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Le meeting que vous avez voulu à Clermont-Ferrand pour faire face notamment à Gabriel Attal qui lui est à Lyon, c'est quoi l'objectif de faire une démonstration de force et de faire un face à face avec celui qui est le plus probable ?
L'idée c'est qu'on fait campagne et que c'est pas vous qui décidez, ni des thèmes ni des lieux. Et je prends ça, je le fais depuis l'annonce de ma candidature, on le faisait déjà un peu avant, mais je l'ai fait tout l'été parce que Attal était là, disait des choses et je pense que c'est important de se répondre. pas d'être chacun dans son couloir et de ne pas se parler, quoi. Donc, pardon. Donc là, il a dit qu'il venait, qu'il allait faire une démonstration de force, bon, très bien, donc on vient aussi, et il a choisi un terrain qui est un peu compliqué pour lui, quoi, qui est de parler de la jeunesse. Alors, comme sa responsabilité est engagée, et je crois qu'il espérait que tout le monde l'oublie, mais ce n'est pas le cas, parce qu'il se trouve que... C'est moi qui étais protagoniste dans l'affaire de Parcoursup. j'étais à ce moment là j'étais député et je le revois en train de dire mais pas du tout nous n'en laisserons pas un seul sur le carreau aujourd'hui c'est totalement injuste et se tournant envers moi suivant une mode qui depuis a fait racine et les filles essayent de faire croire des choses qui ne sont pas bon très bien cette année il ya cent mille jeunes gens qui n'ont pas d'inscription à fac donc la preuve a été apportée alors après dans le meeting je développerai mon idée mais voilà le point de départ il venait il voulait parler de jeunes donc on a dit très bien on va venir aussi parler de jeunesse et puis voilà quoi et puis après j'irai au Havre voilà et puis on fera le tour comme ça autant de fois qu'il faut avec chaque fois le contenu là monsieur Philippe s'est exprimé hier soir maintenant c'est là c'est Attal d'abord mais je sais pas pourquoi il est aussi agressif alors après on a créé une mode nous les insoumis c'est que ils pensent tous que quand ils parlent de nous on va parler d'eux Alors il y en a un qui s'est gosille dans son coin, qui est monsieur Retailleau, mais pour l'instant, je n'ai pas décidé de lui accorder de l'intérêt, donc quand ça me viendra, on verra. Mais pour l'instant, non.
vous a écrit une lettre
bon
l'avez lue
Non, non, mais je n'étais pas au courant. Mais vous savez, les gens ont les intentions les plus incroyables à mon égard. Il y en a même un qui veut me pisser dessus. Alors bon, je ne vais pas lui demander de s'excuser, ça m'a l'air d'être au-delà de ses moyens, mais au moins, je lui demande, engagez-vous à ne pas le faire. Voilà. et lui il m'écrit une lettre pour me demander quoi, parce que la dernière fois il voulait me dissoudre.
C'est des lettres qu'il a prononcées dans un ouvrage, il y en a une qui vous concerne. Il estime que vous n'êtes plus républicain.
C'est ça. Il va avoir du mal, comme Chouan, à faire croire ça. Non, non, il faut qu'il aille jouer là-bas au puits du fou, c'est sa place.
Vous parlez de la jeunesse, le mouvement lycéen va continuer, se poursuivre. Est-ce que vous voyez ce mouvement, comment vous le voyez se poursuivre ? Est-ce que la violence passera inhérente à ce mouvement ?
