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Bonjour à tous, bonjour Marine Tondelier. Bonjour et merci de votre invitation. Merci beaucoup de l'avoir accepté. Vous serez le 17 octobre dans la rue, vous l'avez déjà dit, c'est samedi. Vous serez le 5 novembre aussi dans la rue. Et vous serez encore et encore dans la rue. Est-ce que l'objectif c'est de faire durer la contestation jusqu'à l'élection présidentielle ?
Bon déjà, présidentielle ou pas, j'ai jamais raté une seule manifestation. C'est sûrement pas aujourd'hui que ça va commencer. Et puis on voit bien qu'on est dans un mouvement qui se lève contre finalement... de mandats, de quinquennats, de mépris macroniste. C'est une forme de bouquet final du macronisme. Ce n'est pas une manifestation sur un sujet précis ou une manifestation... contre une réforme précise, comme c'était le cas au moment des retraites, c'est vraiment pour toute leur oeuvre, et donc je leur souhaite bien du courage pour répondre aux attentes
qui sont multiples. Vous souhaitez la contestation jusqu'à la présidentielle, si vous le voyez comme une sanction politique ?
Bien sûr, mais de toute manière, là, elle se passe dans la rue, parce que moi je suis hyper fière de ce qu'ont fait les lycéens, il y avait une forme d'inertie, on en prend tellement dans la tête, tous, les retraités, les fonctionnaires, les journalistes, les féministes, les écologistes... Plein de monde s'en prend plus dans la tête depuis des années. Donc il y avait une forme de résignation. On se demandait à quoi ça servait de manifester. Et c'est les lycéens qui ont réussi à rallumer cette étincelle-là, de dire, allez, on y va, c'est à leur initiative et je suis extrêmement fière d'eux. Sébastien
Lecornu a déclaré à votre patronne du groupe au Sénat que personne, je le cite, personne n'est dupe. Au bout de trois semaines, on voit bien une classe politique qui est en train de courir après le mouvement pour essayer de le récupérer à des fins électorales. Emmanuel Macron déplore que les angoisses légitimes des jeunes soient exploitées politiquement et transformées en...
c'est sûr que c'est pas eux qui risquent d'exploiter ce mouvement lycéen vu que c'est un mouvement qui est organisé contre eux mais moi j'ai rencontré des lycéens à Lens, à Douai, à Arras, à Lille, j'étais en pause maternité donc j'étais chez moi et j'ai rayonné dans un rayon de 20 km autour de chez moi et franchement ces lycéens n'ont pas attendu de consignes politiques pour se mobiliser.
Vous parlez bien de ce mouvement lycéen comme d'un point d'appui pour une contestation plus générale pour sanctionner la politique d'Emmanuel Macron.
c'est les lycéens qui, de manière hyper courageuse et sans structuration, d'ailleurs c'est une grosse leçon pour les syndicalistes et pour les politiques, c'est que moi je suis allée à Douai par exemple. Très peu de personnes politisées, très peu de personnes syndiquées. Je leur dis comment vous avez eu l'idée de bloquer. On a vu à la télé, on a regardé sur internet comment bloquer son lycée. C'est très spontané et c'est ça qui est beau et c'est ça qu'il faut préserver. Le
syndicat de police Alliance dépose plainte contre l'État pour mise en danger d'autrui. Ils disent après l'empathie envers... Je pense que les lycéens
pourraient faire autant.
