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Précisément, vous le disiez, Vladimir Poutine peut profiter en ce moment de la bienveillance, du soutien de Donald Trump. Mais dans huit mois ou dans sept mois, il y aura un nouveau président ou une nouvelle présidente à l'Elysée. Pour l'instant, la favorite des sondages, c'est Marine Le Pen. Marine Le Pen qui est très claire. Elle cessera toute aide à l'Ukraine. Elle l'a redit de façon très claire au Financial Times et hier en conférence de presse. On l'écoute.
ne pouvons plus financer l'Ukraine, donc ce financement cessera. Et je crois qu'il est, encore une fois, œuvre d'honnêteté que de le dire d'ores et déjà au président Zelensky plutôt que de lui faire croire que l'on pourrait continuer indéfiniment à financer l'Ukraine alors que, objectivement, vous voyez la situation budgétaire de la France, nous n'en avons plus du tout les moyens.
Et ce ne sont pas des paroles en l'air, elle l'a dit. Ce matin, dans le Financial Times, en anglais, pour que toute l'Europe la comprenne et entende bien ce que dit Marine Le Pen, je la cite, j'arrêterai le financement à l'Ukraine dans les six mois de mon arrivée au pouvoir.
Alors attendez. Un, elle ne le fera pas. Deux, je ne suis pas sûr qu'elle soit élue. Et trois, j'aimerais aussi qu'on fasse entendre aux Français les déclarations de Mme Mélanie, hier. qui a été peut-être la dirigeante européenne qui est la plus claire en expliquant ce qui est en jeu. a dit, c'est la liberté. Je n'ai jamais aimé le mur de Berlin, je n'ai jamais aimé etc. C'est ça qui est en jeu, c'est la paix ou la guerre chez nous. C'est ça que peut-être certains... J. Meloni a
toujours été beaucoup plus atlantiste que Marine Le Pen. Écoutez, pas toujours.
Quand elle était dans l'opposition, elle avait à peu près les mêmes positions. Quand elle est dans la majorité, elle ne siège pas dans les mêmes parties que Mme Le Pen. Elle ne supporte pas Mme Le Pen. Elle critique Mme Le Pen. Et maintenant qu'elle est aux affaires, elle est solidaire de l'Europe, solidaire des Ukrainiens. Au nom des principes et de la réalité, parce que ce que ne disent pas les politiques et que sous-estime Madame Le Pen incontestablement, elle n'est pas la seule en France d'ailleurs, c'est que ce qui est en cause en Ukraine, c'est la paix ou la guerre chez nous. C'est ça qui est difficile à expliquer. cède en Ukraine, on aura la guerre chez nous. Et elle, elle le dit clairement aux Italiens qui pourtant sont beaucoup plus pacifistes que les Français. Je voulais ajouter
une dernière petition. Quand même, cette phrase, elle est très forte. C'est quand même celle qui a le plus de chances d'être à l'Elysée et qui dit, est-ce qu'il faut penser qu'elle bluffe ? Quand on dit, j'arrêterai le financement à l'Ukraine dans les six mois qui suivront mon arrière au pouvoir.
D'abord, d'une part, la France n'est pas le premier contributeur, loin de là, à l'Ukraine. Troisième,
on a eu la liste depuis 2021. Est-ce qu'elle
parle de ce qui grève notre budget, ou par exemple de la coopération militaire, ou par exemple de ce qu'on donne comme munitions à l'Ukraine ? Déjà pour commencer, un début d'ambiguïté. Donc si elle arrête même tout ça, il restera encore beaucoup de très grands pays qui prendront les relais, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, même l'Europe de l'Est, la Pologne, qui ont les arsenaux assez solides pour pouvoir suppléer à ce que nous... Ce que donne la France qui reste quand même assez modeste. Il y a de la coopération entre les deux pays. Mais surtout, il y a une chose qui est très importante à comprendre. La France arrête sa coopération avec l'Ukraine. Elle ne finance plus, elle n'abonde plus le budget européen censé soutenir l'Ukraine. Est-ce qu'elle va bloquer les autres pays cherchant à le faire ? Parce que c'est ce qu'avait fait Orban. Pendant des années, il avait monnayé son soutien vaguement aux trains de tension et au financement à l'Ukraine en disant un petit milliard par ici, un petit milliard par là, et puis finalement je dis non. Et c'est une toute autre attitude. La France peut se retirer sur son aventin, je pense que l'Ukraine s'en mettra en tout cas en partie. Par contre, est-ce qu'elle compte bloquer, et là pour le coup ce serait une attitude vraiment pro-russe, c'est ça la question qu'il faut lui poser. Ce n'est pas est-ce que les quelques centaines de millions d'euros que la France dépense chaque année pour l'Ukraine vont être retirés au pays. C'est comptez-vous ou non bloquer le reste des pays de l'Europe ? quand il s'agira de soutenir l'Ukraine.
