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Nous avons décidé de lancer une semaine d'action devant les dépôts pétroliers, devant les stations totales, pour dénoncer la hausse continue des prix de l'essence, du carburant, du diesel, qui frappe aujourd'hui le pouvoir d'achat de nos concitoyens, et qui fait que ça devient de plus en plus difficile de boucler son budget, de payer ses factures. C'est un problème extrêmement grave, inédit, une crise terrible qui frappe le pouvoir d'achat de tout le monde, des salariés, des travailleurs, des retraités, des jeunes. Et donc il est urgent que le gouvernement agisse et qu'il aille plus loin que l'annonce qui a été faite hier par le Premier ministre. Et nous demandons, et c'est la raison pour laquelle nous sommes là ici aujourd'hui, mais comme dans une centaine d'endroits aujourd'hui en France, nous demandons la baisse de la TVA sur les prix de l'essence, mais aussi sur les prix de l'électricité et du gaz. La baisse de la TVA. Et nous demandons à ce que le gouvernement agisse sur Total pour que Total lui aussi... baissent ses marges, fassent en sorte que ses profits servent à baisser les prix de l'essence. Et si Total ne bouge pas, bien sûr, nous avons mis sur la table la possibilité de nationaliser Total et de le faire le plus rapidement possible pour reprendre la main sur cette industrie stratégique pour notre pays.
recevez justement cette annonce du Premier ministre hier soir ? Pouvoir
débloquer des réserves stratégiques pour pouvoir baisser le prix de l'essence, ça a déjà été fait une fois. C'est quelque chose que nous avons nous-mêmes appelé de nos voeux. Et donc c'est un des leviers qui permet de faire baisser le prix de l'essence. Je regrette que le gouvernement ne le fasse que sur le prix, que sur le gazole et pas sur l'essence. Mais surtout... La crainte, c'est que le prix du diesel continue d'augmenter et que ces réserves stratégiques qui seront injectées ne suffisent pas à faire baisser suffisamment le prix du diesel, le prix du gazole pour les salariés, mais aussi pour les entreprises et notamment les agriculteurs que je vais rencontrer cet après-midi.
Ici, j'ai total, il y a la question des salariés total et la question des sous-prétants aussi. C'est aussi une des raisons pour lesquelles ils se mobilisent. Alors
c'est aussi pour ça que nous agissons, c'est parce que nous voulons le faire en soutien aussi aux salariés de Total. C'est une journée d'action lancée par la CGT de Total aujourd'hui. Ils demandent à des revalorisations de salaires, les salariés de Total, et ils demandent aussi à ce que toute la chaîne de la pétrochimie, notamment les PME qui travaillent avec Total, soient protégées. Ce n'est pas ce qui a été fait. ces 10-15 dernières années. Et Total justement a fait le choix de fermer des raffineries et avec des conséquences sur l'emploi dans notre pays et qui d'ailleurs met la France en dépendance par rapport à d'autres filières d'approvisionnement.
le mouvement lycéen, la colère des lycéens ces derniers jours, le mouvement s'est amplifié. Vous avez dit hier sur notre bateau à BFMTV que les annonces de Le Cornu étaient bidons concernant les étudiants. Qu'attendez-vous des mesures du gouvernement et que pensez-vous de ce mouvement lycéen
'attends que le gouvernement... agissent enfin et concrètement pour répondre à la colère des lycéens et des lycéennes. Ils demandent 10 milliards d'euros que l'on peut planifier sur plusieurs années pour pouvoir rénover les établissements dans lesquels ils vont à l'école, embaucher des professeurs pour qu'il n'y ait plus de profs absents dans les cours. Ça, ça doit être inscrit dans le projet de loi de finances qui est aujourd'hui à l'étude. Ça doit être inscrit noir sur blanc et c'est au gouvernement de montrer ce signe-là et de l'acter. Et donc c'est ce que nous demandons, c'est un engagement concret du gouvernement à mettre les moyens pour rénover les établissements, pour embaucher suffisamment d'enseignants et de professeurs pour que tous nos enfants, tous les élèves... et des profs puissent assurer leur cours. C'est quand même le minimum, quoi. Qu'ils puissent aller dans des établissements dignes, décents, et qu'ils puissent avoir des profs. On demande tout simplement des profs dans chaque classe. Ce n'est pas la lune. Et donc, il faut que ce soit inscrit dans le budget.
les incitez à perdurer ce blocage ou à retourner en cours ?
Bien sûr. Moi, j'appelle à ce que ce mouvement tienne bon. jusqu'à ce que le gouvernement cède et qu'il donne les moyens à nos enfants de pouvoir étudier. Ça paraît tellement évident, et j'appelle même à ce qu'il y ait un consensus de la part de l'ensemble des forces politiques, à l'Assemblée nationale comme au Sénat, pour inscrire ces crédits. dans le budget, faire en sorte que nos enfants puissent aller à l'école, avoir des profs dans des locaux dignes et décents. Si nous sommes incapables d'inscrire les budgets pour faire ça, mais il faut arrêter, c'est inconcevable pour moi. C'est un engagement que nous devons à notre jeunesse, c'est de faire en sorte qu'ils puissent avoir des conditions d'enseignement dignes. Et c'est tout simplement ça qu'il faut inscrire dans le budget de l'État et le planifier. sur plusieurs années. C'est un pacte que nous leur devons et c'est ce à quoi j'appelle.
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