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Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
Et dans la vérité en face, on va aborder une enquête qui a été réalisée pour l'hebdomadaire Marianne. et qui est, on peut le dire, une enquête coup de poing. C'est un sondage réalisé par l'IFOP qui nous dit que 46% des musulmans envisageraient de changer de pays si Marine Le Pen était élue. Évidemment, c'est le genre de sondage qui ne laisse pas indifférent. On va y revenir dans quelques secondes, puisqu'on est avec Adrien Matou, qui est rédacteur en chef adjoint du magazine Marianne et qui est avec nous. Mais d'abord avec vous, Félix Mathieu. Quels sont les résultats du sondage que nous posions ce matin ?
Oui, on vous pose cette question. Est-ce que vous attendez à ce que l'islam et la laïcité soient un thème fort de la présidentielle l'année prochaine ? Vous nous dites oui à 73% sur Youtube. Il y a par exemple ce commentaire. L'islam est devenu un faux combat, l'utilisation d'une population pour diviser les peuples. Un autre qui nous dit, franchement, ce n'est pas un thème qui nous permettra de manger, de créer des emplois. L'islam a bon dos. Beaucoup de commentaires qui vont dans ce sens. On a Pablo qui nous répond quand même. radicale progresse en France et combat la laïcité. Mais Charles, lui, répond, je cite, Charles, tu es l'exemple parfait d'une personne influencée par les médias et la politique. Donc voilà, il y a débat sur la chaîne YouTube de Sud Radio.
Il y a débat et ça tombe bien, on en fait notre débat entre 9h et 9h30 avec autour de la table Elisabeth Lévy et Éric Crevel. D'abord en quelques mots, Adrien Matou, parce qu'il faut qu'on explique ce qu'il y a dans votre magazine qui sort aujourd'hui, qui sort ce matin. Adrien, qu'est-ce que révèle cette enquête au-delà de ce chiffre très spectaculaire ?
Le point de départ de l'enquête, c'est qu'on s'est dit que ça faisait quand même longtemps, voire c'était une première, que la favorite dans les sondages était une candidate qui déclenche des sentiments ou des réactions aussi radicales, dans un sens comme dans un autre. Et donc on a voulu tester notamment tout un tas d'attitudes qui seraient liées à une victoire de Marine Le Pen. Alors il y a évidemment cette question peut-être la plus radicale de est-ce que j'envisage de quitter le pays, mais il y a aussi est-ce que j'envisage de participer à une grève générale, de refuser d'obéir aux lois, etc. Et donc ce qui est bien c'est qu'on avait un échantillon grâce à nos amis de l'IFOP assez large de 10 000 personnes qui permet d'avoir une marge d'erreur assez réduite et donc un sous-échantillon de personnes de confession musulmane suffisamment robuste. Ce n'est pas 50 musulmans qui ont donné leur avis, c'est plusieurs centaines voire milliers. Et donc on a ce chiffre, alors évidemment 46 pour être précis, 46% disent oui j'envisage de quitter la France si Marine Le Pen l'emporte. Il y a un chiffre moins élevé de 21% si je ne me trompe pas qui disent qu'ils le feront certainement. Évidemment ça ne veut pas dire qu'ils vont le faire. Il est de
combien le chiffre moins élevé ? 20% ou 21%. Un quart à
peu près. D'accord.
Évidemment, ça ne veut pas dire qu'ils le font. Oui, on parle là d'une déclaration d'intention. Qu'est-ce que ça révèle d'autre chez les musulmans ? Une instabilité ? Ils expliquent que, quoi qu'il arrive, ils ont du mal à
trouver leur place. Oui, alors en fait, il y a deux enseignements importants dans ce sondage. Le premier, c'est qu'il y a une réelle... des Français par rapport à l'islam, parce qu'on a posé tout un tas de questions sur le port du voile dans la rue, mais aussi les mesures proposées par tout un tas de candidats du centre à la droite pour limiter le port du voile. Alors ça va de l'interdiction de la Bahia au collège jusqu'à la mesure de Marine Le Pen, qui consiste, je le rappelle, à interdire le port du voile dans la rue. Et en réalité, il y a une majorité de Français, plus ou moins élevés, ça va de 80 à 60%, qui est en faveur de toutes ces mesures-là. Donc il y a une crispation. On en pense qu'on veut, mais il y a une crispation autour de la visibilité de l'islam, et face à cela, les musulmans craignent des discriminations. Il y en a plus de 8 sur 10 qui craignent une hausse des agressions. J'ai peut-être pas lu assez
attentivement, il me semblait que Marine Le Pen, dans votre journal, a été repassée à une interdiction plus limitée, université, tribunaux, etc. Elle
a une mesure d'interdiction. Ah d'accord, parce qu'il y a eu
tout ce débat, mais bon, on peut apporter ça. Comme vous êtes jeune, je voulais quand même vous rappeler, vous êtes trop jeune. Je sais que vous savez des choses, même sur ce qui s'est passé avant vous, mais vous dites que c'est la première fois. C'est peut-être pas tout à fait la première fois. Je crois me rappeler que l'arrivée de Mitterrand au pouvoir, on connaît quand même des gens, moi j'en connais, des gens qui ont pris leur bagnole. Moi je me souviens, j'étais jeune et je me souviens de ce qu'on disait à l'époque. Et donc, il y a eu cet effet-là. C'est pas le même. Et surtout, ce qui me frappe moins, c'est que toute la jeunesse mélanchonisée est à fond mobilisée sur... Elle arrive, elle arrive, elle arrive. Ça, c'est très impressionnant.
