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municipale insoumise de Clermont-Ferrand avec qui j'ai l'immense plaisir de partager l'animation de ce meeting.
Bonjour à Louis, député du Val-de-Marne avec qui j'ai l'honneur de co-animer ce meeting et bienvenue en Auvergne.
Merci, merci, et surtout merci à vous, merci à vous qui êtes là, merci à vous qui nous regardez en direct, merci à vous de participer à ce meeting qui est une démonstration de notre dynamique dans cette campagne présidentielle.
tout ça n'aurait pas été possible sans les bénévoles, sans les militants, sans le service d'ordre et sans les équipes du siège. Merci à elles, merci à...
Parce que c'est grâce à vous que la dynamique de la candidature de Jean-Luc Mélenchon avance. C'est grâce à vous que nous venons d'atteindre les 410 000 parrainages citoyens sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Et nous allons continuer à parrainer. Si vous n'avez pas encore parrainé, vous pouvez le faire sur le site Mélenchon2027.fr. Et si vous avez déjà parrainé, alors dites à vos proches, dites à votre entourage de parrainer la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
cette candidature c'est son programme un programme de rupture avec l'égalité des droits le smic à 1700 euros la sixième république ou encore la planification écologique
À ce sujet, nous avons une annonce à vous faire, puisque pour la sortie de ce programme, nous vous donnons rendez-vous le 6 novembre. Mais surtout, surtout, le samedi 7 novembre, nous organisons notre grande convention pour présenter notre programme au pays. Rendez-vous toutes et tous, tout le monde est le bienvenu, ramenez des gens et faisons la grande convention qui fera le programme des ruptures, qui changera ce pays de la cave au grenier !
Cette campagne ne sera pas possible sans vous. Parce que notre campagne ne sera pas financée par des milliardaires. Nous avons besoin de vous. Vous pouvez faire un don sur le site de Mélenchon 2027, à hauteur de ce que vous pouvez, même un euro.
Et enfin, mon dernier remerciement, il est pour le Puy-de-Dôme. Je veux vous remercier pour vos scores aux élections législatives. Et je veux vous remercier parce que grâce à vous, nous avons une incroyable députée. Nous avons la députée du Puy de Dôme, la vice-présidente du groupe parlementaire insoumis à l'Assemblée nationale, l'une de nos armes les plus affûtées dans les débats budgétaires, celle pour qui nous avons une reconnaissance pour son combat pour les droits des enfants. Mesdames, Messieurs, un tonnerre d'applaudissements pour la députée Maria !
les Insoumis, on a coutume de dire « la force va à la force ». Et on peut dire qu'en ce moment, la force va au mouvement lycéen. Je suis sûre qu'ici, vous êtes nombreux et nombreuses à y participer, comme lycéens, comme étudiants, comme profs, comme parents, comme grands-parents ou comme syndicalistes, et évidemment comme Insoumis. J'étais éducatrice spécialisée en protection de l'enfance. Les droits des enfants et de la jeunesse, ça fait des années que j'y travaille et j'en ai fait un sujet central de mon action de député. Alors quand je vois les enfants de ce pays s'organiser, revendiquer des conditions d'études dignes et le droit de construire leur avenir, évidemment que notre place est à leur côté. Depuis le début du mouvement, On a tout entendu sur la jeunesse, qu'ils n'avaient pas de revendications, puis qu'ils en avaient trop, qu'ils étaient instrumentalisés, manipulés et surtout violents. Ces accusations, elles sont révélatrices du mépris des classes dominantes pour l'enfance. Il y a un mot que je veux vous partager, un mot que je trouve puissant, c'est l'enfantisme. L'enfantisme, c'est l'équivalent du féminisme appliqué aux droits des enfants. C'est comment construire une société qui ne soit plus traversée par les rapports de domination des adultes sur les enfants, sur leur corps ou sur leurs opinions. Car les droits ne commencent pas à 18 ans. La déclaration des droits de l'homme et des citoyens ne dit pas « les êtres humains deviennent libres et égaux en droit à 18 ans ». Elle dit « les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Et cela veut dire que les enfants sont des sujets de droit comme les autres. La Nouvelle France, c'est elle. La Nouvelle France, c'est eux. La Nouvelle France, c'est cette jeunesse qui se bat. La succession de Macron, vocifère, tu casses, tu répare. Les macronistes ne voient que la violence d'une poubelle brûlée, mais pas celle d'une main arrachée, pas celle d'un oeil perdu ou d'une masseoir brûlée. violence sexuelle qui touche massivement les enfants. Il refuse de mettre les 3 milliards que demandent les associations et bloque toujours la commission d'enquête sur Epstein. Il ne voit pas non plus la violence d'un pays où les services publics sont détruits, où le chômage et la pauvreté explosent. En ce moment, à l'Assemblée nationale, on examine le dernier budget de l'ère Macron. J'y travaille comme membre de la commission des finances et je peux l'affirmer. Ce gouvernement n'a aucune intention de faire redescendre la pression de ce pays. Les enfants sont aujourd'hui en première ligne d'une guerre sociale que le gouvernement veut mener contre toutes et tous. Leur bilan, c'est déjà 10 millions de pauvres. Un sur trois est un enfant et ils veulent en rajouter. La liste est longue. Gel des allocations familiales, gel de la prime d'activité, gel des APL. En tout, ce sont 54 milliards d'euros de coupes sur presque tous les ministères et à peu près sur tout le monde. A peu près sur tout le monde, sauf sur les riches, bien sûr. La Macronie ne changera jamais. Ce sont les derniers pratiquants de la théorie du ruissellement. Enfin, pas vraiment les derniers. Ils peuvent compter sur le soutien sans faille de l'extrême droite, qui vote contre toutes nos propositions de taxation des riches, que ce soit sur leur patrimoine, sur leur héritage ou sur les multinationales. Économiquement, le RN, c'est la parfaite continuité du macronisme, version hyper autoritaire. Dans leur contre-budget, ils annoncent la règle d'or dans la Constitution. Ils disent que la dette, c'est à cause de l'immigration. Et tout ce qu'ils sont capables de promettre, c'est 140 milliards de coûts budgétaires supplémentaires, toujours moins d'impôts sur les ultra-riches, toujours moins de services publics, 200 000 fonctionnaires en moins. Il n'y aura rien pour les classes populaires, rien pour les classes moyennes. Dans cette campagne, nous seuls portons un programme de justice sociale, d'égalité des droits et de planification écologique. Nous seuls portons un programme qui propose un avenir à cette jeunesse qui se bat. Alors voilà pourquoi il faut se mobiliser pour cette présidentielle autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. En 2027, tout changé est à portée de vote. Alors on continue et on va gagner !
Et maintenant, une parole du monde de la culture. Il ne peut pas être avec nous aujourd'hui, c'est pour ça qu'il vous a préparé un petit message. Robert Guédigian, réalisateur, producteur, scénariste, on regarde.
Bonjour, je suis désolé de ne pas être avec vous aujourd'hui. J'aurais aimé être là pour... soutenir Jean-Luc Mélenchon et appeler à voter pour lui dans sa prochaine élection. Je l'ai fait aux élections précédentes, mais je veux le faire là peut-être avec encore plus de convictions, encore plus de sentiments, encore plus forts. Donc bien sûr, évidemment, pour des raisons très concrètes, on le sait tous, pour augmenter les salaires, les bas salaires et les réformes fiscales, transformer la Constitution dans la France, une Constitution plus adaptée à une République d'aujourd'hui. Et bien entendu, puisqu'on est en pleine actualité, supprimer, aménager, enfin transformer cette histoire de parcours sub, qui est l'histoire qui nous mine tous les parents de France depuis des années. Tout ça, c'est très très bien déjà, si toutes ces musiques concrètes étaient appliquées, mais j'ai quelque chose d'un peu plus fort que ça, un sentiment un peu plus fort en ce moment, que j'avais oublié presque quasiment, et que j'ai retrouvé, c'est cette idée de transformer le monde et de changer la vie, comme disait Rimbaud et Marx, qu'on avait associés. Et ça, j'ai eu ce sentiment-là quand j'ai vu le meeting, où j'ai regretté aussi de ne pas pouvoir aller, le meeting de Saint-Denis. où j'ai vu là des sourires que moi je n'avais plus en fait. C'est-à-dire qu'en agrandissant l'image, puisqu'évidemment j'aurai envoyé des images à la télévision ensuite, en agrandissant, zoomant comme ça sur les arrêts sur l'image, j'ai vu des sourires qui me faisaient penser évidemment, j'allais dire, au sourire de la tradition ouvrière, au sourire de la tradition des luttes, c'est-à-dire des sourires des jeunes jeunes, des jeunes couples qui dansaient dans les usines occupées du Front Populaire. Évidemment des embrassades à la Libération quand les convois de résistants défilaient dans les rues après la Libération ou même des applaudissements quand ce programme commun a été signé en 1972, toutes ces époques-là de l'iasse populaire, toutes ces époques où le peuple, en fait, presque se réveille, existe et où le peuple est joyeux. Voir le peuple comme ça en joie, en sourire. dans une forme totale de bienveillance, de fraternité, de générosité, c'est une chose que j'avais plus depuis très longtemps et que je retrouve là. Donc il peut se passer quelque chose, je crois dans cette élection, d'un peu plus important que toutes les numérations que j'ai faites un petit peu rapidement, de tous ces chiffres, de toutes ces choses qui pourraient changer. C'était un peu ça, c'était un peu de la prose en fait, puis il peut se passer aussi quelque chose de poétique en fait dans cette élection. Donc on peut s'apercevoir que... la politique en fait pourrait être à nouveau fondée sur une morale. Certains disent qu'effectivement la politique et la morale sont des choses qui s'opposent. Moi je crois profondément que si la politique n'est pas fondée sur la morale, elle ne m'intéresse pas du tout. Et la morale de la gauche, la morale de la France insoumise, la morale de Jean-Luc Pirechon aujourd'hui, je crois qu'un un mot c'est le partage des richesses. Je continue à ne pas comprendre effectivement que sur la... Terre entière, mais évidemment en France aussi, bien sûr. Les richesses ne sont pas mieux partagées. Donc c'est pour moi une question politique et morale. Je vous souhaite, je nous souhaite une belle écrale de victoire l'année prochaine.
