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C'est une pluie de jets de projectiles énorme. Et voilà, nous c'est le quotidien des policiers, donc c'est quand même catastrophique. Et ça nous fait quand même plaisir aussi de venir ici et de le dénoncer, puisque aujourd'hui on n'en parle pas assez, mais on est à 800 policiers ou gendarmes blessés. Et quant au tir aux policiers, alors là c'est le hall d'un établissement scolaire, mais quand vous le prenez en tir tendu sur vous, comment voulez-vous que l'on prenne la chose ? notre acte de défense, notre acte de riposte, est-ce qu'il ne doit pas être à la hauteur de la dangerosité, de la violence que l'on ramasse tous les jours en pleine tête ? Si vous voulez, les mots ont un sens, et vous le savez très bien en tant que journaliste, et quand on entend qu'on doit faire preuve d'empathie et de bienveillance, je peux vous dire que ce n'est pas
passé. Alors si vous aviez la possibilité, parce que dans sa tour d'ivoire... évidemment, il n'est peut-être pas au contact des syndicats de police qui se font le relais des policiers qui sont sur le terrain. Mais si vous aviez la possibilité d'échanger avec Emmanuel Macron, d'être face à Emmanuel Macron, et qu'il vous parle de ce manque d'empathie, vous lui répondriez quoi ?
De venir passer une journée avec nous en manifestation, dans une unité armée comme on est actuellement, et de tout ce qu'on prend sur la tête, pour qu'il se rende compte de la réalité de terrain. Ça, c'est ce qu'on lui dirait, oui, c'est certain. Et je crois que c'est là où on inverse ces choses. Aujourd'hui, il y a une guerre médiatique. On voudrait faire croire que tout ce qui se passe aujourd'hui, c'est de la faute des policiers. Je le répète, je le martèle, ça fait des jours, toutes les consignes sont données. pour être à distance et que cela se passe bien avec un public jeune. Je vous rappelle aussi, parce qu'il y a certaines personnes qui l'oublient, nous, policiers, nous sommes tous pères de famille avec des enfants lycéens, parfois qui partent en manifestation ou non. Et entendre ça, c'est une horreur. Il y a aussi un autre élément, et ça, ce n'est pas de votre fait, mais on en a plus que marre, cette guerre médiatique et cette façon récurrente de jeter l'opprobre sur la profession. Les policiers tentent d'agresser sexuellement au moment de l'interpellation, désinterpeller les policiers, lancent des chiens sur les manifestants. Les policiers tentent de noyer, désinterpeller. Enfin, tout ça, ça nourrit. Un débat qui n'a pas lieu d'être. Le policier, quand il intervient, il est dans un cadre légal. Il intervient pour rétablir l'ordre public. Rétablir. Enfin, je veux dire, ce verbe, il a un sens. Rétablir l'ordre public.
Alors, vous avez dit quelque chose d'important.
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