Après l'empathie, vous allez insister sur ce point, j'en doute pas. Après l'empathie envers les émeutiers et la pédagogie affichée par le chef de l'État, ils disent, le syndicat Alliance, place aux consignes floues, aux injonctions contradictoires, aux discours de façade. Vous en avez, vous, de l'empathie pour les policiers ? Épuisés, qui disent que ce n'est pas leur job de contenir ces violences-là ? Moi,
premièrement, j'ai toujours contesté toute violence envers les êtres humains. Point. Que ce soit des policiers, des chefs d'établissement, des professeurs, des lycéens, des étudiants, des manifestants, tout le monde. Ensuite, on voit bien qu'il y a une dérive du maintien de l'ordre dans ce pays. Parce qu'il faut lire les mots très puissants de François Sureau sur le sujet. En fait, la force publique, elle n'est pas là pour empêcher la contestation. Elle est là pour protéger les citoyens, y compris quand ils contestent le pouvoir en place. Et je pense qu'on s'est habitué depuis quelques années, malheureusement, au nom de l'ordre, au nom de la sécurité, à voir restreindre nos liens. Et en fait, manifester est une liberté. Et l'État
est là pour l'encadrer. On voit des images, là, on est du côté d'HEC avec un nouveau blocage ce matin. Vous avez commencé par dire, quand je vous ai dit « Alliance dépose plainte contre l'État pour mise en danger d'autrui », vous avez dit « les lycéens pourraient en faire autant ». Vous encouragez les lycéens à déposer plainte contre qui, contre quoi, pour mise en danger d
'autrui ? Excusez-moi, mais les lycéens, ils ont des revendications qui sont légitimes. Ils veulent les faire entendre et ils ont raison. Ils ont fait face à une répression disproportionnée dû à la doctrine du maintien de l'ordre français. dû à des choses illégales aussi qui ont été faites. Et parfois, là où Allianz a raison, c'est que parfois ils répondaient à des consignes elles-mêmes illégales. Et alors après, les policiers qui donnent ces consignes, ils vont à la télé en disant oui, bon là, on n'aurait pas dû faire tout à fait comme ça, il faut savoir. Vous encouragez
les lycéens à porter plainte
pour
mise
en danger d 'autrui ? Je ne sais pas si ça a du sens de faire ça. Je vous dis juste que les gens qui ont été mis en danger, peut-être que les policiers se sont estimés mis en danger, et franchement, on a tous vu des images qui sont inacceptables, mais je pense que les lycéens aussi ont été mis en danger, et on a des preuves tangibles. Moi, j'étais à Lens, devant le lycée Béal, un jeune de 15 ans a perdu sa main, un jeune qui n'était même pas en première ligne, et il perd sa main à cause d'armes qui n'ont rien à faire des grenades autour d'un lycée en France, dans une contestation qui est, pour l'immense majorité d'entre eux, pacifistes. beaucoup de lycéens et leurs sentiments, il faut entendre leurs mots. Moi, ils m'ont dit, vous savez, on a la sensation que certains politiques comme vous vous occuper des lycéens et on a la sensation que d'autres à droite, à l'extrême droite, ont plus d'empathie pour les poubelles qui brûlent que pour les lycéens qui se font estropier. Il y a des politiques en France qui n'ont pas vu le problème. Est-ce que des jeunes de 15 ans qui vont manifester pour avoir le droit ? d'avoir une éducation dans une bonne condition, reviennent avec leur intégrité physique affectée d'une manifestation. Moi, quand j'avais leur âge, j'étais lycéenne à Lens d'ailleurs, comme ce jeune, on manifestait à l'époque contre l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour en 2002, et jamais je me serais dit... En allant manifester que je risquais de revenir avec mon intégrité physique remise en question. Jamais. Qu'est-ce qui s'est passé dans ce pays pour qu'on trouve ça normal 25 ans plus tard ? Le sujet qui
monte autour de la jeunesse, c'est l'idée d'une jeunesse qui a été sacrifiée au nom des retraites et des retraités. Cette année, près d'un tiers des crédits de certains ministères, et notamment celui de l'éducation nationale, vont financer les retraites des fonctionnaires. C'est une opération de transparence, dit-on ces dernières heures de Bercy, qui montre ces chiffres. Encore une fois, 32% des crédits prévus en 2027 pour l'éducation nationale. être versé in fine au compte qui finance les pensions des fonctionnaires. Un rapport qui, selon vous, donne de bons arguments supplémentaires aux économistes, aux responsables politiques qui déplorent le poids des pensions et qui disent qu'il faut réformer, au nom des plus
jeunes même. Je ne m'attendais pas à cette question et je vais vous dire, c'est quand même un grand sport national, que de monter... Des personnes qui ne sont absolument pas privilégiées, qui sont plutôt victimes du macronisme, les uns contre les autres. Donc maintenant on va expliquer que si les gens n'ont pas de chaise et de papier toilette dans leur lycée, c'est parce qu'on paye des retraites aux profs, et je pense que les professeurs retraités ne sont pas les mieux lotis de tous les retraités de France, et d'ailleurs on sait quand on travaille dans le public qu'on n'est pas... Très bien payé par rapport au privé, mais qu'au moins on a la garantie de cette retraite. C'est au détriment du niveau de la rémunération de toute la carrière. Donc en fait, on ne va pas m'expliquer que le problème des lycées en France, c'est à cause des retraités, c'est insupportable à la fin. Et c'est quand même très très fort de leur part, par ce tour de passe-passe, de réussir à vous faire poser cette question ce matin. Et moi, ce que je devrais vous dire, c'est oui, vous avez raison, on va baisser les retraites des profs, comme ça on pourra mieux payer les profs en place et on pourra mettre du papier dans les toilettes des lycées. Il y a des chiffres dans l'atmosphère. C'est dingue. On arrive à orienter le débat public sur des remarques qui sont juste. Le bâti scolaire n'a pas été entretenu depuis des années. On a les classes les plus chargées d'Europe. On a des professeurs les moins bien payés d'Europe. Maintenant, ça va être à cause de leur retraite.
