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Bonjour Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, fondatrice du mouvement de gauche écologiste L'Après. On va évoquer avec vous bien sûr la mobilisation lycéenne, également cette proposition de loi intégrale examinée en ce moment à l'Assemblée nationale sur les violences sexistes et sexuelles. Mais tout d'abord cette actualité internationale ce matin. Donald Trump qui lâche l'Ukraine d'une certaine manière, furieux contre le président Volodymyr Zelensky, à qui il demande d'arrêter les frappes contre les raffineries russes. C'est avant-hier un accord avec Moscou pour recevoir justement du pétrole russe et faire baisser les prix dans son propre pays. Il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président, dit Donald Trump. Jean-Luc Mélenchon, en déplacement hier dans le Puy-de-Dôme, a réagi notamment à cet accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Avec Trump, on ne discute que d'une chose, business. Ce n'est pas la stratégie de Trump, c'est la stratégie européenne qui est lamentable. Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire à l'évidence. Et c'est nous qui devrions faire le tampon, ouvrir les discussions avec Poutine, amener Zelensky, bon, il faudra peut-être un jour aussi qu'il y ait des élections en Ukraine.
Il faudra peut-être qu'il y ait des élections en Ukraine un jour, dit Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que, comme le suggère Donald Trump, Volodymyr Zelensky est devenu un président illégitime pour l'Ukraine ?
Non, mais là, c'est business as usual de Donald Trump. Il a lâché les Ukrainiens. Ce n'est pas tout à fait nouveau, mais je dirais que là, on est à un sommet de provocation, dans un moment où il est en train de dealer sur le pétrole avec la Russie. Donc, ce sont ses intérêts. qui prime sur le droit international. Je veux rappeler ici qu'il y a un agresseur et un agressé. L'agresseur, c'est la Russie. Les agressés, ce sont les Ukrainiens. Donc l'urgence pour la communauté internationale, c'est de faire pression pour qu'on respecte les frontières et le droit du peuple ukrainien de décider de son avenir et d'être souverain.
Il n'y a pas eu de réaction européenne à ces propos de Donald Trump. L'Europe est en dessous de tout, c'est la vérité. Il faut réagir fort.
Bien sûr, mais l'Europe est en dessous de tout. tout parce qu'elle n'est pas soudée. Claire, déterminée, dans un rapport de force qui doit passer aussi par la diplomatie. Moi, je crois au droit international, je crois à la diplomatie. Et de ce point de vue-là, j'estime que l'Europe, l'Union européenne, en tout cas, n'est pas du tout au rendez-vous pour soutenir les Ukrainiens.
Et Clémentine Autain, sur ce que dit Jean-Luc Mélenchon, il faudra qu'un jour il y ait des élections en Ukraine. On le rappelle, il y a une loi martiale en Ukraine actuellement, depuis l'invasion de la Russie. Il ne peut donc y avoir... De la part de Jean-Luc Mélenchon, c'est de la provocation ou vous êtes d'accord avec lui ? Il faut qu'il y ait des élections en Ukraine.
Je pense que c'est au peuple ukrainien de le décider. Et comme nous sommes à l'échelle géopolitique, dans un rapport du force nécessaire avec Poutine, je ne pense pas utile de réclamer la démission de Zelensky parce que c'est, d'un point de vue diplomatique, pour le coup, un affaiblissement. du président ukrainien et donc des Ukrainiens. Maintenant, je sais qu'en Ukraine, il y a certaines voix, bien sûr, mais c'est aux Ukrainiens de le décider et ce n'est pas nous à, encore une fois, affaiblir l'Ukraine en demandant la tête de Zelensky. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est assez différent de ce point de vue que je peux entendre chez les Ukrainiens qui, en effet, réclament en partie ces élections. Et je le comprends.
