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accueille un nouvel invité. Bonjour. Bonjour. Vous êtes député de l'Essonne, vous êtes le responsable du programme présidentiel de Gabriel Attal. On en parlait il y a quelques minutes, la dernière fois qu'on avait fait le premier meeting, le premier grand meeting de campagne de Gabriel Attal. Il y avait quatre piliers, IA, éducation, frontières, salaires. Là, vous, en tant que directeur de programme, c'est vous qui vous êtes dit, avec ce qui s'est passé les dernières semaines, on va recentrer ce meeting ici à Lyon aujourd'hui. C'est quasi exclusivement sur la jeunesse, les défis de l'éducation ? Bien sûr.
Le premier des quatre chantiers que vous citez, c'est celui de l'école. Gabriel Attal l'a toujours mis en premier. C'est le plus important, c'est le discours fondamental. Donc évidemment, Gabriel Attal va nous parler de son ambition pour notre jeunesse. Il faut écouter notre jeunesse. S'ils sont devant les lycées, qu'il y a des revendications, ce n'est pas pour rien. C'est pour des sujets qui sont importants. Ils veulent de l'ambition pour l'école. Ça tombe bien parce que nous, avec Gabriel Attal, on veut une ambition beaucoup plus forte aussi. On veut que notre école redevienne dans le top. Des classements PISA comme on l'a été dans le passé. On a baissé, ce n'est pas normal. Il faut qu'on revienne dans le top. Il faut l'excellence académique pour nos jeunes. C'est ça qu'ils demandent. Ils veulent des bâtiments dans lesquels ils puissent étudier. Ils veulent des profs qui sont en phase 2. Ils ont envie. Moi, je trouve ça très positif de voir une jeunesse comme ça qui se bouge. Et nous, on est à côté de cette jeunesse. Moi, quand j'étais au lycée, c'était il y a bien longtemps, mais j'ai manifesté aussi pour ces sujets-là. Et donc, cette jeunesse, on l'écoute. Et une des réponses... C'est ce que va dire Gabriel Attal, ce pacte pour la jeunesse, dont il va parler dans quelques minutes maintenant.
Vous le savez, Paul Midi, il y a un point commun entre le journalisme et la politique, c'est de travailler aussi sur la mémoire. Lorsque M. Blanquer propose Parcoursup, ou les emplois du temps qui sont aujourd'hui contestés par des lycéens, Gabriel Attal rapportait cette loi jeune député qu'il était. Est-ce que sur Parcoursup, dont les lycéens demandent l'abrogation, vous êtes ouvert ou est-ce que vous êtes comme M. Lecornu, le Premier ministre, qui dit qu'il faut que ce soit plus transparent ? Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose à regarder d'un peu plus profond ? Ou est-ce que vous considérez qu'après admission post-bac, qui était un peu liée au tirage au sort, ce n'est pas si mal que ça
Parcoursup ? Non mais il faut écouter. entendre que ce soit nos jeunes mais aussi les parents et les professeurs. Donc évidemment qu'il faut améliorer Parcoursup. Comment par exemple ? Parce qu'il n'y a pas assez de place dans l'enseignement supérieur ou le mécanisme lui-même ? C'est l'accompagnement autour de Parcoursup parce que ça stresse tout le monde, ça donne l'impression d'une mécanique infernale. Il y a des parents qui sont assez d'accord avec vous ? Bien sûr, c'est très stressant. Donc il faut beaucoup mieux accompagner, beaucoup mieux expliquer. Moi je le vois quand je fais du porte-à-porte dans ma circonscription, quand c'est les moments... où il faut déclarer sur Parcoursup, on a énormément de questions, on a beaucoup de demandes. Et donc moi, parfois, en tant que député, je remonte des demandes à l'éducation nationale, ça redescend. Il faut beaucoup plus d'accompagnement. Après, il faut faire très attention. APB avant, il faut juste se souvenir que c'était un horrible système avec du tirage. du tirage au sort, des formations qui étaient parfois vides à la rentrée et qu'on remplissait, certains étudiants avaient leur place en octobre ou en novembre. Donc il faut se souvenir que le système d'avant n'était pas bon. Parcoursup, ça a permis de corriger certaines erreurs. Est-ce que c'est le système parfait ? Non. Est-ce qu'il faut l'améliorer ? Évidemment, il faut beaucoup plus s'accompagner.
