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Priorité au direct, on va écouter Gabriel Atagri qui tient son grand meeting sur la jeunesse à Lyon. Merci pour votre enthousiasme. Merci d'être les visages de l'espoir, les visages d'une France qui ne se résigne pas, d'une France qui regarde vers l'avenir. Mes amis, j'aimerais commencer par vous rappeler une histoire. Une histoire tragique, une histoire lyonnaise. Une page de notre jeunesse. Depuis quelques jours déjà, l'air avait changé en France. Un parfum d'espoir et de liberté parcourait le pays à mesure que les forces alliées libéraient une à une nos villes. Rien ne pouvait arrêter le souffle de la liberté. Ce 24 août 1944, une révolte éclate à Villeurbanne, à quelques kilomètres d'ici. Les résistants s'organisent, se rebellent, montent des barricades, un soulèvement se lance. Les troupes de la première division française libre ont déjà débarqué en Provence. Chacun sait que le compte à rebours de la liberté est lancé. Mais il n'est pas question de laisser un instant de répit à l'envahisseur nazi. Pas question de les laisser fuir. Pendant trois jours... Ceux des FTP-MOI défient le joug allemand. Mais face aux blindés, ils n'avaient d'armes que leur courage. Dans cette révolte héroïque, les munitions manquent. Alors quatre hommes, quatre jeunes, âgés de 19 ou 20 ans à peine, parcourent les rues de Lyon en voiture, acheminant dans le plus grand des dangers, de quoi continuer le combat jusqu'aux insurgés de Villeurbanne. Mais alors qu'ils dévalaient Lyon au secours de leurs compagnons, leurs périples s'arrêtent. Juste à l'angle du cours Lafayette, à quelques encablures d'ici, ils sont criblés de balles par les nazis. René Barraud, Gabriel Bourdarias, Eugène Clément, Albert Lévigne. Ils n'avaient pas 20 ans. Et alors qu'ils n'avaient connu que l'occupation durant leur adolescence, à 10 jours seulement de la libération de Lyon, ils sont tombés. Cette histoire, c'est celle du courage et de la volonté, celle de l'héroïsme et de la liberté, celle de l'amour de la France et de la foi en avenir. Car il faut avoir foi en l'avenir et foi en son pays pour prendre tous les risques et tomber pour lui. Cette histoire, cette histoire nous rappelle une chose, ne sous-estimons jamais notre jeunesse. Elle est notre avenir bien sûr, mais bien plus que cela. Elle est l'énergie, celle qui nous guide et nous pousse à avancer. Elle est la fougue, elle est le courage. Alors, quand il a fallu reconstruire notre pays sur les décombres de la guerre, c'est à notre jeunesse que le Conseil national de la résistance pensait en refondant notre modèle de société. Un modèle qui protège, une promesse sur tout. Celle que chacun puisse grandir en toute liberté, choisir sa vie et son destin en étant jugé selon son travail et son mérite, rien d'autre. Mais aujourd'hui, je veux poser une question. Une question qui m'a poussé à m'engager dès mon plus jeune âge en politique pour défendre mes convictions. Une question qui me guide dans tout mon parcours. Une question que j'ai posée dès ma déclaration de candidature il y a quelques mois à Mur de Barèze. France, es-tu encore fidèle aux serments faits à ta jeunesse ? Notre modèle est-il encore taillé pour garantir aux jeunes générations qu'elles demeureront libres alors que la guerre est revenue en Europe, que le climat se dérègle, que les empires cherchent à s'étendre et que l'intelligence artificielle bouleverse tout ? La réponse est non. Vous connaissez ma conviction. Elle est au fondement de ma candidature pour cette élection présidentielle. Notre modèle sacrifie l'avenir au passé. Cette conviction, je le sais, elle est partagée par de très nombreux Français. Et je crois que c'est parce que beaucoup de nos lycéens la ressentent au plus profond d'eux-mêmes que leur colère a explosé. Bien sûr, cette colère, certains veulent l'attiser, la récupérer, la dévoyer. En multipliant les insinuations ignobles contre la police, en légitimant la violence, en appelant à l'émeute, en faisant de la jeunesse de la chair à canon politique. Et pendant que l'extrême gauche exploite la colère de la jeunesse, l'extrême droite, elle, se frotte les mains. Elle a toujours cherché à affirmer quand chaque jeune sommeillerait un voyou. C'est ce qui permet de justifier son projet de cadenasser la jeunesse. On n'a pas un mot contre les écrits de jeunesse antisémite de son leader, mais on n'a pas de mot assez dur contre des jeunes qui exigent d'avoir des professeurs dans leur classe. Ça suffit. Notre jeunesse mérite mieux. Vous méritez mieux. Mieux que ceux qui vous utilisent. Mieux que ceux qui vous ignorent. Je le réaffirme ici à la minorité des casseurs. Il n'y a rien de plus intolérable que de brûler une école, frapper des proviseurs sans prendre aux forces de l'ordre. Rien n'est plus intolérable que de remettre en cause l'autorité du professeur, l'autorité de la loi ou la République. Ce que les Français ont vu ces derniers jours est choquant, profondément choquant et doit appeler une réponse ferme, sans trembler. Et je le réaffirme ici à la majorité des jeunes qui se mobilisent sincèrement et pacifiquement. Vous méritez l'écoute. Vous méritez le respect. Vous méritez des réponses. Vous méritez de ne plus jamais avoir à ressentir qu'on n'est jamais pris au sérieux quand on a 17 ans. Parfois... Parfois les colères naissent d'une décision politique, ce fut le cas par exemple avec le CPE. Mais ce que nous vivons vient je crois de plus loin. C'est la contradiction entre les attentes de notre jeunesse et le modèle dans lequel nous lui demandons de vivre. En mai 68, la crise était née d'une contradiction entre le conservatisme