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Je n'ai pas à vous dire pour qui je vote. En revanche, j'assume tout ce que j'ai toujours écrit.
Moi, je vous lis depuis des années. On sait qu'on n'est pas d'accord sur quoi, mais vous admettez que ça ne vaut pas d'être mis au banc de l'humanité.
Personne ne vous met au banc de l'humanité. Oh non, être traité d'antisémite,
c'est une joie quotidienne.
Écoutez... — Donc tout le monde n'est pas d'accord.
Oui. Alors M. Roussel n'est pas d'accord. Pardon de vous dire que... il n'est pas d'accord. On l'enregistre. Il est d'accord, en général, avec pas grand-chose. Mais là, il faut qu'il fasse des efforts, comme tout le monde. Regardez, moi, j'en fais. Tout le monde peut en faire. Pardon, je peux poser la question. Qu'est-ce que je leur ai fait? Pardon, mais qu'est-ce que je leur ai fait? Je suis le moins compétent? Non. On peut se poser la question. de savoir pourquoi il y a une telle hargne contre moi. — Là, vous parlez
à François Ruffin. Et d'ailleurs, vous avez dit qu'il est en rupture avec moi. Ça veut dire
quoi ? — Qu'est-ce que vous voulez... Moi, j'ai essayé de reculer tant que je pouvais pour qu'il n'y ait pas de conflit. Le gars, il me saute dessus. Bon, je suis obligé de dire qu'il a pris la responsabilité d'une rupture. Mais je vous le redis. — Pourquoi ? — Je ne dirai pas de mal de lui. — Mais comment vous l'expliquez ? Jean-Luc Mélenchon,
comment vous expliquez que vous en êtes arrivé là, avec lui ? — Je ne sais pas.
Dans la vie, vous savez, ça peut vous arriver avec votre compagnon ou avec votre compagne. Ça arrive avec des gens qu'on aime beaucoup. C'est comme une rupture
amoureuse.
doit être de cet ordre-là. Après, lui, il a une divergence avec moi. Tout le monde le sait. Et cette divergence, elle a été réglée par l'élection européenne. C'est la raison pour laquelle il vaut mieux pas trop y revenir pour certains. Quelle est cette divergence ? C'est que certains sont sur la ligne qui est non, la bataille pour la conquête des quartiers populaires, c'est pas prioritaire, il faut d'abord aller chercher, je sais pas quoi, machin, truc, et c'est la ligne sociale-démocrate. Je n'insule personne en disant ça, puisque lui-même a dit... qu'il était à la une de l'observateur. Je suis social-démocrate. Moi, je tiens une autre ligne, qui est la ligne non pas d'accompagner le système, mais de rompre avec sa logique. Je vous l'ai expliqué il y a un instant. Et donc, on a un désaccord politique. Il est encore
à la France insoumise ou pas
? Attendez, Jean
-Luc Mélenchon, lorsque vous nous dites, on a l'impression qu'il n'est plus à la France insoumise.
Je ne sais pas, vous lui poserez la question. Moi, je n'exclus personne. Mais selon vous,
en
quoi les élections européennes ont-elles tranché ce dont vous parlez et qui n'a rien à voir avec la politique social-démocrate, c'est-à-dire le conflit ? idéologique qu'il y a entre François Ruvain et vous sur la stratégie pour faire baisser le Rassemblement national. En quoi ça a été tranché ?
Quand
on regarde la géographie du vote, on s'aperçoit que vous ne faites des scores que dans les quartiers populaires et les centres-villes et que vous êtes absolument laminé ailleurs. En quoi votre stratégie a-t-elle été validée par l'élection européenne ? Je vais
vous répondre maintenant que vous avez bien pris le temps de détailler pourquoi, de dire des choses qui ne sont inexactes. Nous ne sommes pas balayés des zones rurales, ce n'est pas vrai. Nous existons dans les zones rurales à des niveaux plus ou moins importants. parfois très important. Le baratin sur les zones rurales sont devenues toutes d'extrême droite, c'est du baratin. Parce que je vous rappelle que... Non, non, mais y a un député en Creuse, une seule. Elle est LFI et elle a été candidate comme ça. Alors donc, il faudra un peu de rigueur. Mais qu'est-ce que l'élection européenne a montré ? Vous n'avez même pas fait le calcul ? Allons les petits, il faut travailler un peu. Le bloc vert plus... Socialiste. C'est-à-dire, on va dire, le bloc, vous l'appelez comme vous voulez, mais disons social-démocrate ou social-libérate, ce que vous voulez. Ce bloc-là, d'une élection européenne à l'autre, il perd 440 000 voix. Nous, les Insoumis, d'une élection à l'autre, nous gagnons un million de voix.
vous réagissez au sondage qui est sorti ce vendredi à propos de vous dans le Chigaro, vous avez dû le voir, un sondage au DOXA, qui dit que 72% des Français ont une mauvaise image de vous et 79% pensent que vous pouvez être un handicap pour votre camp.