Clémentine Notin, l'actualité en France, c'est toujours la mobilisation lycéenne qui continue avec cet appel à la mobilisation, la manifestation mardi prochain pour un cinquième acte, comme on les appelle désormais. L'exécutif lui dit percevoir une décélération dans le mouvement. Il y avait 96% de lycées ouverts, par exemple, en fin de semaine selon l'éducation nationale. Est-ce que vous percevez la même chose
Non, moi je pense que la jeunesse s'est levée dans notre pays, que c'est... Très important ce qui se passe, qu'il y a une convergence des luttes qui est en train de se mettre en marche, avec des rendez-vous le 13 et surtout le 17, samedi prochain, à l'appel aussi des syndicats. Donc moi je ressens un bouillonnement formidable dans ce pays, une contestation parfaitement légitime de la jeunesse. Une convergence des
luttes, Clémentine Autain, c'est ce à quoi vous appelez quand vous parlez de cette autre mobilisation ?
Oui, bien sûr que j'appelle à la convergence des luttes, je la crois légitime, je comprends la colère dans notre pays. et je suis heureuse que la jeunesse se soit levée. Maintenant, je suis révoltée. par la réponse qui lui est apportée. Une réponse à la fois brutale du ministre Nunez et méprisante de la part de ce que j'appelle le Monsieur Bricolage, le ministre de l'Education
nationale. On va en parler mais tout d'abord je voudrais vous faire écouter cette déclaration de Gabriel Attal, le candidat à la présidentielle du parti Renaissance qui était en meeting hier à Lyon, un meeting consacré à la jeunesse et il accuse votre famille politique d'instrumentaliser le mouvement des lycéens.
colère, certains veulent l'attiser, la récupérer, la dévoyer, en multipliant les insinuations ignobles contre la police, en légitimant la violence, en appelant à l'émeute, en faisant de la jeunesse de la chair à canon politique.
Clémentine, les mots sont forts, la chair à canon politique, la gauche, votre famille politique, instrumentalise les gens ?
D'abord, ça, c'est ridicule. Je veux dire, la jeunesse, elle est mobilisée. Et ce n'est pas parce qu'on appuie sur un bouton qu'une force politique décide que la jeunesse se mobilise, qu'elle se mobilise. Sinon, autant vous dire que ça ferait bien longtemps qu'elle serait dans la rue. Ça ne marche pas comme ça. Donc ça, c'est ridicule. En revanche, d'entendre M. Attal faire l'éloge des forces de l'ordre quand on voit la réalité du bilan aujourd'hui. Et c'est un bilan politique. C'est pas d'abord la police que j'accuse, j'accuse une hiérarchie politique, j'accuse une méthode de maintien de l'ordre, j'accuse l'impunité qui est. Vous parlez des 6900
gardes à vue, c'est ça ? Oui, alors vous dites 6900 gardes à vue. Je vais vous
donner une comparaison. En mai 68, 95 gardes à vue. La loi de Vaquet, 150 gardes à vue. Le CIP en 94, 250 gardes à vue. En 2005, quand il y a eu les émeutes avec les feux qui ont fait le tour du monde, 4500 gardes à vue. Le mouvement anti-CPE... 1920, la loi travail, 890, les gilets jaunes en un an, 6700. Et là, on a quoi ? Votre analyse politique, c'est quoi ? C'est le gouvernement
qui veut étouffer ce mouvement ? C'est ça, votre analyse ?
Mais c'est évident. On ne reconnaît pas la France. Je veux dire, la France, elle est dans la rue. Elle n'est plus du tout au gouvernement. Comment est-ce possible ? Sébastien Lecornu a nié toute répression policière cette semaine. J'étais aux questions d'actualité quand j'ai entendu dire que la réponse était proportionnée. de la police, vous trouvez ça proportionné ? Quand vous avez des mineurs qui se retrouvent avec une main arrachée, qui se retrouvent avec un œil, qui se retrouvent éborgnés, quand vous avez des
policiers
qui agressent des manifestants, parce qu'on a vu ce qui était le plus choquant, quand vous avez des mutilés, on parle de mineurs. Comment c'est possible une chose pareille ? Ça, c'est le plus choquant. Mais je dirais qu'il y a aussi toute la façon dont la police est débridée totalement. Il y a un côté, comme ils sont impunis finalement, allez hop, on peut y aller. Mais Clémentine Autain,
vous demandez quoi concrètement ? Je demande que ça cesse. Mais donc que ça cesse d'utiliser par exemple des LBD quand il y a des mineurs en face, les grenades de désencerclement, pour être très concret sur demain, comment le maintien d'or doit être assuré.