Alors, la violence policière, il est probable qu'elle continue parce que... Les soi-disant forces de l'ordre qui ont été déployées ne sont pas des spécialistes de la tranquillité publique. Ce sont les bacs, les commissariats du coin, police secours, c'est pas leur boulot quoi. Donc ils ne savent pas le faire et ils font beaucoup d'erreurs, ils ne maîtrisent pas leurs nerfs, ils n'obéissent pas à leur chef, comme ici, cette bataille. Nous l'avons vu, nous en avons d'innombrables témoignages. Vanier nous a raconté comment ayant discuté avec le commissaire de police pour faire reculer tout le monde pour éviter le choc, les tirs avaient eu lieu et que le commissaire était totalement désabusé et ne contrôlait plus la situation. Pour nous, c'est le... Je ne sais pas si vous avez observé, mais on a commencé dans une formule, dire on soutient le mouvement d'une manière un peu classique, et puis on a compris que le pire danger, c'était la violence policière, et que nous, par-dessus tout, on est attachés à ce que ça se finisse pas mal, qu'il n'y ait pas un mort, déjà il y a des blessés graves, mutilés, éborgnés, pour nous c'est la préoccupation essentielle aujourd'hui. alors on a été je crois entendu beaucoup de gens se sont mobilisés pour protéger les manifestations lycéennes voilà Voilà ce que je peux... Après, le mouvement, il s'appartient à lui-même. C'est la vue complotiste sur les mouvements, c'est aussi vieux que le rapport entre un mouvement populaire et un pouvoir. Le pouvoir dit toujours qu'il y a des agitateurs secrets, voilà, mais ce n'est pas le cas. La vie à
la telle, justement, vous accuse de manipuler cette jeunesse.
mais je ne suis pas obligé de répondre, parce que si je vois pourquoi moi, je devrais répondre à un truc pareil, alors que moi, je pourrais leur dire, mais vous, vous avez l'intention de les massacrer. La démonstration que veut faire le pouvoir, c'est « je vais vous faire tellement peur que vous n'oserez pas revenir ». C'est ce qu'ils se sont dit au début. Après, ils ont compris que c'est plus compliqué parce que le malaise dont il est question, la racine de la révolte, elle est extrêmement ample et la racine du mal est très profonde. C'est pour ça que ce mouvement ne ressemble à aucun autre. C'est le plus ample depuis 50 ans. Même mai 68 était moins enraciné dans le terrain de la jeunesse en mai 68. Bon, moi, je n'avais que 16 ans à l'époque, mais ça n'a rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui, qui s'est diffusé à l'inverse de toutes les géographies des mouvements jusque-là. C'est-à-dire que c'est partir de la banlieue. D'habitude, ça part du centre-ville, les mouvements de lycéens. et puis ça a contaminé des lycéens vers les étudiants. Les autres fois, c'était les étudiants d'abord, les lycéens après. Ensuite, quoi encore ? La jonction avec le syndicalisme des salariés. Quasi instantané, ça n'a pas de précédent une chose pareille. Ensuite, tous les syndicats de l'éducation, tous mobilisés en même temps autour d'eux. Donc il y a tellement de caractéristiques nouvelles que la première question à se poser, ce n'est pas de recommencer le vieux sketch, combien il y a de poubelles qui brûlent, des chiffres invraisemblables de policiers et de gendarmes blessés, enfin, ça ne tient pas debout. Ils ont dû se blesser avec un trombone, ce n'est pas possible. 700, mais bon, bref. Ça, c'est la vieille comédie. Mais à la question du présent... C'est à celle-là qu'il faut répondre. Comment ils comprennent en face ce qui se passe. Et ce qui se passe, c'est leur enfant. Parcours Plus, c'est eux qui l'ont inventé. Le non-remplacement des... Ben écoutez, c'est M. Attal. C'est lui le rapporteur de la loi, c'est pas moi. Parce qu'on me colle ça sur le dos, mais c'est quand même... Et ça, c'est le fond de l'affaire. Parcours Plus, c'est le foyer anxiogène de la jeunesse lycéenne. Vous arrivez au lycée, vous savez que vous allez tomber dans les pattes de parcours sup. Et puis, on vous dit qu'il faut faire des bons résultats pour avoir la fac que tu as choisie. À supposer que ce soit vrai, c'est très angoissant. Si tu n'as pas ton prof, si tu n'as pas... C'est-à-dire, la réalité que tu vis... est une réponse négative à la question qui t'est posée au départ, est-ce que tu vas pouvoir bien apprendre à en faire plus ?
Les 3000 remplacements, ce n'est pas suffisant ? Il n'y aura pas de changement structurel avant la présidentielle ? On ne va pas réformer tout parcours sup ou rebâtir tous les bâtiments dans les six mois ?