Patricia Alémonière, quand Marco Rubio,
qui
est sur la même ligne que Donald Trump, mais il avance un autre argument, il dit la chose suivante, il dit Vladimir Poutine est dans une impasse, il est allé trop loin pour reculer. Et il a dit, quand il était à Lisbonne, je le cite, que s'il est acculé, Vladimir Poutine, cela pourrait rapidement transformer cette guerre entre les deux pays. en un conflit régional beaucoup plus vaste et beaucoup plus dangereux. Sous-entendu, Poutine vous entraînera, vous les Européens, dans ce qui commencera à ressembler à une troisième guerre mondiale.
Oui, donc vous
devez capituler. Donc vous devez capituler. Est-ce que c'est un argument qui fait mouche ? Je vais citer là. Quelle attitude faut-il avoir vis-à-vis de Vladimir Poutine ? L'institut Opinion Way a sondé les Européens. Alors les Polonais disent qu'il faut être dur sans compromis à 55%. Les Français à 46%. Mais vous voyez, les Allemands, n'y a que 28% qui disent qu'il faut être dur et sans compromis vis-à-vis de Vladimir Poutine.
Alors, ça s'explique un peu côté allemand, parce que le mouvement pacifiste a toujours été très, très fort en Allemagne. Le SPD mettait là toute sa politique, finalement, avec l'ouverture. On a bien vu Madame Merkel qui avait signé les accords gaziers, etc. Donc, il y a en Allemagne un fort fond pacifiste qui pensait qu'on allait ancrer. la Russie dans l'Occident par l'économie. Donc ce fonds-là, qui était très travaillé d'ailleurs par le KGB et après par les autres services de Vladimir Poutine pour encourager ce mouvement. Donc la réponse allemande n'est pas surprenante. Ce qui est surprenant, c'est que personne ne comprend qu'on est déjà en guerre. Alors on appelle ça une guerre hybride, on appelle ça une guerre larvée, on appelle ça une guerre sous le seuil. Enfin, toutes les attaques. qui se font, et nos services, et les services allemands, et les services danois, qui sont pourtant plutôt très atlantistes, et donc très proches du président Trump, sont terriblement inquiets. Quand on a des déraillements suspects sur un train, quand on a des entrepôts d'un seul coup, il n'y a plus d'électricité, quand, quand, quand, quand, qu'est-ce que c'est que tout ça ? Alors, on a une grosse difficulté d'attribution. C'est bien tout ça l'astuce des Russes, c'est-à-dire de se cacher. Parce que l'Internet le permet, en quelque sorte, de se cacher pour qu'on ne puisse pas attribuer. Mais quand on pirate nos systèmes informatiques, quand on met en danger nos entrepôts... Il y a une
possibilité que ce soit les Russes qui soient derrière les frigos...
