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Salut les copains, on se retrouve comme on s'est quittés. J'ai l'impression que la nuit a été courte pour certains. Je te regarde, Neila. Ça se voit dans mes yeux. C'est le podcast On Off avec Jean-Rémi Baudot. Maxence Lambrec.
Et donc, Neila Latrousse.
Alors, c'était comment ? Edouard Philippe, Naïla, tu étais donc sur le plateau avec lui, l'heure de vérité number one. Tu as des petits coulisses quand même à nous raconter.
En fait, ce qui était très marrant, évidemment, pour nous, mais quand je dis pour nous, je pense que je vous englobe avec moi, Jean-Rémi et Maxence, il y avait une vraie excitation à retrouver l'heure de vérité. Moi, le générique... Pour rien vous cacher, quand je l'ai écouté la première fois, ça m'a fait un peu chair de poule. Et ce qui était assez intéressant, c'est qu'en l'espèce, c'était la première fois que je voyais Edouard Philippe arriver à une émission. Alors, comment dire sans être... j'allais dire presque ouais mais vraiment excité comme un gosse quoi de faire l'émission donc il est arrivé évidemment il a expliqué dès le début de l'émission que lui il a regardé quand il était gamin qui refaisait même les interviews sur le chemin du lycée mais même avant le générique en fait on sentait chez lui mais vraiment enfin une envie d'y aller et pour rien vous cacher il est arrivé La décontraction et vraiment le bonheur de faire une émission, il est arrivé en nous faisant des imitations. Donc quelques minutes avant l'émission, il était en bas, en train de se balader, en train de faire des imitations. Il est assez fort pour le coup. Et ça s'est un peu senti sur toutes l'émission, qu'il avait une gourmandise à faire le format. Ça s'est aussi senti chez son entourage, y compris en débriefant après le soir même ou ce matin. Globalement, on les sent.
Oui, derrière lui, il y avait pas mal de sourires. On sentait son entourage.
Oui, et puis, en fait, content d'avoir... Enfin, l'émission, elle s'appelle l'heure de vérité. Donc, en fait, vous ne pouvez pas venir et tenir une heure et demie, deux heures sur ce type de format en vous cachant derrière des éléments de langage. Et il sentait qu'il avait réussi, lui, l'espèce de jupéiste un peu raide, telle que l'image lui a collée, à vraiment montrer, entre guillemets, qui il était. Après, je ne sais pas, vous, vous avez regardé ? Vous en avez pensé quoi ? Quel retour vous en avez ce matin ?
je trouve quand même que si tu nous avais dit l'inverse, ce serait assez grave pour un candidat à la présidentielle qui se prépare depuis aussi longtemps, qu'il ait envie. Bon, je pense que ça se voit. Effectivement, la difficulté qu'il a, lui, et je pense que je ne suis pas le premier à le dire, c'est de montrer que cet enthousiasme, de montrer que c'est le candidat naturel, de montrer qu'il n'est pas raide. C'est un point sur lequel il est souvent interrogé. Il l'avait été il y a quelques jours encore chez nos confrères de TF1. Je ne sais pas si les audiences reflètent vraiment cette chose-là par ailleurs, mais oui, je pense qu'on a vu qu'il avait envie, on a vu qu'il s'était préparé. Manifestement, si j'ai bien compris, certaines indiscrétions, il s'était préparé avec Gérald Darmanin en Sparring Partner pour se mettre à la place des journalistes, répondre aux questions. Et oui, on voit très clairement qu'il était préparé. Est-ce que ça suffit à l'imposer comme le candidat naturel a montré qu'en gros, avec ses principaux challenges, qui sont Bruno Retailleau et Gabriel Attal en gros ils partagent 80% du corpus et le 20% qui reste bah voilà ce sont quelques différences à régler ça je sais pas
