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Agnès Pannier-Runacher, on le disait, on avait été ensemble avec l'équipe de campagne de Gabriel Attal pour couvrir son meeting avant l'été. IA, salaire, frontière, éducation. Aujourd'hui, éducation, c'est la priorité. C
'est la jeunesse qui est la priorité et c'est une priorité que Gabriel Attal porte depuis les premiers jours. D'abord parce que c'est un des responsables politiques qui est jeune et qui a construit sa trajectoire en emportant les préoccupations de sa génération. Aujourd'hui, il a presque 40 ans, donc il a du recul, mais il a toujours voulu que l'on investisse dans la jeunesse et toujours été attentif à ce qu'on ne la sacrifie pas. Et on l'a vu dans ses différents... différentes responsabilités lorsqu'il a été secrétaire d'Etat à la jeunesse, lorsqu'il a été ministre de l'éducation nationale. Et moi, je veux quand même rappeler que c'est précisément lui qui a essayé de répondre aux problèmes de débouchés pour ceux qui ont le baccalauréat et pour trouver des places en université. C'est lui qui a apporté aussi l'agenda de la remontée de niveau, ce qui est une demande très claire de la part des élèves. qui sont inquiets, des lycéens. Moi, j'ai été à leur rencontre, j'ai passé deux heures vendredi avec des secondes, des premières, des terminales dans un lycée public et ensuite deux heures dans un lycée privé. Et ce qu'ils portent, ce sont des revendications très légitimes et très concrètes. Et on doit y répondre. Et Gabriel Attal, lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale, avait commencé à y répondre. Et aujourd'hui... Il proposera un pacte de droits et devoirs avec la jeunesse, un pacte qui vise aussi à remettre la jeunesse au cœur des préoccupations des Françaises et des Français, au cœur du budget, parce qu'à force de sacrifier l'avenir au présent et de faire des économies qui sacrifient l'avenir, c'est la jeunesse que l'on sacrifie.
Si on vous a invité, c'est qu'il y a quelque chose qui vous concerne à double titre, parce que vous êtes dans l'équipe de Gabri Natal, mais il y a un point, vous, la ministre de la Transition écologique, il y a encore peu. On parle beaucoup du bâti avec les lycéens et les étudiants. Est-ce que sur ce chantier-là, et ça c'est pas seulement Gabriel Attal, mais on va dire depuis une trentaine d'années, on n'a pas oublié aussi que les jeunes, ils étaient éco-anxieux par rapport aussi aux conditions dans lesquelles ils vivent. On se rappelle que cet été, au mois de juin, la deuxième canicule avant la troisième et la quatrième, certains n'ont pas pu passer leurs examens ou d'autres avec 35 degrés. Est-ce que ça... Quand on parle de budget, c'est possible sur un quinquennat si Gabriel Attal arrive à l'Elysée en mai 2027.
Il faut avoir en tête que la moitié de notre bâti scolaire date des années 60-70. Donc il n'a pas du tout été construit pour faire face au dérèglement climatique. Et le chantier est immense. On l'a lancé en 2022 ce chantier avec une réforme et des financements pour pouvoir rénover près de 5000 écoles par an. C'est donc 10 ans qu'il faut pour pouvoir rénover l'ensemble. l'ensemble des écoles, l'ensemble des collèges et l'ensemble des lycées. Donc oui, il faut le faire.
Combien de milliards ?
Alors c'est à la fois des milliards, mais c'est des milliards qui rapportent de l'argent, je rappelle aussi.
Entre l'inaction climatique et l'action climatique.
Oui, et puis les économies d'énergie. puisque ce sont des passoires thermiques que l'on rénove. Donc ce sont des bâtiments qui consomment énormément d'énergie. Moi, sur mon territoire, on a fait des rénovations thermiques qui ont permis d'économiser 40% de la facture. Donc ce sont de bons investissements. Il ne faut pas le regarder que sous l'angle de la dépense. Mais ce seront des
dizaines de milliards. Ce n'est pas un petit investissement. Non, ce ne sont pas des petits
investissements, mais ce sont aussi... C'est notre filière bâtiments et travaux publics qui en profitent. Ce sont des emplois, ce sont des impôts. qui sont apportés au budget. Donc en fait, c'est toute une économie qui se joue derrière ces rénovations. Et c'est là où on a des solutions, nous, à apporter avec la Caisse des dépôts, qu'on avait commencé à faire. Vous connaissez l'histoire, malheureusement, la dissolution de 2024 a été un frein dans l'élan. On l'a vu ensuite, moi-même, j'ai fait le choix de démissionner du gouvernement parce que je jugeais qu'on n'avançait pas assez vite, qu'on ne s'y retrouvait plus, voire qu'on était en train de reculer. Et aujourd'hui, nous reprenons ce combat. avec Gabriel Attal et avec cette volonté de construire l'avenir.