On peut faire beaucoup de choses peut-être, non, quand même ? Parce que si c'est comme ça, on ne fait jamais rien. Alors on dit, ah ben c'est ça les moyens que vous avez choisis ? Ben oui, c'est les moyens qu'ils ont choisis, ça a été assez efficace. Ils ont déjà gagné 3000 remplaçants. Et à chaque étape, des problèmes énormes sont soulevés. D'où sortent ces 3000 remplaçants ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Il y avait donc 3000 remplaçants qu'on n'avait pas affectés. Et quand on lui pose la question, il fait une réponse qui est tout à fait étrange. On n'avait pas le bon logiciel, enfin qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc on sent, moi j'en suis convaincu, la manière avec laquelle l'enseignement public a été traité est un plan délibéré. C'est-à-dire que dans ce domaine comme dans les autres, il s'agissait de créer le marché du savoir. Ça, je vais l'expliquer au meeting, un peu en détail, je ne vais pas vous prendre dans le détail, mais ça a été fait de manière délibérée. Et quand vous écoutez M. Attal, il compte continuer. Comment ça marche un marché ? Vous mettez les gens en opposition les uns avec les autres, vous mettez les établissements en compétition entre eux, et puis vous mettez une haie, comme la muraille là. En cours de route, il faut la passer pour la passer à l'étape suivante. Que dit M. Attal ? Il va rétablir le certificat d'études. Ce qui prouve qu'il ne sait même pas comment marchait le certificat d'études à l'époque. Il va mettre le certificat d'études entre le primaire et le collège. Puis entre le collège et le lycée, c'est le BEPC, qui deviendront des clapets de blocage. Mais tout ça renvoie à... Tout est utilisé par eux. Pour créer, voilà, ça. C'est-à-dire, ben... Vous n'êtes pas content de ne pas avoir votre fac à Parcoursup ? Ben allez dans une fac privée. Vous empruntez des sous et vous payez. Et vous commencez votre vie avec une dette. Ça, c'est le système américain. Mais nous, les Français, on ne peut pas se payer ça, on a besoin de tout le monde. Et pourquoi c'est aussi violent le choc ? Parce que ça a été 20 ans à essayer de préparer une scolarisation de masse. pour avoir une population en masse à l'université, c'était ça le plan. Je me rappelle avoir participé à des discussions sur est-ce que l'objectif c'était 50% d'une classe d'âge en licence. Donc le but c'était ça. Et tout d'un coup, ils retournent le système, non non, pas question. Il ne faut pas que l'enseignement public prenne l'engagement de prendre tout le monde. Il faut que les gens, donc, s'offrent leurs études.
-ce qu'Emmanuel Macron doit recevoir les organisations lycéennes, selon vous
François Mitterrand l'avait fait. Je ne sais pas à quoi ça servirait, puisque vous venez de me dire que rien ne sert à rien, mais... Bon, bah si, j'en sais rien, mais il y a des dégâts, moi je ne sais pas, ce n'est pas moi qui suis à sa place, moi je sais ce que je ferais, mais lui, moi je supprime Parcoursup, mais en arrivant.
Il faut bien répartir les élèves.
Ah bon
faut bien leur trouver une affectation après le bac.
Non, il faut savoir ce qu'ils veulent. Vous demandez aux gens. Ce qu'ils veulent. Et puis vous adaptez, c'est les deux techniques. Si vous faites le contraire, ça porte un nom, ça s'appelle numerus clausus. Ils ont fait ça en médecine, c'est grandiose. Ça s'est terminé par un désert médical généralisé. Vous
créez des places dans les facs notamment.