sourire, la joie, ce sont les mots justes pour nos prochains intervenants. Ils sont celles et ceux qui font la fierté de notre pays. Nous allons accueillir des lycéennes et des lycéens de Clermont-Ferrand. Je vous demande de les accueillir avec fierté, avec respect et avec soutien pour elles et eux et tous les lycéens du pays.
Et à toutes, je vous présente Marouane, élève en terminale au lycée Blaise Pascal.
moi, je vous présente Asia en terminale au lycée Sidouane Apollinaire. On souhaiterait remercier l'organisation de nous avoir proposé de prendre la parole devant vous. Et on voudrait immédiatement faire taire une rumeur. Nous serions manipulés ou manipulables.
c'est pour porter des revendications et des colères face à ce que nous vivons tous les jours dans nos lycées. Si nous avons fait le choix de venir parler à cette tribune, c'est parce que depuis dix jours, nous le faisons devant nos lycées, dans les rues, et même en délégation au rectorat et en préfecture. Bref, partout, mais sans aucune réponse concrète.
nous continuerons d'utiliser toutes les tribunes pour nous faire entendre. Et cela en toute autonomie. Parce que ce qui nous importe, c'est notre avenir.
ne prétendons pas parler au nom de tous les lycéens clermontois. Moi, dans mon lycée, nous sommes 33 élèves dans notre classe de terminale. Notre internat est insalubre par manque d'agents d'entretien. L'année dernière, je n'ai pas eu cours pendant 5 mois de ma spécialité santé.
dans mon lycée, je pourrais dire que j'ai de la chance, il vient à peine d'être rénové. Pourtant, en juin dernier, dans un bâtiment tout neuf, j'ai passé mon bac de français sous 35 degrés. Beaucoup d'élèves ont souffert des fortes chaleurs et pourtant, nous n'avons que 3 infirmières pour plus de 2000 élèves.
ce n'est pas que de nos propres vies dont il est question, parce qu'il y a aussi Parcoursup qu'il va falloir mettre au bûcher. de l'excellence alors qu'il nous impose l'épuisement de 8h à 18h. Dès le premier jour, le stress est là. On nous demande de choisir des spécialités, une orientation, bref, un avenir, mais tout ça sans retour en arrière possible.
avons entendu la petite chansonnette médiatique qui nous explique que nous aurions trop de revendications, trop de colères. Alors aujourd'hui, nous allons devant vous simplifier une bonne fois pour toutes. Monsieur le cornu, lâchez 10 milliards pour nos bahus ! pour des profs toute l'année.
10 milliards pour des places à l'université. 10
milliards sinon on ne va pas s'arrêter.
Depuis 10 jours, notre mobilisation et nos revendications sont invisibilisées par des répressions féroces.
'abord, D'abord, certains élèves sont sanctionnés par leur établissement alors qu'ils participent au mouvement, comme si l'administration cherchait davantage à sanctionner les élèves qu'à écouter leurs revendications. Des internes ont subi des pressions pour les décourager de manifester.
veille du premier blocus, nos chambres ont été fouillées et nos pancartes confisquées. Puis nous avons été empêchés de sortir pour rejoindre la mobilisation, alors que les lycéens... pourtant un droit fondamental d'expression et de manifestation.
Nous demandons qu'on accompagne davantage les élèves et qu'on respecte leur droit à s'exprimer.
voulons également dénoncer les répressions policières à Clermont comme partout en France. Des élèves ont été gazés, blessés et... Conditions qui soulèvent de sérieuses questions sur le respect de nos droits et notre sécurité.
Sur la place de Jaude, à Clermont-Ferrand, nous dénonçons l'attitude des policiers qui nous ont gazés pendant plusieurs heures alors que le cortège était pacifique.
demandons que nos droits soient respectés, que notre sécurité soit garantie, que les forces de police rendent des comptes lorsque des violences sont commises.
Alors, nous souhaitons profiter de cette tribune pour rappeler à la mobilisation générale. Nous avons besoin de vous
-nous à faire changer les choses, protéger nos droits. Quand un lycéen prend la parole, écoutez-le. Quand nous dénonçons les injustices, ne minimisez pas ce que nous vivons.
Nous avons entendu ce qu'il y avait une certaine tradition lors de vos meetings. Ça tombe bien, cette année au bac, il y a un certain Étienne de la Boétie. Dans son discours de la servitude volontaire, il écrit « Soyez résolus à ne plus servir et vous voilà libres !
parents, enseignants, personnels, citoyens, ne nous regardez pas, rejoignez-nous
encore à Asia et Marouane. Je crois que nous sommes tous et toutes très fiers de vous. Normalement, nous devions annoncer tout de suite Jean-Luc Mélenchon au pupitre. Mais nous avons une petite difficulté.
sommes beaucoup trop nombreux à ce meeting. Il y a actuellement à ce meeting 10 000 personnes. Nous pensons à celles et ceux qui sont devant, qui sont en train de regarder le meeting parce qu'ils n'ont pas pu entrer. Et Jean-Luc Mélenchon a tenu à vous dire un petit mot en personne.