Permettez-moi de prolonger ce que disait Loïc sur les 10 milliards que demandent les lycéens et les étudiants, pas seulement pour la rénovation. Ce n'est pas
ce qu'ils demandent. Je vais être très claire. Lorsque vous faites comme je l'ai fait, j'ai vraiment passé 4 heures avec 400 lycéens, étudiants, bac pro, BTS, licence et master. Ils ne parlent pas de 12 milliards. Eux, ce qu'ils veulent, c'est des débouchés, c'est des places dans les filières qu'ils visent. C'est une vraie justice entre les étudiants venus de toute la France. Ils ont le sentiment que Paris Trust... Toutes les formations d'excellence, ils ont le sentiment qu'il y a une inégalité assez profonde entre les territoires en province et Paris. Et ça, c'est quelque chose auquel il faut apporter une réponse. Et ce sont des conditions de travail acceptables. Moi, j'ai des jeunes qui me parlent en internat d'ampoules grillées qui ne sont pas remplacées, des conditions des toilettes. C'est leur première revendication. Mais vous
avez raison, personne ne remet en cause la légitimité des revendications sur l'avenir. Mais il y a aussi une partie, vous le savez. mais très bien sur l'état des lycées, alors certes ça dépend des régions, mais quand même... Tout à fait, ça dépend des régions. Vous, avec Gabriel Attal, s'il gagnait l'élection présidentielle, vous lui soufflez quel chiffre d'investissement dans le cadre du bénéfice-risque dont vous parlez ? C'est un investissement, ce sont des dépenses, mais ça peut aussi rapporter. Ce serait quoi sur un quinquennat la somme à mettre en avant justement pour qu'il puisse étudier dans de bonnes conditions et pas se dire je ne passerais peut-être pas mon bac s'il fait 35 degrés en plein été ?
C'est deux choses. C'est des mesures de court terme qui permettent... de rafraîchir les lycées. Là c'est des petits investissements, on parle de quelques dizaines de millions d'euros et qui mettent en sécurité les établissements lorsqu'il fait grosso modo jusqu'à 30, 32 degrés. Et ensuite une réorganisation des examens qui permettent de ne pas les conduire quand vous êtes en période de canicule. Et la deuxième chose c'est une rénovation profonde et cette rénovation profonde elle a besoin. de subventions, probablement quelque chose de l'ordre de 1 à 2 milliards d'euros par an, mais ça a aussi besoin de prêts, et la Caisse des dépôts a déjà enclenché ce programme de prêts qu'il faut accélérer. Et là, ce n'est pas de l'argent qui coûte à l'Etat, mais ça permet d'enclencher et de permettre aux collectivités locales d'accélérer leur programme de rénovation.
Vous disiez que Gabriel Attal va annoncer des droits et des devoirs de la jeunesse, et notamment des lycéens. Dans les devoirs de la jeunesse, c'est quoi ? Est-ce que c'est aussi d'accepter la sélection ? Retour peut-être d'un certificat d'études pour passer en sixième à la fin du primaire ? Parcours sup, grosse revendication des lycéens. On garde, on annule, on améliore
? D'abord, c'est surtout leur faire confiance et leur dire la vérité. C'est-à-dire ne pas les orienter dans des filières dans lesquelles ils seraient mis en situation d'échec. Et pour qu'ils réussissent, permettre d'avoir des sas où on peut rattraper peut-être des retards de niveau, des moments où ils n'ont pas été pleinement en capacité d'étudier, et faire en sorte qu'à chaque étape de leur scolarité, ils puissent continuer avec le maximum de chance. C'est pour ça que le certificat d'études fait du sens, parce que c'est ce qui permet d'être sûr d'étudier dans de bonnes conditions à l'étape suivante.
Et c'est quoi les devoirs ? Les devoirs des jeunes de France ? Je crois qu'on va beaucoup parler
aussi des droits, parce que vous ne pouvez pas demander aux jeunes d'être plus autonomes, de prendre plus de responsabilités, sans non plus leur faire confiance.
Je suis pas sûre que vous les connaissez, je pense que vous serez
surpris de ce que nous voulons porter.
Alors on va écouter, on écoutera Gabriel Attal. Serge
? Oui, une question, puisqu'on parle d'un candidat, mais est-ce que pour vous, il faut un seul candidat de ce qu'on appelle, parfois peut-être abusivement, le bloc central ? Est-ce que vous êtes pour des primaires sauvages que Gabriel Attal aille au bout et on verra, ou est-ce que vous êtes pour un rapprochement, quelle que soit sa forme avec Edouard Philippe, à minima ?
Je pense que face au Rassemblement national et à la France insoumise, dont les programmes sont destructeurs pour la France, et on voit la manière dont la France insoumise a instrumentalisé la colère des lycéens en profit de leur combat pour la présidentielle, c'est quelque chose de terriblement cynique. Ils soufflent sur les braises et le sujet que nous avons, c'est d'apporter des solutions. Mais derrière ça, ils font un projet qui rassemble le plus largement possible. Et on sait où est le rassemblement. Il va de la droite responsable à la gauche du gouvernement. Et c'est ce que veut porter Gabriel Attal. C'est un rassemblement de toutes les bonnes volontés qui pensent que nous avons des valeurs communes autour de l'Europe, autour de la démocratie exigeante que nous portons, autour de l'école, autour aussi de la vérité vis-à-vis des finances publiques. autour du combat pour l'écologie, mais une écologie qui soit populaire et qui soit souveraine. Voilà les combats que nous portons et nous sommes persuadés qu'il y a beaucoup de Françaises et de Français qui se reconnaissent dans ces combats et qui ne se reconnaissent pas ni dans la France insoumise ni dans le Rassemblement national.
Merci beaucoup Agnès Pannier-Runacher.
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