Je pense que ce n'est pas possible. Je l'ai vu par exemple à Sevran, quand vous avez des manifestants jeunes qui viennent tout simplement porter des revendications légitimes, pouvoir étudier dans des conditions dignes, avoir un avenir. C'est ça qu'ils demandent. Et qu'à peine arrivés avec tout juste une centaine de manifestants, vous avez la police montée qui arrive et des insultes racistes et même des parents d'élèves bousculés. Que vous avez entendu, auxquels vous avez assisté. Bien sûr, je l'ai vu de mes yeux vus. Ça n'a aucun sens. Quand vous êtes dans des manifestations qui sont... et que vous voyez la provocation par le nombre de policiers, par en effet des grenades qui ne devraient pas être utilisé en France aujourd'hui face à des manifestations. Vous demandez leur suppression tout court et dans toutes les manifestations. Oui, et je demande qu'on arrête avec l'IGPN et qu'on arrête avec l'impunité. L'IGPN c'est quoi ? Le ministre nous dit qu'il y a 18 enquêtes qui sont ouvertes. Peut-être 24 maintenant. Alors ça a augmenté depuis en effet la dernière manifestation. Mais l'IGPN c'est quoi ? C'est des policiers qui enquêtent sur les policiers. Vous ne leur faites pas confiance ? C'est comme l'ordre des médecins, vous savez, qui enquête quand il y a des violences sexuelles chez les médecins. Vous ne faites pas ? le square neck donc ça ne marche pas vous ne faites pas confiance à l'igpn mais bien sûr que non mais bien sûr que je ne fais pas confiance à l'igpn il faut que les méthodes les ceux qui enquête sur la police soit indépendant de la police c'est le minimum et il faut que la doctrine de maintien de l'ordre prennent un peu exemple sur ce qui se passe ailleurs c'est à dire qu'on ne fait pas de la provocation d'accord pas de provocation je ne peux pas c'est pas possible que j'entende des mabadou quand des policiers interviennent par exemple à ce moment. Mais vous accusez toute la
police d'être raciste ce matin ? Ou c'est des incidents isolés, regrettables ? J
'accuse, et je vous le redis, j'accuse la hiérarchie politique. C'est une question politique. Si quand vous avez autant de garde à vue avec seulement... C'est quoi ? C'est même pas des dizaines de détentions provisoires à la fin de ces gardes à vue. C'est rien en vérité. Je crois qu'il y en avait 14. C'est rien. Des poursuites, c'est très peu. Donc ça veut dire que vous avez des jeunes qui sont maltraités, on le voit dans les images qui circulent, mais vous avez aussi une jeunesse qui se retrouve en garde à vue alors qu'elle demande à... étudier correctement. Ça n'est pas possible dans un pays qui est censé être celui de la liberté, qui est un état de droit. Et quand je vois la Macronie qui assume de piétiner l'état de droit, je me dis mais c'est incroyable. Il devait être un barrage à l'extrême droite et ils sont chaque jour un peu plus la passerelle à l'extrême droite.
Députée de Seine-Saint-Denis et cofondatrice du mouvement de gauche et écologiste, vous êtes notre invitée ce matin du 8.30 France Info. La loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles va être soumise au vote mardi prochain à l'Assemblée nationale. C'est un texte pour lequel vous vous êtes beaucoup engagée. Aurore Berger, la ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a voulu rassurer vendredi dans l'hémicycle sur les moyens alloués à cette loi.
engagement clair d'augmentation des moyens dès 2027 et un amendement de programmation sur les prochaines années, ce qui n'avait jamais été fait pour, encore une fois, garantir que la loi intégrale est donc un budget qui permette que les mesures définitivement adoptées puissent être déployées et puissent être déployées de manière progressive sur les prochaines années.
