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Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique. Je suis ravi de vous retrouver. Que ferait le Rassemblement National sur la crise lycéenne s'il était au pouvoir ? Eh bien l'une de ses têtes d'affiches est aujourd'hui notre invité. Il s'agit de Jean-Philippe Tanguy. Avec lui, on précisera aussi le budget, le plan économique présenté par Marine Le Pen. Il y a pas mal de questions qui se posent encore. BFM Politique, c'est parti. Bonjour à tous, bonjour, Jean-Philippe Tanguy, merci d'être avec nous, présent sur ce plateau. Vous qui êtes un des principaux responsables du Rassemblement National, député également du Rassemblement National, à nos côtés Ludovic Vigon de la Tribune dimanche, et Amandine Attalaya, éditorialiste d'FM. Politique, pas que BFM politique d'ailleurs, BFM, on s'en trouve tous les dimanches dans BFM politique. Alors on va évoquer, on le disait, le programme économique, la crise lycéenne, mais d'abord cette actualité internationale avec ces mots prononcés par Donald Trump, des mots saisissants à l'égard de Volodymyr Zelensky. Je vous propose qu'on écoute ce que dit le président américain et on va préciser ensuite quelle est votre position et quelle serait la position française si Marine Le Pen était au pouvoir. Écoutez le président américain.
Je suggère qu'il se dote d'un nouveau dirigeant capable de conclure un accord, car il aurait pu en conclure beaucoup. Mais pour une raison ou une autre, il ne le fait jamais. Et je pense qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
— Alors Donald Trump qui lâche clairement l'Ukraine et le président Volodymyr Zelensky. Il est temps que l'Ukraine ait un nouveau président. Est-ce que 'est votre avis également
Non, oui. Monsieur Trump a eu des allers-retours très impressionnants sur l'Ukraine, sur le régime de monsieur Zelensky. On se souvient qu'il avait été reçu à la Maison Blanche avec ce rendez-vous assez humiliant, il faut bien le dire. Et puis après, finalement, il était revenu sur des positions. Donc sur ce sujet-là, c'est assez difficile de suivre la position de monsieur Trump. En tout cas, nous, nous avons évidemment une position sur l'intégrité territoriale de l'Ukraine, sur le respect du droit international, sur le fait que c'est un peuple qui se bat pour sa liberté. Nous espérons que l'Ukraine soit dans la... meilleure ou la moins pire des positions pour négocier favorablement et récupérer sa souveraineté, pour la paix, pour un armistice d'abord, pour la paix. Et c'est ça qui nous intéresse. Est-ce que vous pensez qu'il est
temps qu'il y ait un nouveau président en Ukraine ? Non, mais c'est les
affaires intérieures de l'Ukraine. Vous savez que le Rassemblement National est un parti souverainiste. Nous respectons la souveraineté des nations, du peuple ukrainien. C'est au peuple ukrainien de se choisir son dirigeant. C'est aux institutions ukrainiennes de choisir leur façon de choisir ce dirigeant. Et ce n'est pas aux pays étrangers. de se mêler de leurs affaires. Ce qui compte c'est comment on renoue avec des discussions qui permettent l'armistice, qui permettent la paix, qui permettent de recouvrer la souveraineté ukrainienne et les polémiques à mon avis sur le régime ou d'autres sujets nous éloignent de ce sujet qui devrait tous nous rassurer. Vous
n'avez pas, Jean-Philippe Tanguy, la même lecture que le président Trump, si je comprends bien, sur le fait que Zelensky est un élément de blocage pour conclure un accord. C'est-à-dire que Donald Trump affirme que le président russe en voudrait un, mais c'est la faute de Zelensky si nous n'y parvenons pas, en résumé. Non,
mais vous savez, moi, le reste à ma place, je ne vais pas entrer en polémique, tant de croire que ce que je peux dire ici changera quelque chose. Marine Le Pen, évidemment... est en charge de nos sujets internationaux. Mais en fait, l'incidence des déclarations de M. Trump sur la situation en Ukraine, c'est surtout sur la question énergétique. Puisque les États-Unis ont annoncé un accord important. Un accord avec Vladimir
Poutine pour des livraisons de diesel russe pour faire baisser le prix des carburants avant les élections
de mi
-mandat.
Absolument. Donc ça nous renvoie, si vous voulez, à la position qu'avait eue Marine Le Pen au début de l'invasion russe de l'Ukraine. Nous avions dit... sous les critiques injustes et les accusations plus fantasmagoriques les unes que les autres, que la seule façon d'avoir de vraies sanctions contre le régime de M. Poutine, ce n'étaient pas des sanctions énergétiques qui allaient pénaliser l'Europe sur les prix et la croissance et qui allaient enrichir le régime russe. C'est exactement ce qui s'est passé. Donc en fait, les sanctions, les pseudo-sanctions ont en fait favorisé le régime russe et ont sanctionné l'Europe, mais qu'il fallait un accord international des pays producteurs. de pétrole, exportateurs de pétrole et de produits pétroliers, pour faire baisser les prix ou les maintenir à un niveau très bas, ce qui fait que les pays européens et occidentaux n'auraient pas été sanctionnés dans leur économie, auraient eu les moyens financièrement de soutenir davantage l'Ukraine, et ça aurait ruiné les devises du régime. Mais c'est l'inverse qui s'est fait. Et à l'époque, Marine Le Pen avait à peine le temps. de finir sa phrase, pour faire cette proposition. Sur les sanctions, justement. Qu'est-ce que vous
voulez dire par là ? Trump a eu raison de faire cet accord avec Poutine ?
Non, mais c'est-à-dire que comme on a pris des mauvais sens, nos adversaires politiques, tous unis, et avec une interdiction de débattre intellectuellement et rationnellement de la situation, on ferait n'importe quoi, et bien M. Trump, il défend les intérêts. Donc c'est un accord qui ne vous choque pas ? Mais ce n'est pas la question. La question, c'est que les États-Unis font toujours ça. Donc moi, je prétends... avoir un peu de culture historique, je connais bien le comportement des États-Unis, ils défendent toujours leur intérêt, que ce soit M. Trump, que ce soit M. Biden, que ce soit M. Obama. Est-ce qu'on
doit nous aussi signer un accord, alors, avec la Russie ?
