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à Manuel Bompard qui nous rejoint, le coordinateur de la France Insoumise. Bonjour Manuel. Bonjour. Bonjour à vous. Merci de nous accorder quelques minutes pendant ce meeting. On disait pour l'instant, ce mouvement lycéen, il porte la France insoumise auprès des jeunes. Le fait est que Mélenchon, il a fait ses armes en mai 68, donc il sait très bien de quoi il parle. Et il sait pertinemment qu'une mobilisation sociale, elle ne débouche pas forcément sur une victoire de la gauche dans les urnes. Et à l'époque, les gaullistes l'avaient emporté justement en faisant campagne sur le thème du retour de l'ordre. Est-ce que vous craignez pas le retour de bâton précisément ?
Le mec soutient au mouvement lycéen et il n'est pas guidé par des intérêts qui seraient des intérêts électoraux. On soutient le mouvement lycéen parce qu'on considère que les revendications qu'il porte sont justes, qu'il y a une colère, une exaspération face à la situation absolument inacceptable dans laquelle étudient un grand nombre de jeunes aujourd'hui en France. Et quand ils se mettent en mouvement, c'est notre devoir de les appuyer et les soutenir. Après, il y aura des élections présidentielles, tout le monde le sait. Et les lycéens, comme ceux qui sont en âge de voter, comme les étudiants, comme les jeunes, ils compareront les programmes et ils feront leur choix.
Mais je vous donne quand même un sondage qui était intéressant et qu'on a vu ce matin avec Julien dans la tribune, peut-être que vous l'avez vu aussi, sondage Ipsos. Il y a 69% des Français qui désapprouvent les prises de position de Jean-Luc Mélenchon sur le mouvement lycéen, alors que dans le même temps, il y a une majorité de Français qui approuvent cette contestation lycéenne. Est-ce que vous ne craignez pas que ça se retourne contre vous et que vous symbolisiez le désordre autour de cette contestation ?
J'ai pas l'impression que ça se retourne contre nous. Regardez la foule qu'il y a ici à Clermont-Ferrand aujourd'hui. Écoutez, les sondages qui disent dans le même sondage que M. Lecornu aurait gagné en soutien dans l'électorat insoumis. Vous voyez, j'ai un petit peu du mal à y croire, parce que c'est ce que dit aussi le sondage que vous venez de citer. Donc ce que j'observe, c'est qu'il y a une grande majorité des Françaises et des Français qui soutiennent ce mouvement, malgré parfois une forme de matraquage médiatique où on a essayé de passer au second plan les revendications des lycéens. Et ça, c'est très positif et j'espère que ça va continuer. Pour le reste, encore une fois, la France insoumise, elle porte des propositions politiques, l'abrogation de parcours suple, la remise... en cause de la réforme du bac, des postes d'enseignants supplémentaires, des moyens supplémentaires pour l'éducation nationale. Donc après les gens, ils feront leur choix, c'est ça la démocratie entre les différents programmes qui sont sur la table.
qu'il n'y a pas un risque tout de même d'être associé à la notion désordre ? Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise appellent à amplifier le mouvement. Il va y avoir mardi la mobilisation intersyndicale. Hier, Jean-Luc Mélenchon a appelé les organisations syndicales à se rallier au 17 octobre. Vous savez, ce samedi 17 octobre, un appel qui était né sur les réseaux sociaux. Est-ce qu'il n'y a pas encore ce risque d'être associé à la notion de désordre dans le pays ?