On crée des places. Alors, ce n'est pas les bâtiments qui manquent. Si vous voulez qu'on réquisitionne en région parisienne, je vous les trouve, moi. Et puis après, il faut trouver les gens à mettre devant les élèves. Bon, là, c'est un certain niveau. Pour la fac, ça va être des doctorants. Pour les lycées, on peut utiliser les gens qui en sont à Bac plus 3. Il y a eu un temps, on recrutait à Bac plus 3. Les profs de lycée, j'ai même connu une période où on recrutait au Bac. Donc, c'est bon, quoi. Alors, il ne faut pas recruter au Bac, on a élevé le niveau. Mais voilà ce qu'il y a à faire. Où est la complication là-dedans ? Les gens sont là. Vous avez des milliers de jeunes gens qui sont en maîtrise ou qui sont en licence. Licence, qu'est-ce que ça veut dire ? Licence d'enseigner. C'est ça que ça veut dire. Donc des gens qui sont en licence, qui ne demandent pas mieux que de... Alors, évidemment, il faudrait en même temps qu'ils aient un temps où ils se préparent. Vous ne les mettrez pas à 100% devant des classes. Il faut en même temps qu'ils apprennent un peu comment on enseigne. Mais tout ça, aujourd'hui, est subclaquant. Ils ne le font pas non plus. Non, j'ai lu, Attal il dit on n'est pas dans Astérix et Cléopâtre, on ne peut pas créer des facs comme ça, mais si on peut, il y a de la place partout en France, des bâtiments vides, il y en a de tous les côtés, ce n'est pas un sujet.
Mélenchon, ce matin, Donald Trump a signé un accord avec Vladimir Poutine pour prendre du diesel au marché international. Est-ce que c'est ce genre de deal, quand vous parlez de réouvrir les négociations avec la Russie, c'est ce genre de deal que vous soutenez, c'est comme ça qu'il faut faire ? Non,
ça prouve, mais rentrez-vous tous bien ça dans le crâne. Parce que la mentalité des dirigeants européens est pourrie d'atlantisme. Donc ils continuent à penser que le monde d'avant continue. Le monde d'avant est mort. avec les droits de douane, la concurrence libre et non faussée, le néolibéralisme qui a occupé toute la fin du XXe siècle et le début du XXIe, tout ça est fini. Avec Trump, on ne discute que d'une chose, business. C'est un impérialisme pur et c'est la ligne qu'ont choisi les États-Unis d'Amérique. Et ne croyez pas que ce soit Trump parce qu'il est violent et grossier. Biden avait la même stratégie politique de remettre une forteresse nord-États-Unis pour que, à l'abri des droits de douane, repousse une industrie américaine. Là, ce qu'il vient de faire, c'est que les Européens doivent se manger les doigts parce que c'est nous, les Européens, qui avons porté tout le poids des sanctions. mais c'est la même chose qu'avec l'iran ils avaient déjà fait le même coup les américains donc ils s'en foutent ils mettent des sanctions ils les enlèvent suivant ce qui les arrange et là ils vont faire du commerce voilà pourquoi la stratégie de c'est pas la stratégie de trump c'est la stratégie européenne qui est lamentable c'est pas comme ça qu'il faut faire à l'évidence Là, on est embarqué dans une guerre, alors qu'on devrait être embarqué. C'est nous qui devrions faire le tampon, ouvrir les discussions avec Poutine, amener Zelensky. Bon, on aura peut-être un jour aussi qu'il y ait des élections en Ukraine. Celles qui sont en Russie ne sont pas fameuses. Bon, voilà. Mais c'est nous qui devrions faire ça, parce que c'est l'Europe qui paye le plus cher cette affaire.
Autre grosse actualité ce week-end, la primaire socialiste, le premier tour. Vous regardez ça avec attention ou désintérêt ?
J'attends que ça se passe. Une fois que le candidat socialiste sera désigné, bon, le tableau sera un peu plus stabilisé, mais pas tout à fait de leur côté, pas tout à fait. Il y a un
candidat qui serait un adversaire plus intéressant pour vous qu'un autre
? Non, ça n'a pas de sens, parce que comme on ne sait pas lequel c'est, ni que, ni quoi, bon alors... Tout ça est très flou. On attend que ça se stabilise, que les gens disent des choses claires, qu'on comprenne ce qu'ils veulent. Bon, tout d'un coup, on voit apparaître un clivage qu'on ne connaissait pas entre ceux qui sont pour s'allier avec LFI. Enfin, ils sont bien mignons. Vous
retrouvez des alliés
Attendez, ils continuent à penser que c'est eux qui disposent, qui choisissent le repas, les couverts, la nappe, la table. C'est le passé, tout ça. La dernière étape, c'était 1,67. Ça ne met pas en situation de décider autant de choses pour eux. Enfin, j'en sais rien, on verra bien.