Il y a presque un détachement chez Edouard Philippe, je trouve. À la fois, il fait ça avec sérieux, et en même temps, ça me rappelle, j'ai retrouvé dans mes bons vieux carnets, car je prends des notes sur papier, une phrase d'un de ses proches qui dit « si ce n'est pas lui, ce sera quelqu'un d'autre ». Il y a un côté un peu comme ça. Il fait le pari de la sincérité, et au fond... Bon, il est déterminé, oui, mais le « si c'est pas lui, ce sera quelqu'un d'autre ». Je trouve que ça te dit pas mal de... Et en plus, il ne faut pas s'énerver, puisqu'on sait très bien que dans les derniers jours de campagne, c'est là que ça se fera et c'est là que le vote utile se fera. Et au fond, je me souviens du même déjeuner, c'était « on tâtonne ». On tâtonne, on ne sait pas trop ce qui accroche, on ne sait pas trop ce qui va marquer l'opinion. Mais on tâtonne tous au fond et on se fait balader par l'actualité. Tu vois, toi, tu dis
authenticité. Je vais te raconter un truc. Non, vas-y, Jean-Rémy. Non, non, vas-y, vas-y, Jean-Rémy. Non,
non, mais c'est parce que vu que tu t'allais dans ta carnet, moi, je suis allé voir dans mon téléphone là où je prends moi mes quotes, mes citations et je me rappelle un récent échange. C'est un bon vieux haul de
ça, tu vois. T'es à deux doigts de traiter de boomer là, Jean-Rémy. Vas-y. Non, mais moi, Jean-Rémy.
Et un de ses très très proches, vraiment un de ses très très proches, me disait qu'effectivement, il est le candidat qui rassure dans un moment qui inquiète, et ça c'est pas si mal, mais que, et je le cite et c'est pour ça que j'y pense, je trouve ça assez croustillant, il est le candidat du devoir conjugal, il faut qu'il devienne le candidat de l'escapade amoureuse. Et j'aime bien cette image, parce qu'effectivement il a ce côté sérieux, il a ce côté... Je trouve que le seul moment où il est sorti un peu de son truc d'ailleurs, c'est quand il s'est un peu allumé sur la question de l'identité, l'identité fière, quand il s'est fait un peu chahuter. Je ne suis pas sûr qu'il se soit fait chahuter d'ailleurs, mais par notre consoeur, Eugénie Bastier, qui est allé le chercher sur la question de l'immigration, l'identité et tout ça. Je pense qu'il l'a un peu renvoyé dans ses cordes et je trouve que c'est le moment où il s'est le plus allumé.
On parle d'authenticité, on parle d'énergie. Je vous redis, il y a des contractions, ça m'a un petit peu, j'allais dire désarmé, parce que... On l'a tous vu, mais particulièrement moi depuis septembre, je l'ai vu dans beaucoup de formats, Edouard Philippe, qu'on fait au niveau de France Télévisions, etc. Et je vous assure que je l'ai vu arriver à des émissions, demander de la concentration, s'isoler, travailler, pour le coup, vraiment dans son sujet. Et c'était la première fois que je le voyais arriver, mais excité. limite, alors je ne sais pas si vraiment, il s'était imaginé que c'était une sorte de ring, parce qu'il nous fait la blague, juste avant l'émission, de nous dire, mais de toute façon, moi je suis un boxeur, et d'ailleurs son coach de boxe était présent dans le public, il était venu avec, et donc ça m'a interrogé politiquement, alors d'abord sans doute, enfin encore une fois, je reviens sur le format, mais comme on en est un peu fiers, je me permets un petit peu de te promos, non mais pour le coup, je pense que le format réveille chez un certain nombre de... Édouard Philippe qui le regardait, ou y compris Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, une forme de curiosité puisque Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont déjà assisté dans le public à l'heure de vérité, ils accompagnaient d'autres politiques. Marine Le Pen son père et Jean-Luc Mélenchon avait accompagné de mémoire Rocard. Donc y a une appétence de voir ce que ça va donner. Mais au-delà de ça, je me suis posé la question à un moment où on dit que son entourage, à un moment où on dit... À un moment où son entourage nous confesse, et vos offres le montrent parfaitement, que bon, il y a encore de la marge de progression, etc. Si cette décontraction de sa part n'était pas une espèce de confiance absolue sur le fait que rien ne pourrait enrayer sa mécanique.