des structures sociales et politiques et l'aspiration à la liberté d'une société, d'une jeunesse qui avait changé. Aujourd'hui, notre jeunesse exprime un immense besoin de collectif face à tous les défis. Le dérèglement climatique qui s'accélère avec les sécheresses, les canicules, les méga-incendies, les glissements de terrain, le recul du trait de côte, l'effondrement de la biodiversité. Il ne nous reste que quelques années pour réussir la bifurcation écologique. L'intelligence artificielle qui révolutionne tout. La jeunesse, elle sait tout cela. La jeunesse, elle vit tout cela. Alors en 2027, il ne s'agira pas seulement de choisir un président pour la République, mais de choisir un avenir pour la jeunesse. Avec une question fondamentale. Voulons-nous prolonger à tout prix un modèle daté ou aurons-nous l'audace d'en inventer ensemble un nouveau ? Un modèle nouveau qui corresponde aux besoins de l'époque, aux besoins de faire nation, aux besoins d'être protégés ensemble face aux menaces qui se dressent. Ce qui nous menace aujourd'hui, ce n'est pas l'accélération du monde, c'est ceux qui refusent que la France accélère avec lui. Alors l'an prochain, c'est l'heure du choix. Nous pouvons aller vers le pire. Si l'on ne change rien, ou trop tard, ou trop peu, si l'on se contente de quelques réglages, de quelques retouches, nous pouvons aller vers le meilleur. Si, comme je le propose, nous décidons de changer de modèle pour la jeunesse, si on porte un changement profond pour nous donner un temps d'avance. Dans six mois, nous aurons un choix décisif à faire. Je veux être le président qui parlera à la jeunesse parce qu'il la comprend. Le président qui regarde vers l'avenir et veut transformer la France. Le président qui comprend le monde qui vient pour anticiper les crises. Je ne veux pas que le prochain président se contente d'administrer, de maintenir un modèle qui nous conduit à subir toutes les crises. Je veux exactement l'inverse. Je veux que dans 5 ans, dans 10 ans, la France ait enfin un temps d'avance. Oui, je veux anticiper face au défi du dérèglement climatique. Tout candidat qui nie le dérèglement climatique ou le cantonne à quelques annonces mineures ne fera que renforcer les angoisses. et portera une lourde responsabilité dans les conséquences dévastatrices du dérèglement climatique. Je veux anticiper face au bouleversement de la société. Tout candidat qui ignore les évolutions dans le rapport au travail, les aspirations nouvelles, des générations nouvelles, la quête de liberté, la lutte contre les discriminations, le besoin de justice, de respect, de civilité, d'autorité, celui-là ne fera que paver le chemin de colère plus féroce encore à l'avenir. Anticiper aussi face à un sujet dont nous sommes les seuls à parler, que personne d'autre ne porte, que tous les autres candidats ignorent et je crois que c'est criminel. C'est le défi de l'intelligence artificielle. Tout candidat... Tout candidat qui ne porte pas haut et fort le défi de l'IA, qui en fait un thème annexe, un gadget, celui-là, s'il est élu, ne fera qu'accélérer le retard de la France, les crises de l'emploi et la bascule de notre pays. Mais je vous le dis, j'ai confiance. Oui, j'ai confiance. Et vous avez confiance aussi. Parce que les aspirations de la jeunesse, elles montrent à quel point elle est tournée vers l'avenir. Nous sommes à l'heure du choix et je sais qu'ensemble, nous ferons celui de l'avenir. Nous ferons le choix de prendre un temps d'avance. Un temps d'avance pour la France. Un temps d'avance pour l'Europe. Alors bien sûr, ça ne sera pas facile. Parce que, mes amis, croyez-le bien, il y aura de nombreux obstacles sur notre chemin. Il y aura les rires des cyniques, des abusés de tout, convaincus que plus rien ne pourra changer. Il y aura la suffisance et la condescendance des purs technocrates qui érigent des problèmes face à chaque solution. Il y aura les résistances puissantes de ceux qui, confortablement assis sur leur siège, ne verront jamais aucune raison de bouger. Il y aura des intérêts, des rentes qui refuseront de se voir ébranlés. Mais je vous le dis ici et je vous en fais la promesse, nous pouvons y arriver, nous allons y arriver ensemble. Nous allons y arriver. Parce que seule l'énergie de la jeunesse nous donnera la force suffisante de dire aux Français, la France ne redoute pas le changement, elle l'attend. Et nous allons ensemble permettre ce changement et cette rupture. Alors, aujourd'hui, c'est un nouveau pacte générationnel que je veux porter devant vous. Un nouveau pacte pour la jeunesse que je viens présenter. Un pacte fondé sur les droits et devoirs. Un pacte qui renouera avec la promesse républicaine, celle de l'élévation. Et je le dis, ce mouvement de fond, cette projection dans l'avenir, cette capacité à relever tous les défis, elle ne pourra venir que de la jeunesse. Laisser s'installer chez les jeunes un désabusement du fatalisme, c'est condamner notre pays. Alors c'est un nouveau pacte générationnel que je veux porter. Un pacte pour dire aux jeunes, les yeux dans les yeux. Oui, vous pourrez vous élever en travaillant. Votre origine de peau, votre code postal, votre genre, votre orientation sexuelle ne changeront rien à cette promesse. Le pacte de droits et devoirs envers la jeunesse, mais aussi envers les générations entre elles. Le premier droit de ce pacte, bien sûr, c'est celui d'une école qui marche. Aujourd'hui, la promesse républicaine est considérablement affaiblie. Comment croire ? Comment croire au modèle républicain ? Comment croire au mérite quand la France, plus que les autres pays et malgré tout ce qui a été fait ces dernières