Mais attendez, le désordre, c'est ce qu'on a sous les yeux aujourd'hui. Si vous trouvez que c'est un pays tout à fait ordonné, dans lequel vous avez des gamins, des jeunes gens qui vont au lycée et qui n'ont pas d'enseignants parce qu'il y a... Un cours, une heure de cours sur dix en France qui tombe à l'eau parce que les enseignants ne sont pas suffisamment remplacés, ça c'est pas de l'ordre, c'est du désordre. Et nous précisément, notre objectif c'est de remettre les choses en ordre. Donc c'est absolument pas d'encourager quelque désordre que ce soit. La mobilisation c'est pas du désordre. Quand des gens sont pas d'accord avec les conditions d'enseignement et qu'ils se mettent en mouvement, ils ont raison de le faire et c'est notre devoir de les soutenir et de les appuyer. Je sais pas pourquoi vous voulez à tout prix qu'il y ait des mauvaises nouvelles pour la France insoumise, mais je vous rassure, il y a des très bonnes nouvelles pour la France insoumise.
Et regardez,
on est encore très très nombreux à Clermont-Ferrand. La salle est pleine depuis quasiment une demi-heure et il y a des gens qui sont en train de s'amasser devant. Je crois que peu de forces politiques dans cette campagne ont une telle dynamique. Et je pense que ça prouve plutôt que les prises de parole de Jean-Luc Mélenchon et notre programme résonnent assez largement dans le pays.
Un mot hier, Jean-Luc Mélenchon en déplacement à Gergovie a évoqué la primaire socialiste, la primaire social-démocrate en disant que c'est une clarification qui est entendue. Qu'est-ce que ça va changer dans votre campagne de connaître ce soir ? ou dans une semaine, l'identité du candidat du PRT socialiste ?
Peut-être qu'il pourra à ce moment-là présenter ses propositions pour le pays parce que pour l'instant, ce à quoi on a assisté depuis maintenant plusieurs semaines ressemblait davantage à un congrès du Parti socialiste. qu'à une élection présidentielle, où les débats étaient plutôt des débats stratégiques pour savoir est-ce qu'il fallait aller avec la France insoumise, pas aller avec la France insoumise. Je ne suis pas sûr que c'aient passionné les Françaises et les Français.
Dans les prochains jours, de savoir qui portera les couleurs du Parti Socialiste et que ça va changer, est-ce que, par exemple, ce sera un adversaire comme un autre, ou est-ce qu'au contraire, il y aura une sorte d'agreement où on ne tapera
pas les uns sur les autres à gauche ? Nous, nos adversaires principaux dans cette campagne, ils se trouvent à l'extrême droite et dans le bloc central. D'ailleurs, regardez, on est aujourd'hui... J'ai avec Clermont-Ferrand, parce que hier, M. Attal nous avait lancé un défi en organisant le meeting à Lyon. Je pense que le défi est rempli. On organisera une convention pour présenter notre programme au début du mois de novembre, avec l'objectif de submerger aussi le lancement de campagne du Rassemblement National. Et ensuite, on ira en meeting au Havre, qui est la ville dirigée par Edouard Philippe. Pour les Insoumis, je pense que nos adversaires sont clairement identifiés. Et notre plan de campagne est assez clair de ce point de vue-là.
Raphaël Glussmann ne vous épargne pas, lui.
Mais Raphaël, oui, j'ai vu, y compris parfois d'ailleurs avec des propos, des propos pour quelqu'un qui pendant des mois et des mois refuse, dit-il, la brutalisation du champ politique. Dire à propos de Jean-Luc Mélenchon, on va lui pisser dessus, je ne suis pas sûr que c'était très élégant, vous voyez. Mais comme c'est lui qui le fait, j'ai l'impression que ça passe plus facilement. Je n'ose imaginer la réaction médiatique si quelqu'un à la France Insomise avait utilisé ce type de propos. Mais honnêtement, on ne fait pas la même chose. Aujourd'hui, s'il y a un candidat à gauche qui peut se qualifier au second tour de l'élection présidentielle et qui peut l'emparer, l'emporter c'est Jean-Luc Mélenchon. Donc la question qu'il a posé c'est plutôt, venez nous appuyer, moi je m'adresse aux gens. Aux électrices et aux électeurs, venez nous appuyer, venez soutenir la candidature Jean-Luc Mélenchon parce qu'on peut y arriver, on peut faire quelque chose de grand. Jean-Luc
se posera la question inévitablement des alliances potentielles en fonction du vainqueur de la primaire. On aura l'occasion d'y revenir quand on aura les résultats. Merci beaucoup. Merci à vous, c'est un bon
meeting.