Mais il faut revenir à ce que défendait Marine Le Pen, il faut que cette proposition... à mon avis très intéressantes et pertinentes, reviennent dans le débat, et c'est ce que je fais évidemment aujourd'hui. Donc on arrête les
sanctions envers la
Russie ? Il faut choisir les bonnes sanctions. La bonne sanction, c'est comment on s'arrange pour que le prix du pétrole, du gaz et d'autres matières premières dont dispose la Russie soit le plus bas possible sur les marchés, ce qui fait que la Russie doit approvisionner les marchés mondiaux, mais ne doit pas gagner d'argent avec. C'est ça qu'on aurait dû faire. Donc il faut un accord international des pays consommateurs. C'est quoi ces pays consommateurs ? C'est en gros... l'Asie de l'Est, la Chine, l'Europe, les États-Unis et l'Amérique du Sud. C'est l'Inde et l'Inde. Si tout le monde se met d'accord sur cet accord pour acheter à un prix donné et faire baisser les prix massivement et que la Russie doive livrer, par exemple, à la Chine et à l'Inde à des prix très bas rentrés dans les prix mondiaux, on ne ferait pas rentrer de l'argent. Est-ce que nous, on doit acheter,
passer un accord ? Est-ce que demain, Marine Le Pen au pouvoir et l'ERN au pouvoir ? Vous, peut-être, au ministère de l'Économie, vous allez signer... Un accord avec les Russes pour importer, par exemple, du diesel russe. Est-ce que ce serait une solution pour faire baisser les
prix des carburants en France ? Ce ne serait pas une solution pour deux raisons. D'une part, l'incident sur les prix mondiaux serait très faible d'un accord entre la France et un autre pays, puisque la France ne consomme pas énormément de carburants. Mais excusez-moi, là, M. Darei, il y a une grosse hypocrisie, parce que le gaz russe... pendant des années, il est rentré en Europe, massivement, et il est rentré par la France, avec M. Macron. Donc en fait, il n'y a que de l'hypocrisie là-dedans. On prend des sanctions, et Marine Le Pen l'avait dit, qui n'ont jamais fonctionné, le régime russe a continué à s'enrichir, sur le pétrole et les carburants, via l'Inde, via la Chine, avec beaucoup d'hypocrisie, parce que c'est un marché mondial, M. Derray, vous savez. Non, mais juste pour que les gens comprennent, si vous dites, ah nous, on n'utilise pas de gazole russe, si le marché chinois... et indiens n'utilisent plus du gazole, par exemple, des pays du Golfe, le remplacent par du gazole russe pas cher, eh bien, en fait, on en bénéficie indirectement. Donc, tout ça, c'est très hypocrite. Mais sur la question des sanctions, des
aides, je vous le disais il y a quelques instants, vous le disiez. Nous, on veut des sanctions qui marchent. Il arrêterait de cibler les raffineries russes quand ils arrêteront les Russes de cibler les installations énergétiques ukrainiennes. Ça pose quand même la question de l'aide à l'Ukraine, lui. Est
-ce que si Marine Le Pen arrive au pouvoir l'an prochain, vous maintiendrez les aides à l'Ukraine ? Mais Marine
Le Pen a indiqué que nous maintiendrons la parole de la France de manière souveraine. C'est-à-dire que nous ne voulons plus être entraînés, on ne l'a jamais voulu d'ailleurs, être entraînés. par les décisions de Mme Verdeleyen et de l'Union européenne, qui n'a ni la compétence, ni le mandat, ni la légitimité pour prendre des décisions sur la défense, des décisions sur les sanctions, des décisions sur la diplomatie, et maintenant même sur le renseignement, puisque Mme Verdeleyen, contre tous les traités, s'est constituée visiblement, ou veut se constituer son petit service de renseignement personnel. Donc on ne veut pas être entraîné là-dedans. Oui, mais alors est-ce que de manière souveraine,
vous maintiendrez ou pas les aides à l'Ukraine au niveau actuel ?
de formation et ce qui sera utile à l'Ukraine. On ne va pas se faire entraîner dans des dispositions qui ne sont pas souverainement décidées et non plus sans contrepartie. Dans le sens où la France est dans des situations financières extrêmement difficiles et donc l'aide à l'Ukraine doit aussi être associée à un certain nombre de garanties. de garanties financières et économiques, ce que font tous les pays à part la France. L'Allemagne a des garanties, nous on n'en a pas. Les Etats-Unis ont des garanties, nous on n'en a pas.
Économiquement, est-ce que vous dites aujourd'hui que la priorité c'est le pouvoir d'achat des Français, c'est plus l'aide à l'Ukraine ? C'est ce que disent
certains dans le débat politique français. Mais ce qui est certain, c'est que de ne pas avoir fait attention à nos engagements... en Ukraine ou ailleurs, peuvent avoir conduit les Français dans des extrêmes difficultés. Les propositions... Excusez-moi, je reviens à ce que Marine Le Pen disait en 2022 de manière très courageuse. Ce que vous dites, c'est que
les aides versées aux Ukrainiens... 'est quelque chose qui manque au pouvoir d'achat des forces aujourd'hui
? Moi je dis qu'on aurait pu faire autrement. C'est-à-dire que le constat, la coupe, que certains arrivent, mais parce qu'on aurait pu faire autrement. Je suis désolé, la vie c'est pas tout blanc, c'est pas tout noir, et je ne tomberai pas dans le piège de nos adversaires politiques qui consistent à croire que ce qu'ils ont fait était la seule façon de faire. Comme je l'ai expliqué, Marine Le Pen avait courageusement... fait des propositions qui permettaient de ne pas gâter l'économie européenne, de ne pas abîmer l'économie européenne, toutes en aidant l'Ukraine en faisant baisser les revenus du régime de M. Poutine. Ils n'ont pas voulu le faire. Ils ont pris des sanctions qui ont parfois même enrichi M. Poutine. Tout ça, ça pose la question du carburant. Le Premier ministre Sébastien Lecornu en a parlé, Jean-Philippe Henry. Oui, il nous a parlé, il nous a repris nos propositions. C'est juste la question des stocks stratégiques. Très bien.
Oui, puisque la France annonce qu'elle va libérer au cours de l'automne 10 millions de barils pour faire baisser potentiellement le prix de l'essence entre 12 et 18 centimes. Est-ce que si vous arrivez au pouvoir, c'est un instrument que vous utiliserez aussi ? Est-ce que vous irez plus fort ? Est-ce que c'est utile ?
Dans les montants qui ont été annoncés, c'est plutôt la bonne méthode, parce qu'on a trois à quatre mois de stock, on ne peut pas non plus tout vider d'un coup. Mais excusez-moi, j'étais sur ce plateau en mars, et d'ailleurs je vous remercie, j'avais été un peu insistant à l'époque pour pouvoir en parler. Vous étiez venu avec
des documents. Voilà, j
'avais été un peu insistant pour en parler, parce qu'on avait beaucoup de mal à en parler dans certains milieux et au gouvernement. Et vous y étiez
favorable.
Oui, c'était notre idée, c'était l'idée de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, parce qu'on a des stocks qui ont été constitués à des prix entre 30 et 60 dollars le baril. Et ils n'étaient pas gérés dans l'intérêt de la France et des Français, ils étaient gérés dans l'intérêt total des pétroliers et de la grande distribution. Et à l'époque, c'était vraiment très difficile d'en parler. Donc moi, je suis très content que le gouvernement nous ait enfin suivi. Bon, à l'époque, M. Lescure m'avait critiqué vertement, disant que j'étais incompétent, que je n'y connaissais rien, qu'il avait raison sur tout. Bon, pour finalement, six mois après, venir sur notre proposition. Après, il faut être très attentif à l'exécution de la mesure, parce que sur le papier, c'est très bien. Les réserves stratégiques doivent être libérées sous contrôle pour bien que ça alimente les raffineries françaises, que ça aille directement dans les stations-services françaises au bénéfice des Français, mais peut-être aussi un certain nombre de professions. Parce que vous voyez, par exemple, les marins-pêcheurs. Il n'y a pas de taxe sur le carburant. Donc si on leur livre des réserves constituées à 30 dollars le baril, ça peut faire diminuer leur facture sans que ça ne coûte rien à l'État.
Jean -Philippe
Tanguy,
cette semaine va être encore marquée par des mobilisations lycéennes. Prochaine mobilisation, mardi. Il y a une réponse du gouvernement qui a été mise en place. 30 millions d'euros de dégâts déjà avancent le gouvernement. Est-ce que le mouvement, aujourd'hui, vous le jugez, doit cesser, oui ou
non Il doit cesser les violences, les blocages, cette agitation malheureusement entraînée par des députés, des responsables politiques irresponsables comme M. Mélenchon et les insoumis. Tout le monde est d'accord, mais est-ce que vous appelez les lycéens
à cesser de manifester tout court ? Ou est-ce que, par exemple, mardi, ça a du sens pour vous qu'ils se mobilisent à nouveau ?
Ça dépend de la condition de la manifestation. Pour aller dévaster, une fois de plus, la place de la Bastille, ça n'a pas d'intérêt, évidemment. Si c'est pour s'attaquer aux forces de l'or, ça n'a pas d'intérêt. Manifester pacifiquement, il y a plein de façons de se faire entendre par des sittings, des happenings pacifiques, sans bloquer l'entrée de l'établissement, sans menacer les personnes... Donc vous soutenez
leurs revendications sur le fond ?