En tous les cas, Éric Revelle, c'est aussi un sondage qui montre les fractures avec, d'une part... les Français, mais les musulmans aussi sont français, mais enfin, je veux dire, une partie de la population qui se dit, oui, mais nous, on est inquiets par la montée d'un islam politique, d'un islam radical, et par cette représentation-là. Un islam visible. Et d'un islam visible. C'est la visibilité, je crois. Je prends plusieurs termes pour multiplier un peu les images. Et puis, de l'autre côté, une population musulmane qui se dit, avec Marine Le Pen, pour la moitié d'entre elles, en tous les cas, j'envisage. Ça montre bien qu'il y a une grande fracture dans ce pays.
Oui, alors moi je suis toujours un peu gêné avec ce genre de sondage, je vous le dis comme je le pense, je l'ai regardé. Suivant que vous appartenez à un camp politique ou pas, radicalisé ou pas, vous en tirez des conclusions positives ou négatives. Oui, mais au-delà des chiffres, c'est l'analyse qu'on en fait qui est intéressante. Si vous êtes électeur du Rassemblement National parmi les plus radicaux, vous avez envie de dire, il y en a 46% qui veulent se barrer, alors qu'ils se barrent. Ça fera moins de visibilité pour cette religion dans le pays. Et puis d'autres qui vont dire, mais attendez, c'est une façon, en posant ces questions, de stigmatiser une religion. Donc moi, je suis assez mal à l'aise avec ce type de sondage. Je ne sais pas qui a eu l'idée chez Marianne de faire ce sondage. Moi, je serais aussi... Les bras
mentaux de vous entendre dire... Non, non, non. Non, non, non.
Moi, je serais plus intéressé, je vais vous dire, je serais beaucoup plus intéressé si vous avez posé la question sur une grève générale. Si Marine Le Pen a... Alors, quels sont les chiffres ? Est-ce que vous avez posé une question sur la bordélisation du pays ? Ça, on fait
partie. Grève générale, si je puis me permettre, d'abord sur la première,
parce que
sur l'idée de... Sur le vote musulman. En fait, ce n'est pas une manière de stigmatiser. Effectivement, vous avez raison, on peut l'interpréter de deux manières. On peut dire, chouette, ils vont partir, ou quelle horreur, sont obligés de fuir. Nous, on ne maîtrise pas les réactions, mais il nous semble nécessaire, tout simplement, de regarder la réalité en face. C'est-à-dire de... constater, les réponses aux questions le montrent, qu'il y a une grande tension autour de ces questions, à la fois chez les gens qui sont très inquiets de la visibilité de l'islam, et à la fois chez les musulmans qui sont plus de 8 sur 10 à craindre des discriminations en cas de victoire de Marine Le Pen. Et donc, on trouve ça tout à fait intéressant, et il faut le regarder en face, cette réalité de ces tensions-là. Et ensuite sur la tension du pays. On abordera les autres questions après.
Il apparaît quand même dans le sondage des choses qui m'ont même rassuré. Je dois le dire, moi je fais partie des gens qui inquiètent cet islam. Cet islam qui devient majoritaire dans notre islam, qui est très identitaire, très visible, très revendicatif, très politique. Mais je constate, par exemple, que 53% des musulmans interrogés dans votre sondage se prononcent pour l'interdiction du voile dans la rue, pour l'interdiction des frères musulmans, mais qu'une partie notable serait d'accord, je ne me rappelle plus si, pour l'interdiction du voile dans la rue. Je crois que c'est
entre 20 et 30%.
Oui, mais c'est pas rien. Si vous voulez, c'est leurs frères, leurs soeurs, même si eux... Et il y a donc, je pense, un certain nombre de musulmans dans ce pays qui sont tout à peu près à jouer le jeu. Et moi ce que j'en ai, je voulais vous le soumettre, moi ce que j'ai tiré comme conclusion, c'est pas, on s'en fout, ils seront contents, ils seront pas contents, les gens sont contents ou pas contents, oui bah oui, c'est pas le sujet, c'est qu'en fait, je crois que la situation serait grandement améliorée et pacifiée si on édictait des règles claires. C'est un peu ce que demandait Pierre Manon il y a quelques années dans Situation de la France. Alors à mon avis, avec des règles qui n'étaient pas celles que je voudrais, mais est-ce que c'est pas ça le problème ? Est-ce que c'est pas le flou qui... Autour de toutes ces questions. En fait, il
y a une majorité qui se prononce dans ce sondage, pas seulement sur la question du voile, mais il me semble qu'il y a une opinion commune qui est majoritaire, qui est qu'il faut être discret quant à ses opinions religieuses dans l'espace public. Par ailleurs, on a testé l'option interdire la kippa dans la rue, et il y a une large majorité qui est pour. Donc en fait, j'ai l'impression qu'il y a culturellement dans la société française quelque chose qui est simplement majoritaire, qui est de dire... La laïcité, ce n'est pas seulement une loi, c'est aussi un concept de discrétion. Une nuance quand même à ça. La génération Z, donc les gens qui sont nés après 97, sont très majoritairement contre. Cette conception, et sur toutes les questions liées à la visibilité du fait religieux, se prononce contre toutes les mesures qui visent à... Vous voyez bien, pardon, mais la contradiction dans les répondants... Eric, il y a beaucoup de choses
dans ce sondage, on va y revenir dans quelques secondes, on marque une toute petite pause. A tout de suite.