Marine Tournelier, ça vous donne l'occasion de le dire aussi. Oui, c'est très bien. La question du budget est au coeur. L'examen a commencé dans l'hémicycle. Ça s'annonce quand même particulièrement tendu. Vous avez déjà annoncé la couleur. Ce sera la censure. Quoi qu'il en soit, quoi qu'il advienne, même si les socialistes, qui potentiellement vont négocier avec le Matignon, décrochent des avancées importantes, aucun retour ne sera possible en arrière vous concernant
? Écoutez, on ne va pas faire semblant. Ce gouvernement, on les connaît un petit peu maintenant. On a vu les précédents, on a vu leur œuvre à eux. Ils ont divisé le fonds vert par quatre en deux ans. Je me rappelle l'année dernière, un des socialistes qui sortait de l'année en disant « Ah, sur le fonds vert, on a sauvé quelques millions d'euros. » Oui, il avait été divisé par quatre en deux ans. Et donc, quand ils disent « On avait sauvé quelques millions d'euros », ce n'était même pas des millions d'euros en plus, c'était des... Quelques millions d'euros en moins qu'ils avaient rétabli, mais évidemment pas l'intégralité. Donc ça n'a aucun sens. Moi, je me rappelle les grandes déclarations pour qu'on s'abstienne sur le PLFSS au lieu de voter contre du gouvernement qui disait « Ok, on renonce au doublement des franchises médicales pour finir par augmenter leur plafond de 40% cet été par décret, donc sans aucune démocratie. » Un, pas du tout la même ligne politique, et on trouve extrêmement choquant qu'ils s'en prennent encore une fois aux plus faibles dans ce budget, sans jamais aller chercher du côté des privilégiés et des plus riches, qui sont les grands gagnants de leurs deux quinquennats. Mais en plus, on n'a pas confiance dans les promesses qu'ils peuvent faire. Ils sont complètement
délégitimés là-dessus. Le Premier ministre a écrit aux socialistes pour évoquer trois chantiers. Vous, vous avez écrit au Premier ministre, c'était l'éther dernier, en pleine période d'incendie et de canicule. Il vous a répondu ? Oui,
et alors là, j'ai ramené le courrier parce que je suis choquée. Donc moi, je lui écrivais mi-août. Ça, c'est le courrier du premier ministre ? Je ne sais pas si on peut le montrer. Donc moi, je lui écris mi-août pour expliquer les canicules, les incendies, les baisses de budget écologiques. Et je fais trois pages de questions, de propositions. Et surtout, ce que je lui dis, c'est qu'il faut une réunion d'urgence à la rentrée, puisque tout le monde avait l'air d'être devenu écologiste pendant les vacances, en faisant réunion d'urgence à la rentrée avec tous les partis politiques, tous les chefs de partis. Et on se met d'accord sur des mesures fortes pour la France, pour sauver la transition, pour sauver les générations futures. Pas de réponse pendant un mois et demi. Et je reçois là ce courrier en rentrant de pause maternité. Madame la secrétaire, bon ça fait 20 lignes, vous voyez, moi ça faisait 3 pages. Vous m'avez fait part de vos attentes, ok, vous avez demandé une réunion avec l'ensemble des forces politiques. J'ai bien pris connaissance de votre courrier, merci beaucoup. Et il me répond en quelques lignes. Au-delà de l'urgence face aux crises, canicules, incendies, sécheresses qu'a connu ce pays, le gouvernement agit sur le fond. Ah bon, on ne sait pas ce que ça veut dire. A cet égard, le plan national d'adaptation au changement climatique, d'ores et déjà conçu, va voir sa mise en oeuvre accélérer. Bon, on n'a pas d'éléments qui nous permettent de penser ça, mais ok. C'est la mission que j'ai confiée à Madame Barbu, ministre de la Transition écologique, 29 juillet dernier, et dont les propositions sont attendues au début du mois d'octobre. Bon, on est au milieu du mois d'octobre, je ne pense pas que vous les ayez vues, les propositions de Madame Barbu. Et alors, il finit par cette phrase