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François Ruffin, vous savez que l'argent n'est pas magique, que les caisses sont vides. Comment vous faites ? Vous trouvez l'argent où ? Vous faites ça. 'est quoi ça ? Ça, c'est Les Echos, le journal de mon ami Bernard, le journal des patrons, qui dit que le crédit d'impôt recherche va redevenir la niche fiscale la plus coûteuse. On met 7 milliards d'euros sur le crédit d'impôt recherche dont des tas de rapports disent... que c'est du gaspillage, qu'on n'en mesure pas l'efficacité. Vous avez ensuite l'exonération partielle lors des transmissions d'entreprises individuelles, c'est-à-dire le pacte du travail, dont on sait que c'est un gâchis au moins pour la moitié, sinon pour les deux tiers. Et là-dessus, le gouvernement ne touche pas. Ça veut dire que depuis 40 ans, on a un État qui n'est plus un État action et qui met son argent sur l'hôpital, sur l'école, sur la justice, sur la police, mais qui est un État subvention et qui distribue des centaines de milliards tous azimuts. Je ne dis pas que ça soit... Ça se fait en claquant des doigts. Mais l'enjeu, c'est d'avoir un sevrage du côté des subventions et de retrouver un État action qui met des moyens sur son éducation, sur sa santé, sur sa justice, sur sa police. Et dire que les dépenses en matière d'éducation, c'est le Conseil d'analyse économique qui le dit. Ça n'est pas un coût, c'est un investissement. Il chiffre à 140 milliards d'euros par an la perte de productivité parce que le capital humain... n'est pas suffisamment éduqué, formé. Mais là, il y a urgence dans l'immédiat. Mais c'est pour ça que je vous dis qu'il y a deux temps dans la réponse. Pour moi, il y a un premier temps de la réponse qui est une réponse politique. Vous garantissez que dans le prochain budget, il n'y aura pas de suppression de poste, que ça sera maintenu avec les 3% d'inflation. Un. Deux, vous dites suppression de parcours sup. Et si les jeunes, on leur dit ça, ils ont l'impression d'être écoutés tout de suite. Maintenant, ça dénoue le truc. Mais le gouvernement ne veut pas dénouler le truc. 'est-ce qu'il veut faire ? Il cherche à pourrir. Il cherche le pourrissement, il cherche le découragement, il cherche l'épuisement du mouvement. Quand on a une jeunesse qui se mobilise sur des causes que tout le monde estime justes, quand la principale mot qui revient pour moi dans les AG auxquels j'ai assisté, c'est moisissure, sur le bâti, et que le gouvernement, il vient dire, bon, écoutez, on va voir à la fin du mois, puis peut-être le mois prochain, en fonction des groupes à l'Assemblée, quand vous avez vu le bazar que c'est à l'Assemblée pour voter un budget. Ça peut être une réponse qui est entendue par les jeunes. Quand on est plus de 35 par classe, ça veut dire qu'on n'a pas un enseignant qui vous connaît bien. Il faut qu'il y ait des moyens qui soient mis du côté de l'éducation nationale. Pas seulement en termes d'enseignant, mais en CPE, en psychologue, en conseiller d'orientation. L'orientation, c'est la clé, et donc l'orientation. ne se fait pas par Coursup, mais elle se fait par de l'humain en face de l'humain. Voilà ce qui devrait être une réponse politique immédiate. Vous savez, je l'ai vu pendant le mouvement des Gilets jaunes. Pas de réponse politique, une réponse policière. À la fin, on a quoi ? On a des yeux crevés, on a des mains arrachées, on a des vies brisées et on a des Français qui s'opposent à d'autres Français. Pourquoi ? Vous parlez de répression policière, vous utilisez ce terme ou pas ? Il est évident qu'aujourd'hui, le gouvernement choisit la répression policière. Et ce n'est pas du fait de la police, c'est du fait d'un choix politique du gouvernement de dire que la seule réponse qu'on a aujourd'hui, c'est une réponse policière.
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