Et
dans la vérité en face, un chiffre, 46% des musulmans envisageraient de changer de pays si Marine Le Pen était élue. C'est ce qui ressort d'un sondage IFOP pour l'hebdomadaire Marianne qui sort aujourd'hui. Le rédacteur en chef adjoint de ce magazine est avec nous, Adrien Matou. Et autour de la table, Elisabeth Lévy et Éric Revelle sont restés, et bien sûr, Félix Mathieu. On abordait principalement les enseignements autour... de cette question du vote musulman. Eric, je vous ai un peu coupé pour marquer la pause. Vous aviez d'autres questions à poser. Oui, je
voulais aussi souligner l'incohérence, puisque vous citez le chiffre. 30% des musulmans considèreraient, d'après votre sondage, qu'il ne faut pas avoir de signe visible de sa religion dans l'espace public. Et puis, dans le même temps, on commentait au début le chiffre de 46% qui... qui partiraient si Marine Le Pen était élue président de la République. Moi, ça me semble totalement incohérent. C'est pas les mêmes. C'est pas les mêmes. Pour le coup, ils sont musulmans. Vous n'avez pas
remarqué qu'être musulman, ça pouvait... Ça pouvait recouvrir des quantités d'imaginaires, de comportements, de rapports à la France. J'avais remarqué, c'est pour
ça que je commençais en disant que mettre les musulmans dans le même panier de vote, ça me rendait assez mal à l'aise. Si je puis me permette, je
pense que justement... Il faut dire la même
chose pour les juifs, les catholiques, les français... Bien sûr, mais ça me rendrait mal à l'aise de la même manière. On a
testé toute la catégorie. C'est une population, Adrien Matou, et je veux bien... que vous étayez et que vous nous racontiez un petit peu quelle est votre réponse à ce sujet-là, mais c'est une population qui réagit différemment, selon le vote. Vous en avez une fraction qui se sentirait peut-être plus en sécurité, une autre qui se sentirait menacée, d'autres... Ce que je peux me permettre,
c'est que les musulmans, ça n'existe pas. Je vais finir. Merci d'éclaircir ma pensée, ma chère Elisabeth. Les musulmans, bien sûr que ça... Ça n'existe pas en tant que catégorie fermée, homogène, etc. En revanche, vous avez bien une population qui, si vous l'interrogez, va vous dire également que ce soit mes potes totalement laïcs, des musulmans culturels ou des salafistes ou des frères musulmans. Ils vont tous se reconnaître dans le... signifiant musulman. Donc, Eric, sinon, on ne peut rien tester de rien. Vous ne pouvez pas non plus tester les pêcheurs à la ligne. Parce que les pêcheurs à la ligne, ça n'existe pas. Et vous ne pouvez pas tester, vous ne pouvez pas vous interroger sur les universitaires.
Non, mais sur la grève. Moi, ça m'intéressait. N'allez pas trop vite. J'ajoute qu'il faut lire
ce numéro de Marianne. Je le dis, l'enquête est vraiment passionnante. Le papier d'Adrien Matou est super. Non, non, je le dis parce que vraiment... cette
semaine, c'est Causeur et Marianne. Très bien ! Achetez
deux numéros de Causeur ! Bon
déjà, je suis content d'être venu. On est bien accueillis. Non, non, bravo. Non, mais ce que dit Elisabeth, c'est qu'évidemment, il n'y a pas un bloc, comme pour toutes les religions, il n'y a pas un bloc de musulmans qui pensent tous la même chose. Quand même, pour ajouter un élément, ce qui caractérise les musulmans, de manière générale, c'est une acceptation plus grande de la visibilité du fait religieux, et j'ajoute que ça vaut même pour les signes des autres religions, parce qu'on a testé... Vous savez, Éric Zemmour a dit qu'on pourrait interdire la kippa dans la rue. Ceux qui sont le moins d'accord avec cette mesure, ce n'est pas les juifs, c'est les musulmans. Ils sont très, je crois, même pas 25%.
Ce qui veut dire que dans leur argument, quand ils disent « mais ça fait partie de ma religion, le fait de porter le voile par exemple », eh bien c'est une sincérité, ils le reconnaissent pour d'autres. C
'est ce que ça se retrouve dans ce sondage. Ils sont plutôt cohérents pour le coup dans cette... Vous connaissez d'ailleurs beaucoup de
juifs religieux. Qui défendent le voile, qui défendent, qui disent pourquoi vous les ont quittés. Allez, on passe aux autres aspects du sondage, sur la désobéissance, sur la désobéissance,
ou l'idée de grève générale, si Marine Le Pen arrivait au pouvoir. Quels sont les chiffres que révèle ce sondage ? Parce que ça, pour le coup, ça me semble beaucoup plus plausible.