majestale après avoir rien dit. Par ailleurs, afin de poursuivre ses actions, il faudra doter notre pays d'un budget. Point. Il ne me dit même pas qu'on va augmenter les budgets sur l'écologie. Il dit qu'il faudra un budget, sous-entendu votez-le, débrouillez-vous. Et si vous ne votez pas mon budget qui ne prévoit rien sur l'écologie, ce sera de votre vote. C'est inept. Autant ne pas me répondre quand c'est pour me dire ça, parce que mettre plus d'un mois et demi pour répondre dix lignes qui ne répondent à rien, se fichent deux mois, expliquer que Molique Barbu va rendre des décisions début octobre qu'elle n'a pas rendues, et dire que la seule solution c'est de voter un budget, on ne sait pas lequel, on ne sait pas ce qu'il propose concrètement sur le sujet. attendu sur l'écologie, c'est bien la preuve qu'ils n'ont plus rien à répondre. Ce que vous dit le gouvernement, en
revanche, par la voie de la porte-parole encore hier, c'est mettez-vous tous autour de la table, il faut un budget parce que sinon... C'est ce que j'avais demandé. Sinon c'est le chaos. Non mais attendez, j'avais
demandé justement mi-août une réunion dédiée sur l'écologie en disant que tout le monde semble écologiste pendant 15 jours cet été parce que ça brûle en Gironde. On se met autour de la table, on prend nos engagements pour les pompiers, pour le bâti scolaire en France et pouvoir protéger nos enfants des canicules, pour la transition écologique, pour donner des véhicules électriques aux Français. Et protéger aussi les factures du pétrole. Elle est où cette réunion ? Elle n'est pas arrivée. Donc me dire aujourd'hui, venez autour de la table, elle est où la table ? On a demandé cette réunion, elle n'a pas eu lieu. Et on se fiche de nous avec des réponses ineptes aujourd'hui. Mais à ceux qui
vous disent, notamment le gouvernement, il faut le budget. Parce que c'est un budget pour 4 mois. Et la France en a besoin. À ceux qui vous disent, regardez Fitch, l'agence de notification qui va certainement nous dégrader encore la note. À ceux qui disent, regardez ce que nous dit encore le FMI. Le FMI a revu à la baisse. Et c'est assez dur vis-à-vis de l'Allemagne et de l'ensemble de la zone euro. A revu à la baisse notre croissance. Le FMI qui nous dit... l'ampleur du gaspillage des fonds publics est saisissant et le Fonds monétaire qui réclame des mesures urgentes. Tiens d'ailleurs, au FMI ou à la BCE, vous dites que vous avez raison, vous dites que ça passe. Lâchez-nous, ce n'est pas nos affaires, laissez
-nous nous débrouiller. Ce que je vous dis, c'est que c'est le bilan des macronistes. Donc peut-être qu'à un moment, ça suffit en France d'expliquer que la droite et les macronistes sont très sérieux sur le plan budgétaire et que la gauche ne l'est pas. La vérité, c'est que la dette était à 2300 milliards quand ils ont pris le pouvoir qu'elle est aujourd'hui à 3500 milliards. chaque année, on a un déficit de 150 milliards d'euros. Et que dans ce contexte-là, ils se sont permis de baisser de 63 milliards. par an, les impôts, les ressources fiscales. Comme si on avait ce luxe de pouvoir dire, puisque la situation financière va bien, on va proposer, surtout au mieux d'auti, de payer un peu moins d'impôts. Ce sont des décisions qui étaient irresponsables. Donc nous, nous aurons cette responsabilité d'avoir des impôts justes sur les personnes qui peuvent consentir à cet effort et ce n'est pas celles qui sont ciblées par le budget. Le budget de LFI, c'est un budget juste, il a été présenté hier. Je ne suis pas porte-parole de LFI, je vais vous parler du nôtre. Mais vous avez
regardé ce qu'a proposé LFI, comme vous regardez tous les programmes de votre partie.
106 milliards d
'impôts en plus, dit Jean-Luc Mélenchon, 106 milliards de recettes, 82 milliards de dépenses, 25 milliards pour faire baisser la dette.