Merci. Merci, vous êtes formidables. Je vous l'ai à tout prix. Je suis tout gêné, ça me fait ça à chaque fois, que ça déborde comme ça. Je suis tout gêné de vous savoir dehors, tandis que je vais être dedans. Mais nous ne formons qu'un seul et unique groupe, vous le savez toutes et tous, à cet instant. Et avec tant de bonheur, tant de joie, tant de force, de se voir si nombreux. Alors je devine l'inconfort de votre situation. Alors on m'a dit pas du tout, les gens ont l'habitude, ils s'assoient par terre. Je ne veux pas m'en mêler, faites comme vous le sentez. Mais à toutes et à tous, merci et sachez bien que tout concourt à ce que nous faisons, dans ce que nous faisons. Le fait que vous soyez là, le fait que vous ayez eu la patience de rester, et vous allez rester après que tout ait été rempli. Tout ceci a un sens, tout ceci se voit, tout ceci se sait, et n'oublions jamais cela. Nous sommes le camp des oubliés, des sans-paroles, des humiliés, et quand on est en force comme nous le sommes. Alors cette force rejaillit sur le moindre d'entre nous, qui là où il est, là où elle est, peut-être dans sa solitude, peut-être dans son malheur, peut-être dans son envie de participer, mais dans la possibilité où il ou elle se trouve de prendre sa place à la première ligne du combat, vous voyant à le cœur qui gonfle et se remplit d'espérance, et sait que demain va venir jusque dans nos mains. A tout de suite. Ça me revient. Ah, t'es là, Marianne. C'est déjà à Clermont qu'il y a tantôt quelques années, mais pas tant que ça, nous avions commencé cette longue marche qui trouve aujourd'hui un certain accomplissement dans le mouvement insoumis. C'était le front de gauche, et je ne veux pas vous cacher que j'en ai une certaine nostalgie, comme on regarde toujours les bonnes choses que l'on a fait et que l'on a su faire développer. Ceci est grand, ceci est immense à cet instant. Et comme je viens de le dire, je sais que les images porteront. A tous encore une fois, je sais que votre présence ici n'est pas destinée à je ne sais quelle absurde admiration, mais plutôt à former et à démontrer et à prouver l'existence d'une force qui fait que ça vaut la peine de se battre, ça vaut la peine de se mobiliser. Parce que l'effort ne sera pas perdu. Alors, évidemment, parce que c'est vous, parce que c'est nous tous, et parce que c'est cet instant dans l'histoire que nous écrivons, je veux dire aux efforts, aux pays tout entiers et à ceux qui dans le monde nous regardent, l'immense satisfaction des Françaises et des Français que vous voyez ici. à l'annonce du fait que c'est Navanetem Pillay qui a obtenu le prix Nobel de la paix. Juriste d'Afrique du Sud, le pays qui a lancé la procédure et qui a établi pour l'ONU le crime de génocide qui se promet à Gaza. Alors je sais, d'aucuns s'étonnent de mes dédicaces. Alors à cela je dis, qui croyez-vous que nous soyons ? Nous sommes des consciences engagées à tout moment et sur tous les sujets. Voilà qui nous sommes. Et tant qu'il y aura pour la honte de l'humanité un crime pareil qui se commet avec la complicité de tous les puissants de la Terre, alors il restera nous qui sommes là, le poing fermé en solidarité, unis comme les doigts d 'une main depuis 1789. Nous défendons partout et tout le temps les droits inaliénables de la personne humaine à vivre, à vivre, à vivre libre, à vivre en harmonie avec son environnement humain et naturel. Alors voilà pourquoi il y a ce meeting. Je ne veux pas, nous ne voulons pas que cette campagne hors du commun se résume à quelques épisodes plus ou moins folkloriques de télévision. Notre meeting occupe une place, celle qui va consister à envoyer un message sur le moment que nous sommes en train de vivre, pour qu'en pleine compréhension des événements et des tâches, chacun puisse trouver la place qui lui revient dans le combat. Car nul n'est de trop. Chacun d'entre nous, y a sa place, à son échelle. Et c'est par la multiplication de ces entrées dans le combat que la force se constitue, se déploie, convainc. En novembre, nous tiendrons notre convention sur le programme. Et à partir de là, d'une réunion à l'autre, morceau par morceau, nous allons expliquer ce que nous allons faire si nous gouvernons ce pays, ou plus exactement, quand nous le gouvernerons. Je commence par dire ce que tous vous savez. Cette élection présidentielle ne ressemble à aucune autre avant. Nous voulons en assumer totalement la gravité des enjeux. Ces enjeux engagent en profondeur l'histoire de France. Nous ne devons pas laisser se rabougrir ces enjeux. ou les choix urgents de notre temps qu'il faut savoir formuler, porter haut et fort, et ne pas les laisser se diluer dans le bal des vanités politiciennes et des lubies sondagières. Un monde est en train de s'achever. Ce monde, c'est celui qui depuis 40 ans fait la loi, le néolibéralisme. s'étendant à toute la planète après avoir fait son laboratoire de recherche sur la dictature de Pinochet et s'étendant à toute la planète, d'autant plus vite que l'URSS s'était effondrée. Il y a dans cette salle des gens qui ont été les témoins. de ce lent cheminement où année après année, mois après mois, on voyait dans tous les pays qu'il y avait auparavant, des conquêtes sociales inouïes, qui dessinaient une ligne d'horizon différente pour les peuples. Tout cela reprit, et les peuples poussaient partout, ici, là, dans la misère, dans le retrait de leurs conquêtes. Ce monde vient de finir, parce qu'il l'est fini, parce que ses propres contradictions l'ont amené au point. Ou l'empire qui avait cru à un instant qu'il dominerait le monde pour toujours. Cet empire, les États-Unis d'Amérique dirigés d'abord par M. Trump, puis par M. Biden qui n'avait pas d'autres lignes, puis par M. Trump de nouveau. Chaque fois le pire surgissant, parce qu'on avait fait confiance entre temps à des gens dont on pensait que parce qu'ils sont moins clivants, plus amènes, alors ils restaureraient ici et là les droits du peuple. Ils n'ont fait que précipiter la catastrophe. C'est parce qu'il n'y avait pas de vraie gauche aux Etats-Unis que monsieur Trump a été élu. C'est parce qu'il n'y avait pas une gauche solide en Argentine que Milley a été élu. Et c'est parce que pendant plus de dix ans, on a verrouillé dans une grande coalition de la CDU-CSU, avec les socialistes et les verts, qu'a surgi le monstre de l'AFD, qui est si monstrueux qu'à peine un seul lande gagné, il prétend réintégrer dans un même état allemand, l'Alsace et la Lorraine, comme s'ils étaient allemands. Voilà ce moment. Nous le voyons. Ce moment a pris fin à le jour où M. Trump a décidé que la concurrence libre et non faussée s'était terminée et qu'on restaurerait la puissance des États-Unis par des droits de douane et par une façon d'enfermer dans ses frontières tout le capital qui voudrait s'y mettre de gré ou de force, avec toutes sortes d'arrangements pour lui faciliter la vie. qu'il est revenu à une forme d'empire qui ridiculise tous ceux qui en ont été partisans en Europe, la bouche en cœur, prétendant que les États-Unis d'Amérique défendaient la liberté du monde, en tout cas pas celle du Groenland, ni celle du Canada, ni celle de l'Afghanistan, ni celle de personne, parce qu'en définitive, un empire ne peut rien faire d'autre qu'être un empire. Jusqu'à convoquer en Europe une réunion de quelques États, desquels la France a été en quelque sorte expulsée, voilà ce qu'a fait M. Trump, voilà ce qu'il est pour nous, un adversaire et rien de plus. Le libéralisme a vécu au crochet de la planète sur une illusion et en surexploitant les peuples de l'Asie pour qu'ils produisent beaucoup et à bas prix. et que puissent délocaliser les entreprises de partout et être détruits en même temps les droits sociaux qui avaient été conquis. Et voici qu'à ce moment même de l'histoire, tout d'un coup, se superposent des défis immenses et irréversibles. C'est pourquoi cette élection a vocation d'y répondre. C'est pourquoi c'est en quelque sorte la possibilité qui nous est donnée, en tant que peuple, que peuple de France d'entrer dans l'histoire pour en retourner la perspective qui pour le reste semble se dessiner. Un monde succède à l'autre et il est entré dans la réalité comme par effraction, sans qu'on nous ait demandé notre avis et hors de toute maîtrise humaine, à peine le néolibéralisme venait-il de s'effondrer, que tout se produisait de tous côtés et qui dégrade. la situation générale. Et c'est à ce court terme aussi qu'il va falloir répondre. Les problèmes que je soulève surplombent tous les régimes, tous les pays, toute l'humanité, toutes les politiques, lorsque s'avance le danger de la guerre généralisée. Il faut avoir une réponse claire, nette et mettre à son service toutes les forces qu'on est capable de rassembler dans son propre peuple et à la surface de la terre. Car nombreux sont les pays qui aimeraient pouvoir disposer d'un point sur lequel s'appuyer pour entreprendre la politique que nous proposons et qui est aussi la leur dans tant de pays. Face au danger de la généralisation de la guerre, je le dis pour qu'on l'entende bien de la part des