Est-ce que vous êtes rassurée par les paroles de la ministre sur les moyens qui pourraient être alloués à cette loi ? La question est centrale de ces moyens. Absolument. S
'il n'y a pas de budget intégral, il n'y aura pas d'application de la loi intégrale. C'est aussi simple que ça. Et nous n'avons aucune raison de ne pas être inquiets. Parce que les annonces qui ont été faites par M. Lecornu dans une... tribune au Monde, un entretien qu'il a donné où il était très heureux d'annoncer qu'il allait mettre plus de 2 milliards sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et quelques milliards aussi contre les violences faites aux enfants. Et puis deux heures après, il y a un communiqué de Matignon qui tombe et qui nous explique que tout ça, c'est en fait les budgets existants. Une nouvelle ligne liée à la loi, c'est ça que vous nous expliquez. Zéro, pas de création budgétaire. D'ailleurs, dans la loi, il est inscrit à un endroit qu'il faut 3 milliards de budget. Alors, j'ai fait un amendement en disant qu'il faut que ce soit de la création budgétaire. Cet amendement a été rejeté. Oui, en plus. Parce que si c'est 3 milliards, mais que c'est 3 milliards qui existent déjà dans le budget, vous voyez bien que ça ne revient rien. Et l'amendement où nous proposons, avec mes collègues, que ce soit de la création budgétaire, cet amendement est rejeté. C'est assez sidérant et en même temps très signifiant.
Sur les moyens, vous n'êtes pas rassurée. Sur la loi en tant que telle, qui devrait être votée mardi, est-ce que c'est une conquête féministe, cette loi ? Est-ce que c'est la première grande loi pour les femmes et les enfants aussi du poste MeToo ? D'abord, c'est parce
qu'il y a eu le travail de la coalition féministe et enfantiste, puis de la CIVIS, qui ont chiffré, proposé, et la mobilisation citoyenne tous les lundis. affaire Liana, ce drame qui nous déchire tellement c'est insoutenable, qu'une jeune fille de 14 ans, parce que le dossier était sous la pile, avec des magistrats qui sont saturés et qui ne peuvent pas faire correctement leur travail, et
qui ne sont pas
suffisamment formés, et bien à partir de là, le gouvernement était obligé d'inscrire la loi travaillée par les parlementaires. C'est une conquête féministe ? C'est une proposition de loi. Ce qu'il aurait fallu, c'est ce qu'on appelle une loi cadre. C'est-à-dire une loi qui engage le gouvernement et qui permet d'avoir une programmation budgétaire. Et c'est pour ça que j'en reviens au budget. Parce que là, ce qu'on a inscrit dans la loi, les 3 milliards, ça vaut rien. Alors que si c'était une loi cadre avec une programmation budgétaire, ça engageait l'État. Comme en Espagne, et regardez ce qui s'est passé en Espagne. Les effets, il y a eu une grande loi en 2004. Une grande loi
qui est la loi modèle référence.
