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Écoutez, ce n'est plus un mouvement lycéen, c'est début d'émeute urbaine et de guerre civile. Donc c'est clair que la situation est dramatique maintenant. Moi je suis un peu dubitatif sur tout ça. C'est-à-dire que je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie. C'est-à-dire que... Non, pas sûrement. Vous savez, avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme. Mais qu'importe. Le résultat, c'est que comme il n'a pas pris la mesure, d'abord du malaise lycéen, j'aimerais y revenir. des vrais lycéens. Ceux qui ne brûlent pas, qui ne pillent pas. Ceux qui ont des vraies
revendications. Ceux qui, à 94%, sont présents dans les lycées. Il faut le rappeler quand même. Voilà, moi j
'aimerais qu'on le rappelle. Ceux du monde rural qui n'ont jamais cassé une vitre et qui ont toujours moins d'argent que les autres. Enfin bref, on en reparlera. Mais la vraie question, c'est que dès le départ... Le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène. Et je vais vous donner un exemple concret. Moi, j'ai la chance d'être un nouveau maire de ma ville. Hier dans l'Essonne. Et j'ai un lycée professionnel. un lycée professionnel, et au premier jour des émeutes, des protestations lycéennes. Ce n'étaient pas encore les émeutes. J'ai donné instruction à la police municipale d'être vigilant, d'aller le matin assez tôt, à 6 heures, devant le lycée, et d'éviter tout blocus. Sept agents seulement, sept agents de police municipale. Ils ont empêché le blocus. Alors ils ont été courageux. Il y avait une trentaine de voyous de la racaille habituelle qui commençaient à tirer du mortier. Ils ont été. Et ils les ont dégagés. Ils ont interpellé 9 voyous. Ils les ont déférés au commissariat. Mais je vais vous dire franchement les choses. Vous croyez que la police nationale était là ? Non. Alors, la pauvre police nationale, c'est pas de sa faute. Moi, j'accuse pas le commissaire ni les autres. Ils ont une circonscription gigantesque, il y a toujours moins de moyens, parce qu'il y a toujours moins de moyens sur le terrain. Ils sont débordés, ils ont une justice laxiste, donc je ne mets pas en cause la police nationale. Je dis simplement que si on avait pris, dès le début, avec intelligence, tué dans l'offre, non mais tué dans l'offre le blocus, on aurait pu avoir... des manifestations lycéennes, bien sûr. Il ne s'agit pas d'interdire de manifester. Il s'agit savoir anticiper.
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