Ce n'est pas que je soutiens, c'est qu'on a le droit de manifester en France. Moi, je suis un démocrate, je suis un républicain, donc j'estime qu'on doit manifester sans heures, sans violence, sans génération. les autres, donc chacun manifeste. Est-ce que certaines des revendications sont légitimes ? Oui, je veux dire, on a le droit de vouloir étudier dans de bonnes conditions, on a le droit de vouloir avoir des professeurs face à nous. D'ailleurs, la solution de M. Jeffrey, ministre de l'Éducation, est quand même très problématique, M. Daré, parce que dire que du jour au lendemain, il y a 3000 enseignants qui peuvent faire des remplaçants, ça pose question, parce que la rentrée des classes, c'était il y a un mois. Ce n'était pas il y a six mois, donc on ne comprend pas trop comment ça fonctionne. J'espère qu'on aura quand même des éclaircissements, parce que s'il y avait 3000 professeurs disponibles, capables d'être devant les élèves aussi rapidement, ça pose une vraie question d'organisation. Et d'ailleurs, la critique principale du Rassemblement National sur la situation du ministère et des lycées, mais d'autres endroits, c'est une critique d'organisation. Nous, on a toujours été critiques de l'organisation, de ce que d'autres avaient appelé le mammouth, cette incapacité de la bureaucratie, Claude Allègre, Feu Claude Allègre, et de mettre des postes rapidement à disposition. Donc visiblement, il y a un énorme problème d'organisation, ce qui prouve bien que ce n'était pas un problème
d'argent. Qu'est-ce que vous auriez fait de différent ? Pour gérer cette crise, si vous aviez été au pouvoir, comment vous auriez fait vous ? Déjà,
j'espère qu'on l'aurait anticipé, parce qu'une fois plus, ce qui est consternant, c'est le temps entre le début de la mobilisation, je crois en Seine-et-Marne ou dans le Val-de-Marne, je ne sais plus,
et
puis ensuite, son extension dans la quasi-totalité de l'Hexagone, sans qu'il y ait de réaction du gouvernement et du ministre en particulier. Aussi, la mise en place d'un certain nombre de protections, de forces de l'ordre qui n'ont pas été disposées. de manière a priori, de manière préventive, sur un certain nombre de lieux qui avaient l'air dangereux ou qui ont été susceptibles d'être abîmés. Donc une fois de plus, ils ont laissé la situation, il faut bien le dire, pourrir. Laisser un certain nombre de personnes, de jeunes, moins jeunes d'ailleurs, extérieurs au lycée, voire extérieurs à l'université, venir pourrir les mouvements lycéens sans intervenir, ça ne pouvait que mettre de l'huile sur le feu. Donc on a l'impression toujours que ce gouvernement, si vous voulez... non pas favorisent, mais laissent toujours les mouvements sociaux pourrir de l'intérieur. Ce sont complices à vos yeux ? Pas complices, mais en tout cas qu'ils n'agissent pas avant pour faire en sorte que ce soit juste un mouvement pacifique.
Mais Marine Le Pen, elle parle très peu d'éducation. On a du mal à citer spontanément des propositions fortes, à part, je crois qu'elle est en faveur de la revalorisation du salaire des enseignants. Mais qu'est-ce que vous proposez concrètement sur Parcoursup, les remplacements de profs ? Quelles sont vos mesures phares ?
C'est vrai qu'on a un programme d'éducation très fort, mais on est assez peu interrogés dessus, c'est vrai. Nous, on était très critiques de la réforme du lycée, donc nous, on a une vision, c'est vrai. C'est conservatrice, on va dire, de l'éducation. On estime qu'il faut toujours se concentrer sur les savoirs fondamentaux, un certain nombre de matières indispensables, les mathématiques, le français, l'histoire, des matières après au lycée qui sont en lien avec le monde professionnel. Et on voit bien aussi dans les emplois du temps, dans ces emplois du temps intrus, qui s'étendent ou qui sont mal construits, c'est la multiplication des matières, le flou qu'il y a sur le fait qu'on puisse choisir tout et n'importe quoi. Et on voit bien que c'est la difficulté, parce qu'on ne peut pas promettre le beurre et l'argent du beurre. Donc, les macronistes... et avant eux, les socialistes ont promis aux lycéens de pouvoir choisir tout un tas de matières, de pouvoir faire les emplois du temps à la carte, et bien ça ne marche pas. Ça ne marche pas parce que si vous avez des emplois du temps à la carte, vous arrivez avec des emplois du temps qui sont déconstruits, qui vont dans tous les sens. Parcoursup, vous
le gardez, vous le supprimez, vous l'améliorez ?
On est contre Parcoursup depuis le début. Mais pourquoi Parcoursup a été créé ? Parce qu'il faut toujours faire un peu rapidement des généalogies. C'est qu'on était arrivé à une situation complètement absurde sous les socialistes où on tirait au sort les élèves pour aller dans les facs. Pour aller en médecine, ce n'était pas sur le mérite, on tirait au sort. Pour aller en droit, ce n'était pas au mérite, on tirait au sort. changer une horreur par une moindre horreur, qui était un mensonge. On en revient à l'hypocrisie. Qu'est-ce que vous feriez-vous ? Ça fonctionnait très bien avant. Est-ce qu'il faut laisser
cette jeunesse à Jean-Luc Mélenchon ? Vous critiquez le fait qu'ils soient sur le terrain, mais ils sont sur le terrain pour écouter leurs revendications ? On n'a pas vu de député ARN pour aller discuter avec les lycéens ?
Ce n'est pas parce qu'on n'en fait pas la publicité qu'on ne va pas sur le terrain. Dans toutes nos circonscriptions, moi en l'occurrence, j'ai été bloqué par le budget. J'ai beaucoup de collègues qui étaient sur le terrain à la rencontre des lycéens. C'est vrai que c'est des lycées plus calmes, où il n'y a pas d'agitation sans doute, dans le monde rural notamment. Il y avait des mobilisations, il y avait des préoccupations. Le monde rural, vous savez, ils se font beaucoup de trajets, ils prennent le bus tous les matins. C'est souvent une heure le matin, une heure l'après-midi. Donc eux aussi, ils ont des difficultés dans le rural. Ils ont reçu le soutien d'un
certain... nombre de personnalités ces lycéens, notamment la star du basket, pas seulement français, basket mondial. Oui, Victor Wambayama, écoutez-le.
qui me touche, c'est que ce n'est pas quelque chose de totalement inconnu pour moi. J'étais au lycée à Nanterre. Ce sont des problèmes que j'ai la chance de ne plus vivre ou de ne pas vivre. Mais ce sont des réalités, ce sont des inégalités systémiques et des problèmes. Je suis tellement profond. En réalité, je suis content que les lycéens et les jeunes en général se fassent entendre. Parce que moi, je les entends et je les soutiens. J'espère que les gens qui sont là-haut, tout là-haut, en feront de même.
Les sportifs qui apportent
leur soutien aux lycéens, vous l'entendez ça ? Très bien, mais moi tout le monde a le droit de s'exprimer, les sportifs, les artistes, tout le monde est citoyen, tout le monde peut avoir une opinion. Du moment qu'elle est pacifique, qu'elle n'appelle pas la violence, chacun peut s'exprimer, il fait ce qu'il veut. Concrètement aussi, pour répondre à la question de Mme Attalaya, on a un énorme problème sur la décentralisation. Parce qu'on nous avait promis que le fait de donner les lycées aux régions, les collèges aux départements, on ne comprend pas très bien déjà cette distinction, puisque beaucoup d'endroits, le collège et le lycée, ils sont sur le même lieu. Donc on ne voit pas bien la distinction pourquoi ça a été séparé. On voit bien que ça n'a pas marché. Et que ces conseils régionaux qui ont beaucoup d'argent et qui sont des baronies... Qui sont en charge des lycées, effectivement. Qui sont rarement dans l'intérêt général. Ça dépend de ce qu'on est copain ou pas avec le maire, est-ce qu'on est copain ou pas avec le président d'intercommunalité. Donc on voit bien que cette gestion décentralisée à l'échelle régionale, ça n'a pas fonctionné. Et donc qui devrait gérer
les lycées ?