Ça me laisse 28% de gens qui ont une bonne image de moi. Ce serait un miracle qu'on ait une bonne image de moi. Du matin au soir, je suis traîné dans la boue de tous les côtés. une perversité particulière, on va chercher des gens qu'on peut trouver, il y en a 5, on connaît leur adresse et leur numéro de téléphone, c'est eux qui sans arrêt renseignent. Et on va les voir et alors on dit, vous voyez M. Mélenchon, même à gauche, les gens sont contre vous. Alors c'est un miracle qu'il n'y ait que 72% qui disent qu'ils ne sont pas d'accord avec ça. Mais quand vous voyez ça, c'est quoi ?
Vous vous dites quoi ? Est-ce que vous vous dites peut-être que je suis un boulet pour mon camp ? Est-ce que vous avez cette introspection ou pas
? La première fois qu'il y a eu un sondage sur Mélenchon Boulet, c'était en 2011 pour le journal Le Parisien. Donc depuis toujours, ça a été comme ça. Léon Blum, il le traitait de juif et il l'insultait à côté de ça, il le battait dans la rue. Moi, on me traite d'antisémite et deux personnes, au moins, déjà, ont essayé de me tuer. Ils ont d'ailleurs été condamnés pour ça, l'un à 9 ans, l'autre à 18 ans.
Léon Blum était, en effet, battu.
Oui, dans la rue.
Oui, dans la rue. Vous attendez
qu'on me frappe, Mme Polony ?
Je vous rassure, ça a été fait. Mme Polony, ça a été fait.
Mme Polony, ça a été fait. D'accord ? Donc, baissez d'un ton, s'il vous plaît. Parce que moi, je ne fais pas comme vos collègues. Dès qu'on les critique, ils disent « j'ai une cible dans le dos ». Moi, je ne dis rien. Parce que je ne veux pas que je devienne un petit mot. C'est une expression que
vous employez très souvent.
Quoi ? J'ai une cible dans le dos. Ah bon ? Je pense que là, vous avez un comportement qui est irresponsable. Madame, il s'agit de ma vie. Madame, il s'agit de ma vie. Je
vous faisais juste remarquer que la comparaison avec Léon Blum, quand on connaît l'histoire de Léon Blum, est peut-être un tout petit peu excessive. Je me permettais juste cette remarque. Excusez-moi si c'est un crime.
C'est excessif. Léon Blum n'est pas un grand homme du mouvement socialiste.
Justement parce que Léon Blum a été frappé dans sa chair parce que c'est une époque où la violence était hélas. Et
Léon Blum a été un des grands hommes. du socialisme. Et comme la plupart de ceux qui en parlent n'ont jamais lu Léon Blum, ne savent même pas ce qu'il a dit au congrès de Tours, Léon Blum était pour la dictature du prolétariat, Léon Blum était pour que le parti commande, même à une minorité, ce qui n'est pas mon point de vue, car pour ma part, je ne suis pas partisan du parti d'avant-garde. Mais ce sont des sujets un peu compliqués.
Vous parlez de Léon Blum, ça fait écho à cette autre phrase que vous avez eue et qui est très commentée, vous disiez, vous avez eu cette phrase à propos de Manuel Bompard, Clémence Guettet et Mathilde Panot, quand Léon Blum devient chef du gouvernement en 1936, il n'est pas au niveau de Manuel Blum. ni de Mathilde Panot ou de Clémence Guettet. Il était critique d'art et dirigeant marxiste du PS. Vous comprenez que ça ait pu être mal perçu, qu'on se soit dit « bon, là, il s'emballe un peu
mais dites-moi une phrase, vous en avez peut-être, parce que là, vous avez travaillé. Non, mais celle-là, vous l'avez bien dite. Une phrase sympa de moi. Vous l'avez bien dite, Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que ça existe, pardon ? Vous l'avez bien dite. Oui, madame.
Pourquoi vous faites cette comparaison ? Pourquoi vous la recomparer
Ah ben parce que ça s'est trouvé dans la conversation et que, comme disait le roi Louis XI, ma langue m'a coûté cher. C'est-à-dire que... — Vous regrettez ? Pardon ? — Vous
regrettez
cette phrase ? — Pas du tout. Parce que vous, les journalistes, vous êtes le tribunal permanent qui fait regretter les phrases. Pas du tout. C'est une blague. Je veux dire, c'est une blague parce que... — L'Anglou a
été député de 1919 jusqu'à... — Qu'à 36. — Il présidait le groupe socialiste à l'Assemblée. D
'accord. Donc je me suis trompé, c'est ça que vous voulez me dire ? Pourquoi vous cherchez à d'autres choses ? Dites, monsieur Mélenchon, vous êtes trompé, il était tout à fait au niveau. Moi je vous dis, parce que je connais l'histoire de ma famille politique, moi je viens du mouvement socialiste, je vous le rappelle, j'y ai passé 32 ans. Si je les ai quittés, c'est qu'il fallait une bonne raison. Et cette bonne raison, c'est que je n'étais pas d'accord avec la ligne de l'accompagnement du capitalisme en espérant que ça donne quelque chose pour les travailleurs, parce que ça ne donne rien. Mais monsieur Léon Blum, c'est une blague, je dis, les camarades que j'ai... Mais moi, ils sont jeunes, donc j'ai besoin de fortifier leur image, d'aider. Je passe mon temps à ça. Donc je dis, ils sont à haut niveau. Et je blague en disant, Léon Blum, tu es critique d'art et dirigeant marxiste. Mais écoutez-moi, Léon Blum n'était pas préparé à gouverner. Manuel Bompard, Mathilde Panot, Clémence Guettet sont des gens qui sont capables d'être haut niveau. auquel se trouvait, et même, moi, je pense, mieux que Léon. Parce que Léon et quelques autres de l'époque, ils avaient une vue extrêmement abstraite du pouvoir. Léon dit, oui, oui, on va faire la dictature du prolétariat, il n'a rien fait de tout ça. Ils ont inventé au dernier moment la différence entre l'exercice du pouvoir et la conquête du pouvoir. Enfin, tout ça, c'est des sujets que connaissent les spécialistes de la politique du mouvement socialiste. On ne va pas charger ce plateau avec ça. Mais j'y suis prêt. Si vous voulez, on fait une émission. J
'aimerais bien, mais une autre fois. Il faut qu'on avance aussi. D'accord,
allez, que chose qui s'en déduit.
