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Bonjour Clémence Guettet. Bonjour. Hier à l'Assemblée nationale, la motion de rejet préalable du budget 2027 déposé par les socialistes a été rejetée. Ça veut dire que les députés vont se pencher sur ce budget. Vous, de toute façon, c'est la censure, quoi qu'il arrive ? La censure, ce
sera la réponse au 49-3 éventuel du gouvernement. C'est-à-dire que dans un monde démocratique normal, débarrassé de la Macronie notamment, on devrait pouvoir amender ce budget. Je rappelle que chaque année, on remporte des victoires à l'Assemblée nationale. la taxation des plus riches, la taxe Zuckmann, etc. On l'a déjà gagné plusieurs fois à l'Assemblée nationale. Le problème, c'est qu'à la fin, le gouvernement met un 49-3. Et donc, évidemment, nous, comme opposition politique, on répondra par la censure.
Si Jean-Luc Lanchon arrive à l'Elysée, est-ce qu'il n'a pas intérêt à voir, comme le concède Marine Le Pen, un budget imparfait plutôt que pas de budget du tout ?
toute façon, il y aura un budget pour le pays. Soit le gouvernement va nous... laisserez voter, etc. Bon, ça, c'est la première solution. Je rappelle que la partie recette, donc toute la fiscalité, a été rejetée en commission. Donc il y a une majorité à l'Assemblée nationale s'opposer à ce budget. Sinon, le gouvernement passera par une loi spéciale. De toute façon, il y aura un budget. Et il faut que le gouvernement arrête avec ce chantage qu'il nous fait chaque année. La carte vitale ne va plus fonctionner. Les fonctionnaires ne seront pas payés.
15 milliards, une loi spéciale. En
tout cas, c'est faux. À la fin des fins, il y aura un budget. Mais vous m'interrogez sur Jean-Luc... Et j'ai le plaisir de vous dire qu'aujourd'hui, il va présenter
justement un contre-budget. Voilà, une conférence de presse avec l'objectif de remettre de l'ordre dans les comptes publics. Comment il compte s'y prendre ?
Eh bien, en fait, aujourd'hui, on l'a vu avec le ministre Lescure à l'instant, on nous fait une pression sur le déficit. Mais je rappelle quand même que ce sont ces génies de la finance que sont les macronistes qui ont fait plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires. À chaque fois, ils fixent un objectif de déficit qu'ils ne tiennent pas, alors même qu'ils font des... des coupes budgétaires dans tous les services publics. Jean-Luc Mélenchon va présenter aujourd'hui notre contre-budget pour la première année. Ce n'est pas le chiffrage de l'entièreté de notre programme, mais ce que je peux vous annoncer d'ores et déjà, c'est que ce contre-budget permettra de réduire le déficit tout en finançant, et c'est très important, tout en finançant la réponse aux besoins urgents des Français, le pouvoir d
'achat, le changement climatique, les violences faites aux femmes et aux enfants par exemple. Réduire ce déficit à combien ? Pour le gouvernement, c'est 5%. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce serait... Je ne
vais pas déflorer toute la conférence de presse, c'est l'objectif. Ce que je peux vous dire, c'est que dans les tiages, on est environ à 108 milliards de recettes pour 80 milliards de dépenses. Donc vous voyez bien. qui a une façon très simple de réduire ce déficit tout en faisant de la justice sociale. C'est le grand tabou des macronistes, c'est les ultra-riches, les très grandes entreprises. Le seul geste de M. Lecornu sur ce sujet, ça a été de réduire la contribution exceptionnelle mise sur les grandes entreprises, qui déjà franchement ne rapportaient pas grand-chose. Mais
dans ce budget contre budget LFI... Des économies à hauteur de combien la première année ?
Je viens de vous le dire. 108 milliards de recettes, ce qui va rentrer dans les caisses de l'État, avec de la fiscalité supplémentaire sur les très riches, les très grandes entreprises notamment, et 80 milliards de dépenses.
Et pas de règles d'or inscrites ? Pas de règles
d'or. Madame Le Pen est la seule, aujourd'hui, post-Covid, alors même qu'on est passé par le quoi qu'il en coûte, à continuer de dire qu'une règle d'or, c'est-à-dire l'austérité... Les coupes budgétaires dans les services publics ne créeraient pas un effet récessif sur l'économie. Un effet récessif sur l'économie, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que comme les gens n'ont plus les moyens de rien, que les salaires ne suivent pas parce qu'ils vont être gelés partout avec la Macronie, la croissance ne peut plus augmenter. Il n'y a plus de consommation populaire par exemple. Donc il est peut-être temps d'essayer de nouvelles recettes. Madame Le Pen, c'est quand même 140 milliards d'économies. Ça va être un effet désastreux sur l'économie, mais surtout, et c'est ce qui m'intéresse. sur
le pouvoir d'achat des Français. Ce dimanche, Jean-Luc Blanchon a fait un certain nombre de propositions lors d'un grand meeting, notamment celle d'instaurer le droit de vote à partir de 16 ans. Donc ça veut dire que pour vous, à 16 ans, on est pleinement en conscience de ces actes, on peut choisir le président de la République, on doit être considéré comme un adulte ?
