Chargement...
Chargement...
Maya, bonjour à tous et bienvenue dans lesquels vérité. Bonjour Mathilde Panot, président du groupe LFI à l'Assemblée nationale, député du Val-de-Marne. Il y avait des manifestations de lycéens et d'étudiants hier et LFI étaient dans les cortèges. Jean-Luc Mélenchon a promis l'abolition de Parcoursup. Les lycéens, eux, demandent 10 milliards de plus dans le budget d'éducation. Pour vous, c'est quoi la priorité
Les deux, c'est-à-dire que dans les 10 milliards, il y a à la fois la suppression de Parcoursup et de Montmaster, il y a aussi la rénovation des établissements dont on a vu l'État lamentable dans beaucoup d'endroits, et il y a surtout le fait d'avoir des moyens humains et des recrutements massifs pour les professeurs, mais aussi notamment les infirmières, les assistantes sociales, les accompagnants d'élèves en situation de handicap. Donc il faut tout cela, et savez-vous que c'est très raisonnable, parce que quand vous regardez dans les années 2000, il y avait environ... 7,8% du budget qui était consacré à l'éducation, aujourd'hui c'est 6,7%. Et donc c'est autour de 14 milliards par an qu'il y aurait en plus s'il n'a pas été resté la même. Donc les lycéens sont trop raisonnables à vos yeux. Donc ils sont très raisonnables.
Trop raisonnables. Samedi, il y a des appels à manifester contre la vie chère qui rappellent les Gilets jaunes. Est-ce que vous soutenez ces appels ? Oui, évidemment.
Vous y serez dans les manifs ? Bien sûr, nous serons présents dans la rue pour demander l'augmentation des salaires, le blocage des prix sur le carburant et évidemment les revendications de la jeunesse.
Hier soir, à l'Assemblée nationale, la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles a été votée à la quasi-unanimité, sauf la France insoumise qui s'est abstenue sur ce texte. Pourquoi ? Qu'est-ce qui manque à vos yeux dans cette loi sur les VSS ?
Le compte n'y est pas et d'ailleurs ce n'est pas seulement la France. Le compte c'est une
question d'argent.
Ce n'est pas seulement une question d'argent, je vais expliquer. Et d'ailleurs, ce n'est pas seulement la France Insoumise qui le dit. Il y a aussi Amnesty International, Médecins du Monde, nous toutes qui ont appelé à ne pas voter la loi, non seulement parce qu'elle n'est pas intégrale, elle n'a d'intégrale que le nom, notamment parce que le budget n'y est pas avec, mais il n'y a aucune mesure de prévention pour enrayer la fabrique des agresseurs et notamment faire en sorte que des femmes et des enfants ne soient plus victimes de violences dans notre pays. Et notamment, ils ne protègent pas les femmes les plus vulnérables, notamment les femmes étrangères. avec une alliance, Macronie jusqu'à RN, qui ont supprimé des dispositions. Les femmes étrangères,
notamment sous OQTF
Alors, qui visaient à ce que lorsqu'elles puissent porter plainte lorsqu'elles étaient victimes de violences, elles ne pouvaient pas avoir justement d'obligation de quitter le territoire français.
Alors, ce texte va aller au Sénat, il va revenir à l'Assemblée nationale, vote solennel en février. Est-ce que vous pensez que d'ici là, vous pouvez éventuellement gagner sur certains points ?
l'espère. En tout cas, il y a beaucoup d'associations, y compris de la coalition féministe et enfantiste, qui pointent les lacunes de ce texte. Mais je crains que le Sénat n'y a pas dans cette direction-là. Et nous, en tout cas, en 2027, nous mettrons un vrai plan en place, financé, pour lutter véritablement contre les violences sexistes et sexuelles. C
'est en ce moment octobre rose, le mois qui est consacré à la lutte contre le cancer du sein. Et vous avez diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux qui est vue depuis par 5 millions de personnes à peu près, dans laquelle vous expliquez que vous ne portez pas le ruban rose. que beaucoup de gens portent, parce que derrière cette campagne sur le cancer du sein, il y a, dites-vous, la multinationale Syngenta qui produit des produits phytosanitaires qui sont à l'origine de maladies mortelles, par exemple chez les agriculteurs en France, je reprends vos propos. Vous reprochez aussi à cette entreprise de répandre et dépendre des produits sur les territoires palestiniens et libanais parce qu'elle a une filiale en Israël. Depuis, vous êtes la cible d'attaques et aussi de remises en cause. Qu'est-ce que vous répondez à votre détracteur ?
D'abord, j'ai reçu beaucoup de messages de femmes qui sont malades de cancer du sein. Je rappelle que la France est le deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein. Et ce qui les heurte, ce n'est pas que je ne porte pas le ruban rose. Ce qui les heurte, puisque ce sont notamment des campagnes de collectifs de victimes de cancer qui mènent des campagnes sur le pinkwashing, comme on l'appelle. Ce qui les heurte, c'est de voir ceux qui arborent le ruban rose et qui ont voté pour la loi Duplon qui réintroduit des pesticides, qui soutiennent Omnibus 10, qui va notamment permettre d'autoriser des pesticides à vie. Ceux qui, comme le Rassemblement national, ont voté contre un fonds de recherche pour les cancers d'enfants ou encore pour le Rassemblement national qui ont voté contre la prise en charge des soins intégrales
sur le cancer du sein. Au-delà de ça, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent vous faites des amalgames au moment où la priorité... dans Octobre Rose, c'est de donner la parole aussi aux victimes de cancer du sein.