années, reproduit les inégalités sociales en inégalités scolaires ? Cet affaiblissement, il est réel et il a deux causes majeures. La première, ce sont les moyens. Depuis 30 ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses de retraite ont augmenté de 20% quand les dépenses d'éducation et de recherche ont baissé de 15%. La seconde, c'est un manque d'ambition. Parce que pendant trop longtemps, notre système a remplacé l'exigence par l'indulgence. Faire glisser de classe en classe un élève qui n'a pas encore les fondamentaux pour réussir, ça n'est pas lui rendre service, c'est lui mentir à lui et à sa famille. Donner un brevet au rabais, ce n'est pas rendre service à un collégien, c'est lui mentir. Donner un bac au rabais, ce n'est pas rendre service à un lycéen, c'est lui mentir. Tout cela, c'est mentir à notre pays et compromettre son avenir. Alors, nous agirons sur les deux leviers. Dans un contexte budgétaire qui est contraint, j'assume de choisir des priorités. Et dans ces priorités, il y a l'école, dont nous augmenterons les moyens. Avec la baisse de la natalité, il y aura plus d'un million d'élèves en moins à l'école dans les années à venir. Certains voient cette baisse en se frottant les mains. Ils veulent en profiter pour faire des économies. C'est une différence majeure que j'assume avec eux. Je ne crois pas qu'on puisse faire d'économies sur notre avenir. C'est pour cela que je le dis devant vous. Je le dis ici, moins d'élèves, moins d'élèves avec nous, ce ne sera pas moins de classe, ce sera moins d'élèves par classe et plus de professeurs devant les élèves. Quand j'étais ministre de l'Education nationale, en 2023, nous avons créé 6000 postes de professeurs d'AESH, de personnel de vie scolaire. Et je le dis ici, vouloir supprimer 1600 postes dans l'Education nationale l'an prochain, comme le prévoit le budget, est une erreur et il faut revenir dessus. Davantage de professeurs, c'est aussi davantage de remplaçants. Je rappelle qu'il s'agit d'une des premières revendications des jeunes qui se mobilisent, avoir un professeur devant eux. Recruter davantage d'enseignants, cela passe aussi par rendre au métier de professeur sa juste place et sa juste considération dans notre société. C'est pour cela... C'est pour cela... Ils sont chauds les jeunes ! C 'est pour cela, pour recruter davantage d'enseignants, que je propose la plus forte augmentation de salaire des enseignants jamais réalisés, de 200 à 500 euros net pour les milieux de carrière. C'est pour cela que je veux aussi multiplier les viviers de recrutement, aller chercher tous les professionnels du secteur privé qui à un moment veulent servir l'éducation nationale et s'engager pour notre pays. le niveau de nos élèves, pour les préparer au défi de l'avenir, pour refaire de la France une nation de scientifiques et d'ingénieurs, nous mènerons aussi la bataille de l'exigence. Oui, l'exigence. L'exigence, ça n'est pas un gros mot. C'est la bataille que j'avais lancée comme ministre et qui a malheureusement été en partie abandonnée par la suite. La bataille du niveau... C'est s'assurer que chaque élève maîtrise le français, les mathématiques, l'histoire, les sciences. Qu'on cesse de mentir en laissant les élèves glisser de classe en classe sans plus vérifier les savoirs qu'ils méritent. C'est pour cela que je veux augmenter le niveau d'exigence du bac. C'est pour cela que je veux rendre l'obtention du brevet obligatoire pour entrer au lycée. C'est pour cela que je veux recréer un certificat d'études à la fin du primaire. Et pour ceux qui ne seraient pas au niveau. Pas de sanctions, mais un accompagnement. Une année passerelle pour progresser en petits groupes. Une année passerelle pour donner sa chance à chacun. C'est ça l'égalité. Mes chers amis, je veux le dire aussi, et malheureusement, beaucoup de politiques l'ignorent, l'oublient, ou en tout cas le cachent. Il n'y a pas d'école qui marche sans élève heureux, sans élève épanoui. Cela commence par les conditions d'apprentissage. Comme ministre de l'Education nationale, j'avais lancé en 2023 le plus grand plan de rénovation thermique des bâtiments scolaires et du Rénov', 2 milliards d'euros pour rénover nos écoles. A l'époque, ça n'intéressait personne. Pas un média pour en parler, pas un syndicat pour s'en féliciter, mais face au problème, j'ai agi. Et ce plan, il faut le poursuivre, l'amplifier. Et régler enfin ce problème. Nous avons les moyens d'y arriver, alors je prends l'engagement ici. Si je suis élu président de la République, je donnerai 5 ans maximum à mon gouvernement pour adapter au changement climatique l'ensemble de nos établissements scolaires. Mes amis, le bien-être à l'école, c'est aussi le combat acharné contre le harcèlement scolaire que je ne lâcherai jamais, que je poursuivrai toujours, parce qu'il bousille trop de vie dans notre pays. Et le bien-être à l'école, c'est évidemment l'enjeu des temps scolaires. Et nous devons réfléchir avec eux, avec les jeunes, avec les professeurs, avec les personnels de direction, à une véritable révolution du temps scolaire, qui me semble assez claire. qui me semble assez évidente, le matin et en début d'après-midi, les cours fondamentaux, à partir de 15h, du sport, de la culture, des arts plastiques, de la musique. C'est le meilleur moyen de permettre à chacun de s'épanouir et de trouver sa voie. C'est aussi le moyen de remettre le sport et la culture au centre de la société. Mes amis, le deuxième mensonge qu'entretient notre modèle, c 'est celui de l'enseignement supérieur. Si supprimer Parcoursup suffisait à supprimer le malaise de la jeunesse, je serais le premier à le demander. Mais