Oui, en fait, ce qu'on a voulu tester, c'est aussi, pardonnez-moi l'expression, mais le bordel. potentiel, c'est Marine Le Pen, la bordélisation. Le terme maintenant est testé communément. On l'a testé à travers plusieurs questions, dont deux qui me paraissent plus intéressantes. Est-ce que vous seriez prêts à participer à une grève générale ? Question qu'on a posée évidemment seulement aux gens qui ont un travail. Mais les autres participeront quand même, je vous rassure. C'est sûr que si on interroge que les gens de France travaillent, c'est plus compliqué. Et donc on a quand même un chiffre de 38% des travailleurs qui se disent prêts à participer à une grève générale. Il y a aussi une question qui est intéressante, est-ce que vous refuseriez de respecter les lois que vous jugez injustes donc là on est à 41% mais on est à 45% chez les agents de la fonction publique par exemple. Donc les fonctionnaires, quasiment 1 sur 2. dit, je serais prêt potentiellement à refuser d'appliquer une loi que je juge injuste. Vous
n'êtes pas allé jusqu'à dire quel type de loi ? Non, on a compris. Vous comprenez
bien le jeune mélanchoniste qui lui dit qu'il ne va pas respecter les lois, c'est parce que, d'ailleurs, Marine Le Pen n'en fait pas mystère, ils veulent prendre des lois pour durcir notre politique migratoire, et peut-être des lois... qui durcirait les conditions ou les demandes d'assimilation.
On pense à la priorité nationale et on pense à l'interdiction du voile dans la rue. Éric Revelle, ça
a effectivement... Moi, ça me pose un sujet démocratique, quand même. C'est ce qui vous frappe le plus dans ce sondage, finalement, c'est ça ?
Oui, parce que ça me semble plus plausible. Si vous décidez, parce que vous êtes musulman, de quitter la France pour aller dans un pays d'accueil qui est un pays lié à vos racines, vous n'avez pas le même niveau de vie, vous n'avez pas rien. Donc ça me paraît moins plausible. Mais une grève générale ou une bordélisation au sens large... si Marine Le Pen arrive au pouvoir, ça, ça me semble plus plausible et ça pose un problème démocratique. Mais ça vous étonne ? Franchement ? Mais ça ne m'étonne pas, mais dès l'instant où elle serait élue, où elle serait élue, moi, ce qui m'intéresserait, je vais vous dire, alors je ne sais pas si vous avez suffisamment de l'argent pour le faire, mais c'est de tester maintenant Jean-Luc Mélenchon. C'est de savoir combien de gens seraient en grève ou bordeliserait le pays si Jean-Luc Mélenchon était élu. Eh bien, ils n'ont pas le droit. Il y a des indications quand même. Mais non, mais il m'a
appris un truc très intéressant, ils n'ont pas le droit de le tester. Expliquez-le. Pourquoi ? Alors,
simplement parce que Parce que les sondeurs, c'est pas nous, c'est les sondeurs pour le coup, ils n'acceptent pas de tester des hypothèses qui sont jugées non plausibles par les sondages. Donc en fait, on ne peut pas... Par exemple, je vous donne un autre exemple. Ça c
'est
une
règle, ils sont imposés par des règles. Tu ne peux pas tester le rebelle émise. Attendez, attendez, je vais juste une remarque. Non mais il poursuit d'abord, je préfère. Parce qu'il y a une remarque fondamentale à faire le sondeur sur ce sujet. Oui, mais vous la faites après. D'abord, Adrien, pourquoi ? En fait, on ne peut pas demander...