Bon écoutez, soit on pourrait fusionner avec la gestion des départements, soit on pourrait imaginer que tout soit reconcentré. Moi je ne vois pas, c'est une réflexion qu'on a et qu'on présentera dans les semaines à venir, mais je ne vois pas en tout cas le gain qu'a été de confier aux régions. conseils régionaux, ces lycées. Je vois des gens très contents d'eux-mêmes, qui font beaucoup de communication, qui annoncent beaucoup d'argent. Et au final, il y a des endroits qui sont très délabrés, très abîmés. Et d'une manière générale, on en revient toujours au problème depuis dix ans, l'énormité des impôts que paient les contribuables, les familles et le service rendu à la fin, il n'y a pas de rapport. Donc les gens se demandent toujours « mais où va notre argent ? »
Jean-Philippe Tanguy, il y a des images de violences policières qui ont été présentées comme telles par un certain nombre de manifestants. Il y a des enquêtes, 24 enquêtes. qui ont été ouvertes par l'IGPN. Regardez par exemple, il y a cette vidéo à Dunkerque où on y a vu un véhicule de la police fonçant vers des lycéens. Une enquête disciplinaire est en cours. On a vu un policier aussi donnant un coup de genou à un manifestant à Paris. Comment vous pouvez dire que vous soutenez les forces de l'or de façon inconditionnelle quand on voit telles images ?
Je suis un peu surpris par votre question, parce que j'espère que presque tout le monde soutient les forces de l'ordre de manière inconditionnelle. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'enquête. Ça veut dire qu'on estime à la base que la police et le cachet en la gendarmerie font leur travail, sont bien formés, et ne sont pas, comme le dit M. Mélenchon, des racides, des sédicieux, des violents. Il peut y avoir des épisodes où il faut une enquête, il peut y avoir des sanctions qui doivent être prises si des manques ont été constatées, si les instructions, les règles n'ont pas été respectées. Mais spontanément, c'est évidemment la police et la gendarme. Vous ne pouvez pas faire les deux à
la fois, c'est-à-dire soutenir les forces de l'ordre. Non, vous ne condamnez pas très fermement des images qui paraissent être problématiques. Parce qu'une image n'est pas une enquête.
Moi, je ne me fie pas aux images, si vous voulez. Moi, je me fie à une enquête. Donc si on commence à se fier aux images, il y a beaucoup de fois... Il y a eu par
ailleurs un jeune étudiant qui a eu une main arrachée, un lycéen, une jeune femme qui a perdu...
J'ai immédiatement apporté mon soutien à ce jeune, parce que quoi qu'on fasse, on ne doit jamais perdre une main, évidemment, quand on manifeste. Donc ça, c'est un problème grave. Donc là-dessus, ce n'est pas une image, si vous voulez. La main, elle a été perdue. Oui, il y a des conséquences très concrètes. La main, elle a été perdue. Donc là, il n'y a pas d'image. Et il y aura une enquête également. Mais les images, moi, je ne me fie pas aux images. Donc il peut y avoir des réalités, il peut y avoir des choses choquantes. Moi, je comprends que les familles puissent être loquées, évidemment, que des jeunes soient énervés, mais il faut des enquêtes. J'espère que ce sera des enquêtes rapides qui apporteront toute la lumière là-dessus. Mais vous voyez, parfois les images peuvent être trompeuses. On ne sait pas ce qui s'est passé avant, on ne sait pas ce qui s'est passé après. Donc il faut toujours se méfier.
Il se pose la question concrète là aussi de l'usage des grenades, notamment des grenades assourdissantes. Leur usage a été suspendu par le ministre de l'Intérieur. Si vous arrivez au pouvoir, est-ce que dans des manifestations de jeunesse, vous les maintiendrez ou vous trouvez qu'elles n'ont plus leur place ?
Moi, je ne suis pas du tout spécialiste du maintien de l'ordre. Donc moi, je me fierais à des gens qui ont ces compétences. En tout cas, on ne peut pas prendre une décision dans un sens ou dans l'autre juste parce qu'il y a eu un incident, un accident, y compris s'il est grave. On ne peut pas prendre des décisions sur l'émotion. Ça, c'est aussi un peu le problème de la classe politique contemporaine. C'est qu'au lieu de prendre des décisions rationnellement, dans un sens ou dans l'autre d'ailleurs, sur l'usage de ces grenades, pour peut-être donner le sentiment qu'on met l'ordre immédiatement, inversement de la retirer quand il y a de la panique. Il faut que les décisions soient prises en raison. Moi, ce que j'ai cru comprendre, c'est aussi que cette doctrine du maintien de l'ordre évite ou éviterait d'aller systématiquement au corps à corps et qu'il y a d'autres pays européens, par exemple le Royaume-Uni, où il n'y a pas l'utilisation de cette grenade, mais on va directement au corps à corps à la matraque du bouclier. Je ne suis pas sûr que ce serait beaucoup mieux.
soutenez les forces de l'ordre, est-ce que vous soutenez aussi leur ministre, Laurent Nunez ? Est-ce que vous avez trouvé l'action du ministre de l'Intérieur à la hauteur pour gérer ce mouvement ?
Non, pas du tout, parce que justement, il n'a pas du tout été dans l'anticipation. Donc le problème, c'est la protection des lieux. Tout le monde sait qu'un mouvement lycéen ou étudiant, il peut dégénérer dans la violence. Tout le monde sait qu'il y a des éléments perturbateurs. Et au début, toutes les informations qui nous sont remontées, notamment via Mathieu Virallé, qui est un spécialiste, qui est ancien commissaire et ancien... un commissaire qui connaît très bien ces sujets, nous a bien indiqué qu'un certain nombre de lieux n'avaient pas été protégés en amont, donnant lieu à des débordements qui auraient pu être évités. Voilà, moi je ne l'accable pas, mais je ne vais pas non plus soutenir M. Nunez, qui par ailleurs fait toujours de la politique politicienne quand ça l'arrange.
Quand vous voyez tout ça, est-ce que vous craignez ou est-ce que vous soutenez la journée de mobilisation qui est prévue le 17 octobre, où certains voient un retour d'ailleurs du mouvement des Gilets jaunes ?
Mais moi, par définition, si vous voulez, pour moi, un homme politique ou une femme politique, elle n'a pas essayé de faire de la récupération. Donc moi, il y a un énorme pouvoir de pouvoir d'achat.
Vous pourriez descendre sur les ronds-points avec certaines des personnes qui vont peut-être être présentes le 17 octobre ? Déjà, au
moment des Gilets jaunes, les députés RN de l'époque, ils n'étaient pas très nombreux, ils étaient 5 ou 6 de mémoire, ne s'étaient pas mélangés à un mouvement social, parce qu'à partir du moment où vous mélangez un mouvement social, vous pouvez venir... saluer, vous pouvez venir soutenir très ponctuellement, mais vous mélangez intimement un mouvement social, c'est quand même, comme le fait la gauche et l'extrême gauche, venir le récupérer et venir éventuellement en changer le sens. Donc, le problème de pouvoir d'achat, nous, on est constant. Marine Le Pen, depuis six ans maintenant, défend la baisse de la TVA de 20 à 5,5 sur les carburants, la suspension de la hausse de taxes de M. Philippe et de M. Macron en 2018 de 19 centimes sur le gazole. Donc, on a des mesures très concrètes qui permettent de baisser. c'est entre 40 et 50 centimes le litre sur la TVA, sur les produits privés. Mais vous ne
serez pas le 17 octobre
dans la rue ? Non, parce qu'il faut respecter le mouvement social, il faut respecter l'indépendance, l'autonomie et ne pas faire de la récup.
-ce que vous avez vu dans ce mouvement des lycéens une répétition de ce qui pourrait se passer si Marine Le Pen accède au pouvoir l'année prochaine ?