Donc ça, c'est la proposition de l'Oléfi. Nous, la nôtre, c'est que d'ici 2032, on baisserait le déficit public de 100 milliards d'euros par an. C'est-à-dire qu'au lieu d'être à 150 milliards de déficit par an, avec nous, au bout de 5 ans, ce serait à 50 milliards d'euros de déficit. Et les propositions des macronistes pour le faire, vous vous dites, pourquoi ils l'ont pas fait avant ? Pourquoi ils l'ont pas fait avant ? Et il y a un moment... Le pacte social de ce pays est en train de se déliter parce que moi j'entends que la situation budgétaire est catastrophique. Je suis la première à le dire. On laisse une dette budgétaire à nos enfants, mais aussi une dette écologique et une dette sociale. Mais alors, qu'est-ce qu'il faut faire ? Ce qu'ils n'ont pas fait pendant 5 ans ?
On aura l'occasion d'en reparler, j'en doute pas. Je voulais vous demander si vous avez le moral, Marine Tondelier. Est-ce que ça va, Marine Tondelier ? Parce que quand on lit quelques articles de presse ces dernières heures, ça donne Marine Tondelier en mauvaise posture avec la victoire de Raphaël Glucksmann, l'écologiste mal embarqué vers l'Elysée. La candidature de Raphaël Glucksmann est le pire scénario pour Marine Tondelier. Je m'arrête là, mais dur, dur. C'est dur, dur, non ? Il y a un dernier sondage. La vie politique est dure. Le dernier sondage LCI hier donne une dynamique pour Raphaël Glucksmann, par ailleurs. Il
était temps que je revienne. Mais j'étais pas là pendant quelques semaines. Vous savez que j'ai eu un bébé au milieu du mois de septembre. Et donc, c'est comme ça. J'aurais préféré être là pendant un mois. C'était pas le cas. Et j'ai pris soin d'un bébé. Et vivre un mois à hauteur d'enfant, quand vous voyez ce qui se passe à la télé, comment le gouvernement traite la jeunesse de ce pays, il y avait un décalage assez saisissant. Après, je vais vous dire, la politique, c'est difficile. Les campagnes présidentielles, c'est difficile. On est dans un contexte où on voit... En fait, ce sont finalement les partis les moins démocratiques qui ont le vent en poupe. On voit aussi que le Rassemblement national, M. Barbier le disait à l'instant, le Rassemblement national, c'est quand même dingue. Ils ont un chef de parti qui, non seulement a tenu des propos antisémites et en plus ment sur le sujet, sa défense, plus personne n'y croit, même dans ses rangs, mais ça ne dérange pas ces troupes qu'il reste chef de parti. Aucune contestation, c'est une caserne, tant mieux pour lui. Mais on voit que ça,
ça marche. Mais de votre côté, que faites-vous pour que... pour que ça marche. Tiens, d'ailleurs, j'ai juste une question bonus. Raphaël Glucksmann aujourd'hui, c'est un adversaire pour vous ? Attendez, parce que vous voulez que je parle de ma campagne ou de Raphaël Glucksmann. Là, je vais vous demander à Raphaël Glucksmann. Vous dites, vous, qu'est-ce que vous faites ? Et d'ailleurs, Raphaël Glucksmann. Oui, mais Raphaël Glucksmann, c'est un adversaire pour vous ou pas ?
Non, mais moi, j'ai un adversaire politique ultime, c'est le Rassemblement National. Et ensuite, j'ai des opposants, c'est la droite. Et le macronisme, du coup, j'ai des concurrents qui sont aussi des partenaires, la gauche, les écologistes. Je ne me suis jamais trompée de combat. Certains, oui, dans mes partenaires politiques, se trompent de combat en considérant que ceux sur qui il faut plus taper sont des gens qui sont à proximité de l'hémicycle. Ok, mais pendant ce temps-là, on perd beaucoup de temps, beaucoup d'énergie et ça désespère une grande partie de nos électeurs. Est-ce que vous pourriez dire « Je ne rallierai jamais Graffel Glucksmann » ? Mais ce n'est pas une question de rallier ou pas. Parce qu'aujourd'hui, que ce soit Glucksmann, Mélenchon, les écologistes, les communistes, personne n'est en mesure de l'emporter seul. Et donc moi, je vois les choses de cette manière. En ce moment, on reçoit dans nos boîtes aux lettres des catalogues, vous savez, de Noël. Et donc nos enfants, ils les ouvrent, ils disent ça, ça, ça, ils