Tout simplement parce que là, vous avez vu qu'il y a des sondages, par exemple, qui sont sortis hier, qui montrent que Jean-Luc Mélenchon se qualifierait pour l'instant pour le second tour, mais serait battu très largement, 67-68 contre 32-33, par Marine Le Pen. Et donc, on ne peut pas soumettre aux gens une hypothèse dans laquelle quelqu'un qui est très largement battu pour l'instant dans les sondages... Ah, d'accord, je comprends le sens. Oui,
mais je vais vous dire, moi, ça me pose de nouveau un problème démocratique, parce qu'en prenant que cette hypothèse, Marine Le Pen arrive au pouvoir, et pas Jean-Luc Mélenchon. En fait... tous les gens, entre guillemets, raisonnables, prudents, avec des profils plutôt de rentier, se disent, oulala, si elle arrive au pouvoir, ça va être le bordel. Donc... Même si j'avais envie de voter pour elle... Vous voulez dire que ça influence
le vote,
tout simplement ? Evidemment ! Donc, il faudrait... Tu sais, Jean-Luc Mélenchon, messieurs les sondeurs, réveillez-vous ! Je
croyais que tu allais dire qu'il faudrait arrêter les sondes ! Non, non ! Il y a 15 jours avant les élections, ça peut faire varier et influencer ? Écoutez, j'ai l'impression que les intentions de vote, pour une fois, commencent à être assez solidement... On est très tôt, encore. Oui, mais justement, j'ai un sentiment, si vous voulez, qu'il y a beaucoup... Enfin, je ne suis pas sûre que ce soit ça qui soit déterminant. Moi, c'est sur la bordélisation post... électorale si Marine Le Pen gagne, que j'ai quand même un petit doute. Parce que, de toute façon, on est dans des déclarations d'attention. Je vais faire ci, je ne vais pas respecter les lois. Il y a aussi beaucoup de roulage de mécanique, en fait, là-dedans. Et, moi, je crois, et c'est d'ailleurs un peu, même dans la police, je n'ai pas l'impression qu'on soit très inquiets de cela. Je crois que, quand un pouvoir vient d'arriver... 'il est légitime, vous ne pouvez pas malgré tout, c'est plus compliqué. Maintenant, après des vrais mouvements sociaux type grève générale, ça c'est encore autre chose. En tous les
cas, c'est vrai que la question que soulève Eric est quand même très intéressante, parce que ça pose un problème d'équité, d'une certaine façon. C'est-à-dire que si le final qu'on nous promet, il est de toute façon Le Pen-Mélenchon, je ne vois pas pourquoi les sondeurs ne pourraient pas interroger... Les mêmes répercussions supposées d'un côté ou de l'autre, enfin pas les mêmes en l'occurrence, mais selon que le programme économique de Mélenchon, il a forcément un impact sur les chefs d'entreprise, sur toute une catégorie de la population. C'est
validé d'entrée que les hypothèses données par les sondages... ou que celles qui ne sont pas données par les sondages n'ont aucune probabilité. Enfin bon, vous avez raison, cette règle ne va pas du tout.
Qui m'a dit, si c'est Mélenchon, je commence déjà à réfléchir où je vais aller. Donc ça existe. Donc si vous voulez, les questions pourraient se poser. Donc en tous les cas, Adrien Matou, pour le moment... Pas possibilité de faire ce sondage. Mais ce n'est pas nous qui décidons. On va se retrouver dans quelques secondes puisque La Vérité en Face se poursuit avec vous qui nous appelez 0826 300 300. Il y a ce volet islam mais il y a aussi toutes les questions qui en découlent. Vous n'hésitez pas à nous appeler. On se retrouve dans quelques secondes. A tout de suite. Et dans La Vérité en Face, on évoque et on débat de ce sondage choc réalisé par l'IFOP pour Marianne. 46% des Les musulmans envisageraient de changer de pays si Marine Le Pen était élue. C'est l'une des phrases, c'est l'un des chiffres à retenir. Il y en a bien d'autres. Adrien Matou, rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire Marianne, qui sort aujourd'hui en kiosque, et bien sûr que vous pouvez également vous procurer via le numérique, est à mes côtés. On vous accueille, vous avez la libre antenne. On en débat avec vous, 0826 300 300. On accueille Eric. Bonjour Eric, vous nous appelez de Metz et je suis avec Adrien Matou, on vous écoute. Comment vous réagissez
à ce sondage ? Écoutez, bon, j'irai chez mon pluraliste acheter Marianne, donc ça va rassurer quelque part un petit peu Adrien. Merci Eric. Mais vous savez, ça me fait beaucoup penser à ce qui s'est passé il y a deux ans quand Trump a été élu aux Etats-Unis. Il y a eu toute une caste de stars, je pense à De Niro, je pense à Hélène De Générès, qui avaient dit, si Trump est élu, on quitte les Etats-Unis. Ils sont restés finalement. Donc moi je me dis, aujourd'hui vous savez, les musulmans qui disent, les 46% qui veulent partir si Marine Le Pen est élue, ils vont perdre leur boulot, ils sont venus pour travailler en France, pour bénéficier de notre système social, ils vont tout perdre. Et puis je voulais aussi préciser que, comment dirais-je, Marine Le Pen, vous savez, comme le Rassemblement National, n'est pas contre les musulmans. Ils luttent juste contre l'intégrisme. C'est pas pareil. Je veux dire, si vous regardez les gens qui sont inscrits au Rassemblement National, il y a aussi beaucoup de musulmans. Et il ne faut pas non plus faire l'amalgame. comme la majorité des Français, on est contre les frères musulmans, on est contre l'islam radical, mais on n'est pas contre les musulmans. Vous avez
raison de faire le distinguo, et évidemment, c'est la base de tout. Je ne crois pas avoir décelé, dans les propos récents du RN, un amalgame concernant le vote musulman, ou les musulmans d'une façon générale, mais plus précisément, effectivement, de ce que l'on peut appeler l'islam politique, ou bien une forme d'intérêt. grise mais c'est très intéressant parce que camel nous appelle d'avignon bonjour camel soyez le bienvenue à l'antenne de sud radio et vous êtes vous même musulman et en même temps alors adrien matou de marianne vous écoute et vous êtes vous même étonné par le résultat de ce sondage
Bah oui, d'abord je voulais rectifier tout, je suis de confession musulmane et j'espère en tant que religieux devant Dieu je serai un musulman. Mais pour le fait je suis de confession musulmane et j'essaie d'être un bon musulman. Vous faites bien de le dire. Après pour le reste, les 46%, j'ai une question à poser, c'est vous avez sondé qui ? Où ? Comment ça s'est passé ? On
va vous répondre. Il va vous répondre derrière. Bonjour Kamel, on a testé tout simplement, ça s'appelle la méthode des quotas, c'est un échantillon de français qui est représentatif de la population française. Donc il y avait 10 000 personnes au total. Donc 10 000 au départ sur l
'ensemble du... Sans distinguo de confession.