n'avez pas hacké la plateforme
non, non. À mon avis, je ne sais pas, mais bon, dès qu'il y a 10 personnes qui appuient sur le bouton, ça bloque tout, ce n'est pas prévu, je suppose. Je dis ça, mais c'est méchant, parce qu'en réalité, la même chose nous est arrivée. Non, il n'y a qu'un truc qui me fait rigoler. On a plus d'inscrits que n'importe quel autre candidat. Ah non, non, non, moi c'est 408 000. Ce n'est pas la moitié de 240 000. Enfin bon, c'est tout ça, c'est un peu... Non, je ne sais pas comment... Cette procédure est invraisemblable. Disons que ça ne m'a pas réconcilié avec l'idée des primaires, parce qu'ils se sont entre détruits, et tout ça à la fin pour faire voter 140 000 hypothétiques personnes. Alors qu'est-ce qui donne de la légitimité dans une situation pareille ? Mais je n'en dis pas plus, parce que réellement, je n'y ai pas réfléchi plus que ça, on regarde, on va voir si ça donne quelque chose, je m'étonnerais.
Sur le 17 octobre, en pleine crise des lycéens, est-ce que vous pensez que le 17 octobre, ça peut, encore un palier supplémentaire, peut être franchi en termes de contestation, potentiellement de convergence des luttes
17 octobre, ce qui est certain, ce qui nous paraît le plus probable, c'est qu'il y a un trajet qui fait mardi prochain, puis le 17 octobre. Alors, d'abord, il fallait savoir si mardi prochain était confirmé. c'est confirmé par les syndicats lycéens et étudiants et il y a l'appui. des confédérations salariées pour nous c'est vital cette histoire c'est à dire que nous les insoumis on peut faire plein de choses on peut aider s'interposer et tout mais à partir d'une certaine masse c'est fini il faut être il faut qu'il y ait une protection qui vienne de la société elle même ce qui est le cas lorsque les fédérations de parents d'élèves et les confédérations s'y mettent donc ce dispositif là il faut qu'il reste comme ça pour le 17 octobre vraiment j'insiste il faut que le 17 octobre les syndicats de salariés et enfin tous ceux qui vont participer à la mobilisation du 17 octobre se concertent, s'organisent pour que les choses se passent dans les meilleures conditions possibles parce que le gouvernement et les macronistes ont, du fait de leur incapacité à comprendre ce qui se passait, créé une conjonction qui elle aussi est un peu unique. c'est qu'on avait un calendrier du mouvement et un calendrier politique qui était déjà pas simple, le vote du budget. Et ils ont réussi à faire en sorte, en traînant le temps qu'ils ont traîné, que les deux calendriers marchent maintenant en se renvoyant l'un à l'autre. Je veux dire, s'il y a un accord signé à propos de l'état des lycées, on le verra tout de suite puisque ce sera le vote du budget. Donc je pense qu'il faut prendre au sérieux cette situation comme une crise politique globale. et pas attendre que les choses se démontent par petits bouts, parce qu'on n'aurait rien à y gagner, à la pagaille, à des choses qui ne seraient plus maîtrisées. Donc je profite du fait que vos micros sont là pour redire. aux lycéens et aux étudiants, que je leur recommande des stratégies non violentes, et en particulier de bien comprendre que mettre le feu à des poubelles ne fait pas avancer la cause d'un mètre, par contre ça donne des images qui nous desservent, je crois que tout le monde le comprend, donc il ne faut pas le faire. Vous y serez mardi à la mobilisation ? Oui, oui, parce que c'est un appel général. Oui, vous avez vu, je ne reste pas longtemps, mais le temps de montrer du soutien, voilà.