Non, parce que je ne vois pas le rapport. Il y a aussi une partie de la jeunesse qui vous est largement hostile et qui se
mobilisera si Marine Le Pen l'emporte.
y a aussi une grande partie de la jeunesse qui soutient Marine Le Pen et Jordan Bardella. On est aussi très fort chez les jeunes, les lycéens sans doute, mais aussi les jeunes actifs, les jeunes qui s'installent dans leur famille, qui commencent dans la vie. On a un soutien massif des jeunes et nous, surtout, on ne mènera pas de politique qui conduise à cette situation. Est-ce qu'on mettra des moyens ? Et on a présenté dans le contre-budget. On va en parler, justement. Est-ce qu'on va sacraliser les moyens de l'éducation nationale ? Oui. Or, comme il y a une baisse de la démographie, si vous maintenez constant le butelet de l'éducation nationale, ça veut dire que vous avez plus de moyens par professeur. et par élève. Donc en fait, c'est une augmentation du moyen par élève. On l
'évoque dans un instant. Vous restez bien sûr avec nous ce soir, 17h45, édition spéciale bien sûr sur BFM TV pour les résultats de la primaire de la gauche, ce vote décisif. Vous pouvez les découvrir à partir de 17h45. Rendez-vous sur BFM TV. On se retrouve dans quelques instants. Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité Jean-Philippe Tanguy à mes côtés, Ludovic Vigon, Yamandina Talaya. On va évoquer bien sûr Jordan Bardella dans quelques instants. On va évoquer aussi la primaire de la gauche qui est toujours en train de se dérouler. Mais d'abord le projet économique du Rassemblement National qui a été présenté cette semaine. Jean-Philippe Tanguy, c'est vous le spécialiste. Tous les économistes, la plupart en tout cas, jugent qu'il est peu crédible. Qu'est-ce que vous leur répondez ? 140 milliards d'euros d'économie, c'est le contre-projet. Où est-ce que vous les trouvez ? Qu'est-ce que vous répondez à ces
économistes ? Je réponds qu'il ne faut pas être de mauvaise foi comme ça. Ce n'est pas parce qu'il n'y a que le Rassemblement National qui prend le sujet au sérieux, que tous ces économistes qui ont fait beaucoup de rapports, qui ont fait beaucoup d'alertes sur le niveau d'endettement, sur le fait qu'il fallait absolument passer le plus vite possible en excédent primaire, c'est-à-dire que les dépenses et les recettes sont équilibrées en dehors de la charte de la dette. Donc il n'y a que le Rassemblement National qui le prend au sérieux, qui propose un plan pour le rendre possible. Et il y a beaucoup de mauvaise foi. Moi, je n'ai entendu aucun. Un argument rationnel sur notre contre-budget. Aucun ? Aucun, vous allez sans doute en avoir quelques-uns. Mais je suis à la disposition de tous ces économistes pour débattre. Et je pense que je ne travaille pas de secret, M. Daré, en disant que les rédactions et celles de BFM TV, c'est que je cherche beaucoup de contradicteurs depuis des années sur les questions budgétaires et économiques, les ministres successifs ou des économistes. qu'il n'y a personne qui veut venir débattre avec le Rassemblement National. L'invitation est lancée. Vous savez qu'elle est lancée depuis longtemps, M. Daré.
promettez par exemple 15 milliards d'économies en matière d'immigration. Cette somme a paru très surestimée par plusieurs économistes spécialistes de ces questions. Guillaume, il faisait à Lyon. Comment vous feriez, sachant notamment que pour faire adopter certaines de vos mesures, il faudra des changements constitutionnels ? C'est extrêmement compliqué, vous n'êtes pas sûr d'y arriver. Comment vous faites pour arriver à ces 15 milliards ?
C'est tout simple, c'est qu'on a proposé ce référendum. J'ai lu effectivement des articles disant oui, pour réaliser le programme de Marine Le Pen sur l'immigration, il faut un référendum sur l'immigration. Je pense que ça fait à peu près 15 ans que Marine Le Pen dit qu'il y aura un référendum sur l'immigration. Elle l'a rappelé encore aujourd'hui, ce sera le premier des référendums, il se tiendra sans doute au mois de juin 2027. Donc on a parfaitement conscience que pour réaliser ces 12 milliards d'économies, ces 3 milliards de recettes, donc 12 milliards d'économies, 3 milliards, donc 15 milliards sur l'immigration, il faudra ce référendum. Mais la première année... On peut prendre un certain nombre de mesures sans référendum, par exemple la fin des visas pour soins, un milliard d'euros, un certain nombre de prestations qui pourraient être déjà réservées aux étrangers qui cotisent au moins cinq ans en équivalent temps plein. Donc il y a des mesures qu'on peut prendre la première année et il y a des mesures qu'on prendra après le référendum si les Français le souhaitent. Mais nous, si on le dit en amont, on ne se cache pas. Nous considérons aujourd'hui que la submersion migratoire dans notre pays d'une migration... peu ou pas qualifiés, et plus inactifs, plus au chômage que les nationaux, est un poids sur notre système social, est un poids sur notre économie, et que quand on a 5 à 6 millions de chômeurs ou de personnes mal employées, évidemment, cette immigration ne peut pas rapporter. Et donc, on est les seuls à avoir une vision rationnelle de l'immigration, parce qu'on nous dit toujours, oui, vous n'allez pas exclure les médecins. Oui, évidemment qu'on ne va pas exclure les médecins. Le problème, ce n'est pas les médecins à l'hôpital, les médecins étrangers à l'hôpital. Le problème, c'est le fait qu'il y ait le double de chômeurs, de chômage.
qu'à renvoyer certaines personnes qui sont pourtant en situation régulière si elles sont au chômage plus d'un an
Oui, c'est Éric Zemmour qui a repris une proposition de Marine Le Pen. Si des étrangers sont longtemps au chômage, nous c'est... 3 mois par année de présence. C'est-à-dire que si vous avez été présent un an en France, à bout de 3 mois de chômage, vous devez quitter le territoire. Si vous avez été présent 10 ans en France, vous avez 30 mois pour retrouver un emploi. Mais effectivement, on ne peut pas garder sur notre territoire des étrangers qui n'ont pas un emploi pérenne et qui ne peuvent pas subvenir à leurs propres besoins, d'autant plus quand en France, nous avons, comme je l'ai dit, 5 à 6 millions de personnes au chômage ou mal employées.
Sur la retraite, vous avez légèrement évolué, retour à l'âge de départ entre 60 et 62 ans et des cotisations pour les annuités entre 40 et 42 ans. Marine Le Pen a dit « j'apporterai encore des précisions », ça veut dire qu'il y a encore une marge d'évolution, ça peut être quoi ? Alors,
c'est-à-dire que pour financer cette réforme des retraites de Marine Le Pen, qui coûtera entre 3 milliards la première année, 9 milliards en année pleine, nous avons trouvé des économies sur le système actuel, ce qui est des économies de tuyauterie, de gabegie, de droits qui sont mal attribués, qui sont détournés. Et donc c'est ce qu'on a appelé un programme de réparation du système actuel des retraites qui permet de faire des économies. Il sera présenté dans les semaines à venir. Combien de milliards vous dites ? Entre 15 et 20 milliards d'euros d'économies à terme. C'est mis en doute aussi.
Oui, c'est mis
en doute, sauf qu'ils ne connaissent pas le plan. C'est aussi assez intéressant aussi. C'est-à-dire qu'on nous dit, les mêmes économistes qui nous disent qu'avec eux, on va faire 30, 50 milliards d'économies, ils critiquent un plan d'économie de 15 à 20 milliards qu'ils ne connaissent pas. Donc c'est assez symptomatique ça, monsieur Daré. C'est-à-dire que nous, je suis désolé, on n'allait pas faire une conférence de presse de 36 heures. Il y a un tableau avec plus de 100 mesures. Donc, si on présentait chaque mesure le jour même, personne n'aurait réussi à le traiter. D'ailleurs, il y a beaucoup d'informations qu'on a données qui n'ont pas été spécialement traitées. Ce n'est pas une critique. C'est comme ça. Le ratio entre ce que les médias sont capables de traiter d'un événement et ce qu'on dit, il doit être raisonnable. Donc, on fera les retraites. C'est un sujet très important. On fera une conférence de presse dédiée avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. À cette occasion, on présentera aussi notre solution pour la capitalisation. Et au passage, qu'on
soit clair avec le RN au pouvoir. il y aura donc avec ce nombre d'annuités des Français qui partiront à la retraite à 65 ans, 66 ans.