Et l'améliorer, mais sur la question de la sélection, parce qu'encore une fois, c'est vraiment ce qui est beaucoup revenu dans les commentaires, dans les revendications des lycéens. Un pur produit de la sélection, vous êtes polytechnicien, vous avez fait une école d'élite, est-ce que la sélection, vous diriez que ça fait partie de la vie, qu'il faut améliorer Parcoursup, mais la sélection fait partie de la vie, ou est-ce qu'on en reste à ce qui a fait une tradition, presque un droit français, le bac égal ? de toute façon une place dans l'enseignement supérieur, à l'université notamment. On garde le bac, une place dans l
'enseignement supérieur. Tous ceux qui veulent pouvoir aller dans l'enseignement supérieur doivent pouvoir y aller. Mais ce n'est pas l'enseignement supérieur pour l'enseignement supérieur. Il y a des formations qui ne mènent pas à l'emploi. Et vous trouvez qu'on ne le dit pas assez ça ? Bien sûr, il faut qu'on adapte les formations en fonction aussi du marché d'emploi et de est-ce que nos jeunes vont trouver un métier derrière. Et donc je peux vous dire par exemple, il y a beaucoup de besoins dans tous les domaines des métiers d'avenir, du numérique, de l'intelligence artificielle, des données, de toutes les filières scientifiques, on n'a pas assez d'ingénieurs dans notre pays. Donc il faut plus de filières vers les métiers d'ingénieurs. On a trop de
filières en sciences humaines, en sociologie, en lettres ? Oui, je
ne veux pas cibler parce que... Pour ne pas être désagréable, mais évidemment, il y a des filières. Parfois, moi, j'ai un peu honte qu'on y envoie des élèves en leur faisant croire qu'après cinq ans d'études, ils vont avoir un super emploi avec un beau salaire parce que ce n'est pas le cas. Et ça me fait d'autant plus honte que pour le coup, il y a plein d'autres emplois où il y a énormément de besoins, super bien payés et on n'a pas formé nos jeunes pour. Donc c'est ça qu'il faut changer. Moi, il faut qu'on embarque. Nos jeunes, ils sont bons. Je crois à notre jeunesse, ils sont bons. Il faut juste les mettre aux endroits où il y a des métiers. Il faut les former, il faut qu'ils aient la meilleure formation possible au monde. Moi, je veux qu'on ait la meilleure université au monde. Et donc c'est là où il faut mettre les moyens, mais il ne faut pas mettre les moyens juste pour conserver un système qui craque de toutes parts. Il faut mettre les moyens pour un système qui marche mieux, qui emmène vers l'emploi et qui emmène vers des bons salaires. Et ça, c'est pour ça que nous on veut changer le système. On n'est pas là pour conserver le système actuel.
Alors on parle d'avenir et c'est très important pour les lycéens et les étudiants, mais il y a un moment qui arrive la semaine prochaine, c'est la question budgétaire. Alors on ne va pas parler de l'ensemble du budget, c'est votre spécialité. On va parler de l'éducation nationale. Il est annoncé en valeur constante plus d'un mille... 1,2 milliards d'augmentation, ce qui avec l'inflation ne fait pas autant que ça, mais peu importe, il y a des répartitions en termes de suppression d'enseignants. Vous, vous ne considérez pas, avec Gabriel Attal, que la démographie doit faire réduire le nombre d'enseignants ? Vous ne voterez pas cette partie-là ou comment vous allez la contester dans l'hémicycle ?
Gabriel l'a déjà dit, nous on veut projeter le pays dans les 5 et 10 prochaines années. On est en campagne présidentielle. Donc pas moins de profs, il y a moins
d'élèves.
Exactement. Le nombre d'élèves, il va diminuer. Ce n'est pas une opportunité pour faire des réductions de coûts sur l'éducation nationale. Ça doit être une opportunité pour réduire le nombre d'élèves par classe.
Ça, c'est un engagement qu'on peut entendre tout à l'heure. Bien sûr,
évidemment, et vous l'écouterez. J'espère que vous l'entendrez. Vous l'entendrez pour le futur et vous l'entendrez aussi pour le budget à venir. Il faut qu'on mette plus d'argent sur tout ce qui est pour l'avenir de notre pays. D'abord, notre jeunesse, les transformations technologiques, tout ce qu'il va faire. que notre pays va retrouver une trajectoire de prospérité, que nos jeunes trouvent un emploi et qu'ils trouvent un emploi avec des bons salaires. C'est possible, nous on y croit, c'est pour ça qu'on se bat.
Cet argent, on le trouve où ? Serge parlait des profs, des remplacements de profs, énorme revendication, on l'a entendu. Vous parliez de la rénovation, notamment énergétique, du bâti scolaire, même s'il dépend, on le sait, des communes, des départements et des régions. On a fait plein de reportages là-dessus. Ce n'est pas des milliards d'euros, c'est des dizaines de milliards d'euros pour rénover les bâtiments scolaires. C'est le chiffre avancé d
'ailleurs par les lycéens et étudiants qui demandent 10 milliards.