Et on va vous laisser vous regagner la scène. Oui, je
vais venir au premier rang pour écouter le meeting, moi aussi.
Très bien, on se retrouvera tout à l'heure. A tout à l'heure, dans quelques minutes, le discours de Jean-Luc Mélenchon, on le disait, le mouvement lycéen qui sera inévitablement au cœur du... du leader insoumis, mais pas que. Majid Kiyad, vous êtes au cœur de la foule, avec d'autres militants. Il n'y a pas que des lycéens. Qu'est-ce qu'ils attendent de ce discours ?
Je dois vous dire que je suis dans le noir parce qu'il y a une vidéo actuellement qui est projetée. Vous pouvez peut-être m'apercevoir au milieu des escaliers. Je vous parlais des militants. On a vu des lycéens tout à l'heure. Je suis avec Simone. Bonjour Simone. Vous êtes retraité, vous avez fait 4 heures de route pour venir écouter Jean-Luc Mélenchon. Vous venez de la région d'Alès. Que sera la thématique pour vous, vous concernant de la campagne présidentielle ? C'est quoi la thématique la plus importante ?
surtout qu'il faut penser à tous nos retraités, dont malheureusement je fais partie maintenant. Nous avons des retraites qui sont vraiment minables. On survit avec moi pour 800 euros par mois. C'est très dur. Tous les prix augmentent autour de nous. Et avec ça, il faut payer le loyer, l'électricité et compagnie. Et on a beaucoup, beaucoup de mal. C'est quoi la mesure
à prendre pour le prochain président de la République, la première mesure à prendre selon vous ?
Que pour les retraités ou pour l'ensemble ?
En général.
Je pense qu'il faut commencer par augmenter. les salaires, pour que plus les personnes auront des moyens de consommer, ils feront marcher le commerce, ils feront marcher l'économie, etc. Et on n'aura plus à survivre, mais à vivre décemment. Nous sommes quand même dans un grand pays, la France. Et je pense qu'il faut faire en sorte que les Français soient heureux de vivre en France. Vous
parlez du pouvoir d'achat, c'est vrai que c'est une mesure, au sein de tous les meetings, on nous parle du pouvoir d'achat. Il y a une question de mobilisation aujourd'hui. Il y a le mouvement des lycéens, il y a aussi la question du 17 octobre. Est-ce que vous serez dans la rue samedi prochain, le 17 octobre ? Jean-Luc Mélenchon a abordé la question du 17
octobre. Bien sûr, ce seront très très nombreux, retraités, jeunes, moins jeunes, travailleurs, salariés, chômeurs. Le monde entier, toute la France est concernée. par ce qui se passe en France et nous sommes là pour soutenir les enfants, les petits-enfants, etc. Même si moi, personnellement, je n'en ai pas, mais je pense aux enfants des autres et je pense que la jeunesse française, c'est l'avenir de notre pays. Il faut l'écouter, il faut l'entendre et il faut faire en sorte, c'est facile. Le gouvernement pourrait très bien faire quelque chose pour que tout s'arrange pour les enfants, pour les étudiants et pour les élèves. Ce n'est pas possible.
On vous entend, vous voulez des mesures dès à présent et pas attendre l'élection présidentielle. Merci beaucoup Simone.
J'ai appris que monsieur le ministre de l'éducation nationale avait pourvoyé à certains endroits boucher les trous des profs qui manquaient. Mais j'ai entendu qu'une professeure de mathématiques a été affectée à 70 km de chez elle. ...de français en classe de première, or c'est la classe de première où les enfants, les étudiants, les collégiens, les lycéens passent la première épreuve de leur bac. C'est important pour eux, il faut être avec eux, il faut qu'ils aient la... Voilà, je vous remercie. Merci Simone, merci, on entend votre colère.
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