Est-ce qu'il est arrivé en tapant comme ça ? Ouais,
un peu. Ouais, il l'a fait. C'est son gimmick, c'est vrai, t'as raison Maxence. C'est un classique
avant
l'interview. Le point quand même, c'est qu'il a du mal à lancer une dynamique. Et ça, d'ailleurs, dans son entourage, tout le monde le voit. C'est-à-dire qu'effectivement, il est... Aujourd'hui, le mieux placé dans l'espace du centre et de la droite pour imaginer arriver au deuxième tour. D'une certaine manière, pour l'instant, ça ne prend pas trop. C'est intéressant de voir si ces propositions sur le fait de travailler plus pour gagner plus, que les jeunes parents puissent avoir un peu plus d'argent, qu'ils ne puissent pas être imposés les trois premières années, la question d'aller sur l'immigration légale, de vouloir la diviser par deux, je ne sais pas si ça peut percoler un peu dans l'électorat. T'as raison de nous ramener au fond, Jean-Rémi. Non, mais parce que le fond est important et en même temps... Et en même temps, lui aujourd'hui, on voit que Gabriel Attal, la dynamique n'est pas du côté de Gabriel Attal, quoi qu'en dise ses équipes. Et en fait, il ne bénéficie pas du fait que Gabriel Attal soit un peu dans les choux. Donc, en termes de dynamique, on dit souvent cette phrase, la politique, c'est de la dynamique, une campagne, c'est de la dynamique. Là, pour l'instant, il est... Il a une forme de socle qui est assez élevée, disons-le. Mais la dynamique, pour l'instant, n'est pas particulièrement enclenchée.
J'ai juste une question pour vous, parce que moi, du coup, j'étais en plateau tout le long. Avec ta veste rouge. Avec ma veste rouge. Hommage à France Inter et à Maxence Lambrec. C'est gentil, merci. Pas du tout. C'est juste qu'elle la trouve jolie. C'est juste qu'elle est jolie, cette veste. Non, mais vous avez eu le temps, vous, de jeter un coup d'œil, parce qu'il y avait la contre-soirée sur LCI avec Bardella, qui, pareil, était attendu, je crois. sa première longue interview depuis les révélations de Mediapart. Vous, dans vos équipes, quelqu 'un a pu jeter une oreille à ce qu'il disait. J'avoue que moi, du coup, j'ai pas eu le temps du tout, y compris ce matin, de regarder comment il se défendait.
Parlons un peu de Jordan Bardella, parce que là, c'était quand même une semaine de comment on réécrit un autre récit et on sort de cette histoire. Non, moi, ce qui m'a interpellé, c'est le récit de mon adjointe Victoria qui a suivi Marine Le Pen au sommet de l'élevage, pour nom d'Auvergne. à aucun moment, cette histoire n'est apparue dans aucune conversation et aucune interpellation de Marine Le Pen là-dessus. C'était le bal des selfies. Et le seul truc qui interpellait le seul sujet, c'était sur le fait d'accueillir des... des salariés extra-européens avec une taxe... En tout cas, que le fait d'embaucher des extra-européens soit pénalisé fiscalement, c'est ça le sujet pour les agriculteurs. Ah, c'est marrant. Parce qu'ils embauchent la main-d'œuvre non-européenne. Et donc, c'était assez incroyable. Et elle me racontait, ça a quand même duré des heures et des heures. Et en fait... Mais ça me rappelle quelqu'un qui prenait un café l'autre jour. C'est phrase un peu choc, mais c'est « Il y a combien de synagogues dans les chefs-lieux de canton ? » Et en fait, sous-entendu, est-ce que l'antisémitisme est vraiment un sujet là où le vote RN est fort ? Eh bien non. Là, en tout cas, cette affaire Bardella... Pour l'instant, on n'a pas l'impression qu'elle colle beaucoup à la peau de Marine Le Pen.
