des moments dans lesquels on peut changer la copie budgétaire d'un budget qui augmente d'1,2 milliard d'euros l'année prochaine, dans la manière notamment d'attraper le sujet de la démographie, vous disais-je. Je ne peux pas dire que la classe politique se soit beaucoup emparée de ma proposition. Tout simplement parce qu'une part des élites de ce pays, y compris les élites politiques, sont dans un déni sur la démographie. Or c'est vrai de la question des retraites, c'est vrai de la question du vieillissement de la population pour les dépenses maladie, et c'est vrai de l'école. Et ça, moi je veux traiter ce sujet avec Edouard Geffray, parce que pour avoir présidé un département rural, c'est aussi une question d'aménagement du territoire. Où sont nos écoles ? demain avec 1,6 million d'élèves en moins d'ici 2035. C'est un beau sujet. Je propose que ce débat, on commence à l'avoir dès maintenant. Donc nous, on y répond. Après, vous ne me referez pas. Je ne ferai jamais n'importe quoi. Donc on voit bien le système où il faut tout de suite alimenter les bandeaux des chaînes info, les réseaux sociaux, pour tout de suite donner l'impression qu'on donne du sucre rapide. Je me refuse à tomber là-dedans. Et j'essaie le plus sérieux possible dans la manière de répondre à ces questions. Ensuite, le débat parlementaire. Il ne faut pas non plus inquiéter ni les Français, ni le monde économique, ni les marchés financiers. Les premières lectures. Des textes économiques et financiers au mois d'octobre et au mois de novembre ont toujours été des premières lectures, dans lesquelles les formations politiques marquent des engagements, défendent des sensibilités. Ce test, on n'a jamais vu de compromis apparaître en octobre et en novembre. Et vous le savez, puisque l'année dernière, c'est en décembre et en janvier que ces compromis sont apparus. Donc je pense qu'il faut aussi expliquer, qu'on fasse notre travail, d'expliquer aux Françaises et aux Français, mais aussi au monde économique. je jette le pavé dans la mare, et au monde financier, évidemment, dans un moment dans lequel les taux d'intérêt sont plus élevés, il faudrait expliquer comment ça fonctionne, notre système. Première lecture, on se compte. En décembre, il faudra trancher autour de compromis qui fonctionnent. Voilà, donc je pense qu'il faut le faire avec beaucoup d'ouverture d'esprit et beaucoup de calme.
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