Exactement. Eh bien nous avons fait en Espagne, ils ont réussi à faire reculer les féminicides. Ils ont réussi à ce que la prise en charge des victimes soit beaucoup plus opérationnelle. Est-ce que vous dites ce matin ? A faire en sorte que l'impunité
des violences sexistes et sexuelles cesse. Ce que vous dites ce matin, c'est que la loi française n'est pas au niveau, celle qui va être votée mardi. Pas du tout. Alors tout de même, concrètement, qu'est-ce qui pourrait changer pour les femmes et les enfants suite au vote de cette loi par exemple ? un chiffre qui choque tout le monde 73% de classement sans suite dans les plaintes de viols ou d'agressions sexuelles grâce aux nouvelles mesures qui vont probablement être votées mardi en suivra est ce que ce chiffre pourrait s'améliorer selon vous par exemple je vous donne
je vais essayer d'être très concrète par exemple dans la loi nous disons il ya six actes d'enquête obligatoire à partir du moment où il ya un dépôt de plainte Très bien. C'est des choses très basiques. Le fait que l'auteur soit entendu, de le perquisitionner, de regarder ce qu'il y a dans son téléphone portable, de chercher s'il y a des témoins. Vraiment, c'est très basique, mais nous l'inscrivons dans la loi. Mais qui ne sont pas systématiquement... Voilà, si nous l'inscrivons dans la loi, c'est parce que ce n'est pas fait. Mais pourquoi ce n'est pas fait ? Ce n'est pas fait parce que nous n'avons pas suffisamment d'officiers de police judiciaire, parce que nous n'avons pas suffisamment de magistrats, de procureurs, pour que ce travail soit fait. Donc si vous le mettez dans la loi, mais que... Vous avez toujours aussi peu de magistrats, aussi peu d'officiers de police judiciaire. Eh bien, ça ne peut pas être réglé, parce que les piles seront toujours énormes. Nous avons deux fois moins de juges que les pays européens qui sont économiquement ressemblants aux nôtres. Deux fois moins. Comment voulez-vous que ça marche ? Et le ministre Darmanin, déjà c'est quand même assez insensif que ce soit monsieur Darmanin qui soit le ministre de la justice et qui vienne discuter avec nous d'une loi sur les violences sexistes et sexuelles quand on connaît les faits dont il a été l'objet. Je trouve que c'est assez sidérant. Mais bref, il vient et il nous dit on va mettre en place, on va avoir 300 magistrats supplémentaires. Mais c'est d'abord, on n'est pas sûr de les avoir et c'est... Il y a un parquet spécialisé aussi qui doit être créé, normalement. Alors ça a été un gros débat avec M. Darmanin, parce qu'en effet, ce que ça crée, c'est des juridictions spécialisées. Donc ça veut dire qu'on va former. ces personnels, ce qui fait partie du problème. Donc de ce point de vue, c'est une bonne chose. Mais nous, nous voulions la fin des cours criminels départementales parce que nous voulons que les viols soient jugés aux assises comme des crimes. C'est une revendication féministe historique. Mais monsieur Darmanin s'est acharné à vouloir défendre ces cours criminels. Il dit que c'est plus
efficace et qu'on arrive plus vite à avoir un jugement sur ces faits. Ça me rappelle ces vieux
débats où on avait des avocats de féministes qui nous disaient mais vaut mieux aller en correctionnelle pour un viol parce que les magistrats vont être plus sévères que les jurés. Et donc, ça voulait dire qu'on jugeait des viols en délit et non pas en crime. Alors là, vous me direz, c'est des cours dits criminels, petit mieux. Mais ce sont des magistrats professionnels. Mais attention, nous, nous voulons que la justice se fasse quand il s'agit de crime dans le cadre de juridiction. C'est très important. Et vous avez des magistrats dans les juridictions populaires. Donc il faut que ces magistrats soient formés aux assises. Clémentine Autain, on arrive à
la fin pour résumer cette loi. Sur le principe, il y a des choses qui peuvent vous satisfaire, mais la question des moyens sera
centrale. Oui, il y a des choses positives. On définit un crime d'inceste. On va pouvoir aller déposer plainte dans les hôpitaux, mais il faut que ça suive. On a une haute autorité qui va permettre de nous donner des données sur les violences sexistes et sexuelles. Il y a des frais d'avocat, des frais de soins qui vont être remboursés. Mais il y a toute une partie essentielle sur les moyens pour la justice et sur les moyens aussi sur les soirs post-traumatiques pour les adultes qui ne sont pas pris en charge. Et enfin, l'article 62 qui a été rejusté avec la Macronie et le RN, main dans la main. Pour protéger les femmes étrangères, me reste en travers de la gorge, parce que ça veut dire que les femmes étrangères sont d'abord regardées comme des étrangères et pas comme des femmes victimes de violences conjugales ou de viols. Or, pour pouvoir aller déposer plainte, il ne faut pas qu'elles soient menacées de sortir du commissariat avec une OQTF. Sinon, évidemment qu'elles n'iront pas porter plainte et qu'elles ne seront pas protégées.
Merci Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, cofondatrice du mouvement de gauche écologiste L'après, d'avoir été l'invité du 8.30. France Info ce matin, restez avec nous. l'info continue
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