Alors, il ne s'agit pas de décaler l'âge de la majorité tout court, donc la majorité resterait à 18 ans, mais en effet, nous, on estime qu'à 16 ans, on a déjà un certain nombre de droits et de devoirs. On peut être émancipé. Vous le savez. On a une responsabilité notamment devant la justice française. Et on estime que, et d'ailleurs je trouve que c'est corroboré par la très grande conscience politique du mouvement lycéen en ce moment, on estime que oui, les jeunes gens à 16 ans peuvent avoir le droit de vote. Et qu'il est temps d'ailleurs que les choix démocratiques qui sont pris pour le futur et notamment pour le très long terme, je parle de la bifurcation écologique, du grand défi du changement climatique, en fait il est temps que... celles et ceux qui constituent le futur, l'avenir de notre
pays, puissent avoir le droit de s'exprimer. Alors si pour vous, effectivement, 16 ans, ce n'est pas trop jeune, est-ce que ce n'est pas une manière de donner raison à ceux qui, à droite, veulent restreindre l'excuse de minorité et juger certains adolescents récidivistes dès 16 ans ? Comme des adultes.
Alors déjà, ce que je veux dire quand même, c'est que ça, ce sont des propositions d'extrême droite, de droite, qui ont été suivies pour partie par... Gabriel Attal, il dit ça, il dit... J'y arrive. Il ne faut pas qu'il y ait une automasticité entre 16 ans et 18 ans. Mais ça ne me contredit pas, parce que j'estime que M. Attal fait des propositions qui sont tout à fait droitières sur certains sujets. Et donc, oui, je ne peux pas nier le fait qu'il y a un vent réactionnaire qui fait en sorte que des mineurs puissent être jugés de la même façon que les majeurs. Mais ce que j'aime vous dire, Mme Bouillaguet... Est-ce qu'on ne peut
pas être aussi
mûr
et responsable si on a
commis un délit ? Mais c'est quoi le but ? C'est mettre des mineurs de 16 ans en prison ? On sait que la prison aujourd'hui a un effet tout à fait décisif sur les parcours et vu les taux de suroccupation des prisons, qu'ils n'empêchent ni la récidive et qu'ils ne permettent pas la réinsertion dans la société. Ce type de propositions réactionnaires, elles existent dans le débat public. Moi, je vous parle d'une proposition en positif. On voit qu'il y a des milliers de lycéens là qui manifestent jour après jour, qui disent on est la génération sacrifiée, on nous a fait le Covid, on nous a confinés et on nous a privés d'années d'études et de notre jeunesse. On a peur du changement climatique et on étudie dans des conditions qui sont absolument déplorables. La réponse, selon vous, Madame Bouillaguet, c'est proposer que les mineurs puissent être jugés de la même façon que les adultes et mis en prison. Je trouve ça absolument... déplorable comme réponse, je le dis à monsieur Attal, par votre entremise.
Vous parlez des lycéens, mais il y a aussi beaucoup de tensions dans ces mobilisations. C'est-à-dire ? Vous parlez des violences policières ? Non, je ne parle pas des violences policières. Vous parlez du jeune
Maël qui a perdu un œil,
vous parlez du jeune à Saint-Pen-la-Mône qui a eu la mâchoire détruite. Il y a eu beaucoup de blessés aussi parmi les forces de l'ordre. Je parle juste de la manière dont on peut traiter les délinquants mineurs. C'était juste ça mon point. Oui,
mais moi, mon point, Madame, c'est qu'on assiste depuis pratiquement un mois désormais à une réponse répressive du gouvernement, qui est la seule réponse, parce qu'ils ne veulent pas apporter de réponse. politique aux revendications des lycéens et des lycéennes qui doit poser un problème
à tout le monde dans ce pays. Mais cette violence, c'est vrai qu'elle s'exerce partout. Il y a eu aussi 147 blessés parmi le personnel de l'éducation nationale. C'est inédit. Comment vous l'expliquez ?
