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qui lit ça, est-ce que dans les yeux, dans les yeux, vous pouvez dire, je n'ai pas écrit ces lignes ? Moi, je ne me laisserai pas donner des leçons de lutte contre l'antisémitisme. Moi, je défends mon honneur, je défends la vérité. Me voir mettre un genou à terre, alors ils se sont trompés.
8 octobre sur LCI, Jordan Bardella est l'invité de Darius Rochebin et la première question tombe tout de suite. Les messages antisémites que Mediapart lui attribue écrits selon le site quand il avait 17 ans. Rochebin ne va rien lâcher, Bardella non plus. Et à la fin, notre verdict.
Crise des lycées, crise du budget, et d'abord donc les accusations contre vous. Prenons vraiment ces trois moments, ces trois crises de front. La première, celle où vous êtes au centre de la tempête, enfin une crise, de fait.
J'ai depuis très longtemps compris que la route qui mène vers l'exercice du pouvoir ne serait pas une route aisée, une route facile. Nous sommes aujourd'hui dans une position assez inédite, puisque nous sommes... avec Marine Donnet gagnant au second tour de l'élection présidentielle dans tous les cas de figure. Et c'est vrai qu'il y a autour de nous, de la part de nos détracteurs, de nos adversaires, un climat d'hystérie, irrationnel, assez incompréhensible, comme s'il n'y avait plus de prise sur les arguments de fond, sur les échanges idée contre idée, argument contre argument. Et nous allons tâcher de ne pas entendre ce bruit pour continuer à faire campagne et pour continuer à parler de la vie des Français.
Entrons dans le détail. Il y a une part qui sera sans doute tranchée par la justice, puisque vous avez choisi la voie judiciaire, mais il y a une autre part de fait qui est d'intérêt public. Entrons dans quelques détails, si vous le voulez bien. Quand Mediapart fait état de ces messages antisémites, maintenant, aujourd'hui, qu'ils sont de vous, vous avez 17 ans à l'époque, en 2013, d'après Mediapart, je les cite, les banques sont toutes détenues par des juifs, où le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. Un sioniste est forcément juif et en profondeur. Est-ce que vous pouvez dire à toute personne qui lit ça parmi vos adversaires, mais aussi parmi vos soutiens, qui lit ça, est-ce que dans les yeux, dans les yeux, vous pouvez dire « je n'ai pas écrit ces lignes ».
question est posée, droit dans les yeux. Bardella va d'abord s'en prendre aux sources de Mediapart. Mais Rochebin ne le lâchera pas. Il va reposer sa question. Écoutez la réponse.
Monsieur Rochebin, je vais vous redire ce que j'ai dit depuis que cette affaire, cette crise, comme vous l'évoquez, a été… présenté par Mediapart. Nous sommes devant une opération de déstabilisation et de manipulation, pour les raisons que j'ai évoquées il y a quelques minutes, et très certainement au regard de la place que nous occupons aujourd'hui dans le paysage politique. Je conteste... formellement les accusations de Mediapart. Je conteste les accusations de Mediapart, je conteste les propos qui sont rapportés par Mediapart, mais je conteste aussi les méthodes et les sources de Mediapart, puisque vous avez vu, monsieur Rochebin, qu'il y a quelques jours, en début de semaine, l'une des sources qui était, je dirais, l'un des repères de Mediapart pour publier ces messages, a indiqué que l'échange qu'il avait eu avec le... Le journal a été manipulé. Il a accusé Mediapart d'être des menteurs et que les messages qui avaient été exploités par Mediapart, s'agissant de cette source, étaient totalement faux. Donc nous allons très certainement, dans les prochains jours,
découvrir d'autres choses. Ce n'est pas en l'état ce qui concerne précisément ces messages. Je vous ai posé la question. Effectivement, je pense qu'il y a un intérêt public. Est-ce que vous pouvez dire vraiment, je n'ai jamais écrit ces lignes ? Je n'ai jamais.
