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On pourrait rétorquer à Mme Le Pen que ce n'est pas utile de faire un référendum. Puisque les sondages sont très clairs, la tendance est très claire, les Français ne veulent plus d'immigration, ou moins d'immigration.
Pourquoi c'est primordial de faire un référendum ? Pour une raison simple, c'est que vous êtes empêché sinon dans l'application de votre politique migratoire. Je prends cet exemple-là. Vous allez avoir des censures du Conseil. Mais vous pouvez tout arrêter
? Vous ne pouvez pas tout arrêter ? Le
référendum, c'est ce qui vous permet ensuite d'avoir les coups des franges pour agir là
-dessus. Là, il y a je ne sais combien d'étudiants algériens qui vont arriver sur le sol de France. J'imagine que tu peux... Ou alors, tu ne peux plus rien faire. J'imagine que tu peux dire, il n'y a plus un étudiant algérien.
Rappelez-vous, la loi immigration, qui n'était pas non plus la loi la plus maximaliste qu'on ait connu, elle-même a été censurée par le Conseil constitutionnel. Donc, en fait, oui, vous êtes obligés de passer par le référendum. Mais si on va un peu plus loin que les arguments juridiques entre Mme Le Pen et M. Ferrand, on est obligés de rappeler aussi, rappelez-vous, à l'époque, quand Richard Ferrand a été élu président du Conseil constitutionnel, le Rassemblement national s'était abstenu. À l'époque, on s'était posé la question, est-ce qu'il y aura peut-être... Peut-être un peu moins de fermeté de sa part vis-à-vis du Rassemblement national. Bon, la réponse est non. Après, les autres candidats n'étaient pas forcément mieux. J
'imagine que c'est une question que Laurence posera ce soir à Mme Le Pen. Est-ce qu'elle ne regrette pas de s'être abstenue ? Peut-être. À sa récharge,
les autres candidats n'auraient pas été plus favorables. Quels étaient les autres candidats ? On parlait à l'époque de M. Dupond-Moretti, notamment. Oui, effectivement. Je pense que
M. Dupond-Moretti, sur le Rassemblement national, il n'aurait pas... Non. Regardez cela avec les yeux de Chimène. Sur le référendum, écoutons Mme Le Pen qui a pris la parole.
sera un référendum constitutionnel que j'entends soumettre au peuple français parce que le peuple français doit pouvoir être entendu, écouté et respecté dans sa décision concernant la loi suprême qu'il se choisit, puisque je le rappelle dans notre constitution, le peuple est le seul souverain. Il n'y en a pas d'autre. Et donc il est parfaitement légitime et naturel, comme ça a été le cas d'ailleurs dans l'histoire récente de notre pays, parfaitement légitime et naturel que les Français puissent s'exprimer sur la modification de la Constitution que je leur propose et qui vise, entre autres, à constitutionnaliser le droit des étrangers. afin que nous puissions retrouver la maîtrise de l'immigration dans notre pays, ce qui n'est plus le cas depuis déjà un certain nombre d'années.
Alors Thomas Bonnet, vous avez raison, puisque un constitutionnaliste me précise un référendum constitutionnel pour intégrer à la Constitution le droit des étrangers, sinon les directives européennes et la jurisprudence internationale empêchent... de régler le problème. Donc effectivement, mais c'est vrai qu'il y a une large majorité de Français sur ce sujet. Il y a très peu de sujets sur lesquels il y a consensus, mais il y a évidemment consensus sur ce sujet. Maxime Leguay, je crois, est à Bruxelles et il nous dit également que Mme Le Pen souhaite négocier la part de la France, la part financière de la France avec l'Europe. Écoutez Maxime Leguay.
devons réduire drastiquement la contribution nette de la France au budget de l'Union européenne. Voilà les mots de Marine Le Pen qui souhaite en cas d'accession au pouvoir en 2027 réduire de 11 milliards d'euros le financement français à l'Europe. Et ce, dès la première année, assumant pour se faire de mener un bras de fer avec la Commission européenne et Ursula von der Leyen. Combat que Marine Le Pen souhaite mener avec ses alliés européens, Matteo Salvini, Victor Orban ou encore Santiago Abascal. C'était l'objet de la réunion hier avec les membres du groupe Patriot pour apparaître unis avant le début du Conseil européen sur la question budgétaire qui démarre aujourd'hui. Marine Le Pen qui prépare donc le terrain au niveau européen à très court terme mais aussi et surtout en cas d'une éventuelle élection à la présidence de la République en mai 2027 parce que la candidate du Rassemblement national ne le sait que trop bien. Même au niveau national, des pans entiers de son programme dépendent aussi... des arbitrages et des rapports de force qui auront lieu ici à Bruxelles au niveau européen. Je
me souviens que quand François Hollande avait été élu, il avait dit qu'il irait renégocier avec Bruxelles. Je ne me souviens plus exactement sur quelle partie il voulait renégocier. Il n'avait jamais réussi à renégocier parce qu'on ne renégocie pas avec Bruxelles. C'est possible ça ? C
'est compliqué, c'est 31 milliards qui ont été votés. Ça a été voté hier à l'Assemblée dans le budget justement. 31 milliards, ce sera la contribution française à l'Union européenne. Marine Le Pen a rappelé hier que Jacques Chirac, à son époque, c'était 5 milliards. Donc il y a eu évidemment une évolution. Elle dit aussi qu'elle veut faire de la Commission européenne un secrétariat au service des pays membres et que la Commission européenne reprenne le poids qui devrait être le sien. Non mais c
'est intéressant parce qu'en fait l'Europe... Il y a deux positions. Il y a soit la position de Philippe de Villiers qui dit Frexit. Et il y en a d'autres qui disent non, l'Europe, on peut la modifier de l'intérieur. Elle est quand même utile. Et simplement, il faut changer certaines choses dans le fonctionnement. Et ça, c'est une position peut-être intéressante.