Ça, ça ne change pas. C'est-à-dire que c'est le système actuel. Effectivement, je découvre de la part de nos adversaires un certain nombre d'étonnements. Quand on dit Marine Le Pen promet un départ entre 60 et 62 ans, et ensuite il y a les annuités, et vous pouvez partir entre 60 et 62 ans à taux plein si vous avez vos annuités. Par exemple, quelqu'un qui a commencé à travailler à 18 ans et qui partirait à 60 ans, s'il a travaillé 40 ans, il part à 60 ans sans décote. Par contre, quelqu'un qui a commencé à travailler à 25 ans, il peut partir à 62 ans, mais il n'aura pas ses trimestres, donc il y aura une décote jusqu'à... ce qu'il atteigne les 42 ans de cotisation. Donc 67
ans à taux plein dans ce cas.
Oui, mais ça c'est 66 ans en l'occurrence. Mais lui, s'il avait commencé à 25 ans, vous avez raison, Madame Atalaya, ça aurait été 67. Mais juste, c'est vraiment de la mot... Ça, c'est pas ce que vous dites là aujourd'hui, mais j'ai vu des adversaires qui ont réagi en disant oui, le Rassemblement National a menti, on n'a jamais menti. Vous prenez le tableau très détaillé de Marine Le Pen en 2022 sur sa réforme, ce que je viens de vous dire était totalement dans le tableau. Et sinon, c'est pour ça que c'est intéressant. C'est-à-dire, ceux qui ont dit... que notre réforme coûterait 30 milliards, c'est justement qu'ils n'avaient pas lu notre réforme et qu'ils avaient dit que tout le monde partira entre 60 et 62 ans à taux plein, ça n'a jamais été le cas, c'est pour ça que ça coûte 9 milliards, c'est déjà pas mal, et pas 30. Ça c'est le
contre-projet du Rassemblement National, il y a le budget du gouvernement qui va arriver en débat dans l'hémicycle cette semaine. Très concrètement, on connaît désormais la copie, est-ce que vous censurerez ce budget ou est-ce que vous continuez de préférer un mauvais budget à pas de budget du
tout ? Pour le moment, il n'y a pas d'élément. Ce qui s'est passé en commission, il ne s'est pas passé grand-chose. On va voir ce que fait le gouvernement. Notamment, on nous dit que sur les retraites, il n'y aurait peut-être pas l'indexation. On a présenté ça pour je ne sais quelle raison. Tout ça est très fou. S'il n'y a pas d'indexation ? C'est très flou. C'est-à-dire qu'il y a des choses qui sont lignes rouges. Effectivement, nous, la désindexation des pensions de retraite, c'est inacceptable. Parce que c'est une rupture du contrat moral contre la France qui a travaillé. Et ce n'est pas possible de l'accepter. Mais s'ils font d'autres économies... Qui entraînent
la censure
? On n'a jamais de censure automatique. C'est Marine Le Pen qui décide à la fin. Mais c'est sûr que pour nous, c'est très compliqué et c'est totalement injuste. Mais on veut laisser la chance à la discussion. Quand je vois les forces de gauche, en particulier les socialistes, qui l'année dernière ont laissé passer le budget, et cette année sont plus intraitables qu'intraitables, ce n'est pas très cohérent. On a l'impression que tout ça est lié beaucoup aux élections et pas beaucoup à l'intérêt national. Nous, on attend la discussion, on va voir ce qui se passe, on va voir ce qu'ils proposent. Il est encore temps, d'ailleurs, M. Daré, de faire des économies. Ce gouvernement pourrait faire des économies. Là, les dépenses augmentent en volume, c'est-à-dire hors inflation, de 0,2%. Ce n'est pas possible. Ils continuent à augmenter. Ils vont embaucher entre 6 000 et 8 000 fonctionnaires de plus alors qu'on est au bord de la ruine. Ce n'est pas possible de faire ça. Donc, tant qu'ils ne font pas d'économie, c'est sûr que toute discussion est compliquée.
Parmi les nouvelles propositions de la semaine, celle d'Edouard Philippe pour relancer notamment la natalité. Il propose une allocation sociale unique pour le premier enfant à 350 euros et ensuite des baisses d'impôts sur le revenu, environ 3 000 euros par année pour les classes moyennes. Est-ce que ça... Ça va dans le bon sens. Et qu'est-ce que vous proposez-vous pour essayer de relancer la natalité ?
C'est inspiré de Marine Le Pen en moins bien. La baisse d'impôt sur le revenu de 3 000 euros, c'est inférieur à la part fiscale pleine dès le deuxième enfant que propose Marine Le Pen, qui est en moyenne de 3 500 euros de mémoire. Donc bon, il trouve une bonne source, mais il est moins généreux que nous, si je puis dire. En tout cas, moins juste avec les familles. Et l'allocation familiale unique, elle est très floue. Je m'explique. On ne comprend pas ce qu'il propose. Est-ce que c'est tout fusionné, tout ce qui existe comme aide aux familles fusionné en une seule allocation ? Ou est-ce que c'est une nouvelle allocation qui remplace l'allocation familiale qui s'ajouterait à la page, à l'allocation de naissance, à l'allocation pour les jeunes enfants, pour tout ce qui est crèche et aide maternelle ? On ne comprend rien. Et d'ailleurs, je l'ai regretté. Moi, je l'ai dit en direct à vos confrères, à vos consœurs de France Télévisions. Je ne veux pas critiquer pour critiquer, mais j'ai trouvé qu'il n'avait pas été cuisiné sur cette allocation. Or, là, vraiment, le diable est dans le détail. Deuxième problème. Et vous, sur
les allocations, ce sera plus ou moins ? Non,
ce sera maintenu. On ne fait pas de promesses là-dessus. On fait des problèmes sur le pouvoir d'achat. Il y a la baisse des taxes, des impôts, sur la consommation. Marine Le Pen fera d'autres propositions. Il y a la demi-parte fiscale. Mais on ne peut pas augmenter aujourd'hui les allocations. On n'a pas les moyens, malheureusement. Mais juste pour finir, dans la proposition. pour le coup j'ai eu le temps de regarder techniquement avant de lui répondre jeudi dernier, j'ai l'impression qu'il veut faire payer les allocations pour les familles entre 1 et 2 enfants par les familles qui ont 3, 4 enfants ou plus, et ceux qui ont des enfants de plus de 14 ans où il y a une prime de 75 euros. Donc si la politique familiale de M. Philippe pour favoriser les naissances, c'est de sanctionner les familles entre 3 et 4 enfants pour favoriser les familles qui ont un enfant, je trouve que ce n'est pas très juste.