Voilà, et donc dans ces 10 000, il y a une proportion de musulmans qui correspond à la proportion qu'il y a dans le pays. Et donc, c'est des gens qui correspondent en termes de caractéristiques, de là où ils habitent, d'âge, de métier. Donc, si vous voulez, c'est un peu le... Si on prend le total de tous les musulmans qui ont été interrogés, c'est un peu le musulman moyen français qui a donné son avis dans son âge-là.
Donc, ce que vous voulez dire là, c'est musulmans français. Oui, ils sont français, oui. Ils sont confessions français. Musulmans français, c'est le terme... Oui,
ce n'est pas les musulmans de nationalité étrangère.
Ce sont des français. La confession, elle regarde qui elle veut, c'est personnel, mais moi je vais vous dire un truc, tous ces sondages-là, je ne sais pas où vous les avez eus, ça veut dire qu'un musulman dit un musulman, un musulman... sur, allez, parce qu'il y a 6 millions à peu près, on parle de 6-7 millions de musulmans en France, pratiquants, mais sans compter les autres qui sont aux alentours. Donc on parle à peu près de 10 millions de musulmans en France, ok, de tout pays, africain, subsaharien, Afrique du Nord, dans les vieux communs, tout ça, voilà, il y a 10 millions. Vous pensez que 46 millions, on va arrondir ces 4% ? Vous voyez qu'un musulman sur deux va partir de la France, quand Marine Le Pen a gagné, ça va faire 5 millions de personnes qui vont partir du coup.
Je
ne pense pas du tout qu'ils partiront, je pense qu'ils disent qu'ils pourraient partir. Je pousse le bouchon plus loin. Quand vous parlez des musulmans, Marine Le Pen, à l'époque, quand elle avait fait un livre avec M. Sarkozy, c'était contre Sarkozy, les élections à l'époque, je ne me rappelle plus la date, je n'ai plus la mémoire. Elle parlait qu'elle avait déjà dans son... dans ses cotisants dans son parti, de 36% issus de l'immigration qui cotisait dans son parti. Donc beaucoup de maghrébins et tout. C'est beaucoup de femmes qui votent Marine Le Pen. Beaucoup de femmes musulmanes, beaucoup de femmes arabes, parce qu'arabe ne veut pas dire musulman.
Déjà,
parce que beaucoup de gens confondent. Le truc pour moi, c'est ce sondage-là qui... On va
vous apporter quelques clés, Kamel, parce qu'évidemment, personne n'imagine 5 millions de musulmans quitter la France dans les semaines qui suivent une éventuelle élection de Marine Le Pen. Plusieurs choses à dire à ce sujet, Adrien Matou. Oui,
en réalité, ce que ça mesure, c'est plus le niveau d'inquiétude. qu'inspire l'élection de Marine Le Pen. Et surtout sur les 10 millions
de
musulmans, puisque vous interrogez... Alors, il y en a qui ne sont pas français. Nous, on n'a interrogé que les français. Donc déjà, le chiffre ne se base pas sur les 10 millions. Et ensuite, évidemment, l'évidence, c'est entre dire qu'on va partir et le faire, il y a un gap énorme. Et j'ajoute une nuance supplémentaire. On avait dans la question, oui, je le ferais certainement, ou oui, je pourrais le faire. Et ceux qui disent, je le ferai certainement, et encore une fois, ça ne veut pas dire qu'ils le feront, ils sont 20%. Il y a 20
% et 46%. 46%, c'est ceux qui y pensent, qui se sont posé la question au moment où vous les interrogez, et 20% environ, ou un petit peu plus, c'est ceux qui se disent certainement. Donc, bon, je ne sais pas, Kamel, si on peut...
Excusez-moi, parce qu'il y a des trucs pour bien expliquer. Le cas d'Andy français, on ne peut plus dire partir, d'accord ? Quand on dit français, on peut plus en venir. Je pense que vous avez ciblé un truc.
Alors ça peut être des binationaux aussi. On peut être français et quitter la France, ça peut arriver.
Je peux dire qu'aussi, il y a des binationaux. Est-ce que c'est binationaux ? Voilà, il y a les binationaux aussi, qui sont musulmans. Est-ce que ceux-là, si c'est ceux-là qui vous ont répondu, peuvent fausser aussi votre sondage ? Donc, il y a beaucoup de paramètres qui font que, quand j'ai entendu ce truc-là, dans ma tête, la première chose qu'ils me disent, je dis putain...
Vous vouliez dire ça aussi, Kamel, parce que vous-même, vous disiez tout à l'heure, hors antenne, que vous ne ressentiez pas d'animosité de la part des musulmans à l'égard de Marine Le Pen, c'est ça ?