il se trouve que je connais le sujet. J'étais rapporteur de la loi d'orientation et de réussite des étudiants quand le gouvernement à l'époque a créé Parcoursup. Rappelons-nous de ce qui existait avant. Le tirage au sort, c'est-à-dire la négation du travail et du mérite pour l'accès à l'enseignement supérieur. Tout ce qu'il y a de plus injuste. Rappelons-nous qu'il y avait en 2017 deux fois plus de bacheliers sans solution en juillet qu'aujourd'hui. Ça c'est sûr que Jean-Luc Mélenchon ne le dit pas. D'ailleurs, j'ai écouté Jean-Luc Mélenchon, on voit qu'il connaît tellement bien le sujet, qu'il parle tellement souvent aux jeunes et à leur famille, qu'il appelle ça Parcours Plus. Le seul projet. Le seul projet de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'envoyer tout le monde à l'université sans se préoccuper de savoir s'ils pourront y réussir et s'ils auront un emploi à l'issue. Son projet pour la jeunesse, c'est la sélection par l'échec. Et puisque je parle de monsieur Mélenchon, je veux redire ici mon dégoût devant le cyberharcèlement qu'il a organisé contre un jeune de 18 ans, Nathanael. Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon a jeté en pâture sur les réseaux sociaux le nom d'un jeune de 18 ans dont le seul crime selon lui était de s'engager à mes côtés dans ma campagne. Et je vais vous le dire ici pour ma part et contrairement à monsieur Mélenchon, jamais je ne critiquerai un jeune qui s'engage en politique, quel que soit son engagement en politique. Parce qu'on a besoin de jeunes qui s'engagent en politique. Alors bien sûr, bien sûr qu'il faut faire évoluer Parcoursup, en faire un outil qui accompagne davantage, mais il faut surtout agir sur les vraies causes du malaise. D'abord, c'est la pression du contrôle continu. Quand chaque note, dès la classe de première, devient une épée de Damoclès pour le bac ou pour l'accès au supérieur, cela crée une pression immense sur les élèves bien sûr, mais aussi sur les professeurs qui sont contraints pour beaucoup de gonfler les notes. Alors, il faudra substituer au contrôle continu davantage d'épreuves terminales pour fonder les dossiers et la sélection dans le supérieur sur une base objective et nationale qui met tout le monde sur un pied d'égalité. Ensuite, c'est l'orientation. Il faut un véritable parcours d'orientation avec de l'humain, du mentorat, du tutorat, des stages. Et surtout, surtout, il faudra mettre fin à un modèle où l'on continue à laisser aller des milliers d'étudiants dans des filières qui sont autant de voies royales vers le chômage, où l'offre ne s'adapte pas, trop peu, trop lentement, à l'évolution du monde, à l'évolution des métiers, à l'intelligence artificielle. Un monde où l'on fait croire que le master serait le sésame vers l'emploi et les bons salaires, alors qu'il ne garantit plus rien. En France, nous avons 50% de diplômés de master en plus qu'en Allemagne et pourtant trois fois plus de chômage des jeunes qu'en Allemagne. On marche sur la tête. Ce culte du diplôme, c'est celui qui nourrit le sentiment de déclassement d'une partie de la jeunesse. Alors... Alors je veux... Tout changeait dans notre enseignement supérieur. Dans notre nouveau modèle, les études supérieures seront plus courtes, pluridisciplinaires, plus professionnalisantes, plus proches des métiers qui recrutent et de ceux qui naîtront demain. Il y aura une évaluation tous les trois ans des licences et des masters. Les formations avec un taux de décrochage trop élevé et d'insertion dans l'emploi trop faible seront supprimées ou totalement transformées. Pourquoi je propose tout ça ? Parce que je veux une nation d'ingénieurs, d'artisans, de créateurs, de producteurs, de soignants. Une nation qui forme ces jeunes pour le monde qui vient et pas pour celui qui s'en va. Dans cette ville du sport, on a les deux virages qui se répondent d'un côté et de l'autre. Ça nous rappelle de grands souvenirs sportifs. Mes amis, je veux une nation qui offre des garanties aussi et des passerelles vers le travail. C'est pourquoi je prends un autre engagement fort devant vous. Désormais. Dès l'entrée en première, chaque lycéen en enseignement professionnel signera un contrat avec une entreprise partenaire qui lui garantira dès l'obtention de son diplôme soit une proposition d'emploi, soit une alternance, soit une poursuite d'études supérieures. Chers amis, le deuxième droit de ce pacte, c'est une France libérée des discriminations et des déterminismes. Je le dis ici, mon quinquennat sera celui d'une nouvelle ambition pour lutter vraiment contre les discriminations. Ça suffit de trier nos compatriotes, nos jeunes, en fonction de leur prénom, de leur adresse ou de leur couleur de peau. Ça suffit d'exclure des milliers de nos compatriotes d'un accès à l'emploi, d'un accès au logement, d'un accès à la formation. Je vous le dis ici, il y a peu de choses qui me révoltent autant, qui me prennent autant aux tripes que de croiser un jeune méritant qui a travaillé, qui a le niveau le même que celui des autres et qui, du fait de sa couleur de peau, de son orientation sexuelle, de son genre, de son adresse, ne peut pas accéder au même droit que les autres, au même travail que les autres, au même logement que les autres. Alors, il faut aller plus loin. Je généraliserai le testing anti-discrimination dans toute notre économie parce que ça marche et je publierai les résultats, bons comme mauvais. Je ferai aussi publier les fourchettes de salaire sur les offres d'emploi parce qu'on le sait, deux femmes sur trois ne négocient pas leur salaire à l'embauche et ça creuse les inégalités professionnelles. Je le sais. Je le sais par le vécu de mes sœurs, tout le monde le sait, alors finissons-en avec les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. J'expérimenterai un audit anti-discrimination des algorithmes de recrutement, car je ne veux pas laisser s'installer une nouvelle discrimination via l'IA qui s'ajouterait aux discriminations que nous connaissons déjà. C'est un risque qui existe aujourd'hui dans notre pays. Ensuite, ce pacte pour la jeunesse, c'est une France qui laisse sa jeunesse choisir l'avenir. Et ça commence par une chose simple. Ne plus utiliser la carte bleue des générations à venir pour payer les dettes du passé. C'est la principale raison pour laquelle nous devons impérativement redresser nos finances publiques. Je suis le seul candidat à ce stade à avoir présenté un plan complet, précis, détaillé. 