Jean-Philippe Tanguy, Jordan Bardelet est toujours dans la tourmente, Mediapart révèle, révélé il y a quelques... jour avoir pu établir à ses yeux un lien direct entre son compte Twitter et le film Messenger sur lequel il aurait déversé des propos antisémites. Il y a une corrélation qui est évoquée notamment en septembre 2013 avec des propos qui auraient été tenus à quelques minutes d'intervalle avec des propos extrêmement proches. Il annoncerait sur l'un de ses comptes à son interlocuteur avoir fait une découverte importante évoquant notamment le conseiller, je cite, d'économique de François Hollande qui était employé à la banque Rothschild, c'est ce qu'évoque Mediapart, et quelques minutes seulement après l'avoir écrit dans une... Facebook. Il dément formellement, Jordan Bardella. Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez une confiance absolue dans le président de votre parti ? Est-ce qu'il vous
l'a dit les yeux dans les yeux ? Non mais totale, j'ai une confiance absolue en Jordan Bardella, puis j'ai aussi de l'amitié totale pour Jordan Bardella, et ce qui vit absolument insupportable. Je veux dire là, ce que font les journalistes, j'ai l'impression, c'est la secte du Temple solaire. C'est-à-dire qu'on est en train, comme les complotistes, de faire des raisonnements complètement dingues, en voyant un détail insignifiant, en disant, vous voyez, s'il y a X qui a fait ça en même temps qu'Y, ça veut dire qu'éventuellement... Non, ce sont des preuves qui s'immulent, a priori, de la réalité de la détention de ce compte par Jordan Bardella. Ils font les poubelles, d'ailleurs de manière très choquante, puisque vous avez, entre guillemets, des journalistes qui vont interroger des anciens amis, ou des amis actuels d'ailleurs, de Jordan Bardella, pour leur demander des conversations, alors qu'ils avaient, je cite, 12, 13, 14, jusqu'à 17 ans. Donc on est passé de la chasse à l'homme à une chasse. à l'adolescent, voire à l'enfant, d'aller fouiner dans des histoires pas possibles, mais on n'accepterait ça de personne d'autre. Moi, si demain, il y aurait une enquête sur vous, monsieur Daré, ou vous, madame Atalaya, on va interroger vos petits camarades de classe, peut-être jusqu'à la maternelle, pour demander si vous avez volé un goûter, je pense que vous trouverez ça indigne. Est-ce que ça n'aurait pas pris fin s'il avait, dès le début,
reconnu une erreur de jeunesse
? Il était coupable alors qu'il était innocent. C'est assez intéressant, si vous voulez. En fait, Mediapart, qui n'est pas content que son affaire ne fonctionne pas, parce que, et je les remercie, je les salue, une écrasante majorité de Françaises et de Français. ne croit pas à cette histoire où on nous soutient toujours pour ce qui est de nos électeurs. Mediapart n'est pas content de son mauvais coup et donc on devrait inventer une culpabilité imaginaire. Nous ne l'acceptons pas. Et tout se déconfle. Jacques Chirac avait dit que ça fait pchit comme la source principale de Mediapart. Il a quand même été pris en flagrant délit de faux. Le mail, le fameux Gmail, d'ailleurs ma première réaction, ça avait été de dire qu'il manquait la moitié du Gmail. Donc on a eu l'autre moitié du Gmail qui disqualifie Mediapart et qui prouve que Jordan Bardella était innocent. Et la source principale que j'avais dit. Le lendemain matin, le lendemain matin de l'article de Mediapart qui était sur une chaîne concurrente, je dis, ça sent la racaille soralienne, la racaille antisémite. Et la source principale de Mediapart, c'était donc bien un mec qui a été viré pour antisémitisme. Et d'ailleurs, il y a encore eu un énième mensonge disant que le Rassemblement National n'avait pas viré cette personne avant les fuites. Elle avait été virée six mois avant l'affaire, soi-disant en cause qu'il n'existe en tout cas les fausses révélations de Mediapart. Donc tout est faux. Mais le problème, c'est toujours la vie doctrine. S'alisser, s'alisser, il en restera toujours quelque chose et c'est triste.
Mais malgré tout, est-ce que ça ne peut pas devenir un feuilleton qui vous poursuit toute la campagne présidentielle ? Et est-ce que, dans ce cas, Jordan Bardella ne dit pas en train de devenir un poids politique pour Marine Le Pen ? Non,
Jordan Bardella est le plus talentueux de sa génération. Les Français lui reconnaissent d'ailleurs ce talent en étant la première ou la deuxième personnalité préférée des Français et il mérite bien cela. Moi, je vais vous dire quel feuilleton ça va faire. Ça va faire le feuilleton du discrédit. d'une partie des élites médiatico-politiques françaises qui sont paniquées à l'idée que les Françaises et les Français pourraient choisir un choix de rupture, l'alternative de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, que certains de nos adversaires sont prêts à tout, à toutes les salissures, à tous les mensonges. Moi, je le sais, j'en ai été victime à ma petite échelle où j'ai été traité de rat sur France Inter. ça n'a pas intéressé grand monde. Marine Le Pen a été insultée dans un festival payé par M. Pigasse et relayée des insultes, relayée par M. Pigasse, une insulte misogyne. Si ça avait concerné une autre femme politique, ça aurait fait la une. Je constate que comme ça concerne Marine Le Pen, et encore BFM en a un peu parlé, contrairement à d'autres, ça n'a
intéressé personne. Jean-Philippe Tanguy, vous dites que le RN est impeccable. Il y a quelques jours, le député RN des Bouches-du-Rhône, Franckia Alizio, a licencié son principal collaborateur après des révélations sur des propos sur Facebook. L'apologie de Pétain, du fasciste, du naziste, c'est Libération qui avait publié ça. Franck Alizio évoque des propos qui dateraient d'il y a 10 ans et qui étaient inconnus de tous et antérieurs à son recrutement par l'Assemblée nationale. Le ménage n'a
pas été fait au RN ? Si, mais on ne peut pas faire un ménage qu'on ignore. Moi, j'en ai viré plusieurs. En tant que président délégué du groupe Assemblée nationale, j'en ai viré beaucoup. Des dingues, mais ils se cachent. Vous savez très bien comment j'appelle ça. Ils font la taquilla. Donc il y a des dingues au RN ? Ils sont infiltrés. Ils sont infiltrés, ils font de la taquilla. Et je ne le dis pas depuis l'année dernière pour me protéger, je le dis depuis 2012. Au législatif
de 2024, il y a eu des dizaines de cas de personnes qui se présentaient d'URN et qui tenaient des propos antisémites, homophobes.
Madame Atalaya, ce que je ne comprends pas. Oui, ce que je ne comprends pas dans ce reproche, c'est qu'on a l'impression qu'on a les services de renseignement, qu'on est la police, qu'on a des fiches. Moi, je ne connais pas la vie des gens, je ne connais pas leur vie secrète, je n'ai pas des personnes qui sont là toute la journée à pouvoir vérifier, surtout si c'est sur pseudonyme, leur délire différent. Dès qu'on est au courant, on les vire. Il y aurait un problème si une enquête prouvée que le Rassemblement National était au courant, votre serviteur par exemple au groupe était au courant, qu'un assistant parlementaire avait ses opinions inacceptables, que je l'aurais couvert. Non seulement je n'en ai couvert aucun. Non, mais le problème, ça peut être qu'ils
sont encore nombreux à venir au Rassemblement National. Qu'il y ait des piques assiettes
et des parasites qui veulent venir gagner des sous parce que c'est des misérables. Parce que ça aussi, Mediapart présente ces gens maintenant comme des gens absolument incroyables et des premiers prix de vertu. Donc, ce ne sont pas des premiers prix de vertu. Ce sont des pauvres types et des pauvres filles qui ne sont même pas le courage d'assumer leur opinion pourrie, qui viennent au Rassemblement National comme des piques assiettes et qui cachent leur opinion. Je les connais bien. Ils me détestent, d'accord ? Donc, moi, ils m'insultent toute la journée. Ils insultent Marine Le Pen toute la journée. Vous aviez même des assistants parlementaires qui travaillaient pour nous. et qui, sous pseudo, nous insultaient en parallèle. Donc moi, je ne suis pas psychiatre et je ne suis pas la DGSI. Donc je n'ai pas ces informations et dès qu'on nous les communique, y compris d'ailleurs des journalistes qui parfois m'interrogent sur des cas avant, si c'est avéré, je les vire même avant que ça sorte dans la presse. Mais je ne peux pas... devinez, voilà, et moi je dis à ceux qui nous font confiance, faites-nous confiance, je le regrette, je le déplore, il y a des gens que je n'arrive pas à empêcher de venir, alors que j'aimerais bien, et vous croyez que ça me fait plaisir de gâcher du temps de parole, vous faites votre métier, vous avez raison de poser la question, mais de gâcher du temps de parole à parler de ces nazes, plutôt que de parler des problèmes des français, je préférais qu'on parle des problèmes des français, donc c'est des gens qui nous font du tort,
ils nous font du tort de A à Z. Jean-Philippe Tanguy, vous êtes ciblé le RN par quelqu'un qui est Bruno Rotaillou, il a publié un certain nombre de lettres aux français, il s'adresse notamment à un électorat. Il commence en écrivant en disant « Peut-être que vous êtes ceux que la droite a déçus ». Il vous accuse d'incohérence. Il dit que Marine Le Pen promet la fermeté régalée mais sans sérieux budgétaire. Il vous accuse de ne pas dire la vérité aux Français et estime que l'élection de Marine Le Pen, ce serait un pari qui pourrait provoquer la chianlit. Qu'est-ce que vous lui répondez
? Je trouve ça très étrange que M. Rotaillot se soumette justement au risque de lâcher en lit, aux insoumis, à la racaille, aux casseurs. C'est-à-dire que les Françaises et les Français n'auraient pas le droit de choisir parce que peut-être ceux qui font du deal, quand M. Rotaillot est émise de l'intérieur et qu'il n'a pas empêché de faire du deal, seraient mécontents que Marine Le Pen mette de l'ordre. Je suis bien content que ces gens nous contestent. Peut-être que les antisémites, les racistes, les haineaux de tout genre ne veulent pas que Marine Le Pen arrive au pouvoir parce qu'on les fera taire. Donc c'est très étrange cet argument de M. Rotaillot, consistant à dire qu'en fait Marine Le Pen appliquera ça. son programme, et luttera contre les gens malhonnêtes et les voyous. C'est très bizarre. Par ailleurs, il y a quand même un petit problème. Le Figaro publie une extenso, si vous voulez, la propagande de M. Rotaillot. Moi, j'ai lu, c'est en pleine page. Ce n'est pas une recension d'une lettre. C'est carrément la publication du tract. Alors, la prochaine fois, c'est quoi ? C'est qu'il y aura le Figaro magazine qui mettra le tract des Républicains au milieu de leur magazine. Remarque, il n'y a plus de militants pour les distribuer, il n'y a peut-être plus que le Figaro pour le faire.