tenu ces propos, qui sont des propos ignobles, qui sont des propos antisémites, et je vais même aller plus loin, monsieur Rochemin, les Français me connaissent, et maintenant les Français, je l'espère, et je le crois, me connaissent bien. Ça fait plusieurs années que je suis engagé dans la vie politique, et j'ai eu la chance ou la malchance d'être sous l'œil du cyclone et d'être laserisé depuis mon plus jeune âge. J'ai eu mon premier mandat à l'âge de 19 ans. Et je pense... N'avoir aucune leçon à recevoir en matière de lutte contre l'antisémitisme, qui est une cause qui me tient à cœur, je me permets de rappeler aux téléspectateurs qui nous regardent que si j'ai été invité par le gouvernement de l'État d'Israël en mars 2025 sur les lieux qui ont été pris d'assaut par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023, si j'ai été l'invité de cette conférence internationale de la lutte contre l'antisémitisme qui s 'est tenue à Jérusalem, c'est parce qu'il y avait de ce point de vue de vue-là, aucun doute sur mes convictions et sur mon engagement. Mais on y reviendra, Jean-Denis
Mandela. Mais je vous propose quand même de prendre l'effet, à mon avis, c'est bien de prendre l'effet de front, parce que sinon... Oui, mais on n'est pas au tribunal, monsieur Rangebin,
et
j
'ai saisi naturellement la justice, et on aura l'occasion d'en débattre devant les tribunaux. Si je
peux me permettre un point, si on veut, technique, si j'ose dire, de principe. Effectivement, je ne suis pas juge d'instruction, et c'est votre choix, d'ailleurs, c'est la justice qui, un jour... tranchera si toutes ces procédures vont à leur terme. Et donc mes questions sont vraiment sur des faits assez simples, tels que le public peut les attendre.
Rochebin passe aux preuves des conversations vérifiées par un huissier, selon Mediapart. Bardella, lui, attaque la méthode du site. C'est sa version et il dit avoir porté plainte. Écoutez.
Mediapart a publié le deuxième article, avec les conversations extraites de la messagerie obtenue de Meta, c'est la maison mère de Facebook, entre leurs sources et un compte Jordan Bardella, avec des vérifications d'huissiers. Qu'est-ce que vous précisez ? Vous avez vu ces fichiers, monsieur Rochemin ? J'ai vu ce que Mediapart a publié, bien sûr. D
'accord. Donc vous avez eu accès aux conversations, ce qui a été publié ici. D'accord. Je me permets d'attirer votre attention sur le fait que, d'abord, Mediapart a menti. puisque lorsque Mediapart publie ces calomnies un lundi, il est dit par les journalistes de Mediapart sur l'intégralité des chaînes de télévision que ces conversations ont été certifiées, authentifiées, expertisées, en l'occurrence par un huissier du CIS. Le deuxième article de Mediapart qui publie ses reproductions nous indique que la certification par huissier a eu lieu au lendemain de la parution du premier article. Donc lorsqu'ils ont dit la veille, lors de la parution du premier article, que les conversations avaient été authentifiées, ils ont menti. Deuxièmement, j'ai demandé à avoir accès aux conversations et j'ai demandé à avoir accès à la source. Mediapart a refusé de nous communiquer ces éléments. Donc, je suis extrêmement serein. Oui, bien sûr. L'accès à la source, oui. On va rentrer, si vous le voulez bien, monsieur Rochebin, parce que j'y tiens, si vous me le permettez. Il y a un média qui
vous dira, pas de problème, voici le nom de la source. Manifestement,
l'une des sources, et faites-moi grâce de cela, s'est rétractée en en disant que Mediapart avait raconté n'importe quoi, qu'il s'agissait de menteurs et de manipulateurs. On parle de l'une des sources, monsieur Rochebin. C'est-à-dire qu'on ne parle pas de quelqu'un d'anonyme, on parle de l'une des sources qui est à l'origine. de
l'enquête de Mediapart. Maintenant, quoi qu'il en soit, permettez-moi d'avancer. Je vous laisserai, vous aurez tout le temps de vous expliquer, vraiment, garantie, premier juré, si croix de bois, quoi de faire, sinon si je mange, je vais en enfer. Expliquez quand même, il y a un certain nombre de détails. Comment est-ce que vous expliquez les coïncidences, par exemple, sur des éléments biographiques vous concernant le parcours personnel, les écoles, vos origines, etc., qu'on retrouve, encore une fois, d'après ces conversations ? et qui correspondent à des faits qui vous correspondaient à l'époque, quand vous avez 17 ans.