150 milliards d'euros d'économie avec un frein d'urgence de 15 à 20 milliards dès mon élection. Un plan complet, bien loin de l'explosion de taxes et de dépenses promises par Marine Le Pen cette semaine et qui ferait couler notre pays. Ce plan de désendettement, il est capital, j'y tiens, mais il ne suffit pas. Il ne faut pas simplement assainir nos finances. Il faut les tourner vers la jeunesse, il faut les tourner vers l'avenir. Beaucoup en ce moment s'engagent sur une règle d'or budgétaire. inscrire dans la Constitution l'équilibre budgétaire. C'est important et j'ai moi-même pris cet engagement dans le cadre de ma campagne. Mais je crois qu'il faut voir plus loin, qu'il faut être plus ambitieux. Alors je propose une double règle d'or. En plus de l'équilibre des comptes, Je propose une règle d'or pour les dépenses d'avenir. Nos dépenses de fonctionnement ne pourront plus excéder nos dépenses d'investissement pour l'avenir. On ne dépensera plus davantage pour gérer le présent que pour préparer l'avenir. Ce nouveau pacte pour la jeunesse... C'est un droit à travailler tous et travailler mieux. Oui, tous et mieux. Évidemment qu'il faut travailler davantage. Mais pour y arriver, il faut accepter d'innover, de donner plus de liberté, plus de marge de manœuvre dans les entreprises comme dans la fonction publique. Il y a quatre ans, j'étais membre du gouvernement et j'avais décidé d'expérimenter dans mes administrations la semaine en quatre jours sans réduction du temps de travail. C'est évidemment pas un modèle unique, mais aujourd'hui de nombreuses entreprises l'adoptent, notamment dans l'industrie, pour attirer des jeunes dans les métiers où le télétravail n'est pas possible. Je crois que ceux qui présentent les jeunes comme des fumistes qui ne voudraient plus bosser se trompent. Et je crois que ceux qui pensent qu'ils vont séduire les jeunes en leur vendant un droit à la paresse se trompent aussi. Car la réalité, c'est tout simplement qu'ils ne veulent pas travailler moins. Ils veulent travailler mieux en ayant davantage de flexibilité pour organiser leur travail. Alors expérimentons, testons, innovons pour donner davantage de flexibilité, davantage de choix. Faisons le choix de l'audace. Un nouveau pacte pour la jeunesse, c'est aussi raviver la solidarité entre les générations. Aujourd'hui, elle s'exerce grâce à ceux qui travaillent envers ceux qui ont travaillé. Demain, je veux qu'elle s'exerce davantage, que ceux qui ont travaillé et qui le peuvent puissent aider davantage sans être freinés par la fiscalité les générations qui commencent dans la vie. Hier, on promettait aux jeunes d'être tous propriétaires et c'était possible. On leur promettait d'avoir les moyens de fonder une famille et c'était possible. Aujourd'hui, non seulement c'est moins le cas, mais les richesses ne circulent plus ou trop tard et les jeunes qui veulent acheter sont condamnés de plus en plus à la location. Est-ce que c'est normal ? Évidemment que non. Moi, je veux que les jeunes qui le veulent puissent être propriétaires. Je veux que chacun dispose des moyens de mener ses rêves et n'ait pas attendre la retraite pour le faire. Les règles de succession ont été pensées à la révolution pour conforter notre jeunesse. Il faut retrouver cet esprit. Alors plutôt que taxer l'héritage, je préfère aider les petits-enfants à hériter. C'est pourquoi je veux faciliter les donations du vivant et réformer les droits de succession pour permettre de léguer aux petits-enfants dans les mêmes conditions qu'aux enfants. 9 000 milliards d'euros n'attendent que d'être transmis. C'est la grande transmission. C'est une opportunité unique pour notre jeunesse. Et puisqu'on parle de transmission, je veux évidemment aussi avoir un mot pour nos jeunes agriculteurs. Il faut faciliter la transmission d'exploitations agricoles entre les générations. C'est la condition de notre souveraineté agricole. Mais si je parle ici de notre vie quotidienne, je veux le dire aussi, un nouveau contrat pour notre jeunesse, c'est s'emparer vraiment des sujets qui changent le monde, qui changent notre société. Je veux parler de l'intelligence artificielle. L'IA change déjà nos vies, elle change nos quotidiens, nos manières de travailler. Elle ouvre des perspectives insoupçonnables pour détecter des maladies, pour nous soigner, pour apprendre, pour innover, pour faire grandir notre économie. Évidemment, elle charrie aussi son lot d'inquiétudes et d'inquiétudes qu'il faut regarder en face. Oui, l'IA va changer tous les métiers et probablement en faire disparaître. Oui, l'IA revêt de vrais risques pour notre sécurité dans l'espace numérique comme dans l'espace physique. Face à cela, faut-il tout arrêter comme le veut le Rassemblement national ? Faut-il ralentir comme le proposent certains responsables européens ? Faut-il l'ignorer comme le font