Ça provoque moins de crainte parce que qui dit Frexit dit sortie de l'euro. Aujourd'hui, vu l'état de nos finances, on aurait peut-être des... Marine Le
Pen a tout à fait raison de vouloir renégocier puisque d'autres pays ont renégocié et ont fait diminuer leurs contributions. Je crois que c'est l'Allemagne. L'Allemagne a obtenu une réduction. Et aujourd'hui, il y a également l'Italie qui sollicite une réduction de leurs contributions. Pourquoi ? Parce qu'il y a également une raison, c'est que l'Union européenne doit percevoir à la suite d'un procès des sommes très importantes, je crois, d'un GAFA. qui est de 12 milliards, vraiment une somme très importante, et elle veut que cette contribution permette justement la diminution de certains pays qui en ont besoin.
À hauteur de combien ? Là, on peut être 31 milliards, mais ça serait combien ? Parce que si c'est 1 ou 2 milliards, ça ne vaut pas. Non, je crois que
les économies que préconise
Marine Le Pen, on parle de plus de 10 milliards. Ça sera une question également qui sera posée, j'imagine, ce soir par Laurence. Richard Millet qui avait été agitée d'ailleurs par M. Le Maire, qui n'était pas si bête que ça. C'est une réduction de l'Europe à 6 ou 7 pays les plus riches. Alors ça, c'est peut-être plus difficile à mettre sans doute en place. L'élargissement a atteint ses limites. Bon, est-ce que vous voulez un petit sujet sur les référendums précisément ? Ça va nous replonger dans les archives parce que des référendums, il y en a eu quelques-uns. Le dernier, c'est donc en 2005. Nous sommes d'accord, mais comme on n'a pas écouté le référendum, on a fait un jour aussi un référendum à Nantes pour savoir si les Nantais voulaient l'aéroport. Et puis on a fait le contraire. Donc je comprends que les gens sont un petit peu agacés sur le référendum. Mais voyez, on s'est plongé dans les archives. archive le référendum sous la Ve République. Les référendums sous la Ve République, une image est celle d'Edouard Geffray. Il est à Lormont, en Gironde. Et vous savez, c'est ce lycée qui a été massacré. On avait vu des images absolument effrayantes. Et M. Geffray, alors je ne sais pas si un micro est tendu et si nous pouvons l'écouter, M. Geffray, et s'il est en conversation sans doute avec le personnel de l'éducation, on l'écoute deux secondes. Mais ça n'empêche pas que c'est un lycée qui justement fait l'oeil sur ses élèves. Absolument. Tout à fait. Et qu'il soit les bras.
Sans aucun doute. Merci. Le lycée de Lormont.
Alors Gérard Carrérou, vous regardiez évidemment tous ces référendums auxquels vous avez participé. Est-ce que vous êtes de ceux qui a mis le général de Gaulle dehors en 69 et qui a voté non ? Parce que moi, je veux des
comptes. Oui, alors je veux être honnête, puisque j'ai voté pour les trois référendums qu'a fait De Gaulle sur l'Algérie et le premier référendum. Par contre, effectivement, dans mon souvenir, je suis contri de le dire, mais j'ai effectivement voté non. – Oui, donc vous avez mis le général dehors. – Oui, j'ai le compte. – C'est mal. – Oui, oui, c'est mal. – Vous allez peut-être aller au purgatoire. – J'étais de gauche encore à cette époque. – Mais De Gaulle n
'est ni de gauche ni de droite. – J'ai eu un alibi.
– De Gaulle, d'ailleurs De Gaulle, vous diriez qu'il est de droite, De Gaulle ? Non, mais à cette époque-là, la gauche considérait que le général de Gaulle était une sorte de poutchiste qui avait repris le pouvoir après un coup d'état militaire. C'était ça, la gauche de 1900, du retour du général. C'était ça. De Gaulle, on défilait dans les rues en disant « De Gaulle, poutchiste », etc. C
'est sidérant, parce qu'aujourd'hui, la gauche est trompée toujours et tout le temps. C'est formidable quand même, de se tromper toujours et tout le temps. Il n'est jamais trop tard pour se reposer. Alors la droite s'est parfois aussi trompée, mais finalement, De Gaulle était-il de droite, était-il de gauche ? On ne peut pas le définir aussi simple.
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