rêvent, ils ont des paillettes dans les yeux en disant peut-être que je pourrais avoir tout ça. Et puis à la fin, ils n'auront pas ça du tout, puisqu'on a passé l'âge de croire au Père Noël. Bon, et bien en politique, c'est pareil. On a des super programmes, tous. Tous. Mais nos électeurs ils disent dans un « peut-être qu'on aura ça, peut-être que ça va se passer comme ça, puis ce serait tellement mieux quand on aura gagné qu'on aura ça ». Mais il faut dire la vérité aux gens, c'est qu'aujourd'hui on n'est pas partis pour gagner. Et donc si on veut gagner et arrêter de faire miroiter aux gens des choses qu'ils n'auront jamais, ce qu'on doit à nos électeurs, c'est que chacun se dépasse pour quelque chose qui soit plus grand que nous. Plus grand que nous. Et donc la question, puisque vous savez que je rencontrerai dans les semaines qui viennent tous nos partenaires politiques, de Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann, la question qu'on va leur poser c'est Quel accord programmatique ? Quel accord de gouvernement est possible ? Quel accord législatif ? Parce que si vous gagnez, il faut quand même mettre en oeuvre votre programme. Et quel dispositif de campagne ? Et à la fin, une fois qu'on aura ces éléments, moi, le critère de décision, c'est pas je rallie, je sais pas qui, ou est-ce que je me mets en retrait, je sais pas quoi. C'est quel chemin de victoire est possible. Mais surtout, Marie-Thoudulier, c'est pas votre décision, c'est pas votre décision. Non, c'est celle des adhérents des écologistes, à mon initiative d'ailleurs, est-ce que j'avais toujours dit.
Mi-décembre, votre parti doit décider si vous y allez seul en candidature autonome ou si vous ralliez une
personnalité de gauche. Oui, mais ce n'est pas la question de rallier pour rallier. En fait, la question à laquelle vont répondre les écologistes, c'est est-ce qu'il y a un chemin de victoire qui est possible ? Et si oui, évidemment qu'on va l'emprunter. Et moi, la première, je l'ai toujours dit. Mais vous avez
une conviction personnelle que vous allez défendre. Aujourd'hui,
non, pour vous dire tout simplement, j'ai des proximités plus fortes avec l'un ou l'autre sur tel ou tel sujet. Mais vous remarquerez que selon les sujets, ça peut changer.
Mais aujourd'hui, vous êtes pour une candidature autonome ou pour vous rallier à une personnalité ? Moi, aujourd'hui, ce n'est pas que je suis
pour une candidature autonome, c'est que je suis candidate et que je porte l'écologie dans cette campagne en constatant bien que tout le monde, quand ça brûle en Gironde, est pour l'écologie, mais quand il faut la porter concrètement, il y a quand même plus grand monde. Donc je suis là pour porter ça. Je veux que l'extrême droite soit tenue à l'écart du pouvoir dans ce pays. Je veux qu'on batte la droite et le centre qui ont fait beaucoup de mal à ce pays. Et je veux une victoire de notre camp. Et c'est ça à quoi je vais m'atteler en mettant la question de ma personne de côté. Moi, je sais faire ça. Je sais faire ça. Ça a toujours été ma promesse. On a proposé une primaire de la gauche et des écologistes. Certains trouvaient que ce serait une petite primaire, donc ils n'en voulaient pas. Ils ont fini par en faire une encore plus petite. Et moi, la question que je pose, c'est comment ils font ? Vous voyez, Raphaël Giesman qui promet une révolution écologique. Moi, je veux bien. Mais il amène avec qui sa révolution écologique, s'il ne veut pas travailler avec la France insoumise, avec ceux qui, dans le mandat Hollande et dans le mandat Macron, ne l'ont pas mené ? Permettez-moi de douter. Quand on a un total gauche à 35%, si on réduit le total gauche, ça fait encore moins de monde. Ça veut dire qu'on travaille avec d'autres qui ne sont pas de notre camp politique.
On va parler notamment et surtout d'écologie avec Christophe Barbie. On prend quelques questions de Français. Akram Metz, bonjour. Comment concilier la transition écologique avec la nécessité de préserver notre économie, nos emplois et le pouvoir d'achat des Français ?
