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ne devons pas laisser se rabougrir ces enjeux ou les choix urgents de notre temps qu'il faut savoir formuler, porter haut et fort, et ne pas les laisser se diluer dans le bal des vanités politiciennes et des lubies sondagières. Un monde est en train de s'achever. Ce monde. C'est celui qui depuis 40 ans fait la loi. Le néolibéralisme s'étendant à toute la planète, après avoir fait son laboratoire de recherche sur la dictature de Pinochet, et s'étendant à toute la planète, d'autant plus vite que l'URSS s'était effondrée. Il y a dans cette salle des gens qui ont été les témoins. De ce lent cheminement, où année après année, mois après mois, on voyait dans tous les pays qu'il y avait auparavant, des conquêtes sociales inouïes, qui dessinaient une ligne d'horizon différente pour les peuples. Tout cela reprit, et les peuples poussaient partout, ici, là, dans la misère, dans le retrait de leurs conquêtes. Ce monde vient de finir, parce qu'il l'est fini, parce que ses propres contradictions l'ont amené au point. Ou l'empire qui avait cru à un instant qu'il dominerait le monde pour toujours. Cet empire, les Etats-Unis d'Amérique dirigés d'abord par M. Trump, puis par M. Biden qui n'avait pas d'autre ligne, puis par M. Trump de nouveau. Chaque fois le pire surgissant, parce qu'on avait fait confiance entre temps à des gens dont on pensait que parce qu'ils sont moins clivants, plus amènes, alors ils restaureraient ici et là les droits du peuple. Ils n'ont fait que précipiter la catastrophe. C'est parce qu'il n'y avait pas de vraie gauche aux Etats-Unis que M. Trump a été élu. C'est parce qu'il n'y avait pas une gauche solide en Argentine que Milley a été élu. Et c'est parce que pendant plus de dix ans, on a verrouillé dans une grande coalition de la CDU-CSU, avec les socialistes et les verts, qu'a surgi le monstre de l'AFD, qui est si monstrueux qu'à peine un seul lande gagné, il prétend réintégrer dans un même état allemand, l'Alsace et la Lorraine, comme s'ils étaient allemands. Voilà ce moment. Nous le voyons. Ce moment a pris fin à le jour où M. Trump a décidé que la concurrence libre et non faussée s'était terminée et qu'on restaurerait la puissance des États-Unis par des droits de douane et par une façon d'enfermer dans ses frontières tout le capital qui voudrait s'y mettre de gré ou de force, avec toutes sortes d'arrangements pour lui faciliter la vie. qu'il est revenu à une forme d'empire qui ridiculise tous ceux qui en ont été partisans en Europe, la bouche en cœur, prétendant que les États-Unis d'Amérique défendaient la liberté du monde, en tout cas pas celle du Groenland, ni celle du Canada, ni celle de l'Afghanistan, ni celle de personne, parce qu'en définitive, un empire ne peut rien faire d'autre qu'être un empire. Jusqu'à convoquer en Europe une réunion de quelques États, desquels la France a été en quelque sorte expulsée, voilà ce qu'a fait M. Trump, voilà ce qu'il est pour nous, un adversaire et rien de plus. Le libéralisme a vécu au crochet de la planète sur une illusion et en surexploitant les peuples de l'Asie pour qu'ils produisent beaucoup et à bas prix. et que puissent délocaliser les entreprises de partout et être détruits en même temps les droits sociaux qui avaient été conquis. Et voici qu'à ce moment même de l'histoire, tout d'un coup, se superposent des défis immenses et irréversibles. C'est pourquoi cette élection a vocation d'y répondre. C'est pourquoi c'est en quelque sorte la possibilité qui nous est donnée, en tant que peuple, que peuple de France d'entrer dans l'histoire pour en retourner la perspective qui pour le reste semble se dessiner. Un monde succède à l'autre et il est entré dans la réalité comme par effraction, sans qu'on nous ait demandé notre avis et hors de toute maîtrise humaine, à peine le néolibéralisme venait-il de s'effondrer, que tout se produisait de tous côtés et qui dégrade. la situation générale. Et c'est à ce court terme aussi qu'il va falloir répondre. Les problèmes que je soulève surplombent tous les régimes, tous les pays, toute l'humanité, toutes les politiques, lorsque s'avance le danger de la guerre généralisée. Il faut avoir une réponse claire, nette et mettre à son service toutes les forces qu'on est capable de rassembler dans son propre peuple et à la surface de la terre. Car nombreux sont les pays qui aimeraient pouvoir disposer d'un point sur lequel s'appuyer pour entreprendre la politique que nous proposons et qui est aussi la leur dans tant de pays. Face au danger de la généralisation de la guerre, je le dis pour qu'on l'entende bien de la part des insoumis, Devenir co-belligérant en Ukraine ou devenir co-belligérant en Arabie Saoudite est un danger immense dont nous ne voulons pas. Non, généralement donc, nous ne préparerons pas nos enfants et nos petits-enfants à mourir pour quelle coopération hasardeuse est inventée par l'OTAN. Nous sommes... Les partisans du non-alignement, nous voulons décider par nous-mêmes de ce que nous faisons, où nous le faisons, comment nous le faisons, et sans aucun maître qui nous dit ce que nous devons faire. Car nous n'aurons jamais qu'un seul intérêt, celui de l'humanité. Nous voulons la paix maintenant, pas après-demain, maintenant. Fin du carnage en Ukraine, fin du carnage partout où il a lieu, et notamment du génocide. La crise écologique, c'est-à-dire le changement climatique, c'est-à-dire l'extinction de la biodiversité sur toute la planète, pour la sixième fois de l'histoire du vivant tel qu'on la connaît. Cette crise s'impose à tous, à toutes, et c'est dans le déploiement des moyens pour rencontrer les conséquences que dorénavant se distinguera. Les partisans du marché continuent à penser que toute catastrophe peut être à marcher, que des canicules provoquant des incendies sont une occasion de vendre de l'eau plus chère. de vendre des titres d'assurance plus chers et de vendre des services privés de pompiers plus chers. Voilà la seule leçon qu'il tire des mésaventures de l'humanité. Et par conséquent... Il faut qu'il y ait de notre part une réponse qui ne soit pas faite d'une enfilade de mots et de bonnes intentions, mais des décisions concrètes qui redéploient ce que nous les Français, nous savons par notre histoire, faire si bien, c'est-à-dire adapter, redéfinir l'État lui-même, pour que l'État apporte la réponse avec les citoyens.
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