A priori, ça ne suffira pas. Mais c'est déjà une somme énorme alors qu'on le sait, le Premier ministre veut faire 54 milliards d'euros d'économies. Vous
les trouvez où ? En fait, il y a deux choses. Un, pour réussir à financer tout ça, il faut qu'on retrouve une trajectoire de prospérité. Il faut qu'on ait plus de croissance. Je vous donne un chiffre. Si on avait suivi la trajectoire de croissance des Etats-Unis ces 30 dernières années, les ressources publiques en France seraient 300 milliards supplémentaires. Donc si on avait ces 300 milliards d'euros supplémentaires chaque année, On aurait de quoi refaire toutes les écoles, doubler le salaire des professeurs, investir dans l'IA, et faire en sorte que nos jeunes, ils ont des bons jobs et des bons salaires. Mais pourquoi ça n'a pas été fait
précédemment ? Parce que l'histoire du bâtiment évoque très bien Loïc, c'est pas nouveau, on sait qu'il y a des bâtiments qui datent des années
70. Mais parce que justement, on manque de moyens, parce qu'on n'a pas créé assez de richesse dans notre pays. Donc le premier sujet, c'est qu'il faut qu'on retrouve cette trajectoire de prospérité. C'est aussi l'échec de
Gabriel
Attal au gouvernement. C'est l'échec de 30 ans. de politique dans notre pays dont on est tous co-responsables. Parce que si vous avez plus de 25 ans dans ce pays, vous avez tous voté, inclus moi, pour des responsables politiques qui n'ont pas pris les bonnes décisions dans les 30 dernières années. Notamment sur
les retraites. Je parle des retraites parce que c'est un énorme moteur peut -être de réserve à milliards.
Exactement. J'y viens. Parce qu'après, le budget au quotidien, c'est des choix. Et donc vous avez le choix. Soit vous écopez un système qui ne marche plus sans le changer. et vous n'avez plus de quoi investir pour l'avenir et pour les jeunes, soit vous transformez le système. Deux tiers de notre dépense, c'est la dépense sociale. Donc ces retraites face à l'avenir des jeunes, vous ne craignez
pas la fracture générationnelle ? Non, mais
ce n'est pas la fracture générationnelle. Ce n'est pas la faute des retraités si on a un système par répartition. Vous parlez de volume financier. C'est un processus de système. Ceux qui sont responsables, c'est ceux qui ont pris les décisions dans les 30 dernières années. Ceux qui ont empêché qu'on fasse la réforme des retraites. Ceux qui nous empêchent aujourd'hui de passer dans un système par capitalisation qui est trois fois plus efficient que le système par répartition. Donc c'est possible de faire mieux avec moins. C'est possible de mettre l'argent là où on en a besoin et ce qui va permettre aux jeunes d'avoir une belle vie, avoir un métier qui leur plaît. qui soit épanouissant, avec des salaires qui augmentent au long de la vie. On l'a déjà fait dans notre pays. On l'a fait pendant des générations et des générations. C'est la dernière génération sur laquelle on s'est loupé. Avec Gabriel Attal, c'est une nouvelle génération. On va repartir sur la bonne trajectoire.
Justement, il y a une compétition dans ce qu'on appelle le bloc central entre deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron. Ce n'est pas rien dans une présidentielle. Sur le sujet des retraites que vous venez d'évoquer, vous dites quoi de ce que propose Edouard Philippe ? Est-ce que le travailler plus sans qu'on ait complètement... tout compris, c'est normal, il va finir son projet. Et votre regard sur les retraites, est-ce que si vous deviez vous retrouver un jour, il y a moyen d'avoir une copie commune
? Oui, la différence c'est quoi ? C'est que nous, on pense que ce n'est pas avec quelques changements du paramètre du système qu'on va réussir à transformer la trajectoire de ce pays. Vous pensez à l'âge en particulier ? Je pense à tous les sujets. Je pense à tous les sujets. Les salaires n
'ont
pas assez augmenté. Les lycéens se plaignent encore de la qualité de leur bâtiment. Il y a plein de choses qu'il faut changer. Donc, ce n'est pas en faisant deux petits changements. Non, mais pardon, si vous voulez beaucoup plus vite, beaucoup plus rapidement avec votre voiture, si vous avez une voiture qui ne marche pas bien, il faut la changer. Il faut appuyer, changer de vitesse et appuyer sur le champignon. Donc, nous, c'est ça qu'on veut. Concrètement, sur les retraites, on pense que le système actuel, il ne marchera pas. La répartition continue notre démographie, ça n'est pas possible de porter... Sauf que vous voyez, Paul Mivy,
