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Déjà, au regard des informations qui nous sont remontées dans la matinée, ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours. Singulièrement en zone urbaine précise Paris, Créteil, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire et dans lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Ce matin, autant que ces derniers jours, des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées, on a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer aux mortiers dans les lycées. Je pense que maintenant les mots, j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis dans les mots qu'on emploie, c'est pas un mouvement lycéen. C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux. Il faut vraiment faire la part des choses entre les violences urbaines. qui ne trouvent pas de cadre légal et d'acceptation, par définition, d'un cadre de revendication. Donc ça, il faut le faire parce que ça serait aussi jeter l'opprobre sur les lycéennes et les lycéens qui ont exprimé un mécontentement. Donc voilà, il faut le dire, je l'ai dit hier au Sénat, on a globalement quelque chose comme 200 lycées, sur les 3700 que compte le pays, dans lequel il y a une violence qui s'enquisse, qui n'est pas d'ailleurs toujours une violence qui vient des lycéens ou de jeunes. de gens qui sont du lycée concernés, mais qui viennent évidemment de l'extérieur. Donc ça, malheureusement, c'est un problème d'ordre public. Est-ce qu'en même temps, il faut oublier les revendications des lycéennes et des lycéens de France ? Non. Et d'ailleurs, on est à 92 ou 93 000 contributions sur la plateforme. Vous avez vu hier qu'on a commencé à faire un certain nombre d'annonces sur les réponses que l'on peut donner. On va saisir les conseils régionaux parce que beaucoup de questions bâtimentaires qui méritent d'ailleurs d'être objectivées parce que tout ça... Il n'y a pas un lycée qui ressemble plus à un autre. Il faut aussi territorialiser tout ça. Le ministre est revenu sur la question des remplacements. J'ai ouvert moi-même un débat sur la question du nombre de professeurs au regard de la chute du nombre d'élèves, c'est-à-dire le débat démographique. C'est un beau débat politique, qui dépasse d'ailleurs, à mon avis, les semaines qui viennent. C'est pratiquement un débat de présidentiel, la démographie. Retraite, assurance, maladie, de l'autre côté, école. Donc, non, moi, je reste évidemment très ouvert à ça. Ensuite, samedi. Je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux, on voit des choses un peu curieuses, parfois aussi d'ailleurs dans les médias, c'est une démocratie. Donc, il y a un cadre de droit qui protège justement les citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer un mécontentement. C'est vrai du droit de grève, c'est vrai du droit de manifester. Donc par définition, un certain nombre de mouvements, la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, le syndicat, la CGT, ont commencé à rentrer en contact avec les préfectures, notamment à Paris, pour faire des déclarations de manifestation. Mais c'est bien leur droit. Et d'ailleurs, même si je ne suis pas d'accord avec eux, je me battrai jusqu'au bout, comme dirait l'autre, pour qu'ils aient toujours ce droit.
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