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Le dernier débat de la primaire socialiste a vu Olivier Faure et Raphaël Glucksmann s'affronter sur les alliances avec la France insoumise. Faure a accusé Glucksmann d'être tombé dans l'outrance et de naviguer à vue entre la droite, la gauche, le centre libéral. Glucksmann a répliqué qu'il refusait toute compromission avec LFI et Jean-Luc Mélenchon. Ségolène Royal a accusé Glucksmann de vouloir opérer un hold-up sur le PS. L'ambiance était électrique, avec des passes d'armes violentes en début d'émission. Deux vidéos publiées par Le Média ont montré Glucksmann tenant des propos crus. Il a qualifié Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon de méga à la ramasse et a dit « on leur pisse dessus, on ne va pas rentrer dedans ». Il a également accusé Ségolène Royal d'avoir fait la danse du ventre à Macron. Olivier Faure a estimé que ses propos étaient privés et a comparé la situation à celle de Jordan Bardella, défendant ses écrits antisémites comme des messages privés. Cette comparaison a provoqué la colère d'Aurélien Rousseau, qui a dénoncé le franchissement d'une énorme ligne rouge sur X. Glucksmann a fini par s'excuser. reconnaissant qu'il n'avait pas été au niveau. Après les premières 45 minutes centrées sur Jean-Luc Mélenchon, les candidats ont abordé les sujets de fond. École, retraite, dette, nucléaire, énergie renouvelable. Mais la guerre en Ukraine a relancé les tensions. Ségolène Royal a souhaité faire le même effort pour arrêter cette guerre et a proposé une médiation avec Vladimir Poutine. Jérôme Gage a jugé ce discours louable mais si rupeux, évoquant une paix munichoise et accusant Royal de vouloir concéder des territoires ukrainiens. Royal a estimé que ce qualificatif était sexiste. En fin d'émission, François Hollande est intervenu, invitant au rassemblement, y compris avec lui-même. À l'issue de plus de trois heures de débat, plutôt que les points d'accord, c'est la partie la plus éruptive qui restera dans les esprits. Raphaël Glucksmann a résumé. Le spectacle qu'on a donné pendant 20 minutes était honteux. Olivier Faure a exprimé son incompréhension face à ceux qui, sur le bord de la route, qui regardent le corbillard passé et qui se disent « Je vais remplacer celui qu'on enterre », en référence à la potentielle candidature de Hollande hors primaire. Le débat a révélé des divisions profondes sur la stratégie, les alliances et l'avenir du Parti socialiste.
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