que pour gagner une présidentielle, il faut être élu, et pour être élu, il ne faut pas se mettre à dos les retraités. On l'a vu avec ce qui s'est passé, notamment l'amendement sur l'abattement des retraites la semaine dernière, où quasiment tous les partis... ont voté contre pour ne pas se mettre les retraités
à dos. Donc on fait comment ? Non mais attendez, les retraités, ils ne sont pas idiots, mais surtout, ce n'est pas eux qui sont responsables. Ils veulent juste que leur retraite soit payée, bien payée. Ils ne voteront pas quand
on leur proposera de
raboter un peu les retraités. Non mais attendez, raboter pour raboter, ça n'a aucun intérêt. Là, une présidentielle, c'est pour projeter le pays dans les 10, 20, 30 prochaines années. Qu'est-ce qu'on veut faire de ce pays ? Et nous, on pense avec Gabriel Attal, c'est possible d'avoir une France qui réussisse, qui gagne. On a un projet qui est optimiste. On pense que c'est possible. Donc oui, il faut retrouver des marges de manœuvre pour investir dans l'avenir, bien sûr, mais c'est parce qu'on va tous être d'accord sur ce chemin, que ce chemin, il va donner envie. Il faut donner envie. Bien sûr qu'il y aura des moments difficiles, bien sûr qu'il y aura des mesures difficiles. Toujours était le cas. Mais si c'est pour le bon chemin, si c'est pour atteindre un bon objectif, dans votre vie personnelle, c'est pareil. Si vous avez un objectif clair, si vous avez des projets, vous allez bosser plus, vous allez faire des compromis, ça va être dur, parfois ça ne va pas marcher. Mais si vous savez pourquoi vous vous battez, et si ça marche... Et bien là, vous êtes content. C'est ça, pareil au niveau d'un pays. Il faut embarquer le pays sur un projet optimiste. Et c'est vraiment ça qu'on veut faire avec Gabriel Attal.
Alors je déroule ma plot de la copie commune éventuelle, si tant est que Edouard Philippe et Gabriel Attal se rejoignent un jour. On voit bien que c'est aussi un meeting de relance, puisqu'il a occupé énormément le terrain. Et on voit bien que par rapport à Edouard Philippe, ça a du mal à apprendre. Il est encore le challenger, si on ne considère que ces deux candidats-là. Qu'est-ce qui peut se passer ? Est-ce que vous êtes toujours dans un état d'esprit ? On en avait parlé le 30 mai dernier, vous vous en souvenez, de cette primaire sauvage qui les départagerait, alors que Gabriel Attal tente, de manière un peu très maligne, de proposer une primaire qui irait peut-être du candidat socialiste, qui est en train d'être désigné, apparemment c'est réparé, jusqu'à Edouard Philippe. Dans quel état d'esprit vous êtes ? Vous êtes toujours pour une primaire ou est-ce que, clairement, dans l'état d'esprit de Gabriel Attal, c'est les primaires sauvages et les sondages qui peuvent faire la différence, alors qu'il est quand même... De manière en moyenne, largement distancée par Edouard Philippe.
Alors, plein de questions, mais qui sont super bonnes. Nous, l'état d'esprit, exactement. Mais l'état d'esprit, il est hyper enthousiaste. Nous, on veut réveiller cette campagne. Il y a un péril, il y en a deux. Il y a deux périls énormes pour notre pays. C'est d'avoir soit Marine Le Pen, soit Jean-Luc Mélenchon. Ce serait une catastrophe. Le péril, il est immense. C'est dans six mois. Donc six mois, c'est loin. mais six mois de réflexion et de discussion collective et de discussion démocratique pour définir ce qu'on va faire dans notre pays dans les 10, 20 prochaines années, je pense que ce n'est pas tant que ça. Et donc nous, on veut qu'il y ait campagne, on veut réveiller cette campagne, on veut qu'il y ait des débats, que les Français nous écoutent. qu'on discute avec eux. C'est ça le sujet numéro un. C'est pour ça qu'on se bat et c'est pour ça que vous voyez une salle qui est pleine, qui hurle et merci de retransmettre ça sur votre chaîne. Et le deuxième sujet, c'est que pour éviter un deuxième tour de l'horreur entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, il faut rassembler tous les démocrates, des électeurs de la droite jusqu'aux électeurs sociodémocrates. Aujourd'hui, dans le paysage politique, ça ne marche pas autrement. Il faut rassembler tous ses électeurs. Et donc nous, c'est ce qu'on va essayer de faire. S'il faut faire une première pour ça, et bien allons-y. Et le message est entendu. Merci beaucoup.
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