tous les autres candidats ? Non, il faut s'en emparer. Bien sûr que la France doit être aux avant-postes. Bien sûr qu'il faut que nous soyons aux avant-postes de la construction d'une gouvernance internationale, de la sécurité autour de l'IA, sur le modèle de ce qui a été fait au siècle passé pour la sécurité nucléaire. Mais la révolution de l'IA, elle est là, qu'on le veuille ou non. Elle continuera d'être là, qu'on le veuille ou non. J'ai fait de l'IA l'un des quatre chantiers capitaux de ma campagne, parce que je crois que c'est le meilleur service à rendre à notre vocation historique de vivre libre. Ne pas s'emparer du défi de l'IA, ce serait tout simplement nous condamner à nous placer en situation de totale dépendance vis-à-vis des Chinois et des Américains, y compris pour notre défense nationale. Alors je le dis, si les Français me font confiance, nous investirons massivement pour gagner en puissance de calcul en France. J'ai aussi fait de l'IA un des chantiers capitaux de ma campagne parce que je crois que c'est le meilleur service à rendre au salaire des Français. Si les Américains ont des salaires plus élevés que les Français, c'est parce que contrairement à nous, ils ont réussi la révolution du numérique il y a 30 ans. A chaque fois que nous utilisons Amazon, Google, Facebook, Apple, Microsoft, nous envoyons du salaire aux Américains et les nôtres stagnent. Je refuse qu'il en soit de même avec l'IA demain. Alors nous aussi, nous aurons des géants. Et si les Français me font confiance, nous utiliserons la commande publique pour faire émerger plus de champions français et européens. SpaceX ne serait pas devenue SpaceX sans les commandes publiques de l'État fédéral américain. Alors, je vous le dis ici, en dotant tous nos élèves d'un compagnon éducationnel IA souverain, nous ferons émerger en France, pays de Ferdinand Buisson, le leader mondial de l'IA éducatif. En dotant tous les patients d'un assistant médical IA souverain, nous ferons émerger en France, pays de pasteurs, le leader mondial de l'IA en santé. C'est possible ! Mes amis, j'ai fait de l'IA l'un des quatre chantiers capitaux de ma campagne, parce que je crois que c'est aussi le meilleur service à rendre aux emplois des générations à venir. Le principal risque pour son travail, aujourd'hui, ce n'est pas d'être remplacé par une IA. C'est d'être remplacé par quelqu'un qui sait utiliser l'IA. Des pays comme la Finlande ont d'ores et déjà planifié la formation de toute leur population active à l'IA. Alors si les Français me font confiance, nous engagerons un plan de formation de 20 millions de salariés français sur 3 ans pour maîtriser l'intelligence artificielle. La France est un beau pays. Nous avons la plus belle géographie, les plus beaux paysages, le plus beau patrimoine, la plus belle gastronomie. Mais notre vocation pour l'avenir ne se limite pas à n'être qu'un club de vacances géant pour Américains et Chinois. Nous, la France, le pays de toutes les inventions, de toutes les innovations, nous avons vocation à éclairer le monde. Nous pouvons y arriver. Nous avons tous les talents et tous les atouts pour cela. L'autre grand défi par lequel passe notre contrat pour la jeunesse, c'est bien sûr la lutte contre le dérèglement climatique. Je veux le dire aux jeunes, oui, vous avez le droit à une planète vivable et respirable. Et je vais vous faire un aveu. Je suis en colère aujourd'hui. Je suis en colère quand je vois le vide abyssal du débat sur le changement climatique. Le dérèglement climatique est une menace existentielle. J'appartiens à cette génération qui a commencé à connaître l'angoisse climatique. Et cette angoisse, ceux qui s'en moquent devraient plutôt chercher à la comprendre, devraient plutôt chercher à y répondre. Parce que tout débat sera vain et futile sur une planète qui meurt. Mais aujourd'hui, rien. Le changement climatique est comme oublié dans la campagne en cours. Et pire, il est pris en otage. Prise en otage entre ceux qui le minimisent, qui en font une case à cocher dans un programme, voire le nid, et prise en otage par ceux qui parlent fort, insultent, invectives, mais ne proposent pas le début d'une solution concrète et crédible. Prononcer le mot climat, c'est bien, mais ça ne suffit pas à faire un programme, ça ne suffit pas à faire des solutions. Il faut une stratégie claire pour réduire nos émissions et adapter notre pays. Réduire nos émissions en retrouvant notre indépendance énergétique avec un plan qui nous sortira des griffes du pétrole et du gaz importés. Ce plan, mon plan, je l'ai présenté publiquement il y a quelques jours. C'est une électrification massive. Ce sont des investissements dans le nucléaire et dans le renouvelable. C'est une accélération considérable des projets. Nous pouvons bâtir un réacteur par an pour atteindre rapidement 14 nouveaux réacteurs. C'est un plan. Un plan pour décarboner les transports, pour rendre la voiture électrique accessible, avec le déploiement de bornes de recharge, avec le leasing pour les travailleurs de première ligne, avec la prime à l'achat pour les véhicules propres d'occasion. Avec mes équipes, je vous le dis, nous avons identifié toutes les conditions industrielles, budgétaires et fiscales qui permettront l'accès à une voiture électrique française à 10 000 euros pour nos concitoyens. C'est possible. C'est possible. Et bien sûr, il faudra nous adapter en préparant nos logements, nos villes, notre agriculture, nos réseaux, notre gestion de l'eau. Tout ça à une France plus chaude. Il faut végétaliser, isoler, protéger, stocker, recycler, mieux partager la ressource. Sortir la France du pétrole, c'est le meilleur