Jean-Rémi ? Ça, c'est quelque chose qu'on retrouve beaucoup dans les échanges avec les membres du Rassemblement national, les élus, les conseillers, etc. Et au sein du service à France Info, Pierrick Bonneau, Hélène Terzian le voient beaucoup. C'est le côté, en fait, ça ne fait pas bouger cette affaire. Elle ne fait pas bouger d'une voix. C'est incroyable, mais personne n'en fait rien. Il y en a même certains dans l'entourage de Marine Le Pen qui disent, ou en tout cas des élus, qui disent merci à Jean-Luc Mélenchon d'avoir banalisé le sujet. de l'antisémitisme avec ses prononciations douteuses sur les non juifs donc il ya quand même un truc de ils ont un peu l'impression de passer entre les gouttes alors je crois bien et que il ya des nouvelles révélations qui vont sortir et donc à l'heure où l'on enregistre ce podcast bon bah peut-être est ce que il ya peut-être des choses qui vont qui vont venir agrémenter mais ce qui est certain c'est que Pour l'instant, la classe politique s'en empare, ils ont été torpillés. Par exemple, c'est intéressant, la niche, il y avait une niche parlementaire jeudi à l'Assemblée, une niche parlementaire, rappelons-le pour ceux qui nous écoutent et nous regardent, c'est quand un groupe politique choisit l'ordre du jour. Et en fait, hier, le RN, donc jeudi, le RN avait un ordre du jour et en fait, toute la journée, ils se sont fait pourrir les débats, torpillés par en gros les autres groupes politiques, notamment tout ce qu'il y a autour de Jordan. Et on voit bien aussi que la séquence, en réalité, n'est pas très bonne pour le RN. Le budget qu'ils ont présenté en début de semaine, lui a aussi été torpillé, moins par les politiques que par les économistes et tous les gens qui regardent ça un peu sérieusement. Marine Le Pen a d'ailleurs répondu à aucune question sur le fond. Elle a lu une présentation, alors que c'était censé montrer qu'elle était plus à l'aise sur les questions de l'économie. Et là, franchement, elle a lu un... Elle a lu un speech, quoi. Elle n'a pas particulièrement donné du grain à moudre. Oui, c'est sans doute
le point faible de la semaine, c'est celui-là, en fait. Et c'est davantage le décryptage de son budget à 140 milliards d'économies que cette affaire Bardella qui apparaît comme un peu lointaine et pas forcément... Il y a toujours une part de doute qui réussisse à... à entretenir. Et hier soir, c'était ça. Hier soir, c'était les yeux dans les yeux. Je n'ai jamais écrit tout ça. Ce n'est pas une erreur de jeunesse. Après, les
amis, certes, en termes d'opinion publique, ça n'imprime pas beaucoup. Je ne sais pas si ça se traduit, mais en tout cas, ça a été l'occasion dans la réorganisation interne. d'écarter quand même un certain nombre de Jordan Bardella. Cette semaine, nouvel organigramme de campagne révélé, la presse est reprise en ce qui concerne Marine Le Pen par un de ses proches, qui était son conseiller spécial au niveau du groupe Andréa Cotara, pour ne pas le nommer. C'était un proche de Bardella qui, jusqu'ici, s'occupait de la presse. Et d'après les indications... D'ailleurs,
Cotara qui était avec Marine Le Pen en Auvergne. Qui est aussi, je crois,
conseiller régional de la région, mais qui, par ailleurs, voilà, Enfin, de fait, prend un peu plus d'ampleur dans le dispositif. Les proches de Jordan Bardella ne sont pas intégrés à l'équipe de campagne. Et vraisemblablement, de ce que l'on me raconte, hier, au moment où Jordan Bardella se rend sur l'émission d'LCI, il y a une personne qui veille particulièrement à la préparation et au déroulé de l'émission. Et ce n'est pas la personne qui s'occupe d'habituellement de sa communication. C'est Nolwenn Olivier, la nouvelle directrice de la communication, qui se trouve être la nièce de Marine Le Pen. Donc certes... Elle n'a pas énormément d'impact, aujourd'hui on le voit dans les études sur les enquêtes d'opinion, mais en coulisses, c'est l'occasion quand même de débardéliser, je ne sais pas si le terme existe, inventons-le, la campagne, ou en tout cas de montrer que son cercle le plus proche n'est pas pleinement intégré, ou en tout cas n'est pas en première ligne sur la campagne.