Monsieur Rochebin, je conteste, je peux vous le redire, formellement, les accusations de Mediapart, les sources de Mediapart dont je viens de vous démontrer, par les révélations de l'une d'entre elles, que celle-ci avait été utilisée, manipulée de façon mensongère par Mediapart. C'est l'une des sources qui se retournent contre Mediapart. Troisièmement, qui parle, monsieur Rochebin ? Est-ce que vous croyez très sincèrement que Mediapart... est qualifiée pour donner, distribuer les bons et les mauvais points. Je me permets d'attirer votre attention d'abord sur, avant de parler du journal en question, mais le profil du journaliste qui a conduit l'enquête. On parle de quelqu'un qui, monsieur Rouget en l'occurrence, qui a conduit cette enquête, a été condamné par la justice de notre pays pour avoir profané un monument aux morts qui sont dans nos villes édifiées, dans nos communes, pour le souvenir des hommes. qui se sont sacrifiés pour la patrie et qui sont tombés au combat. Ce monsieur a été condamné par la justice française pour avoir arraché des drapeaux français. Précision, attendez, attendez, bas
à pas, pardon, bas à pas, soyons extrêmement précis là-dessus, puisque effectivement il y a eu ce geste d'arracher le drapeau. De toute façon, le sujet n'est pas tellement le journaliste, mais je vous réponds quand même, attendez, attendez, pour être très précis. Il revendique tout à fait, enfin il reconnaît ce geste, disant que c'était un acte de mémoire à l'égal des déserteurs basques. Oui, ben voyons. Vous savez,
nos militaires, nos policiers, nos gendarmes et les soldats de l'armée française qui sont engagés dans des théâtres d'opérations extérieures apprécieront le comportement de ce monsieur.
Bardella vient de s'en prendre au journaliste qui a mené l'enquête. Rochebin va le recadrer. Pour lui, c'est hors sujet. Écoutez bien la réponse de Bardella.
Deuxièmement... Cela étant entendu, Jordan Bardella, laissez-moi aussi vous préciser une chose. Oui, enfin, j'aimerais... Attendez, vous faites le procès de Mediapart. On est libre d'aimer ou non ce site d'information. Non, non, pas encore.
Attendez, attendez.
Il a une orientation, évidemment, qui n'est pas la vôtre, ça, c'est un peu inutile de le cacher, mais je vous rappelle quand même que dans l'histoire de la presse, il est souvent arrivé que des journaux qui ne soient pas des journaux mainstream, comme on dit, disent des choses. vraies ou fausses. Je vous rappelle par exemple que, je ne sais pas, l'humanité communiste avait dit des choses très importantes sur la guerre d'Algérie, que Minute, d'extrême droite, avait été un des rares journaux à parler de la Francisque de Mitterrand pendant que les journaux entre guillemets convenables ne le faisaient pas. Donc, vous pouvez tant que vous voulez attaquer Mediapart, mais c'est un peu hors sujet, si j'ose dire.
C'est pas hors-sujet, M. Rochebin. Moi, je ne me laisserai pas donner des leçons de lutte contre l'antisémitisme. C'est pas des leçons, là. Ils produisent une enquête. Vous avez avancé. Vrai ou faux, ça, vous êtes libre de lire. Maintenant, si vous me le permettez, je vais répondre. Puisqu'on a le temps et on va donc prendre le temps et je répondrai naturellement à toutes vos questions sans me défausser. On parle d'un journal dont le fondateur et le chef historique, M. Plenel, a commis des écrits il y a quelques années dans lesquels il a porté son soutien. à septembre noir, c'est-à-dire à une attaque terroriste qui a été commise... et qui a visé à l'assassinat de 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich. On parle d'un journal dont deux journalistes, en 2024, ont été condamnés, condamnés par la justice française pour avoir financé deux djihadistes de l'État islamique. On parle d'un journaliste, en l'occurrence, qui n'a pas seulement... C'était une pigiste, c'était une pigiste à l'époque. Monsieur Rochebin, vous avez raison de vous faire l'avocat de Mediapart, mais ne soyez pas corporatiste, monsieur Rochebin,
parce que les faits sont accablants, et
plutôt que des supputations, et de reprendre le n'importe quoi que raconte Mediapart en s'en mêlant les pinceaux dans ses propres sources, moi, je vous amène des faits. Mais en l'occurrence, le journaliste qui a publié cette enquête, je viendrai, M. Rochemin, laissez-moi terminer.