Oui, moi je soutiens les femmes qui sont victimes de cette épidémie. Mais à un moment, il faut discuter de ce qui cause les cancers dans notre société. Non seulement les causes environnementales, notamment les pesticides, mais aussi ceux qui ont détruit le code du travail, puisqu'on sait que le travail de nuit, l'exposition aux produits chimiques, là aussi produit des cancers du sein. Et donc il faut reconnaître le cancer du sein comme une maladie professionnelle, il faut donner des moyens à la recherche publique, il faut sortir des pesticides. Ceux qui vous
accusent de faire des amalgames, vous dites non, il n'y a pas d'amalgame dans vos propos.
Aucun amalgame, il n'y a que des faits. Et je vais revenir sur juste un point dont vous parliez. Syngenta, qui est donc un des premiers fabricants de pesticides au monde, est bien à l'origine aux Etats-Unis de la campagne qui a donné Octobre Rose. Et Syngenta est une entreprise et une multinationale qui viole les droits humains, que ce soit en Brésil, en Israël ou encore en
Inde. Donc vous confirmez vos propos. Hier soir, à l'Assemblée nationale, la motion de rejet du PS contre le budget n'a pas été adoptée. Finalement, les débats sur le budget vont pouvoir commencer à l'Assemblée nationale. Vous vous menacez toujours d'une motion de censure. C'est pour quand
Ça dépend de quoi
?
Ça dépend de beaucoup de choses. Mais en tout cas, s'il y a un 49.3, il y aura une motion de censure de notre part. Ça dépend. S'il y a un 49.3 seulement, il n'y aura pas de
motion de censure spontanée. Ah
si, nous nous autoriserons de tout, monsieur Le Tellier. Mais vous noterez quand même que la motion de rejet sur un budget aussi cruel que celui-ci n'a pas pu être adoptée parce que le Rassemblement national a refusé de voter contre le budget. Et le Rassemblement national a déjà sauvé à 30 reprises des gouvernements macronistes de censure. C'est eux qui ont voté contre la destitution d'Emmanuel Macron. Donc encore une fois, ils ont sauvé la... Macronie et c'est finalement la Macronie en XXL.
Mais vous savez aussi qu'il y a urgence. Par exemple, Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France qui en ce moment assiste à l'Assemblée du FMI, dit qu'il appelle le monde politique français à prendre ses responsabilités sur le budget. Il dit même qu'il y a des outils dans la loi, dans la législation, qui permettent d'aller vite.
C'est une urgence. Monsieur Moulin devrait rester dans son rôle et ne pas sortir de ce rôle-là. Je rappelle que dans mon groupe parlementaire, il y a des députés qui sont élus depuis 2022 et qui n'ont jamais voté aucun budget parce qu'ils sont tous passés en force par 49-3. Donc Emmanuel
Moulin ne devrait pas s'exprimer, il vous dit.
Ah non, il ne devrait pas dire ça. Et tout ce qui est de politique de peur, pour nous expliquer que le FMI est à la porte de la France, comme ça a été expliqué, que l'écart dit ça ne fonctionnerait pas. Mais il est gouverneur de la Banque de France, il est
aussi un peu dans son rôle. Il ne
fonctionnerait pas si on censurait le gouvernement, comme ça avait été dit par Mme Elisabeth Borne, son faux. Nous pouvons faire une autre politique. Il est aussi gouverneur de la Banque de France, il a son mot à dire. Il est urgent de rempre avec cette politique.
Il est gouverneur de la Banque de France, il a aussi demandé. Oui, très bien.
Eh bien, il n'a pas demandé au gouvernement d'utiliser les outils les plus autoritaires de la Ve République contre la volonté du peuple, qui, je le rappelle... à voter aux législatives anticipées pour plus de services publics, pour qu'il y ait plus de moyens dans l'éducation nationale dans l'hôpital. Un
mot encore. Raphaël Guxman, ça ne vous a pas échappé, a été choisi par le Parti socialiste et Place publique pour être candidat à la présidentielle. Et depuis ça, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à ce moment-là à Clermont-Ferrand devant 10 000 personnes. Pas silence radio de votre côté, c'est stratégique
Vous avez remarqué, vous n'avez qu'à regarder nos dates pour comprendre nos adversaires. Et Clermont-Ferrand, nous étions le lendemain d'un meeting de Gabriel Attal. Le 7 novembre, lors de la convention, nous serons à quelques jours du lancement de campagne de Marine Le Pen. Et ensuite, le 9 décembre, nous serons au Havre, dans la ville d'Edouard Philippe. Donc nos adversaires sont la Macronie et l'extrême droite. Par Raphaël Guzman. Oui, et chacun et chacun... Raphaël Guzman
n'est pas un adversaire.
Je félicite la Macronie d'avoir un troisième candidat, mais ce n'est pas notre sujet. Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent. à venir nous aider sur Mélenchon2027.fr. Merci Mathilde
Panot d'être venue sur le plateau des cas de vérité ce matin. A vous Maya.
Transcription automatique (Whisper + diarisation) — des erreurs d'attribution ou de transcription sont possibles. Vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.