C'est vrai que c'était Victor Chabert, un de ses amis, ancien journaliste européen, qui faisait la communication de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. C'était un peu la porte d'entrée pour la presse. Et finalement, c'est fini. Victor Chabert s'occupe de Jordan Bardella et du parti
en général.
Et du parti. Et Andréa Cotarac s'occupera de la presse de Marine Le Pen, ce qui est un relais direct pour le coup pour elle.
Et alors, il faut qu'on vous raconte un petit peu les infos qu'avait glané Pierrick Bonneau, qui s'occupe du RN pour France Info. En fait, on lui a raconté que la difficulté que le RN avait à recruter des communicants, parce qu'il faut bien savoir, il faut bien expliquer à ceux qui nous écoutent et qui nous regardent, que les partis politiques, souvent, ils se tournent, ils vont piocher dans les cabinets de conseil, ils vont piocher dans des communicants, dans des grands noms de la com et tout ça. Et en fait, le RN, ils n'ont pas réussi à trouver ça. Et c'est aussi pour ça qu'ils se tournent vers Cotarac. qui est un proche, ou en tout cas un élu, ou quelqu'un qui fait déjà partie du système Rassemblement National, parce qu'en réalité, ils ont cherché d'autres options qu'ils n'ont pas réussi à trouver. Alors, est-ce que ça veut dire que c'est aussi une forme de plafond de verre un peu technique, et que les communicants ne se bousculent pas, sachant qu'il y en a un des communicants qui travaille avec le Rassemblement National, il y a des sondeurs qui ont passé le Rubicon, etc. là, je trouve ça assez intéressant de se rendre compte que le clan se referme aussi, mais parce qu'ils ont du mal à recruter à l'extérieur. ça c'est un fait -ce qu'on pourrait pas parler peut-être avant de se quitter de la situation des lycées qui évoluent évidemment donc on va pas tirer de plan sur la comète mais moi j'ai été assez frappé avec tous les échanges que j'ai eu avec plusieurs ministres cette semaine sur Finalement, ils ont un peu eu l'impression au niveau du gouvernement que ça leur est un peu tombé dessus. Je vous cite une discussion que j'ai eue avec quelqu'un d'important dans le gouvernement qui disait précisément ça nous est tombé dessus. On avait dans le viseur le budget, les agriculteurs, le carburant. On s'attendait à un automne difficile, mais pas à ce niveau-là. Je trouve que ça dit vraiment quelque chose de la réponse politique aussi, qui est en train de bouger évidemment, mais je ne sais pas s'il faut parler d'impréparation ou du fait qu'ils se sont dit que ce n'était peut-être pas le sujet en haut de la pile ou peut-être qu'ils n'ont pas vu que c'était le sujet qui allait être en haut de la pile.
Il faut dire que c'est une matière hyper dure. Aller avoir des thermomètres dans les lycées et sentir le truc, c'est quand même particulièrement compliqué. Mais ouais, c'est vrai. Après, moi, j'ai eu un off là-dessus sur maintenant... va être compliqué de ne pas censurer et potentiellement il y a une sorte de motion de censure qui se prépare dans la foulée de la mobilisation lycéenne. On parle de mardi
les amis, je ne sais pas si vous l'avez en tête, mais on me dit possiblement motion de censure mardi de la France Insoumise, ça circule aussi chez vous
? Oui, oui, ça circule aussi. Et en fait, ça, ce serait peut-être un peu compliqué pour le RN à voir, de se dire, bon, on laisse passer, alors qu'à côté de ce mouvement lycéen, il y a potentiellement un mouvement le 17 octobre sur les carburants. Et de toute façon, ça s'est senti dans son allocution, Sébastien Lecornu, il tâtonne en proposant plusieurs choses. Les 3000 professeurs en plus, ils sont apparus là. Alors qu'il n'en parle pas du tout mercredi soir. Et qu'il dit, on
fera des propositions à la fin du mois. Moi, je n'ai pas compris l'accélération soudaine où... Mais c'est l'effet déceptif. C'est l'effet
déceptif. C'est exactement... Maude Bréjon était sur France Info dans les studios jeudi matin, donc juste après l'allocution de Sébastien Lecornu mercredi soir. Et en coulisses, elle nous dit, bah oui, on voit bien qu'il y a un effet déceptif. Et que moi, je qualifie d'effet Léonarda, si vous me permettez. C'est-à-dire qu'un politique prend la parole. Ça, c'est une référence pour les plus
anciens, ça. Vas-y, explique, Jean-Rami.