Ce sont des journaux... J'irai au bout. Attendez, vous irez au bout tant que vous voudrez. Allez-y, mais j'irai au bout. Je vous donne ces précisions parce que, encore une fois, l'orientation politique du journal, ou le passé... politique de journaliste ne préjuge pas du vrai ou du faux de ce qu'il affirme, donc il faut quand même être précis. Et vous avez raison pour Edoui Plenel, par exemple, mais il avait ensuite récusé ses positions sur Septembre Noir, mais les positions que vous aviez rappelées, effectivement, elles ont eu lieu. Bon,
et j'en termine. Le journaliste qui mène l'enquête. Il y a quelques années, il a été membre d'une organisation, de la branche jeunesse, d'une organisation terroriste qui s'appelle l'ETA, qui a été interdite en Espagne. Donc... Exactement,
c'est Sergi, c'est ça ? Oui, absolument. Non, non, mais je crois que...
Rochbain le rappelle, le passé d'un journaliste ne dit pas si son enquête est vraie ou fausse. Bardella répond par une phrase qui résume toute sa ligne. Écoutez, et restez jusqu'à la fin, Rochebin va lui opposer Mitterrand.
avez raison d'être quelque peu corporatiste, mais moi je défends mon honneur, je défends la vérité et je défends la sincérité du combat que j'ai toujours mené pour lutter contre l'antisémisme. Quant aux méthodes de Mediapart, je vais peut-être là aussi livrer cet argument à vos téléspectateurs. Mediapart a décidé de tenter, en tout cas, de m'assassiner politiquement. Et depuis plusieurs jours, ils sont en train de démarcher des amis avec qui j'étais au collège, avec qui j'étais au lycée, entre mes 12 et 16 ans, et de demander à ces amis, qui m'ont naturellement rapporté ces demandes insistantes de Mediapart, de leur livrer les conversations privées que j'avais avec eux entre mes 12 et 16 ans. Est-ce que vous ne croyez pas que lorsqu'on veut contredire politiquement quelqu'un, lorsqu'on veut peut-être mener un combat politique contre un adversaire politique, parce que Mediapart me considère et considère les millions d'électeurs français qui votent pour le Rassemblement National comme des opposants politiques, le faire de manière loyale. Donc, il n'y a rien de glorieux, monsieur Rochebin, je le dis et je l'affirme, contre toute forme de corporatisme d'ailleurs, d'aller peut-être jouir de l'idée de pouvoir fouiller des messageries privées de quelqu'un qui avait 15, 16 ou 17 ans, et c'est ce qu'ils sont en train de faire depuis quelques jours, en allant démarcher des gens avec qui j'étais au collège Vaultier. Donc, nous aurons l'occasion naturellement de discuter. de tout cela devant les tribunaux. Vous voyez bien que toute cette affaire est faite pour que l'intégralité des émissions de télé, où nous sommes censés parler de l'élection la plus importante qui va se poser au pays depuis très certainement l'élection du général de Gaulle, soit fait à parler de polémiques et d'affaires dont, pardon, tout le monde se moque.
Il y a un intérêt public, bien sûr, vous êtes potentiellement Premier ministre de la France, ce n'est pas comme si vous étiez un zozo dans un arrière-salle de bistrot. Je vous remercie de cet égard,
monsieur Rochebin, mais j'aimerais que l'indignation de la presse, qui s'acharne, je dirais sûrement en violation totalement de mes propos ou de la contre-vérité que j'ai pu apporter aux calomnies de Mediapart, s'intéresse un petit peu à ce qui se passe aussi autour.
Rochebin défend la presse. Sur Cahuzac, rappelle-t-il, Mediapart avait raison. Bardella retourne l'argument. Selon lui, la presse s'indigne beaucoup moins quand l'antisémitisme vient de la France insoumise. Écoutez.