Merci Akram de me permettre de démontrer que l'un n'empêche pas l'autre. C'est plutôt l'inverse d'ailleurs. Aujourd'hui, un degré de changement climatique au niveau mondial, c'est 12%. de PIB en moins. Donc aujourd'hui, ce qui affecte l'économie, c'est justement l'absence d'écologie. Un euro que vous ne dépensez pas pour la transition écologique vous coûtera demain au moins 5 euros. L'inaction coûte plus cher que l'action. Ça peut paraître paradoxal à certains, mais c'est comme ça. Et donc moi, je dis aujourd'hui, on a perdu quelque part, on a perdu le contrôle. Parcoursup, on perd le contrôle sur notre orientation, sur notre souveraineté, sur notre pouvoir d'achat, sur notre santé, avec tous ces produits qui sont dans la nature et que certains veulent en plus rétablir encore plus. L'écologie, c'est une reprise de contrôle sur votre pouvoir d'achat, sur vos emplois, sur votre économie. Vous voyez bien que si on vous aide à avoir un véhicule électrique, c'est notre programme écologiste, un million de véhicules électriques pour les plus précaires d'ici trois ans, c'est 5 milliards par an, vous reprenez du pouvoir d'achat parce que vous ne défendez plus du prix du carburant. Ça permet d
'intervenir dans la question d'ACRAM parce qu'il y a un chiffre qui vient de tomber, c'est de plus 3,1% en septembre sur un an. C'est le chiffre de l'inflation, plus 3,1%. Et alors
cette inflation, en fait, c'est notre surendettement climatique. C'est-à-dire qu'on vit à crédit chaque jour sur les limites planétaires en faisant semblant que tout ira bien. Ce n'est pas vrai, ça nous rattrape. Cette absence d'écologie dans les politiques publiques endette chaque mois un peu plus les ménages. Comment on protège les Français de cette inflation ? On fait la transition écologique. Quand vous dépendez du prix du gaz... Oui, mais madame Carouère, nous on propose ça
depuis 20 ans. Non, mais j'entends bien les mesures. Dans les médias, c'est simple.
Il faut un budget qui permette d'isoler sa maison. Il faut un budget du pays qui permette d'aider les Français à changer de voiture pour une véhicule électrique. Et c'est ces budgets-là que le gouvernement macroniste, plusieurs années de suite, est venu raboter. Donc ça ne marche pas et ça met en danger non seulement la transition écologique. mais le pouvoir d'achat des français c'est assez clair je pense quand je l'explique
on prend une autre question celle de audrey annand bonjour à vous audrey patrick martin envisagerait le président du medef
on
précise si elle est fille passe en 2027 que lui répondez vous au président du medef mais il veut fuir pourquoi il veut échapper à l'impôt c'est un peu bizarre comme
Les gens ne veulent pas payer d'impôts. Les ultra-riches ont ce truc de... Ils ont des exemptions fiscales, ils sont privilégiés. Les 1% des plus riches de ce pays payent moins d'impôts sur le revenu en proportion de leur revenu que vous, que moi, que l'ensemble de vos téléspectateurs. Et donc, si ça les choque qu'on mette fin à ça, qu'ils soient très choqués. Moi, je le dis, j'assume qu'il faille mettre fin aux privilèges climatiques dans ce pays. Il y a eu le 4 août 1789 sur l'abolition des privilèges de la Révolution française. Moi, je veux qu'on mette fin aux privilèges climatiques parce que c'est... complètement incompréhensible et ça nuit au consentement de tous les Français à payer des impôts. Moi, je trouve que c'est normal de payer des impôts pour l'éducation, pour l'hôpital, pour les routes, pour tout. Mais sauf que si je me dis que les 1% des plus riches, eux, y échappent, je trouve pas ça logique que moi j'en paye. Donc il faut que ce soit
juste. Et vous lui dites bon vent à Patrick Martin, s'il veut partir, qu'il s'en aille, c'est ça. Je pense qu'on le fera changer des vies. Christophe Barbier est arrivé. Bonjour Christophe. Vous êtes face à Marine Tondelier. L'écologie au cœur de votre échange.