L'enquête est en cours. On a eu un briefing il n'y a pas très longtemps, avec les responsables qui cherchent à attribuer. Ils disent que l'enquête est en cours. Ça peut prendre... des mois et parfois ils n'arrivent même pas à attribuer tellement c'est bien fait. Et plus c'est bien fait, plus ça indique que derrière il y a un service très sophistiqué. Parce que quand c'est un jeune hacker comme celui qui avait volé toutes nos identités, on l'a trouvé très vite. Donc vous voyez, la difficulté d'attribution indique qu'il y a bien quelqu'un, un service de renseignement étranger hostile derrière, le tout c'est qu'on ne sait pas qui. Donc on est... confrontés à des graves menaces. Là, c'est de l'alimentaire, c'est du train, c'est des entrepôts qui brûlent ailleurs, c'est des usines stratégiques comme dans les Pays-Bas qui sont incendies. C'est grave ce qui se passe. Alors, les Français, eux, pensent que la guerre, c'est à l'arrivée des chars et des missiles sur Paris. Évidemment, on n'en est pas tout à fait là. Mais quand notre indépendance énergétique, nos sites stratégiques sont menacés, nos approvisionnements sont menacés, je ne sais pas ce qu'il leur faut. Et quand on dit on va arrêter, la France donne un virgule et quelques pourcents. Enfin, en pourcentage du PIB par rapport aux Pays-Bas et à la Pologne, c'est rien du tout. Ils en donnent beaucoup plus. Donc il faut un peu ramener notre contribution à sa juste valeur. Et surtout, je pense qu'il faut que l'on pense que... Qu'est-ce que c'est notre aide par français ? Alors vous me direz, quand on a quatre enfants, ça fait beaucoup plus. Enfin, notre aide civilo-militaire, c'est-à-dire globale par l'Ukraine, je ne cesse de répéter ce chiffre, est entre 80 et 90 euros par an. Et on a tout un discours politique. classique, en disant les Russes ne nous vaut pas le mal, on est amis avec les Russes depuis tout longtemps, et donc il faut que l'on cesse cette aide, franchement, pour la paix, 80 euros, si on n'est pas capable de les donner par an, je ne sais pas ce qu'on entend par la paix, l'importance de la paix et de la liberté, surtout, comme vous le disiez.
Patricia Alémonière disait à l'instant, on n'a pas conscience que la Russie nous a déjà déclaré la guerre, on ne l'a pas conscience en Europe de l'Ouest, mais on l'a beaucoup... C'est beaucoup plus aigu en Europe de l'Est. Hier, il y avait dans Le Parisien cet article au sujet des Lituaniens qui disaient « Nous avons des voisins complètement fous. En Lituanie, les civils cernés par la Russie s'entraînent à la guerre.
mais écoutez, moi qui me promène un peu en Europe, je peux vous dire que de la Finlande au Pays-Bas, à Toulon-Pologne, on est en guerre. On est en guerre, c'est-à-dire, chaque famille a reçu un petit livret pour expliquer ce qu'il faut faire, des provisions, s'enterrer, etc. Lorsque la sirene sonne, donc on est en guerre. Patricia Rémière a tout à fait raison. Les déclarations publiques du président Poutine, de M. Lavrov et de son entourage, c'est... Nous sommes en guerre avec l'Occident, etc. Et donc, je pense que nous avons tort, nos responsables publics, quels qu'ils soient, ont tort de ne pas dire ça aux Français, de ne pas leur dire ce que vient de dire Patricia Alémoniarté. Tout ce qui se passe, c'est pour nous affaiblir et nous diviser. Et si la réponse, c'est la faiblesse et la prudence, nous serons entraînés dans un engrenage. La politique officielle de la Russie, c'est de s'en prendre à l'Europe. Comme maintenant on a Trump qui veut aussi s'en prendre à l'Europe, qui est une rivale économique importante, parce qu'il faut arrêter de se dévaloriser. Beaucoup de gens ont intérêt à affaiblir l'Europe, et la France est très importante en Europe.
Je pense exactement l'inverse. Je pense qu'on n'est pas du tout en guerre avec la Russie, qu'elle en est absolument incapable. Elle est incapable en 4 ans et demi d'avancer de quelques centaines de kilomètres sur l'Ukraine. Je pense qu'elle est absolument incapable de faire la guerre telle qu'on l'entend à l'Europe. La guerre conventionnelle ? Quel que soit le type de guerre. Ils sont capables de faire des escarmouches, ils sont capables de faire brûler un entrepôt par ici, un entrepôt par là. Ils sont capables de perturber nos systèmes ferroviaires, par exemple. Mais certainement pas de nous faire la guerre en gros. Il ne faut pas que les gens aient peur de ça. Absolument pas. Et puis je rappelle toujours qu'avant, si nous devions être en guerre, et encore une fois, je n'y crois pas une seconde, contre la Russie, on a une armée de métier en France. 220 000 personnes qui agrégées aux autres armées de métier européennes font un sacré nombre de soldats bien entraînés pour se porter contre la Russie. Mais ce n'est pas le souci. La Russie est incapable de nous faire la guerre. Il faut juste continuer, pour la liberté, pour la démocratie, à soutenir l'Ukraine.
Et la gérance russe, c'est pas créer la peur, c'est mobiliser la population pour se défendre.
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