Oui, bien sûr. Avec grand plaisir.
On
prend rendez-vous. Emmanuel Macron a de nouveau pris la parole cette semaine. Il a été gommé des affiches de campagne. Il est quand même redescendu dans l'arène. Il a déclaré notamment à propos de sa décision de dissoudre. La solution que j'ai prise, c'était la plus lourde, la plus grave, mais la plus responsable. Sans dissolution, cela aurait été la chienlit. Et puis, Eva...
Oui, il s'en est pris au programme du RN et à celui de la gauche. Je vous propose de l'écouter.
Quelles sont les offres ? Le Rassemblement National et ses associés, ils proposent des choses qui peut-être font plaisir aux gens. Enfin, c'est 100 milliards par an. Et puis de l'autre côté, à l'extrême-gauche, c'est quatre fois pire en termes de coût. Il n'y a plus de laïcité. Ils reviennent sur les lois d'immigration qu'on a faites, qui permettent quand même de réguler et qu'on doit maintenant mettre en œuvre. Et puis il y a des choses complètement ubuesques, comme par exemple l'échange de sexe en mairie.
Sur ces deux propos, à la fois le terme immigrationniste et cette histoire de change de sexe, qu'est-ce que vous lui répondez ?
Ce qu'on comprend, c'est qu'il fait campagne pour avoir un Premier ministre ou une Première ministre issue du Rassemblement national. C'est ça qu'il fait, puisqu'il passe son temps à dire du mal de nous, comme tous ceux qui nous traitent d'antisémites. C'est pour dire quoi ? où ils disent les extrêmes, ça veut dire au deuxième tour, vous avez les extrêmes, donc vous ne votez pas. Si vous ne votez pas, c'est que vous votez Rassemblement National. Tout le monde comprend ça. Bon, parce que les gens qui votent Rassemblement National, le plus souvent, le font pour des raisons racistes qui leur appartiennent, et eux, ils vont continuer à voter. Mais les autres diront, ah non, c'est un LFI, celui-là, ou c'est une LFI. Donc on ne vote pas pour. Vous avez l'impression qu'il était quand même
plus contre vous que contre le RN.
Bien sûr, bien sûr, c'est évident.
Selon plusieurs journaux, évidemment, la sortie était préparée. Il s'en prend notamment à une mesure de votre programme, le fait de pouvoir changer de sexe en mairie. Qu'est-ce que vous lui répondez à ces déclarations
? Le président de la République a dit quelque chose qui est inadmissible. On sait bien qu'on ne va pas changer de sexe, qui est une constitution biologique, en allant à la mairie et en changeant son genre, son identité de genre. Donc il fait une plaisanterie à la limite graveleuse. Le changement. de genre est d'abord une souffrance pour la personne qui n'est pas en harmonie avec. Ensuite c'est pour les parents qui souvent ne savent plus quoi faire, c'est pour l'environnement et c'est surtout pour la personne. Et donc le changement de genre est une liberté. parce que ça permet à une personne de se mettre en harmonie avec elle-même, à la société de le reconnaître. Et je pose la question, quel est l'inconvénient pour la société ? Zéro. Et je ne vous cacherai pas qu'il y a 20 ans, je ne savais pas, moi, que ce problème existait. Je n'en avais jamais entendu parler. Les premières fois qu'on m'en a parlé, j'étais assez stupéfait. Et puis, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai appris, j'ai parlé, j'ai échangé. Et j'ai changé d'avis. Je suis... Je n'avais pas d'avis avant. Je suis donc pour la liberté du genre. Oui, je l'assume. Et je suis pour que ce soit une opération d'état civil facile. Oui, je l'assume.
Jean-Luc Mélenchon, parlons de la lutte contre l'antisémitisme. C'est un drame qui a marqué cette semaine. À Courbevoie, une adolescente de 12 ans accuse 3 adolescents âgés de 12 et 13 ans l'avoir violée à plusieurs reprises et d'avoir proféré des menaces et des insultes antisémites. C'est le récit du journaliste de RTL.
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