Surtout les femmes musulmans, surtout les femmes. Mais il y a beaucoup de... Je vous le dis encore une fois, j'étais avec un gars, et c'est pour ça que ce mec-là, il va avec moi à la mosquée et tout, il a dit à ses enfants, si vous ne votez pas le RN, vous ne rentrez pas à la maison. Donc, ça vous va ? Donc, à un moment donné, c'est normal, parce qu'on était dans un moment donné où on laissait de tout faire et plus rien, il n'y avait plus d'autorité. Les parents, ils n'avaient plus le droit de mettre la fille aux enfants, ils n'avaient pas le droit de sortir. Donc, dès que l'enfant est sorti, ils prenaient une PC, ils se retrouvaient devant un juge, le père, parce qu'il a tapé son bise, parce qu'il a mis une PC, ou il a mis une raclée, parce qu'on en a pris tous les raclées. On n'en est pas mort. C'est pas un conseiller,
les raclées, on est bien d'accord.
Non. Non. Non.
Vous devriez, Kamel, vous procurer le magazine en son entier parce que je vous assure que l'éclairage est très intéressant et évidemment, il apporte tout un tas de nuances. Il y a notamment un reportage. C'est le meilleur des sondages pour moi, ce reportage.
Ça complète très bien un sondage. En réalité, même si vous avez raison, il y a beaucoup de musulmans qui soutiennent ou sont sympathisants de Marine Le Pen. Il faut quand même dire qu'il y a énormément de musulmans et notamment de musulmanes. qui sont inquiets parce qu'il y a quand même un projet de loi qui consiste à interdire le voile dans la rue. Il y a quand même directement une limitation de la liberté religieuse des musulmans. Et il faut aussi constater qu'en 2022, on a eu des chiffres, et là pour le coup, ce n'est pas un sondage, c'est des chiffres. Près de 70% des musulmans ont voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour, notamment parce qu'ils se présentaient comme le défenseur des musulmans contre les discriminations dont ils font l'objet. Donc, même si évidemment, aucune communauté n'est uniforme et ne pense la même chose, Il y a un sentiment de crainte très partagée au sein des personnes de confession musulmane sur l'accession au pouvoir du RN.
C'est très clair. Et vous continuez de nous appeler sur ce sujet dans la vérité en face 0826 300 300. Adrien Matou, rédacteur en chef adjoint de Marianne, est avec nous pour commenter ce sondage IFOP sur le vote musulman en France à combien ? Sept mois maintenant, huit mois de la présidentielle. On se retrouve dans quelques secondes, à tout de suite.
Et
on est avec Adrien Matou, directeur adjoint de Marianne, pour commenter cette étude réalisée par l'IFOP en exclusivité pour le magazine qui sort aujourd'hui et qui révèle que les enjeux de visibilité religieuse et de discrimination placent d'une certaine façon la société française sous tension, Adrien, comme rarement à quelques mois de l'élection présidentielle. C'est des choses qu'on subodorait, mais quand il y a des sondages... c'est beaucoup plus... On s'appuie sur des données chiffrées avec toutes les mesures de précaution qu'on peut avoir. Ça montre aussi la fracture, d'une certaine façon.
Évidemment, le sujet, ce n'est pas de dire que la présidentielle va se jouer uniquement sur la question du voile, de l'islam, etc. sait tous les sujets, notamment économiques, qui vont jouer un rôle capital. Mais il nous a semblé quand même que la toile de fond, et notamment du succès de Marine Le Pen et du RN, c'est quand même cette inquiétude par rapport à l'islam. Et ça crée des inquiétudes des deux côtés quelque part. Il y a l'inquiétude par rapport à un islam de plus en plus visible qui se manifeste dans la rue, dans tout un tas de sphères de la société. Et symétriquement, l'inquiétude des musulmans qui, quand ils voient Marine Le Pen qui base son discours quand même sur le rejet de l'islamisme et du voile, peuvent se sentir
menacés. A raison. On accueille Stéphane qui nous appelle de Bordeaux. Bonjour Stéphane. Vous-même, est-ce que vous êtes surpris ou pas de ces chiffres ? De ces tendances, on va dire
Pas vraiment surpris. C'est une bonne nouvelle quelque part, en fait. Enfin, pas pour moi, mais c'est une bonne nouvelle pour l'extrême droite. 46% du... des musulmans ou des arabes venaient à partir, ce n'est pas exactement la même chose, mais venaient à partir.
Alors on ne peut pas... Non, non, je ne peux pas évidemment vous laisser dire ça, ça ne peut pas être un...
Non, non, c'était une boutade.
Non, mais je comprends Stéphane, mais je dois aussi le dire pour tous les autres auditeurs, on ne peut évidemment pas se réjouir d'une volonté de partir, qui est au contraire vécue comme une inquiétude, je pense, par les musulmans.
D'autant que ce serait une catastrophe économique. parce que s'ils partaient, il y a beaucoup de systèmes d'informations qui ne tourneraient plus, il y a plein de choses qui ne tourneraient plus, donc ce serait une vraie catastrophe. Maintenant, pour être allé au Maroc cet été, quelques semaines, et puis pour y avoir travaillé, avoir une entreprise là-bas, en fait, il y a déjà beaucoup de Marocains qui partent. C'est ce que vous avez constaté
autour de vous.