service que nous pouvons rendre à notre jeunesse. Mes amis, ce nouveau pacte avec la jeunesse, c'est aussi la prévention en santé et notamment la santé mentale. C'est le droit de vivre bien, de vivre mieux. Vous le savez, je veux une bulle de protection pour notre jeunesse. Je parle de l'épidémie de solitude, à l'heure où les relations se font de plus en plus par message et par écran interposé. Je parle de la guerre cognitive que nous mènent les algorithmes, qui banalise la violence et facilite le harcèlement. Je parle de la santé mentale. véritable talon d'Achille de notre jeunesse, et pour laquelle un plan massif, accompagné d'un redressement de notre médecine picatrique, est impératif, comme j'avais commencé à le faire à Matignon, avec le dispositif « Mon soutien psy ». Je parle aussi, et les politiques en parlent trop peu, je parle aussi du fléau de l'infertilité, alors qu'un couple sur quatre peine à avoir un enfant au bout d'un an. Mes chers amis, Voilà les droits que je propose. Une école qui fonctionne, qui soit vivable, qui élève. Un modèle économique qui favorise les jeunes plutôt que de les pénaliser. Le droit à la propriété, au travail, à une planète vivable et respirable, à une bulle de protection. Mais dans ce pacte pour la jeunesse, aucun droit ne pourra aller sans devoir. Premier devoir, celui de l'exigence et du travail. Dire aux jeunes qu'ils travailleront moins alors que notre pays travaille globalement moins que beaucoup de ses voisins, c'est un mensonge. Dire que l'on peut réussir sans effort, c'est un mensonge. Moi, je ne veux pas mentir à la jeunesse, je veux lui dire la vérité. L'autre devoir, c'est celui du respect, le respect de l'autorité. Le respect de celui qui sait et qui enseigne le respect des règles. Rien n'est possible sans le respect des règles et sans le respect du savoir. Ce nouveau pacte, nous le devons aux jeunes, nous le devons à toutes les générations qui n'en peuvent plus qu'une minorité puisse casser, puisse agresser en toute impunité. Alors je le dis ici, je serai intraitable face à tous ceux qui cassent, tous ceux qui insultent, tous ceux qui menacent. Comme dans toutes mes fonctions, je ne laisserai rien passer, ni pour nos jeunes, ni pour leurs parents. Et il faudra donc pour cela réformer la justice pénale des mineurs, comme je le propose depuis plusieurs années. Dans ce pacte des droits et devoirs, les jeunes pourront s'engager et devront s'engager. S'engager pour les autres, pour la collectivité bien sûr. Mais s'engager, on le fait aussi pour soi, parce que quand on s'engage pour les autres, on grandit soi-même. Je veux donc que chaque jeune avant 25 ans ait donné au moins un mois de son temps aux autres ou à la collectivité dans le cadre d'un engagement civique. Droits et devoirs. Pacte pour la jeunesse, promesse d'élévation, d'ascension sociale. Mais toujours, mes chers amis, dire la vérité. Voilà le cœur du serment que nous faisons aujourd'hui à Lyon pour la jeunesse. Il y a une dernière chose dont je voulais vous parler. Plus que tout, ma conviction, c'est que notre jeunesse manque de projets communs et d'idéaux communs. Elle manque d'une destination au voyage, d'objectifs plus grands qu'elle. Et cet objectif, pour moi, il a un nom. C'est l'Europe et les Etats-Unis d'Europe. Pour nos jeunes, je veux un véritable fédéralisme économique, technologique et écologique autour d'un noyau de pays volontaires. Je veux une vraie fusion de nos économies, un droit économique commun, une convergence fiscale. Ce que je propose, c'est la plus grande intégration européenne jamais réalisée. Je suis convaincu que c'est une solution pour l'avenir et que c'est la seule solution pour nous permettre de rivaliser avec les Etats-Unis et avec la Chine. En faisant tomber toutes les barrières qui nous séparent, qui nous freinent, nous pourrons investir ensemble. Nous pourrons peser ensemble. Nous pourrons nous unir autour de grands projets qui feront les fiertés de demain. Et d'une industrie de défense consolidée à la souveraineté alimentaire, de la robotique au vaccin contre le cancer et à la voiture propre, nous aurons de quoi être fiers d'être français et fiers d'être européens. Nous aurons de quoi offrir des opportunités à toute notre jeunesse, de quoi fédérer et de quoi retrouver l'envie de faire ensemble le goût de l'avenir. Oui, chers amis, les Etats-Unis d'Europe, c'est un projet pour la jeunesse. Et puisque je parle d'Europe, je veux remercier Jean Veil, fils de Simone, qui est présent ici aujourd'hui pour son soutien. Oui, l'héritage de Simone Veil traverse les générations et continue de nous inspirer. Mes chers amis, je viens de vous parler de ce nouveau contrat pour la jeunesse, mais nous savons qu'il ne pourra être mis en œuvre qu'à une seule condition, si nous gouvernons autrement. Je ne prétends pas être le détenteur de la science infuse. C'est pourquoi je crois à la richesse de l'échange et à la force du collectif. Alors, ces propositions pour notre jeunesse... Je veux les confronter à l'avis de notre jeunesse, non pas pour consulter, mais pour décider. Dans les prochains jours, je lancerai sur mon site de campagne et mes réseaux sociaux un appel aux volontaires. Un appel à tous les Français de 16 à 25 ans, lycéens, étudiants, jeunes actifs. Tous, vous pourrez répondre, et 150 d'entre vous seront tirés au sort. 150 tirés au sort pour une convention sur nos propositions. Quels que soient les parcours, quelles que soient les convictions. Et nous aurons des débats, des échanges directs, sans filtre. Je viendrai personnellement présenter mon constat, mes propositions, et nous pourrons dialoguer directement. Je