J'explique, moi, ce que j'appelle l'effet Léonarda. J'essaie de l'évangéliser cet effet. En effet, Léonarda, c'est un politique qui prend la parole, qui fait une annonce, qui dit quelque chose. Et dans la foulée, les chaînes d'info tendent un micro à quelqu'un. Donc à l'époque, c'était François Hollande et la jeune Léonarda. Mais en l'espèce, c'est Sébastien Lecornu et des lycéens. Et les lycéens disent... C'est de la merde, ça ne marche pas. Et du coup, le cadrage bascule d'un côté. C'est-à-dire qu'immédiatement, vous avez cet effet Léonarda qui est que cette parole politique ne m'intéresse pas et ça n'est pas utile. Je ne sais pas si cet effet Léonarda va prendre dans les manuels de communication politique. Je l'espère, je l'espère. On le recasera, Jean-Rémi, on
le recasera, on fait campagne.
s'il te plaît. Mais je trouve qu'il y a un truc de... Il y a un effet déceptif. Et quand j'en parle avec Maud Bréjon l'autre jour en dehors du studio, c'est en somme ce qu'elle nous dit.
Il y a plusieurs éléments dans cette gestion de crise qu'à titre personnel, je ne comprends pas. Notamment... Cette espèce de sentiment qu'a donné Sébastien Lecornu de faire lui-même la convergence des luttes avec cette allocution où il parle d'un côté des agriculteurs, de l'autre des lycéens, de l'autre du carburant, etc. Alors que précisément la gauche rêve de cette convergence des luttes pour le 17 octobre. Et d'ailleurs ça a été les réactions. à gauche, tous nos interlocuteurs, de dire, mais c'est génial, en fait, il offre cette convergence des colères, il l'offre lui-même par une allocution où il adresse l'ensemble des sujets. Je vous disais, je n'ai pas compris non plus le fait que mercredi, il renvoie à des décisions fin octobre et que dans le même temps, des annonces soient faites le lendemain par Édouard Geffray, qui est quand même ministre de l'Éducation très, très, très critiqué dans le bloc central, et y compris au gouvernement. On explique qu'en gros, c'est la quintessence de ce que produit l'éducation nationale en termes de haut fonctionnaire devenu ministre qui, en fait, ne sait plus parler « normalement » à des jeunes. Quand même,
ce n'est pas très cool parce qu'il y a quelques mois, il était encensé comme le mec qui connaissait ses dossiers, comme le vrai bon soldat de l'éducation, etc. C'est toute la difficulté de
la société civile depuis le début d'Emmanuel Macron. Absolument. Là, la question qui se pose, c'est que vraisemblablement, ce que je vois des premiers retours, l'annonce des 3000 remplacements produit un effet, enfin, est assez contre-productif puisque tout le monde se dit, mais comment ça, il y avait 3000 profs qui attendaient et jusqu'ici, personne n'avait jugé utile de les déployer. Donc voilà, le truc est un peu curieux. Et moi, ce que j'entends dire au gouvernement, notamment de la part d'un ministre avec qui j'ai échangé ce matin, qui dit, mais ce que je raconte quand même pour ceux qui nous écoutent et qui nous regardent, par moments, Les politiques, quand ils sont un peu paumés, il arrive qu'ils parlent des journalistes en disant « Vous le sentez comment ? » Et je trouve ça toujours très drôle parce qu'en l'espèce, on n'est pas du tout des politiques. Et en plus, franchement, on peut le sentir de quelque façon que ce soit, comme on ne rend pas compte aux électeurs. Enfin, je veux dire, on a une liberté de parole qui n'engage à rien. Donc je trouve ça toujours étrange qu'on nous interroge. Mais enfin bon, il se trouve que c'est comme ça. Et je disais « Je ne sais pas, il faut voir quel est l'effet des vacances scolaires. » Et ce que