La discussion budgétaire peut être une réponse, vous venez de le dire, donc il est important que la France ait un budget cette année
? Ben, s'il est bon, oui. Sinon, non. Ça veut dire quoi Ben, qu'on y trouve dedans ce qu'on est en droit d'y attendre, voilà. Parce que le cinéma, il faut que la France ait un budget, pas à moi, quoi. Le voisin espagnol, il ne vote pas de budget depuis trois ans, et ils ont le taux de croissance le plus fort d'Europe, alors... Non, ce n'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est est-ce qu'ils se maintiennent dans une stratégie ? Mais de toute façon, tout le monde va être au pied du mur en quelques jours, là, vu que moi, on m'accuse de toutes sortes de choses, mais quand M. Lescure va raconter des bêtises à Londres et qu'à lui tout seul, il fait monter les taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne au détriment des Français, alors là, personne n'a rien à dire. Bon, vous avez vu la discussion qui a commencé, mais j'en étais sûr, il va falloir parler de la dette, mais pas à leur manière, parce que je vous ferai remarquer qu'aucun d'entre eux ne dit comment ils comptent la régler. Ils ne vous répondent qu'à une question, c'est comment devenir crédible pour qu'on leur prête moins cher. Mais la réponse qu'ils apportent n'est pas du tout crédible. Il y a déjà des gens qui ont parié sur l'effondrement de la France. C'est peut-être le moment qu'ils pèsent leurs mots et qu'ils choisissent ce qu'ils vont faire. La Banque Centrale Européenne sera obligée d'intervenir. Et le banquier français ferait bien d'apprendre son histoire. Je sais qu'il ne vient pas de ce milieu et que sa seule vertu est d'avoir été un collaborateur de M. Macron. Mais il n'a pas l'air de savoir que la Banque Centrale Européenne est déjà intervenue à plusieurs reprises pour faire une digue par rapport à des États qui étaient en crise. Avec un parapluie, ça le fait moins. Tu vois ? Non, regarde, ça y est, ça passe.
J'ai une question avant de prendre l'appui sur les retraites. Je ne sais pas si vous avez regardé l'ordre de vérité avec Édouard Philippe. Oui, j'en ai
vu un petit peu.
Il est revenu là-dessus et en défendant sa réforme, donc avec l'âge de départ à 65, il vous a lancé un petit taquet en disant 60 ans, ce n'est pas réaliste, ça mettrait en danger le système de retraite. Vous, vous maintenez cette proposition ?
Évidemment, mais je ne suis pas fou. Ils ont créé, c'est ça l'habileté des libéraux. Parce qu'on les dit libéraux, mais c'est eux qui creusent les dettes. C'est quand même terrible. Quand vous voyez les gouvernements de droite, c'est eux qui font les trous les plus importants. Pourquoi ? Parce qu'ils arrivent juste après en disant « Ah ben vous voyez, il n'y a plus de sous ». Là, ils ont transféré une partie des recettes de la Sécurité sociale sur le budget de l'État. en exemptant de cotisations sociales jusqu'à trois fois le SMIC, je crois. Donc ça représente 80 milliards qui sont passés dans le budget de l'État. Mais ils n'ont rien à faire là. Normalement, c'était les cotisations qui payaient tout ça. Si c'était encore des cotisations, on pourrait par exemple imaginer de les augmenter d'un quart tous les ans. Un quart de point, ce n'est pas beaucoup. Et puis avec ça, ça couvre. Mais si vous commencez à dire que vous allez transférer 82 milliards du budget de l'État sur la Caisse de la Sécurité Sociale, c'est-à-dire sur des cotisations dans les entreprises, on va faire tomber la bête à genoux. Donc ce n'est pas possible. Alors quand il dit que ce n'est pas réaliste, il pourrait commencer déjà par dire que ce qui n'a pas été réaliste, c'est de transférer ça dans le budget de l'État. Parce que maintenant, c'est le budget de l'État qui doit payer à la place des cotisations sociales. Mais j'ai remarqué que... Alors, donc, un, déjà, il pourrait commencer par battre sa coulpe, parce que c'est quand même lui qui a participé à faire ça, avec tous les autres. Et puis après, il suffit de faire des calculs, combien il faut. Et une fois qu'on a regardé combien il faut, on sait combien il faut prendre, et on sait à qui. Parce que l'accumulation qui s'est faite autour des milliardaires, des millionnaires, la flat tax, le crédit impôt