Eh oui, l'écologie politique. Vous avez parlé du père Noël, moi je vais vous parler du père Fouettard, il s'appelle Yannick Jadot. C'est sympa pour lui. J'ai encore rien dit, ça commence. Sur Radio Notre-Dame, il déclarait hier, sous Marine Tondelier, les écologistes ont perdu les deux tiers de leurs électeurs. Et donc, est-ce que vous avez tué l'écologie politique dans ce pays ? Oui,
bien sûr. D'ailleurs, je vais me lever en pleurant et je vais partir. Écoutez, Yannick Jadot, il a fait une très belle campagne européenne en 2019. C'était un record, 13%. C'était pas le record de 2009, mais c'était un très beau score. Et le score a été divisé par trois entre sa campagne des européennes de 2019 et sa campagne présidentielle 2022. C'est-à-dire que moi, je veux bien qu'on explique que c'est... Exactement le moment où je suis arrivée, où ça a été compliqué. La réalité, c'est qu'on a récupéré un parti qui était exsangue financièrement, qui avait fait comme il pouvait en mode survie pendant des années. Donc on a eu beaucoup de choses à remettre en place. Je pense que l'écologie politique, elle n'a jamais été aussi visible dans le débat médiatique que ces dernières années. Je m'en réjouis, ce n'est pas que mon travail à moi. Mais je sais que les soucis électoraux ont commencé dans cette présidentielle 2022 où il n'a pas réussi à transformer l'essai de sa campagne. européenne 2019 et moi je le dis dans sa campagne présidentielle je suis très grande supportrice du RC Lens et chez nous à Lens On dit souvent, dans la gloire ou le malheur, nous, on est là. Et moi, dans les moments difficiles de la campagne d'Inergue Jadot, de la présidentielle 2022, j'étais là. En tant que militante, en tant que porte-parole. Et je trouve un peu facile de quitter les navires quand c'est un peu compliqué et de faire les campagnes quand c'est soit en tête d'affiche. Donc moi, je fais partie des gens, et il y en a plein chez les écologistes, et je les en remercie, qui depuis 15 ans, dans la gloire ou le malheur, sont là. Et on sait que les présidentielles, c'est plus compliqué aussi. On n'est pas un parti qui a des moyens complètement fous. On n'est pas un parti qui a des gens qui sont... depuis quatre fois, cinq fois candidats à la présidentielle et qui ont travaillé cette notoriété, donc c'est plus compliqué.
Pour que le navire prenne le bon cap, certains vous disent, il ne faut pas attendre décembre pour faire voter les militants. Sandrine Rousseau, mais d'autres aussi disent, il faut voter plus vite là, la primaire PS s'est passée, votons avant la fin
octobre. C'est mignon, parce que je vais vous dire la réalité, si les militants votaient aujourd'hui... il voterait pour une candidature autonome. Parce qu'aujourd'hui, chez les Verts, il y a des gens qui détestent Jean-Luc Mélenchon, il y a des gens qui détestent Raphaël Glucksmann, et donc ils disent « Ah bah, si c'est pour faire lui, je préfère faire l'autre. » C'est le nini, en fait. Voilà, parce qu'en fait, les gens, ils ont besoin d'être convaincus, il faut comprendre, Raphaël Glucksmann, il est désigné par le Parti Socialiste depuis trois jours. Donc en fait, c'est normal qu'on ait des discussions engagées, et moi, mon travail, c'est que tous les choix soient possibles en décembre. Je m'y suis engagée depuis le début, et je tiendrai cette promesse. Mais pour tenir cette promesse, il faut qu'on ait discuté et qu'on présente un adhérent. Si on fait avec un tel, ce sera comme ça, sur le programme, sur le contrat de gouvernement, sur l'accord législatif, sur le dispositif de campagne. Si on fait avec tel autre, ce sera comme ça. Si on fait tout seul, ce sera comme ça. Et les gens choisiront. Et moi, la première.
Vous avez parlé avec Raphaël Luxman depuis... Moi, je n
'ai même pas réinstallé WhatsApp sur mon téléphone. C'est son
anniversaire, aujourd'hui. Appelez-le. Je
vais lui souhaiter le bon anniversaire. Je pense qu'en plus, il m'a félicité pour la naissance de mon fils. Et franchement, j'ai vu passer les trucs. J'ai eu le temps de répondre à rien. J'ai eu un bébé il y a 4 semaines.
Vous êtes confirmé candidat de 13 décembre. Comment vous faites pour les 500 signatures ? Il y a les fêtes de Noël, il y a les vœux des maires.
Non mais les 500 signatures, j'attends pas le 13 décembre. On a commencé à les chercher et au printemps. Et cette fois-ci, et franchement, c'est pas ma plus grosse préoccupation. Vous êtes à combien ? Oui, oui, voilà. Je reviens aujourd'hui, j'ai même pas réinstallé mes trucs sur mon téléphone et pour l'instant je me consacre sur porter la parole de l'écologie mais il y a une équipe qui fait le travail,
un décompte quotidien, bien sûr vous pourrez le faire piloter dans votre matinale
mais franchement c'est pas ça le principal problème pour une candidature écologiste aujourd'hui et je le dis, moi mon sujet c'est la victoire de notre camp, je veux un chemin de victoire possible pour notre camp et s'il existe j'y participerai et on fera en sorte qu'il advienne vraiment ce chemin de victoire.
On se retrouve demain même heure, même endroit.
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