Et pardon, ce n'est pas une seconde. Laissons de côté Mediapart, parce qu'encore une fois, il y a des journaux de droite, du centre, d'extrême droite, d'extrême gauche. Heureusement, il y a une grande liberté de la presse en France qui disent parfois des choses très vraies, parfois très fausses, indépendamment de leurs couleurs. Rappelez-vous, sur Cahuzac, Mediapart avait raison. Ne préjugeons pas de ça. La justice, vous dites vous-même, voie judiciaire. Précisez d'ailleurs la plainte ou les plaintes. Vous savez
que pendant qu'on est en... en train de parler de ça. Il y a des drapeaux palestiniens qui sont affichés partout aux abords des lycées français. Pendant qu'on est en train de parler de ça, et je reviens d'une semaine au Parlement européen à Strasbourg, où une eurodéputée de la France insoumise, Madame Rima Hassan, dans une exposition qui avait été organisée en partenariat avec l'ambassade d'Israël pour commémorer les atrocités du 7 octobre, a renversé et souillé au sol le drapeau israélien. Je n'ai pas vu beaucoup de journalistes s'indigner des méthodes de la France insoumise, sans doute parce que beaucoup de rédactions ont le cœur à gauche, voire très à gauche, et considèrent qu
'il y a une lutte contre l
'antisémitisme.
la géométrie variable. La presse n'est pas forcément très tendre avec Jean-Luc Mélenchon, avec Rima Hassan ou avec la France Insoumise. Ça dépend tout des journaux. Avez-vous entendu parler de cet événement, monsieur Rochebin
? Oui, peut-être sur LCI, mais je n'ai pas beaucoup entendu de chaînes de télévision s'indigner des jeux de mots douteux de monsieur Mélenchon sur l'antisémitisme, des appels à l'insurrection et à la guerre civile, le leader maximo de la France Insoumise. Dieu sait s'il s'agit dans tous les débats. Et je peux vous assurer que si, aujourd'hui, des Français de confession juive sont contraints de quitter la Seine-Saint-Denis, ne peuvent plus porter une kippa dans la rue, ou sont contraints de partir de notre pays parce qu'ils ne s'y sentent plus en sécurité, ce n'est ni de la faute du Rassemblement national, ni de la faute de Jordan Bardella.
Quoi qu'il en soit, soyons précis encore sur les plaintes, si j'ai bien compris, vous allez déposer une plainte, vous l'avez fait déjà, pour diffamation et faux, usage de faux, c'est bien ça ? Il
y a une plainte en diffamation qui a été déposée, et nous sommes, avec ma défense, avec maître Garbarini, en train de préparer une plainte pour faux et usage de faux. Il est évident que les nouvelles révélations qui ont eu lieu en début de semaine de la part d'une source de Mediapart elle-même, qui indique que Mediapart a menti et manipulé cet article, sans doute aveuglé par la haine qu'il me porte et qu'il porte au Rassemblement National, va nécessairement nous... cette défense judiciaire.
Puis Rochebin lui tend une porte de sortie, celle que beaucoup de politiques ont prise, plaider l'erreur de jeunesse. Écoutez sa réponse.
Si ces procédures vont à leur terme, la justice tranchera, on comprend bien ça, vous auriez pu, vous entendez cet argument, on l'entend tous les jours dans la rue, en tout cas ceux que ça intéresse, vous auriez pu... plaider l'erreur de jeunesse. La liste est très longue de politiques qui l'ont fait. Il y a eu des anciens trotskistes, maoïstes, staliniens, enfin, il y a eu tout le défilé des ozots depuis que le monde est monde. Que répondre à ça ? À ceux qui vous disent, voilà, vous aviez 17 ans, vous auriez pu dire, d'après le poème de Baudelaire, on n'est pas sérieux quand on a 17 ans, vous auriez pu aller dans ce sens-là. Mais, pardon,
je ne vais pas plaider l'erreur de jeunesse pour des positions qui ne sont pas les miennes. Et j'espère que vous le comprendrez aisément. Vous entendez l'argument,
vous l'entendez beaucoup. y compris chez des gens du RN, hors caméra, ils vous disent, je ne sais pas, mais ça aurait été une porte au fond de sortie et ça aurait évacué la question.
C'est-à-dire que vous me présentez des propos et des positions qui ne sont pas les miennes et qui ne sont pas les miens. Donc, de quoi est-ce que je me rendrais coupable, monsieur Rochebin ? Pardon, on est dans une démocratie, on est dans un état de droit, on a des institutions judiciaires pour se défendre, il existe un droit pénal, il existe un droit de la presse. Donc, je pense qu'il faut remettre un peu de principe. et un peu de normalité dans le fonctionnement des institutions de la série. J'imagine que depuis quelques jours, c'est l'hystérie généralisée. Quand vous regardez l'intégralité des articles de presse, on a l'impression que je suis un criminel et un assassin en série, donc il va falloir maintenant se calmer. Il va falloir accepter de parler de la France, accepter de parler des sujets qui concernent nos compatriotes. Et on va en parler y compris, si, mais... Pardon, mais est-ce que vous vous rendez compte qu'au moment où... Je veux bien qu'on passe l'intégralité de l'émission. Regardez, il n'est que 21h18. Moi j'ai le temps, ce soir monsieur Rochemin. Moi aussi, c'est parfait, on a tout notre temps.