j'ai trouvé très drôle, c'est la réaction de ce ministre qui dit « Oh ! » Mais c'est loin, les vacances scolaires. C'est-à-dire que l'horizon d'une semaine encore de manifestation semble vraiment inquiéter le gouvernement. Moi, en tant que maman, les vacances scolaires, c'est demain. Je pense qu'on est tous déjà organisés pour savoir où on va, etc. Et vraiment, j'ai l'impression que c'est là que c'est imminent. Mais en termes de gestion de crise, il y a même cette idée qu'au fond, que d'attendre le 16 octobre, c'est le bout du monde. qui est sûr. Par ailleurs, et moi j'en terminerai par là, sauf si je pense qu'on a d'autres rendez-vous, c'est que globalement, y compris pour les candidats du bloc central le truc est juste horrible quoi vous êtes obligés d'être en soutien au gouvernement vous pouvez pas vous détacher en disant non mais ils font n'importe quoi parce que mine de rien c'est aussi aller contre une partie de votre électorat qui soutient le gouvernement faiblement mais qui soutient mais sauf que vous y gagnez rien vous gagnez rien auprès de ceux qui qui souhaitent plus d'ordre et vous gagnez rien auprès de ceux qui souhaitent qu'on écoute les revendications des lycéens donc c'est une crise qui y compris sur la présidentielle peut avoir des conséquences sur les candidats du bloc central.
Jean
Rémi tu avais une anecdote
Ouais, non, j'ai juste deux trucs. C'est-à-dire que j'étais à Bercy cette semaine et je pense qu'il faut quand même garder en tête que si le gouvernement n'est pas plus allant sur les mesures aux jeunes, c'est pas tant qu'il déteste les jeunes. C'est qu'en fait, il n'a pas les sous. Et j'en discutais avec un ministre à Bercy qui disait on n'a pas de marge de manœuvre. On est prêt à discuter. Mais en fait, il n'y a pas de sous. Et s'il y a des nouvelles dépenses, il faudra les trouver ailleurs par des économies par ailleurs. Donc il faut quand même rappeler qu'on est dans ce contexte là. Et puis quand même, globalement, rappelons une espèce. de réalité dans le pays on parle de pacte générationnel et je crois qu'on en avait parlé la semaine dernière les jeunes y sont pas entendu aussi parce qu'ils votent pas et donc et donc il ya quand même un truc moi je serais très étonné de savoir s'il pourrait pas y avoir par exemple une tribune de retraités qui dirait on veut aider les jeunes taxer nous quoi voyez comme les comme les patrons qui montraient au créneau c'est intelligent et assez assez audacieux si si quelques voilà si ce pacte générationnel pouvait s'incarner de cette manière là moi je vais devoir vous laisser j'ai un rendez vous off dire un dernier mot Juste
un dernier mot, parce que je sais que, y compris à France Télé, je sais que j'ai pas la bonnette, je l'ai perdue, je passe petit message personnel, je fais de la com' interne, pardon, les bonnettes, c'est ce que vous avez, vous, la petite mousse autour des micros avec les logos. Je sais que je l'ai pas, mais regardez, j'ai le joli kakemono.
Oui, c'est très beau. Et moi, chez moi, j'ai repas en rouge pour que ça colle avec France Télé. Moi, c'est juste pour pas
me faire disputer après, voilà. Mais j'aurai la bonnette la prochaine fois, promis.
Bon, et on parlera évidemment du... score du premier tour de la primaire social-démocrate. Pourquoi tu
dis ça en soufflant
Mais non, parce qu'on l'attend. Ce sera samedi soir, 20h. C'est de l'impatience. Et donc, on débriefera, on sera dans l'entre-deux-tours la semaine prochaine. Sauf s'il y a un vainqueur au premier tour.
Allez, on skite là-dessus. Ciao, ciao les copains.
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