insoumis, Devenir co-belligérant en Ukraine ou devenir co-belligérant en Arabie Saoudite est un danger immense dont nous ne voulons pas. Non, généralement donc, nous ne préparerons pas nos enfants et nos petits-enfants à mourir pour quelle coopération hasardeuse est inventée par l'OTAN. Nous sommes... Les partisans du non-alignement, nous voulons décider par nous-mêmes de ce que nous faisons, où nous le faisons, comment nous le faisons, et sans aucun maître qui nous dit ce que nous devons faire. Car nous n'aurons jamais qu'un seul intérêt, celui de l'humanité. Nous voulons la paix maintenant, pas après-demain, maintenant, fin du carnage en Ukraine, fin du carnage partout où il a lieu, et notamment du génocide. La crise écologique, c'est-à-dire le changement climatique, c'est-à-dire l'extinction de la biodiversité sur toute la planète, pour la sixième fois de l'histoire du vivant tel qu'on la connaît. Cette crise s'impose à tous, à toutes, et c'est dans le déploiement des moyens pour rencontrer les conséquences que dorénavant on se distinguera. Les partisans du marché continuent à penser que toute catastrophe peut être un marché. que des canicules provoquant des incendies sont une occasion de vendre de l'eau plus chère, de vendre des titres d'assurance plus chers, et de vendre des services privés de pompiers plus chers. Voilà la seule leçon qu'ils tirent des mésaventures de l'humanité. Et par conséquent... Il faut qu'il y ait de notre part une réponse qui ne soit pas faite d'une enfilade de mots et de bonnes intentions, mais des décisions concrètes qui redéploient ce que nous, les Français, nous savons par notre histoire, faire si bien, c'est-à-dire adapter, redéfinir l'État lui-même, pour que l'État apporte la réponse avec les citoyens. Voilà la raison pour laquelle les éco-régions, ne sont pas une trouvaille de communication à l'intérieur d'une campagne présidentielle. C'est une orientation, de même que nos anciens, quand ils ont constitué la France républicaine. ont instauré les communes et les départements. Ils prenaient soin à ce moment que l'état démocratique qu'ils étaient en train de construire échappe à l'influence de la première influence de l'époque qu'était l'église, en sorte que les départements n'ont pas correspondu aux diocèses et les communes n'ont pas correspondu aux paroisses. Alors nous, nous allons faire les éco-régions pour qu'elles prennent en charge. L'environnement dans lequel les êtres humains vivent, quelles règles qu'elles identifient, qu'elles organisent, tout ce qui conserve l'eau, l'air, la fertilité des sols, les mobilités, et par-dessus tout, puisque l'un est connecté avec l'autre, la survie de l'espèce humaine et du vivant a commencé, l'ai-je dit, par les hommes et les femmes réellement vivants. qui ont à préserver la possibilité de vivre, et donc de vivre en bonne santé, car la santé est directement corrélée à la qualité de l'environnement, c'est-à-dire de l'air, de l'eau, du silence dans la nuit, de la nuit elle-même et de tout ce qui touche à l'espèce humaine. L'arrivée de l'intelligence humaine. Dans une sphère où une machine va remplacer ce qui se passe sous nos cheveux, comme hier, des machines ont remplacé les bras, comme hier, des automatismes ont remplacé des outils, obligeant tout le monde à revoir dans quelles conditions il agirait pour produire et reproduire son existence matérielle. L'intelligence artificielle commence d'abord par nous donner une bonne claque. comme ce fut le cas de la machine à vapeur. Quoi ? Nous qui nous pensions si spéciaux, si uniques, si indépassables. Et nous le sommes. Mais une machine imite comment fonctionne notre cerveau. Elle en automatise un certain nombre de moyens. Alors tout le monde comprend que tout va être mis en cause. Personne n'y échappera, nulle part. Alors se pose la question fondamentale qui compte. Si nous voulons rester des citoyens, car notre déclaration est la déclaration des droits de l'homme, de l'être humain, et des citoyens, le pouvoir va de pair avec l'existence de droits. Des droits sans pouvoir ne sont que vaines et creuses phrases. C'est la raison pour laquelle, si nous voulons rester maîtres de nous-mêmes, alors il faut contrôler ce qui va se passer. Car si nous ne le faisons pas, si nous nous abandonnons, non pas après-demain, demain, là, maintenant, tout de suite, si nous nous abandonnons à la colonisation numérique qu'a préparée pour nous M. Macron, en invitant tous ceux qui le veulent à installer des data centers pour consommer l'eau de nos rivières et l'air qui les entoure, nous devons établir. la souveraineté française sur tout ce qui concerne le numérique et la transmission des idées et l'intelligence artificielle. À la suite de l'ONU, de la Chine et même du Pape, il faut qu'il y ait un contrôle international sur cette intelligence artificielle. Ou alors cela signifierait que nous lui cédons le droit de décider pour nous. Enfin, et là aussi c'est dans l'immédiat, une crise financière mondiale s'avance. Tout le monde le sait. Une de ses conséquences, ce sont les taux d'intérêt auxquels on prête aux différents États, qui sont du fait d'une stupidité. absolu d'une part et d'autre part, d'un dévouement sans borne pour le capital financier, obligé d'aller chercher leurs emprunts auprès de la finance internationale. Sur la terre entière, les taux d'intérêt sont à 4%. C'est un taux insupportable pour des États, quels qu'ils soient, surtout pour ceux qui se sont endettés comme le nôtre, non que cette dette excède nos moyens, La France est et reste plus riche qu'elle n'a jamais été. Toute la question est de savoir comment cette richesse se répartit. Mais nous ne sommes pas dans le besoin, ce n'est pas vrai. La question est que si nos affaires vont si mal, c'est d'abord... parce que certains l'ont organisée. Et je voudrais rappeler très solennellement à ceux qui nous donnent des conseils, que la dernière fois, ils nous reprochaient la création possible et effrayante de 100 milliards de dettes. Ils en ont fait 1 200 milliards de dettes. Alors ils sont les derniers à pouvoir venir nous donner des leçons. que ces 1 200 milliards de dettes, ce ne sont pas des maternités, ce ne sont pas des kilomètres de chemin de fer, ce ne sont pas des lycées, ce ne sont pas des facultés. C'est un pillage qui s'est fait pour le profit exclusif d'une petite poignée d'individus qui se sont enrichis et qui continuent à avoir lâché les chiens pour nous empêcher de rétablir l'équilibre. Mesdames et messieurs, mes camarades, Nos affaires vont d'autant plus mal que ceux qu'on appelle nos élites, les puissants qui décident, les successeurs de M. Giscard d'Estaing qui fit payer 95 fois la somme qu'il avait empruntée, de M. Balladur qui fit un trou de 500 milliards, de M. Nicolas Sarkozy qui creusa un fossé de 600 milliards, et ainsi de suite, l'un après l'autre, de ces donneurs de leçons. qui ruinaient le pays dans l'effort de passer derrière pour dire « Ah, il n'y a plus d'argent pour rien, maintenant il faut se serrer la ceinture ». Et c'est ce qu'ils ont fait. Mais nos affaires iraient peut-être un peu moins mal, c'est-à-dire il y aurait moins d'écart entre le taux auquel on nous prête, à nous Français, et ce qu'on prête aux Allemands. dont le pays est aussi détruit que le nôtre par le néolibéralisme, qui compte plus de ponts en ruines que nous, des écoles et de lycées pourris que nous en avons dans notre propre pays, et qui ont vécu cette politique comme nous, mais en leur prête à moins cher. Pourquoi ? Peut-être parce qu'eux n'ont pas des dirigeants comme nous en avons eu, et en avons comme monsieur Bayrou. qui passait son temps à pousser des cris sur la dette qui mettait le pays en faillite. Comment voulez-vous que quand les responsables français eux-mêmes disent que le pays est en faillite, surtout quand ils sont premiers ministres, eh bien les financiers n'aillent pas dire alors ils doivent être en faillite, puisque même leur chef le dit. Et ainsi de suite, je pourrais continuer la liste et je vais le faire. Car la réponse de tous ces gens est toujours la même. On ne peut rien faire. Mais je me rappelle la tête de ce grand savant, monsieur le maire, quand il était ministre des Finances et qui prit sa part à la faillite par ses activités. Il me disait, monsieur Mélenchon, vous voulez que la dette devienne perpétuelle puisque nous défendions déjà l'annulation de la dette qui est auprès de la PCE. Mais il me disait, mais monsieur... La dette est déjà perpétuelle, personne ne la rembourse, nous en prendons pour rembourser. Autrement dit, cet homme dormait tranquille se disant, je fais deux heureux, moi qui dépense sans compter pour mes amis, et deux, ceux qui nous prêtent de l'argent, qui vont pouvoir ramasser des sous, et c'est eux qui ont substitué à la volonté politique du peuple la sanction et la volonté de la finance. Car quand la finance vient et vous dit, je ne vous prête pas, À moins de temps, c'est elle qui décide. Surtout quand elle trouve dans les murs des gens qui viennent dire « Ah, on n'y peut rien, il faut rassurer les marchés ». Rassurer les marchés ? Comment ils s'appellent ? Où ils habitent ? Que j'aille les rassurer. Quel marché ? De quoi vous parlez ? Il n'y a pas de marché. Il y a des hedge funds. Il y a des compagnies financières. Il y a des compagnies d'assurance. Et vous autres, vous datez d'un siècle qui venez me dire qu'il peut rassurer les marchés. Vous n'avez jamais entendu parler des hedge funds. Ce sont des spéculateurs, vous comprenez ? Ils passent leur vie à trouver des combines pour ramasser le maximum d'argent dans le minimum de temps. Et ils décident, par exemple, de jouer à la perte. Genre, les Français vont se casser la figure. On parie sur le cassage de figure des Français. Et si on se casse la figure, ils rempliront leurs poches. Et vous me demandez quoi ? de leur céder, mais vous vous êtes trompé de personnage. Je n'ai qu'une chose à dire. Ceux qui s'en prendraient à la France, si c'est nous qui gouvernons, vont sentir passer la riposte. Et il est peu probable qu'elle leur fasse du bien. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Et ce banquier central à qui on n'a pas le droit de donner des conseils, mais qui lui en donne aux autres, je ne parle pas du banquier allemand à qui on avait rien demandé avant que le monde aille les voir. Je parle du gouverneur de la Banque de France française. Celui-là, il est là parce que le précédent est parti avant pour permettre à Macron de nommer le suivant, qui resterait 6 ans. Et voilà que Macron a nommé un de ses potes, qui a participé à tous les mauvais coups. Il était directeur du Trésor quand les trousses creusaient. il a été ici, là, directeur de cabinet, du ministre de l'économie, puis de ceci, puis de cela. Cet homme y a écrit dessus toute la dette du pays, il en est en partie responsable, et il vient nous donner la leçon. Allez, racontez ça à qui vous voulez, mais pas à nous. On a été à l'école, on se renseigne, et beaucoup d'entre nous sont marxistes, donc c'est une bonne base pour comprendre la vie. Tous les autres arrivent en rang serré pour rassurer les marchés. Et jusqu'à cette Madame Le Pen qui prétendait ramer pour les ouvriers et les paysans. Celle-là, je ne sais pas si elle comprend ce qu'elle dit, mais en tout cas elle l'a dit. Elle a dit qu'elle allait faire zéro déficit et elle appelle ça la règle d'or. Pour ça, chère madame, il vous faut récupérer quelque chose comme 120 milliards par an en le retirant du fonctionnement de l'État, des collectivités locales et du reste. Alors où allez-vous trouver ces 120 milliards ? Elle a dit dans 5 ans, trop tard madame, dans 5 ans, vous serez déjà fait ratiboiser deux fois. Elle nous propose, si on suit son raisonnement, 120 ans d'austérité. Vous avez compris ? Je suis le seul, au nom du mouvement assoumis et de ses organisations de réflexion, ses économistes, ses financiers, je suis le seul à avoir dit comment on pouvait commencer à rembourser la dette. Notez que pas un des autres n'en a jamais parlé, ce qui signifie qu'ils ont décidé que c'est vous qui allez la payer. Nous avons proposé d'annuler la partie de la dette française qui est dans les caisses de la Banque européenne. Et nous complétons notre proposition en disant, ça va marcher, parce que si vous baissez la quantité de dette que nous avons, alors la confiance reviendra. Et si elle ne revient pas, c'est qu'il faudra en mettre une deuxième ration, et peut-être même une troisième. Et peut-être même qu'on ira chercher notre argent ailleurs que sur le marché financier mondial. Tenez-vous bien, nous ne sortons pas de l'œuf. Nous savons nous battre, et nous avons vu ce qui est arrivé à tous ceux qui ont commis l'insigne bêtise d'écouter les consignes qu'on leur a données. Les Tsipras et compagnie qui ont fini par ruiner leur pays. qui, plus de 15 ans après, a vu leurs produits intérieurs bruts réduits de plus du quart, et qui sont revenus, mesdames, messieurs, de 110% qu'ils étaient du total de leurs dettes par rapport à la richesse d'une année, à 130. Mais quelle réussite ! Mais comme ça fait envie ! Je dis toutes ces choses bien carrées, j'espère avoir du commentaire. Quant à vous, monsieur Moulin... Vous n'avez pas, monsieur le gouverneur de la Banque Centrale, à aller à l'étranger, dire que si les Français continuent comme ça, ils vont être étranglés par la dette. Parce que quand vous parlez comme ça, vous parlez contre votre patrie, contre votre peuple et contre l'intérêt général. Et nous ne vous le permettons pas. Il vous en cuira si vous continuez. Il a dit, je ne me laisserai pas impressionner. C'est bien ce qu'on va voir. C'est bien ce qu'on va voir. Depuis quand ces gens, élus par personne, nommés à la faveur d'une aventure intérieure, l'Assemblée nationale, n'ayant même pas voté pour qu'il soit le gouverneur de la Banque Centrale, vont quand même venir nous dire ce qu'on doit faire ? Non, non, non, bouche fermée. Je vous ai gardé. Le plus infâme pour la fin. Le monsieur qui organise la rigolade du MEDEF quand on parle de salaire. Soi-disant président du mouvement des entreprises de France. Eh bien, figurez-vous que ce n'est pas ça l'idée qu'on se fait des entreprises. Monsieur Patrick Martin a dit, ah, il... me fait tellement peur que s'il est élu, je m'en irai. Ce n'est pas ce que disent les petits patrons que je connais qui en sont au même point que vous tous, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas la possibilité de s'en aller et d'ailleurs, ils n'en ont pas envie. Eux, ils n'en ont pas envie. Nous ! Alors il faut être fait d'un drôle de bois. Et s'ils croient qu'il nous fait peur parce qu'il dit qu'il va partir, ils se trompent lourdement sur nos sentiments. Une fois de plus, des élites irresponsables trahissent leur pays et montrent à quel point ils n'en ont rien à faire de toutes les leçons qu'ils nous donnent de patriotisme et autres. Alors maintenant, il faut comprendre dans ce contexte l'événement qui se déroule sous nos yeux, la révolte de la jeunesse. Ils ne sont pas en train de faire une crise de nerfs printanières, d'ailleurs c'est l'automne. Ils ne sont pas... en train de s'agiter sans raison. Non seulement ils se mettent en mouvement pour des raisons objectives qu'ils ont nommées dans des cahiers de revendications qu'ils ont rédigés en proposant à tous ceux qui veulent aller voir sur le terrain la réalité de leurs revendications. C'est donc un mouvement qui fait preuve d'une très grande maturité politique et syndicale. Mais ce mouvement est le cri qui annonce la fin d'une période dont ils ont été les victimes. Non, ce n'est pas par hasard ou par oubli ou par négligence que les établissements d'enseignement secondaire, de l'enseignement général et du professionnel se trouvent dans cet état, pour ne rien dire du premier degré. Cela a été organisé méthodiquement pendant plus de 15 ans. Les néolibéraux sont partis de l'idée qu'ils voulaient se débarrasser de l'école comme service public, prenant l'engagement auprès de chaque jeune de lui permettre de franchir toutes les étapes du savoir jusqu'à la qualification qui permet les métiers les plus avancés. Ils ont pensé qu'en en faisant un marché, ils vendraient du savoir à la découpe. Pour organiser un marché, il y a des conditions, elles ont été toutes réunies. Premièrement, fabriquer des producteurs concurrents, c'est-à-dire des établissements scolaires en concurrence les uns avec les autres. De l'université au lycée, en passant par les collèges où plus de 20% de l'emploi du temps est déterminé localement. Pour que ça marche, il faut qu'il y ait des classements pour que vous choisissez à quel endroit mettre votre enfant, bien sûr. Et certains médias se sont chargés de produire ça tous les ans. Le lycée machin, meilleur que le lycée truc, et ainsi de suite. Et bien sûr, le lycée privé. Et pendant qu'ils faisaient tout ça, partout les droites au pouvoir, dans les régions, dans les communes, dans les départements, versaient non seulement la part des subventions prévues par la loi pour les enseignements privés, mais des parts supplémentaires, si bien qu'au point de départ entre le public et le privé, il y avait en quelque sorte un décalage de moyens pour faire le travail. Et tandis qu'au public, on demande de prendre tous les jeunes, quels qu'ils soient. Au privé, on accordait le droit de choisir et de trier sans aucune obligation. Voilà comment ils ont constitué le marché. Puis après avoir mis des producteurs indépendants, ils ont mis des consommateurs concurrents. Et c'est ainsi qu'on a vu arriver au lycée. Chacun sommet de faire sa petite tambouille, son petit potage, les valeurs qu'il choisit pour faire ceci ou pour faire cela, et on a présenté ça comme le sommet de la liberté individuelle. Mais en matière de qualification, la liberté est contrainte par l'obligation de savoir certaines choses. On ne peut, même si on est un littéraire, affirmer, et j'en ai fait partie. se passer de mathématiques. On ne peut se passer de science. Et dès lors, c'est à ceux qui savent, qui organisent l'enseignement, de dire comment on répartit, bien sûr, suivant les options, mais quels sont les savoirs fondamentaux que tout