Regardez, j'ai même mon cappuccino qui a mon arme secrète. Santé, qui est à des niveaux
records. Les scènes de quasi-guerre civile que les Français... Vous ne pensez pas qu'ils ont d'autres sujets de préoccupation ? Peut-être d'aborder cela depuis maintenant dix jours
nous coupons près de dix minutes. Jean-Marie Le Pen, Le Gude, Soral et Dieudonné. Elles sont dans l'émission complète sur la chaîne de LCI. Nous reprenons sur la vraie question. D'où vient le coup ? Et attendez la toute dernière phrase.
Jean-Alain Bardella, quoi qu'il en soit, il y a un coup qui vous a été porté, sur une base fausse ou vraie, ça, la justice aura le jurat, et chacun est libre de penser ce qu'il veut. Ça ne sera ni
le premier et très certainement pas le dernier. D'où est-il venu ? Le temps le dira, ça ressemble à des méthodes de barbouze. Je ne vais pas lancer d'accusation, mais le timing est troublant pour beaucoup de Français. C'est-à-dire ? On est à quelques mois d'une élection importante. Je savais que tous les coups nous seraient portés, que tous les coups seraient permis. Le temps nous le dira.
Barbouze, ça sonne officine. Officine d'État pour vous, dans votre esprit, ou officine de l'intérieur de votre mouvance Rassemblement National ? À l'intérieur
du Rassemblement National, non. Mais à l'extérieur, nous n'excluons rien. C'est-à-dire ? Écoutez, j'ai pas d'élément, en tout cas public. à vous donner ou à vous communiquer. Mais c'est une opération.
Votre idée, c'est qu'il y a eu un cabinet noir qui s'est dit, on va se le faire
? Je laisse à chacun la possibilité d'apprécier ce qui est en train de se passer, d'apprécier le timing de ce qui est en train de se passer, d'apprécier les méthodes et de se faire son propre jugement. Mais je ne peux rien vous dire publiquement,
mais nous n'excluons rien. Vous en dites trop ou pas assez. Si vraiment vous pensez qu'il peut y avoir du cabinet noir, ça existait dans l'histoire de la Ve République. qu'il y a quelque chose comme ça, est-ce que vous avez, disons, des signaux qui vont dans ce sens-là ? Je
laisse chacun se faire une opinion et le temps révélera sans doute la vérité. À l'intérieur du parti ? Non. Vous l'excuse ?
Oui,
oui, je l'excuse. Gendarme Bachelard, on parlait... Mais vous savez, la politique, c'est un chemin de croix. Surtout quand on s'approche d'une élection aussi importante que l'élection présidentielle. Et plus on monte vers le sommet... Plus on monte vers le haut de la montagne, plus le vent souffle fort. Et donc, quand on est un homme politique ou qu'on ambitionne de devenir demain et peut-être de recevoir de la confiance des Français, le privilège immense d'exercer les plus hautes fonctions, il faut être capable d'assumer les vents contraires. Si certains espéraient dans cette affaire, parce que c'était sans doute l'objectif, me voir mettre un genou à terre, alors ils se sont trompés. Et vous savez, ça parlera sans doute à nos amis de Mediapart, dans la résistance communiste, on disait qu'il est difficile d'abattre un homme qui n'a pas envie d'être tué. C
'est ce que disait aussi Mouriac de Mitterrand. C'est dur à battre un homme s'il n'y consent. Mais Mitterrand mentait. Je laisse les forces de l'esprit
juge. Près de 20 minutes de questions serrées et Jordan Bardella n'a pas reculé d'un pas. Mediapart dit avoir des preuves, lui parle de manipulation. La justice tranchera. Mais ce soir-là, face à Darius Rochebin qui a gagné, dites-le en commentaire et abonnez-vous.
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