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Alors, c'était comment ? Edouard Philippe, Naïla, tu étais donc sur le plateau avec lui, l'heure de vérité number one. Tu as des petits coulisses quand même à nous raconter.
En fait, ce qui était très marrant, évidemment, pour nous, mais quand je dis pour nous, je pense que je vous englobe avec moi, Jean-Rémi et Maxence, il y avait une vraie excitation à retrouver l'heure de vérité, je veux dire, moi le générique. Pour rien vous cacher, quand je l'ai écouté la première fois, ça m'a fait un peu chair de poule. Et ce qui était assez intéressant, c'est qu'en l'espèce, c'était la première fois que je voyais Edouard Philippe arriver à une émission. Alors, comment dire sans être... J'allais dire presque... Mais vraiment excité comme un gosse de faire l'émission. Donc il est arrivé, évidemment. Il a expliqué dès le début de l'émission que lui, il l'a regardé quand il était gamin, qu'il refaisait même les interviews sur le chemin du lycée, mais même avant le générique, en fait. sentait chez lui, mais vraiment, une envie d'y aller. Et pour rien vous cacher, il est arrivé... La décontraction et vraiment le bonheur de faire une émission, il est arrivé en nous faisant des imitations. Donc quelques minutes avant l'émission, il était en bas, en train de se balader, en train de faire des imitations. Il est assez fort pour le coup. Et ça s'est un peu senti sur toute l'émission, qu'il avait une gourmandise à faire le format. Ça s'est aussi senti chez son entourage.
Oui, je pense qu'on a vu qu'il avait envie, on a vu qu'il s'était préparé. Manifestement, si j'ai bien compris, à certaines indiscrétions, il s'était préparé avec Gérald Darmanin en Sparring Partner. se mettre à la place des journalistes, répondre aux questions. Et oui, on voit très clairement qu'il était préparé. Est-ce que ça suffit à l'imposer comme le candidat naturel a montré qu'en gros, avec ses principaux challengers qui sont Bruno Retailleau et Gabriel Attal, en gros, ils partagent 80% du corpus et le 20% qui reste, ce sont quelques différences à régler. Ça, je ne sais pas.
Il y a presque un détachement. Chez Édouard Philippe, je trouve. À la fois, il fait ça avec sérieux et en même temps, ça me rappelle, j'ai retrouvé dans mes bons vieux carnets, car je prends des notes sur papier, une phrase d'un de ses proches qui dit « si ce n'est pas lui, ce sera quelqu'un d'autre ». Il y a un côté un peu comme ça. Il fait le pari de la sincérité et au fond, il est déterminé, oui. Mais le « si c'est pas lui, ce sera quelqu'un d'autre ». Je trouve que ça dit pas mal de… Et en plus, il ne faut pas s'énerver, puisqu'on sait très bien que dans les derniers jours de campagne, c'est là que ça se fera et c'est là que le vote utile se fera. Et au fond, je me souviens, le même déjeuner, c'était « on tâtonne ». On tâtonne, on ne sait pas trop ce qui accroche, on ne sait pas trop ce qui va marquer l'opinion. Mais on tâtonne tous, au fond, et on se fait balader par l'actualité.
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