le monde doit avoir en même temps, le même jour et au même examen. Et ensuite, quand ils ont continué, ils ont fabriqué le contrôle continu. en disant « Ah ben vous voyez, comme ça, c'est plus simple ». Non, mesdames, messieurs, ce n'est pas plus simple. Parce que ça veut dire que la note, ici, n'a pas la même valeur que la note là-bas. Et tout ça est précédé par des réputations. Et ensuite, quand vous notez, vous n'avez pas envie de massacrer vos élèves. Alors des fois, il peut arriver, je ne dis pas que ça arrive, le petit coup de pouce qui aide, mais qui, du point de vue, pour finir, de la vérification la plus fine des niveaux, n'est pas la meilleure des idées. Ce bazar a été organisé du sommet de l'État par des gens qui voulaient transformer le savoir en une marchandise, comme ils transforment tout en marchandise. Et c'est cette société à laquelle nous voulons mettre fin, la société où tout est marchandise. Le savoir n'est pas une marchandise. Le jour où le savoir devient une marchandise, alors vous êtes dans une société obscurantiste. Car jusqu'à présent, les scientifiques, qui sont ceux qui ont toujours ouvert le chemin de toutes les autres disciplines de pensée, ont toujours agi de la manière suivante. Tout ce qu'ils trouvent, ils le disent à tout le monde, pour que tout le monde puisse profiter de ce qui se sait pour aller toujours plus loin. Si vous mettez un prix à l'acquisition d'un savoir, vous organisez l'obscurantisme parce que c'est l'argent qui décide de la diffusion du savoir et non plus l'intelligence de celle ou de celui qui le reçoit. Ce sont ces choses fondamentales que je viens expliquer devant vous et devant tous ceux qui sont en train de nous regarder pour qu'ils comprennent pourquoi cette lutte des lycéens. est si fondamentale pour notre patrie, pour notre avenir à tous et à toutes. Et je vais compléter ce tableau. Pourquoi il est si extraordinaire, mais finalement moins, qu'au quart de tour, le mouvement soit parti d'abord des lycées, des banlieues et des quartiers populaires où on n'a pas d'autre ascenseur social que les études, que c'est elles qui ont libéré les filles et les garçons des destins rangés d'avance. Alors qu'avant, les mouvements démarraient dans les centres-villes. Et puis, de là, c'est passé directement aux universités, toutes les universités, d'un seul coup, 90% d'entre elles, parce que la jeunesse qui est là est passée par l'épreuve et elle sait de quoi il s'agit à la fin, parce qu'ils retrouvent les mêmes barrages pour les masters. Ils retrouvent les mêmes barrages pour les licences, ils retrouvent les mêmes barrages pour le doctorat, c'est-à-dire partout le règne de l'argent et la sélection. Et voici que cette Madame Le Pen, qui ne comprend rien à tout ça, dit « Eh bien ! » Je suis pour la sélection à l'université. Eh bien, pas nous. Nous ne sommes pas pour la sélection. Nous sommes pour l'éducation. Nous sommes pour l'enseignement. Nous sommes pour l'acquisition des savoirs. Pas pour la sélection. La sélection, c'est un épisode. Ce qui compte, c'est apprendre. Devenir meilleur, plus il y a de savoir, plus il augmente, plus il se répand, et plus nous sommes riches, nous autres Français, car nous n'avons rien d'autre que notre matière grise comme matière première de notre développement. Et pour que ce système fonctionne complètement, pour qu'il fonctionne comme ils avaient prévu, Il fallait y introduire une école du vice. Parcoursup. Parcoursup, c'est la manière de rendre tordu votre gosse qui est droit. Votre fille, votre gars, déjà, savoir à 15 ans qu'est-ce qu'on fera après. Ben moi je ne savais pas alors, donc peut-être que je ne suis pas un bon repère, mais à mon avis je ne suis pas le seul. 15 ans, 16 ans, déjà, pardon, je fais ma petite parenthèse. Bon, déjà on nous demandait de savoir avec qui on n'était plus d'accord, de corneille ou de racine, pour ce qui était du rapport de l'amour et du devoir. Beaucoup optaient pour l'amour. Et je crois que ça continue. Mais déjà c'était une question qu'on arrivait à comprendre. Mais alors, si vous voulez être chaudronnier ou astronaute, c'est plus dur à 15 ans. Et encore plus à 14. Mais pourquoi je dis école du vice ? Parce que votre enfant, il a quand même une idée. Il a parlé avec les parents, avec les grands-parents, il a fini par avoir une idée. Puisqu'on lui demande à tout prix, il répond. Mais on lui dit une idée ? Tu plaisantes ? On t'en demande 10. À partir de la deuxième, vous commencez à mentir. À la troisième ou à la quatrième, vous racontez n'importe quoi. Parce que vous n'avez aucune idée sur ce qu'est tel ou tel métier, mais vous l'écrivez quand même pour qu'il y en ait 10. Et il y a votre père, votre mère, votre grand-mère ou votre grand-père qui vous aide en vous disant « t'as qu'à dire ça ». Parcoursup, c'est le martyr de toute la famille sur trois générations. Tout le monde sait ça. Parcoursup est une ignominie. Et Parcoursup ne sert qu'à une chose. Comme il n'osait pas mettre un examen d'entrée à la faculté et à l'université. Comme il y avait déjà un certain monsieur Blanquer qui vient de dire du haut de sa science. un papier à propos du bac. Ce gars a été ministre de l'éducation pendant cinq ans et il ne sait pas que le baccalauréat n'est pas un papier, c'est le premier grade universitaire de notre pays. Ce n'est donc pas un papier. Et si on n'a pas ce papier, on ne peut pas passer les concours de la fonction publique. Donc c'est un peu plus qu'un papier apparemment. C'est un certificat de qualification, de savoir. Monsieur Blanquer faisait par qui des plus obscures sectes libérales qui étaient les plus acharnées à vouloir faire le marché du savoir ? Au début, on les prenait pour ce qu'ils sont, des dingues, donc on ne s'en occupait pas trop. Mais voilà que ces gens-là, un jour, grâce à Macron, se retrouvent au pouvoir et décident d'en faire un marché. Eh bien, nous avons un contre-modèle. Je vous ai dit il y a un instant, la France a besoin de matières grises bien cultivées pour avoir un futur possible. Sinon, elle n'en a pas. Vous me comprenez, au XXIe siècle, le siècle de l'intelligence artificielle et de la bêtise artificielle, tout commence par le fait de savoir. Il faut que le peuple français et le peuple en France apprennent, apprennent, apprennent encore. Non seulement à l'école, mais une fois qu'on est au boulot, la formation en continue et tout ce qui permet d'augmenter sa qualification. Car quand les machines qui hier mettaient 10 ans avant d'être obsolètes ne mettent plus que 5 ans, et quand en plus c'est une autre machine qui va décider laquelle faut acheter et de quelle forme elle doit être, Alors vous voyez bien que vous avez intérêt à avoir un peuple qui a une culture générale suffisamment large pour bien s'adapter au renouvellement continuel des instruments de la production. C'est la raison pour laquelle les maths, les sciences et la culture générale sont absolument indispensables pour faire marcher n'importe quelle machine et n'importe quel système productif. Je n'ai pas l'intention de développer devant vous je ne sais quel discours sur la manière de réorganiser l'école. Ceci viendra en son temps. Sans doute, ce jour-là, serai-je accompagné de Paul Vannier, qui, dans notre mouvement assoumis, est celui qui regarde l'école de plus près, mais surtout qui a une caractéristique par rapport à d'autres, c'est que lui, dans l'école, il voit d'abord les enfants et leur protection. Alors sur les jeunes, je reviendrai vous voir avec Louis Boyard pour vous dire ce à quoi nous avons pensé et ce que nous proposons. Mesdames, Messieurs, nous ne sommes pas assez nombreux dans ce pays. Nos décisions personnelles conduisent à ce résultat qu'il y a moins de jeunes dans la génération qui vient. Il n'est pas question ici de vouloir, comme l'a dit assez sottement le président de la République, réarmer démographiquement. qui c'est qui lui trouve des mots comme ça ? Ça m'arrive, moi aussi, des fois je dis, faut qu'on trouve le mot, faut qu'on trouve, alors il y a deux, trois personnes autour de moi qui disent, vous voyez pas un truc pour dire, voilà ce que je voudrais dire ? Bon, après t'écoutes, tes réarmements, attends, c'est le général Mandon qui a gagné ou quoi ? C'est pas des fusils qu'on fait, c'est des gosses. Allons, allons, monsieur le président, du calme. Je ne vais vous parler que d'une chose à cet instant. Si nous voulons que la planification écologique permette d'orienter la production, et en orientant la production, d'orienter où l'on va mettre les investissements de l'épargne collective des Français, en les proposant à ceux qui les détiennent aujourd'hui. Et si en faisant ça, nous pensons que nous allons relancer l'économie, alors, il ne suffit pas de faire des phrases et des mots, il ne suffit pas de dire, il y a des milliards, il y a des milliards. Mais bon sang de bois, il suffit pas de mettre un paquet de milliards d'un côté et un tas de tôle de l'autre pour qu'ils surgissent au milieu des fusées, des bateaux et des avions. Il faut du travail et du travail humain, donc du savoir. C'est la raison pour