Mais malgré tout, il vous faudra bien des alliés pour l'emporter l'année prochaine, notamment au second tour. Est-ce que vous pourriez tendre la main aux Républicains ? Est-ce que vous tendrez la main à Bruno Retailleau, à David Lissnard, à d'autres ?
Mais on l'a déjà fait, notamment avec notre alliance avec Éric Ciotti, qui nous a quand même permis de gagner la grande et belle ville de Nice, contre tout le système réuni, ou d'autres lieux ailleurs, ou au sénatorial d'ailleurs, dans le même département, d'avoir une belle victoire aux élections sénatoriales. Donc nous, tous les gens de bonne foi, les patriotes qui veulent venir aider sont bienvenus, mais il y a un certain nombre de gens qui commencent quand même à très mal se comporter. Je l'ai dit plusieurs fois à Bruno Rotaillot, qui vient de la famille souverainiste comme moi. Il était avec Philippe de Villiers, j'étais avec Nicolas Dupourignan. Quand j'étais plus petit, notamment au référendum de 2005, j'étais dans des meetings contre, évidemment, la Constitution européenne, où M. Rotaillot ne pouvait pas forcément intervenir, mais en tout cas était au premier rang. Donc je lui rappelle à ses vieux souvenirs, à ses valeurs, et je dis à M. Rotaillot d'arrêter de se compromettre avec les macronistes, même s'il l'a déjà fait, de rompre avec cela, et de demander peut-être... de s'excuser, de présenter ses excuses devant les Français, d'avoir favorisé la politique de M. Macron et de revenir à ses vraies valeurs avec Philippe Devillé par exemple.
Jean-Philippe Tanguy, on le disait, la primaire de la gauche est toujours en cours, édition spéciale à partir de 17h45 ce soir sur BFM TV. Parmi ces candidats, est-ce que vous avez une préférence parmi tous ceux-là ? L'un d'entre eux sera votre futur adversaire. Comment vous avez vu ces débats
? Je ne vais pas lui faire le baiser de la mort. Ce serait le baiser de la mort quand même. Intellectuellement, celui qui a apporté des choses plus essentielles au débat, qui a une vision du monde intéressante et qui est un peu enracinée dans la réalité, même si je ne suis pas d'accord avec ses conclusions, c'est Manuel Morel. Qui est d'ailleurs quelqu'un de courageux, qui avait rompu avec le parti socialiste. Qui est le moins connu. Oui, c'est peut-être pour ça qu'il est moins connu. Souvent à gauche, les gens les moins brillants sont les moins connus. Raphaël Luxman ? Voilà, bonne démonstration. Très connu et pas brillant.
Est-ce que pour vous, le candidat du PS, le futur candidat, a une chance de se qualifier au second tour dans cette élection ? Ou à gauche, de toute façon, Jean-Luc Mélenchon écrase tout
non, mais moi, il faut rester très modeste par rapport au choix des électeurs. Je veux dire, tout le monde a sa chance, tout candidat peut émerger. Nous, on doit faire nos proches. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui, et une fois de plus, on les remercie. Il semble qu'on ait une confiance des électeurs. Il faut se battre comme si on était à 5%. C'est ce qu'on fait d'ailleurs, parce que je pense qu'un peu surpris aussi nos adversaires, et c'est pour ça qu'on fait face à des campagnes de calomnie aussi violentes, c'est que Marine Le Pen, elle lance des sujets. Elle est à l'offensive. Elle n'est pas là, en train de gérer son avance. Elle a lancé sa rentrée sur les problèmes de logement, le pouvoir d'achat lié au logement, la dignité lié au logement, la France Demain, elle fera un déplacement sur un sujet essentiel pour les Français. Elle était au Salon de l'agriculture jeudi. Je pense qu'on peut reconnaître qu'elle a eu un très bon accueil de la France rurale, des éleveurs. Salon Oui, Salon de l'élevage. Oui, à Cournon. Un très bon accueil, des propositions fortes pour que les éleveurs vivent enfin leur travail face à la concurrence déloyale et qu'on leur simplifie la vie. Donc Marine Le Pen, elle est vraiment l'offensif sur le fond. Et c'est sûr qu'Emmanuel Morel, il sera l'offensif sur le fond. Si c'est M. Glucksmann, je pense plutôt qu'il fera les poubelles.
on voit Ségolène Royal aussi, qui est très présente dans cette campagne, est-ce que vous vous dites quand même que c'est quelqu'un qui a supporté des sujets importants ? Tout le monde rigolait d'elle il y a 20 ans.
Ça c'est vrai, moi j'ai toujours eu de la sympathie, d'ailleurs ça me vaut des problèmes parfois sur internet, parce que je le dis sur Madame Royal, qui est une femme courageuse, qui a quand même fait face à la vraie misogynie des éléphants du PS. Je rappelle que Madame Royal aurait dû diriger le PS au Congrès de Lille, je crois, que le Congrès de Lille a donné lieu à une triche, une triche reconnue par... à Reims, un congrès qui avait été reconnu. frauduleux, où Mme Royal avait gagné. Et Mme Aubry et M. Delanoé s'étaient alliés à l'époque pour truquer le vote et piquer la place à Mont-Royal. Donc, évidemment, c'est une adversaire politique. Elle a eu des déclarations très étranges sur nos compatriotes de confession juive. Enfin, j'imagine que c'était une erreur temporaire. Enfin, je l'espère. Mais oui, c'est une femme courageuse. Et c'est vrai que la misogynie existe encore. Dans ma force politique, on n'aime pas trop le dire parce qu'on considère que les femmes ne sont pas des victimes et doivent... sont maîtresses de leur destin, mais quand même, il y a en politique beaucoup de misogynie et ce n'est pas facile d'être une femme d'État ou une femme de pouvoir face à un certain nombre de compétiteurs qui n'hésitent pas à vous mordre les mollets. Et M. Mélenchon sur la misogynie n'est pas le dernier. Je vous rappelle qu'il avait insulté plusieurs fois Madame Le Pen dans plusieurs campagnes, mais j'ai cru voir qu'il avait dit à ses troupes d'arrêter d'être misogyne avec Marine Le Pen, ce qui veut donc dire qu'il l'avait été avant.
Merci d'avoir été notre invité, Jean-Philippe Tanguy.
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