recherche, tout ça, c'est un multiple de la somme dont on a besoin. Donc il faut bien s'organiser. Moi, dans mon esprit, pour faire simple et avoir un petit tableau facile à comprendre, vous avez d'un côté la collecte qu'il faut faire pour satisfaire les besoins, alors payer des profs et des infirmiers, et ainsi de suite. Bon, ce n'est pas toujours les mêmes budgets, mais peu importe. Donc ça, c'est avec la collecte de ressources supplémentaires. Ensuite, deuxiaux, où va-t-on prendre des sous pour rembourser la dette ? Mais je suis le seul qui parle de rembourser la dette ! Qui parle de la rembourser ? Vous avez tous oublié quand monsieur le maire impérial m'avait dit, monsieur Mélenchon, vous voulez convertir la dette en dette perpétuelle, et il m'a dit impérial, mais elle l'est monsieur Mélenchon, on ne la rembourse jamais, on emprunte. Donc leur seul problème, à eux. c'est qu'ils ont créé une rente pour le capital, ceux qui prêtent. Mais ça n'existait pas ça avant, les amis. Avant, la France ne faisait pas ça, elle n'allait pas chercher ses sous sur le marché financier, elle les prenait à domicile, avec les dépôts, c'est toute une technique, on appelle ça le circuit du trésor. De quoi il parle ? Alors il dit quoi ? C'est pas réaliste. Depuis quand il est réaliste lui ? Depuis quand ? La dernière fois c'était quand ? Il vous a dit une fois, tiens je vais améliorer le budget de la santé en faisant reculer le diabète ou le cancer ? Pas du tout, il lève la main, lui et tous ses camarades, pour foutre des pesticides partout qui vont augmenter le cancer. Donc je trouve qu'il y a une forme d'arrogance, mais bon, souvent les puissants ont cet air tranquille. Ils vous disent des trucs invraisemblables, qui ne tiennent pas debout, mais comme c'est dit avec aplomb, on se dit « Ah ben quand même, alors on va demander à Mélenchon si c'est vrai ou pas » quoi.
60 ans, c'est raisonnable.
Pardon ?
60 ans, c'est raisonnable.
Oui, ça s'organise. Alors je ne vous dis pas, ce n'est pas le lendemain du jour où on est élu, ça non. Mais ça va, un mandat c'est 5 ans, il y a largement le temps. Mais avant, ils vont nous faire une guerre. Les marchés financiers, ils vont peut-être la commencer avec M. Macron. normalement, hein, dès cette année, donc on va voir qui répond et comment, mais qu'est-ce que vous croyez qu'il y aura que la France qui va être mal ? Tout le monde est à 4%, nous on est plus, hein, maintenant ils sont tous en train de dire qu'on va être à 7%, mais en attendant tout le monde est à 4 là, tout le monde, toute l'Europe, il y a 5 pays qui sont au-delà de 100% d'endettement par rapport au PIB, et ces 5 pays représentent 50% du PIB de l'Europe, alors ? Alors quoi ? Vous allez vous en prendre aux Français ? Si c'est moi, vous allez tomber sur un os, parce que je ne me laisserai pas faire, et je sais comment faire. Mais là, il faut mieux que tout le monde soit raisonnable, fasse des choses raisonnables. Donc parier sur une difficulté de la France, c'est s'exposer à de grands ennuis avec moi si c'est moi qui préside. Si c'est quelqu'un d'autre, peut-être qu'il sera plus accommodant, mais moi, ça ne sera pas le cas. Et je vous dis ça, bon, un peu… Je monte les épaules, mais vous savez, avant que nous ne sois vraiment en difficulté, il y aura déjà les américains, parce que 40 000 milliards de dettes, même en appuyant sur le bouton tous les 5 minutes, pour imprimer des dollars, ça commence à devenir chaud pour eux aussi. Le monde entier va entrer dans une crise financière, tout le monde le sait. Tout le monde le sait. Donc, et qu'est-ce qu'on fait ? Rien. On attend que la foudre tombe. Bon, moi, j'ai pris le temps avec mes amis d'y réfléchir un peu. Je ne vous dis pas qu'on ait des solutions définitives. Ne me demandez pas à moi de réorganiser le capitalisme international. Ce n'est pas mon affaire. Mais à la faveur, il y a une chose qu'il faut qu'ils comprennent bien. La crise n'est pas une opportunité que pour les spéculateurs. Elle est aussi une opportunité. pour des gens qui veulent changer le système, parce que quand leur système ne marque plus, il faut mettre toute chose en place. En fait, moi, confiance en a des idées.
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