laquelle les jeunes gens qui s'orientent vers la voie professionnelle doivent être traités avec une considération et une compréhension particulière. Il faut les traiter avec respect. Il faut rétablir la règle des quatre ans pour passer un bac professionnel, pour qu'ils soient des professionnels de très haut niveau et en même temps qu'ils aient une vie. Car voyez-vous, mesdames, messieurs, ces gosses, ces jeunes, souvent, très souvent, le soir après les heures d'études, vont travailler pour gagner leur pain et celui de leur famille. Souvent, très souvent, le samedi, le dimanche. Parce que souvent... Pas si souvent, mais souvent, ils sont aussi père et mère de famille. Leur destin nous concerne au premier plan. Ce sont les enfants chéris du système de l'insoumission. Et c'est pourquoi nous allons créer une filière qui part du CAP, qui est le premier niveau de qualification. Et vous avez intérêt à ce que les CAP marchent si vous voulez que quand on vous tire des fils électriques dans votre maison, ils soient tout droits. Si vous voulez que la plomberie qu'on vous installe fonctionne. Si vous voulez que le système des alertes marche. Si vous voulez que le radiateur fonctionne. Bref, ça et le reste, rien n'est possible sans eux. Alors, du CAP. Jusqu'à la licence professionnelle, notre gouvernement leur préparera un passage sans fossé avec la possibilité de passer d'une étape à l'autre jusqu'à s'élever au plus haut niveau. Et vous verrez qu'il y aura des milliers de jeunes pour être d'accord avec ça. Et tous ceux qui choisiront cette voie-là, tous, sans exception, auront un revenu. Nous arrêterons de faire croire que nous n'avons pas compris que si l'apprentissage est nécessaire, ce fut une bêtise et une folie absolue d'y mettre 800 000 jeunes d'un coup sans avoir rien préparé et en se figurant que n'importe quelle entreprise est une école. Ce n'est pas vrai. Il y a eu des dégâts considérables, des sommes phénoménales dépensées pour rien. 8 000 euros ici, 6 000 euros là, et au bout de trois mois, tout le monde est parti et n'est plus en apprentissage. Il y a de l'apprentissage qui est nécessaire, évidemment, et qui est bienvenu. Mais il ne faut pas en faire une règle absolue aussi absurde. Et il faut que les adultes puissent aussi venir au lycée professionnel ou au lycée agricole. Mais enfin, enfin, qu'est-ce que vous croyez ? Si je vous dis l'agriculture biologique pour nourrir gratuitement les enfants aux écoles, vous applaudissez, ça vous plaît. Mais qui va faire cette agriculture, les gens ? Il y avait 7 millions de paysans à la fin de la dernière guerre. Il y en a plus que 400 000. Ils mènent une vie de chien pour la plupart d'entre eux. Quelques-uns ont constitué des empires. Mais le paysan et la paysanne, à la base, ils tirent la langue. Ils essayent de bien faire. Et des fois, il est tellement pris à la gorge qu'il y a un taux de suicide dans cette profession qui est absolument intolérable. Il va falloir recruter, selon les dires de la Confédération, paysanne. 400 000 personnes, mes amis ! Il faut trouver 400 000 agricultrices et agriculteurs. Pour ça, il faut élever leur niveau de préparation avant. Nous avons un réseau, un maillage de lycées agricoles. Il nous servira à préparer et à encadrer, car les maires des communes, à peu d'exception près, sont prêts à faire cette alimentation pour les plus jeunes, bio et gratuite. Et nous y avons un intérêt. Car nous allons gagner des milliards comme ça. Vous savez les quels milliards ? Les milliards que vous ne paierez pas pour soigner ce diabète parce qu'ils ont eu de la nourriture qui est bio. Les milliards que vous ne dépenserez pas pour le cancer parce qu'ils n'auront pas absorbé des produits pleins de pesticides. Les milliards, etc. parce qu'ils n'auront pas absorbé trop de sel, trop de sucre, qui rendent malades. Voilà les économies que nous ferons, et nous appellerons ça les dividendes du bonheur. Parce que pour la première fois, certains vont manger trois repas par jour, ce qu'ils ne font pas aujourd'hui, même quand leurs parents se privent pour pouvoir mettre le carburant dans la voiture, et mangent moins que leurs enfants. Et même en faisant ça, ça ne suffit pas toujours à remplir toutes les assiettes. Voilà de quoi se moquent ceux qui rient dans les réunions du MEDEF. Il nous faut 300 000 personnes. Quand je vous dis nous voulons mettre fin à 2 800 000 personnes qui n'ont pas de logement correspondant à leurs besoins, vous applaudirez tous. Si je vous dis il faut 700 000 rénovations, vous direz Mélenchon c'est formidable. Mais qui va faire le boulot ? Nous avons besoin de trouver 300 000 personnes pour faire ce travail-là. Et c'est un travail qualifié. Parce qu'il ne faut pas croire qu'on s'amène juste avec une éponge et qu'on a réglé le problème. C'est un travail hautement qualifié. Il faut changer aussi une part de l'agriculture pour qu'elle produise les isolants dont nous avons besoin en France. La paille de bois, la terre qui sert à ça, le chanvre. Non, vous ne fumerez pas votre maison. Mais c'est un des meilleurs isolants. Il nous faut 200 000 personnes dans les emplois pour les énergies renouvelables. Parce que vous ne faites pas d'énergie renouvelable sans des travailleurs qualifiés. Voilà, point final. Vous pouvez regarder votre tas de fils électriques et tout ce que vous voulez, les capteurs, ils ne s'assembleront jamais tout seuls. Il nous faut encore 100 000 personnes, justement, pour faire la conversion dans l'électricité, dans les métiers d'électricité. et notamment en prévision des véhicules électriques. J'ai fini sur ce point. Vous voyez ce que je viens de vous montrer. Il y a un lien très étroit entre le fait que nous refusons la marchandisation des savoirs et le développement de notre pays et l'accomplissement de la planification écologique. C'est la même chose que j'ai dit au petit patron, que je vais, si nous gouvernons le pays, aider. en face des autres qui prétendent parler à leur nom. Il faut qu'on change la représentativité patronale. Il faut que l'économie sociale et solidaire, qui représente 19% des salariés, soit mieux représentée. Il faut que les petits patrons soient mieux représentés, parce que ceux-là, ils ne parlent pas de s'enfuir de France. Ils parlent de rester avec nous pour galérer et faire ce qu'il y a à faire. Et à eux, j'ai dit, eh bien... Nous devons avoir cette classe ouvrière. Et si vous vous inscrivez dans les objectifs du plan, encore faut-il qu'il y ait les gens pour accomplir le plan, si vous vous inscrivez dans les objectifs du plan et de la planification écologique, alors vous aurez des aides. Si vous ne vous inscrivez pas dans le plan et si vous ne donnez pas de contrepartie, vous ferez ce que vous voudrez, mais sans l'argent des citoyens. Je ne peux terminer ce couplet de ma chanson en oubliant de citer les noms illustres qui sont à l'origine de cette décadence. L'inventeur, monsieur Blanquer, à qui revient le pouvoir d'imagination de ces bêtises. Le Premier ministre qui a veillé à leur mise en application systématique, monsieur Edouard Philippe, car il ne faut pas l'oublier. Parcoursup et le reste, c'est pendant qu'il était. Et puis il y a le troupier, l'inventeur à la base, c'est-à-dire monsieur Attal. Alors... Celui-là, je ne sais pas pour dire, je n'ai rien contre lui, je ne le connais pas, je sais que c'est un ancien du MJS, le mouvement de la jeunesse socialiste, passé à Macron. Je n'ai pas de commentaire à faire là-dessus, chacun fait ce qu'il veut de sa vie. Mais, s'il vous plaît, M. Attal, quand vous dites M. Mélenchon veut utiliser les jeunes comme de la chair à canon, d'abord Mélenchon n'utilise personne, et ensuite vous êtes un peu dur de dire que vos amis les policiers tirent un coup de canon sur les jeunes. Non, ils se contentent de les tabasser. de les éborgner, de les mutiler. Mais il y a pire, venez pas me dire que c'est pas vous, parce qu'il a osé dire, c'est pas moi Parcoursup, comment c'est pas toi, c'est toi qui étais rapporteur, et moi j'étais dans l'opposition, et c'est à moi que t'as dit, toi, tu n'aurais pas un jeune qui resterait sur le bord du carreau, il y en a 100 000 qui n'ont pas pu entrer en faculté cette année, 100 000 bonhommes, et ils disaient... Monsieur Mélenchon et LFI exagèrent pour faire peur et manipuler les jeunes. Et la première année, il passe à la télé et il dit, c'est formidable, ça marche mieux que prévu. Ça marche vachement bien. La preuve maintenant, il vous faut démonter tout ça. C'est pourquoi la question de l'abolition de Parcoursup est au cœur de la question du mouvement qui s'est mis en marche dans tout le pays. Parcoursup doit être aboli. Parcoursup doit être aboli. On dit alors avant il y avait le tirage au sort. Il n'y a aucune difficulté à condition de s'organiser sérieusement. Où veulent aller les jeunes si on leur demande à temps ? Alors on prend les dispositions pour trouver les locaux. Si vous voulez qu'on vous en trouve dans Paris, il y en a des milliers de mètres carrés disponibles dans certains quartiers où il y a des tours vides. Quant aux enseignants, tout