Alors, j'estime que les violences ne sont ni nos modes d'action, ni des réponses qui peuvent être utiles à la mobilisation du moment. Je trouve ça absolument inacceptable. Vous les condamnez ? Évidemment, puisque c'est ce que vous allez me demander de faire à chaque fois, je les condamne absolument. que le cadrage médiatique qui est mis sur cette mobilisation lycéenne soit aussi déplorable. C'est 75% du temps d'antenne, dont ce matin à France Info, qui est utilisé pour parler davantage des violences plutôt que des revendications des lycéens. Je note que vous ne m'avez posé aucune question sur leurs revendications. Vous voulez
abolir, parce que j'allais y venir, laissez-moi tranquillement avancer, abolir donc Parcoursup. Pourquoi
? Parce que Parcoursup, de la même façon que mon master, qui est le processus de sélection qui arrive au niveau des masters, est un processus de tri social qui est absolument inacceptable. Les élèves, aujourd'hui, ont une conscience aiguë du fait que, selon l'établissement où vous allez étudier, vous n'aurez pas les mêmes chances et pas le même avenir dans l'éducation nationale. Mais je vous donne juste des faits. Il y a moins d'échecs en première année
en fac depuis Parcoursup, 60% d'échecs en 2017, 50% aujourd'hui, et c'est pareil pour les bachers. qui ne trouve pas de place, il y en avait 5000 avant la mise en place de Parcoursup, 34 l'année dernière, ça veut dire que le tri qu'on refuse peut-être de faire à l'entrée, il se fait à la sortie de la fac par l'échec.
C'est absolument faux. Venez dans ma circonstitution à traiter. C'est des chiffres, c'est pas les miens. Moi je vais vous dire une chose, la réalité du terrain, c'est qu'il y a de nombreux jeunes qui se retrouvent sur le carreau et qui ne peuvent pas avoir accès à une formation de l'enseignement supérieur, alors même qu'ils sont allés jusqu'au bac ou en lycée professionnel jusqu'au bac professionnel. Donc ça c'est inacceptable, il manque de personnes. Qu'a dit le gouvernement ? On vous donnera rendez-vous fin octobre. Moi, ce que je leur dis, c'est qu'on leur donne rendez-vous ce samedi, 14h, place de la République, samedi 17 octobre. Une nouvelle mobilisation qui, j'en suis sûre, va être massive. Vous entendez une
toute petite chose encore. Raphaël Guxman est désormais le candidat du pôle socialiste à l'éprudentiel. Pourquoi est-ce que Jean-Luc Mélenchon, qui est toujours prompt à réagir, n'a pas eu un mot depuis le triomphe de l'eurodéputé à la primaire dimanche soir ? Parce que ça ne
nous intéresse pas, parce que... Monsieur Glucksmann est absolument obsédé par Jean-Luc Mélenchon. Toutes ses prises de parole sont émaillées de commentaires plus ou moins vulgaires. D'ailleurs, vous l'aurez noté comme moi. Nous, nous sommes en campagne pour convaincre les Français. Donc peut-être que lui, pour exister, a besoin de beaucoup parler de la France insoumise. Mais je vous assure que nous, on a autre chose à faire. On a plein de grands rendez-vous. Est-ce que ça peut être un sérieux candidat ? Il est entre 10 et 13% dans les sondages. Il dit vouloir mettre fin à l'hégémonie insoumise. Oui, il se positionne comme M. Attal, comme M. Retailleau, comme M. Edouard Philippe dans l'espace. centriste, macroniste. C'est un candidat de plus. Le paysage va continuer de se décanter parce que désormais, dans cet espace centriste qui est quand même très rabougri, il y en a trop. Ce que je vous dis, nous, nous sommes en campagne. Je vous donne rendez-vous d'ailleurs pour la sortie du programme L'Avenir en commun. Ce sera le 6 novembre, suivi d'une grande convention. Au Bourget, le 7 novembre.
Il a été enfariné dimanche soir, Raphaël Glucksmann. Il demande à Jean-Luc Mélenchon de désavouer ses militants qui harcèlent, insultent, menacent. Est-ce que vous dénoncez, là encore, ces débordements ?
D'abord, ce ne sont pas nos militants qui ont enfariné M. Glucksmann. Peut-être devrait-il s'interroger sur sa propre popularité. Deuxièmement, ce ne sont pas nos modes d'action, nous l'avons déjà dit et répété. Et troisièmement, est-ce que M. Glucksmann s'excuse pour avoir dit qu'il pissait sur... Jean-Luc Mélenchon, puisqu'on parle d'insultes. Merci Clémence Guettier, bonne journée à vous.
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