Oui, il y a déjà beaucoup de gens qui partent pour des raisons économiques en fait. C'est-à-dire que le pays, alors là ça commence à freiner, mais il y a eu un gros développement et puis les gens se sentent plus bien. Il y a beaucoup de Français aussi qui... Parce que dans le même temps,
le Maroc aussi se développe et qu'il y a peut-être plus d'opportunités au Maroc en ce moment.
Il y a plein d'opportunités et j'ai envie de dire que pour une partie d'entre eux, que ce soit Le Pen ou que ce soit la famille, Edouard Chidive, Glucksmann, Attal, enfin tout ce centre un peu décadent, pas décadent, mais disons ultra-libéral qui détruit le pays, ce serait la même chose. Et voilà, quoi dire d'autre ? Eh bien le problème, je comprends aussi qu'ils soient un peu inquiets parce que... derrière le visage policé des nouveaux dirigeants du Front National, il y a quand même des groupuscules, il y a quand même une tendance, même dans la population qui est extrêmement raciste. On le voit au quotidien, si vous vous promenez dans les petits villages, ou dans les petites villes périphériques... Est-ce que c'est du racisme,
ou est-ce que c'est plutôt lié à une peur, à une crainte ? Vous allez me dire que ça revient peut-être au même. De toute façon, le rejet et la haine se basent souvent sur des craintes. Ça
s'appelle la xénophobie. C'est une peur de l'étranger qui, par certains égards, est compréhensible. Mais ce que
je voulais vous demander, c'est est-ce que ce que vous constatez, vous, c'est plus... une crainte qui se base sur un malaise vis-à-vis de la situation économique et du pouvoir d'achat, ou bien est-ce que c'est par nature des gens qui sont dans le rejet et qui ne supportent pas une présence d'un Français ou d'un étranger de confession musulmane ?
Je crois que depuis une vingtaine d'années, les gens sont montés les uns contre les autres. une classe contre l'autre, une ethnie contre une autre, une religion contre l'autre, et ça on le voit dans les médias, vous allumez ces news, c'est un truc de dingue en fait, si on se pose un peu réellement en fait, sans dire que ce sont des racistes ou des extrémistes, si vous posez, vous regardez la cartographie des sujets abordés, la façon dont ils sont abordés, c'est proprement ce qu'on a de eux, c'est proprement ce qu'on a de eux en fait. Donc, pour vous dire que c'est un truc...
Peut-être que ces news correspondent aussi à une partie de l'opinion. Vous savez, sinon, ils ne connaîtraient pas le succès qu'ils connaissent. C'est toujours aussi peut-être comme ça qu'il faut voir les choses.
Oui, enfin, vous savez, je regarde une chose très rigolote sur le McDo en 1984. Quand il est arrivé, on interrogait les gens. C'était un épouvantail, c'était juste une horreur. Ils prononçaient... Enfin, ils ne savaient pas ce que c'était, mais c'était la fin de la vie, c'était la fin de la nourriture. Ces mêmes gens voulaient les retrouver au McDo, en fait. Et puis les médias sont faits de telle façon qu'on sait travailler le cerveau.
Merci Stéphane, en tous les cas, de nous avoir partagé votre sentiment au sujet de cette étude choc. Adrien Matou, merci. Directeur adjoint de Marianne, il faut se le procurer. Il est très intéressant. Au-delà du sondage, il y a aussi des reportages et beaucoup d'infos dans ce numéro de Marianne. Bonjour Stéphanie Demuru.
Bonjour Jacques. Ça va bien ? On va y revenir sur ce sondage ailleurs. Il vous a intéressé aussi. Oui, bien sûr, évidemment. Et puis, dans la première partie, mon cher Jacques, c'est la rubrique pas si vite aujourd'hui avec Laurent Permas qui nous parle de ses arnaques. Beaucoup de petits malins se substituent, vous savez, prennent votre identité sur les réseaux sociaux. On va voir comment déjouer ces pièges. Et puis, avec Gilles Gansman, on recevra Franck Tapirot, le publicitaire. On parlera de cette publicité intermarché qui est bien trop tradie, bien trop blanche pour certains. C'est lié au vivre ensemble
dont on vient de parler. C'est un peu le même sujet.
Absolument. Et puis, à partir de 10h30, tous nos débats avec ce sondage, évidemment. 46% des Français musulmans qui pourraient quitter la France en cas de victoire de Marine Le Pen. Et puis, le sondage IFOP, David Lysnard, qui dépasse pour la première fois Bruno Retailleau.
C'est pas rien. Il se passe quelque chose. Un bond à 6%. C'est la journée de l'IFOP, là, aujourd'hui. C'est vrai.
C'est notre partenaire. C'est notre partenaire. On le
dit. On a le droit. Stéphanie Demuru à suivre dans, à vous de le dire, 10h midi sur Sud Radio. Merci encore une fois Adrien Matou. Merci à Juliette Riouffol et Joseph Ruiz à la préparation de ce grand matin. Anthony était à la réalisation et Emmanuel Galasso au Standard. Bonne journée à vous, je vous retrouve demain.
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