prendrai les idées nouvelles, j'assumerai de modifier les choses, j'assumerai aussi les désaccords quand il y en aura. C'est ça la politique, c'est ça considérer notre jeunesse. Lui parler d'adulte à adulte, la respecter, l'écouter. C'est aussi cela, ce que j'appelle partager le pouvoir. Mais ce n'est pas tout, évidemment. Les grands changements que je demande, pourquoi ne les a-t-on jamais vraiment menés ? Pourquoi est-on enfermé dans une société d'une non-choix qui décide systématiquement à la fin de sacrifier notre jeunesse ? La réponse est simple, parce que notre système politique repose aujourd'hui sur le clientélisme. Oui, le clientélisme. Chaque parti dissèque la société et se contente de parler à celles et ceux qu'il considère comme ses électeurs. Et plus jamais aux autres, plus jamais à l'ensemble des Français. Les dernières années depuis la dissolution en ont été l'exemple le plus éloquent. Les postures plutôt que le travail collectif, le blocage plutôt que l'action, l'invective plutôt que la construction. Malgré les crises, malgré les menaces, malgré des Français qui souffrent, rien n'y a fait. Et trop de responsables considèrent encore que négocier avec des gens qui ne pensent pas exactement comme vous, c'est devenir les gens qui ne pensent pas exactement comme vous. Ça n'est pas la réalité. C'est pour ça qu'à l'automne 2024, J'avais proposé, comme préalable à la désignation d'un nouveau Premier ministre, que les partis s'entendent sur un socle minimal, le « quoi » avant le « qui ». Tous sentaient bien que c'était la voie à suivre. Tous me le disaient dans le secret de nos discussions, mais aucun n'a eu le courage de l'emprunter. Et je le dis, nous n'en serions probablement pas là si la main que nous tendions avait été saisie. Alors ce qu'il nous faut pour décider, pour trancher, pour avancer, j'en suis absolument convaincu, c'est une vraie coalition large des démocrates en France. Nous faut un rassemblement large, jamais le rassemblement d'un camp contre un autre. Je ne parle pas. Je ne parle pas d'une coalition comme un accord d'appareil. Les accords d'appareil dégoûtent les Français. Ils ne mènent à rien tant la soif d'un strapontin empêchera toujours la recherche d'un accord sincère, tant la fuite vers les extrêmes et les accords électoraux passeront toujours avant l'intérêt général. Cette coalition des démocrates, c'est d'abord une coalition des Français sur la base d'un projet. C'est eux que je veux rassembler, c'est à eux que j'en appelle. A tous les Français d'une gauche sociale-démocrate à la droite républicaine, à tous les Français qui partagent des valeurs claires, l'Europe, la compétitivité de notre économie, le respect de l'autorité et des valeurs républicaines, le progressisme écologique et social. J'en appelle à tous ceux qui n'ont pas peur de l'avenir, mais qui veulent le construire, à tous ceux qui refusent la fatalité et qui croient dans notre jeunesse, aux jeunes, aux parents, aux travailleurs, aux retraités, à toutes les générations, car notre objectif, c'est d'unir toutes les générations. Parce que nous n'avons qu'une volonté commune, décider l'avenir et dessiner l'avenir. Les Français... ont la maturité que leurs responsables politiques n'ont pas. Ils se sont toujours rebellés face au scénario écrit à l'avance. Et nous infligerons, une fois de plus, un cinglant démenti à tous ceux qui pensent qu'on peut l'emporter en clivant et qu'on peut gouverner et réformer en s'unissant sur un timbre poste. Ceux qui veulent le retour au vieux clivage nous condamnent à l'échec. Le retour au vieux clivage, c'est l'assurance de n'avoir aucune majorité pour gouverner après l'élection présidentielle. C'est l'assurance d'échouer à faire les réformes nécessaires. C'est l'assurance du surplace quand il n'a jamais été aussi urgent d'accélérer. Je suis à ce stade le seul à refuser ces vieux clivages. Je considère que le vrai clivage aujourd'hui, il n'est pas entre la droite et la gauche. Il est entre ceux qui se cramponnent au passé et ceux qui veulent préparer l'avenir. entre les adeptes des demi-mesures et le courage de tourner notre modèle vers la jeunesse. Et si nous voulons que la France ait un temps d'avance, si nous voulons gagner et gouverner, il nous faudra rassembler, bâtir un collectif le plus large possible. Ceux qui ont peur d'une primaire commettent une erreur, mais nous ne les attendrons pas. Nous rassemblerons largement beaucoup d'initiatives. Beaucoup d'initiatives sont prises en ce moment par des gens parfois très différents et des gens qui ne sont pas encore ensemble, qui ne sont pas dans le même parti, qui ne l'ont pas été ces dernières années. Et moi, je regarde ces initiatives. Je les considère, je les estime. Je pense par exemple à Jean-Louis Borloo, dont les propositions résonnent avec la gravité du moment. Rassemblés encore et encore. Et plus certains voudront nous diviser, plus nous ouvrirons les bras. Cette coalition des démocrates vous en êtes les visages aujourd'hui. Nous l'incarnons avec des élus qui s'engagent. Cher Thomas, cher Sarah, cher Jean-Luc, cher Clara, merci pour vos mots. Merci à tous les parlementaires, les maires, les élus locaux présents ici. Merci à toi, chère Nathalie Niazon, qui fait notre fierté en venant d'être élue sénatrice. Cette coalition, ce sont des élus qui nous rejoignent, qui fortifient notre mouvement. qui fortifie la dynamique qui s'engage. Et je veux te remercier tout particulièrement et très sincèrement, monsieur le maire de Montélimar, cher Julien, de nous rejoindre. Ta confiance nous honore. Et le mouvement ne fait que commencer.
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