dépend comment on organise le travail. Un enseignant du secondaire pourrait parfaitement avoir auprès de lui... un ou deux assistants d'enseignement qui seraient des jeunes gens qui eux-mêmes seraient au niveau de la licence puisque la licence ça veut dire licence d'enseigner figurez-vous je le sais j'ai une licence de philo alors donc faut pas me raconter d'histoire je connais la boutique Il n'y a pas de difficulté à organiser l'élévation du niveau de qualification de nos jeunes. Et sinon, on fait quoi s'il vous plaît ? Si on ne fait pas ça, on fait quoi ? C'est quelle autre bonne politique ? Vous avez vu, celle que je viens de vous présenter, elle fonctionne comme un tout. On relance, donc il y a des sous qui circulent, donc il y a des taxes et des impôts qui rentrent pour le trésor de l'État. Et ensuite, il y a des gens qui savent faire, et c'est eux qui utilisent cet argent pour en faire des choses concrètes. Et hop, on repart pour un tour. Voilà le circuit. et puis vertueux, qui est celui de la politique des besoins et de la demande. Alors évidemment, il y a un problème de phasage. Je ne vais pas vous dire qu'on a gagné en avril et en juin, ça y est, le système est en place. Non, il va y falloir quelques mois, mais vous verrez, et puis vous vous emmêlerez, j'espère bien. Alors, maintenant, je dois dire encore quelque chose qui a à voir avec cette campagne. Vous regardez ces jeunes, et quoi ? Pourquoi ils ne comptent pas ? Pourquoi ils n'ont pas pu se faire entendre ? Mesdames, Messieurs, à 16 ans, on peut être émancipé et assurer son devoir de parent. À 16 ans, on vote aux élections prud'homales. À 16 ans, on va en prison. Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyens, c'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans. Voilà la proposition que contient notre programme depuis le premier jour. Alors, je pense qu'il y en a... qui pensent comme à l'époque, quand on a dit « on va donner le droit de vote à 18 ans », on disait « ah, il est bien raisonnable, 18 ans, ils sont jeunes, ils ont le sang vif, il vaut mieux qu'ils attendent un peu, comme tous les autres, jusqu'à 21 ans ». Il y a quelqu'un qui propose de rétablir le droit de vote à 21 ans ? Non, bien sûr. Mais le droit de vote à 16 ans changera tout. Et d'abord, le devoir de respect à l'égard de la jeunesse. Je sais qu'il s'agit de nos enfants. Nous respectons nos enfants et souvent aussi, nous respectons ceux des autres et aussi nos petits-enfants. Mais le respect, c'est quelque chose qui s'organise, qui s'enseigne, qui s'explique. Nous sommes tous citoyens, c'est-à-dire, comme on l'a rappelé tout à l'heure, égaux en droit. Je n'ai pas dit en devoir, c'est un autre débat. Le seul devoir que nous avons... c'est de respecter les droits des autres. Notre liberté termine là où commence celle des autres. Voilà la leçon de la grande révolution. Ce que je vous présente, c'est une vision qualitative de la vie. Quand j'étais jeune homme, on se battait pour un socialisme. Je ne suis pas le seul ici à avoir été dans ce cas-là. Surtout dans cette région. C'est pas pour dire, mais enfin il y a quelques têtes dures dans le coin. Pas que, mais il y en a. Beaucoup. Et alors on se représentait le socialisme, compte tenu de la misère qui existait dans le monde. Alors on disait tant de milliers de tonnes de béton, tant d'électricité, tant de kilomètres de chemin de fer, tant de routes, on en avait une vision quantitative. Si on faisait tout ça, ça irait mieux. Et le fait est que ça va mieux quand on fait tout ça. Je veux dire quand on fait des maisons, quand on fait des voies de chemin de fer, quand on cultive correctement, c'est vrai. Mais on sait tous maintenant que ce n'est pas une manière d'estimer le prix du bonheur, le prix de la liberté, le prix de la vie en commun. Nous avons besoin d'une approche qualitative. Si je reviens vous voir... si au passage vous m'avez lu et que je vous dis, réjouissez-vous, nous avons coulé du béton comme jamais. Alors, comme je l'ai vu dans d'autres circonstances, vous frottez les pieds par terre parce que la réunion commence à vous ennuyer et que vous vous demandez où est tout ce béton dont je parle. Eh bien tous nous avons compris sur cet exemple simple que c'est pas ça que nous voulons faire. Nous voulons des indicateurs qualitatifs. Vous savez, je ne viens pas d'inventer cette idée, elle est dans notre programme, mais c'est le moment pour moi de vous dire que cette chose-là est importante. Sur quoi vous devez juger un gouvernement ? C'est sur la part d'amélioration de vos moyens d'accès au bonheur. Des petites choses toutes simples. Bien manger. Pouvoir se déplacer, pouvoir s'occuper de ses gosses, avoir du temps libre, pas arriver crevard à 71 ans parce que t'as pas eu la retraite avant. Et ainsi de suite. Alors ils ont le PIB. Produit intérieur brut, je creuse un trou, le PIB augmente. Je le rebouche, le PIB augmente. Je monte dans ma voiture, je rentre dans un mur, le PIB augmente pour refaire le mur et refaire la bagnole, plus le PIB des médicaments. Le PIB, c'est rien, c'est une évaluation en valeur. Ça compte, il faut en tenir compte bien sûr, mais c'est pas là-dessus qu'on juge. Voyez-vous, le programme des Nations Unies pour le Développement avait imaginé un ensemble d'indicateurs de développement humain. Et ça posait des choses incroyables qu'on trouvait toutes bêtes. La première fois que j'en ai parlé dans une réunion, on m'a dit, ça c'est un truc pour le tiers-monde. J'ai dit, t'as qu'à aller regarder où il est le tiers-monde. C'est, jusqu'à quel âge tu vis ? Combien de gens savent lire et écrire ? Quel est le niveau d'éducation au moyen des filles ? C'est des choses comme ça. Eh bien, allez, faites des enquêtes dans les villes et dans les banlieues. Et vous verrez que le développement humain n'est pas le même partout. Eh bien, nous, on propose que déjà au moins une loi s'applique. Elle a été votée en 2015. Et elle dit, il y a des indicateurs, et tous les ans, il faut faire le bilan et on discute. Ça a été voté en 2015. Ils ont fait ça deux fois. Alors on est dans un pays où il y a une loi, mais on s'en fout, si elle n'arrange pas ceux qui sont au pouvoir. Eh bien, ce n'est pas seulement cette loi qu'il s'agit de faire, mais une loi dans laquelle nous mettrions nous-mêmes d'autres indicateurs, notamment ceux qui résulteront de l'action des éco-régions. Combien de gens ont moins malades ? Combien de cancers ont moins ? Combien de diabètes ont moins ? Combien de maladies cardiovasculaires en moins ? Quel est le niveau d'éducation moyen de nos jeunes ? Pourquoi les filles ont disparu des filières de mathématiques et de sciences où elles brillaient ? Combien de nos petits sont exempts de ces maladies qui leur vient de cet environnement ? Et ainsi de suite. Espérance de vie en bonne santé. égalité au sein des filières d'éducation, égalité salariale. Vous le savez tous. Si vous payez les filles comme les gars, quand ils font le même travail, vous avez payé la retraite à 60 ans. C'est pour ça qu'ils ne m'ennuient plus trop. Ils ne viennent plus trop souvent me dire, alors avec quoi vous payez ça ? Je vais vous le dire avec votre fric. Celui de la richesse qui est produite dans l'entreprise, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Alors, ça, c'est les critères féministes, égalité salariale dans la carrière. Les critères écologiques, c'est les taux d'exposition des populations à des environnements pollués et un indice de richesse de la biodiversité. À mon âge, j'ai une maison à la campagne, bien au sud de Paris. Eh bien, figurez-vous que j'en étais jamais rendu compte. Mais il ne reste plus que deux papillons. Les papillons, où ils sont passés ? Avant, il y en avait plein. Tu ne faisais pas attention, il y avait la saison, il y avait les papillons. Il n'y en a plus. Eh bien, ils ont tout tué. Et ils continuent à tuer, d'arrache-pied. Alors, c'est cet autre monde dont je vous parle. Et, comme il faut, Le résumé. Regardez cette brave bête le courage qu'elle a, ça fait une demi-heure qu'elle me tourne autour. Mais non, tu ne me mangeras pas. Nous ne voulons pas. Nous allons faire la campagne comme je vous l'ai dit. Je suis déjà allé au salon du bâtiment, j'ai déjà présenté notre projet là-dessus, il va y avoir l'automobile et nous allons à chaque fois avec nos livrets parce qu'on a beaucoup travaillé. Et puis il y a toujours un camarade, une députée ou un député qui est un spécialiste de la question, qui l'a défendu à l'Assemblée. On a de quoi faire plusieurs gouvernements, je vous rassure. Oui, il faut bien qu'ils se reposent, voilà, et puis qu'ils fassent. Nous ne voulons pas d'une élection. dans laquelle personne ne sait ce qu'il y a dans la tête du candidat concernant la paix. Où personne ne sait à qui le monsieur compte faire la guerre. Une élection où on ne sait pas quel est son projet de vie et comment il considère les citoyens et le devoir d'égalité. Une élection où on se contenterait d'aller à une émission un soir pour dire, eh bien moi je donnerais une prime de 350 euros. dès le premier enfant. « Hourra ! » les gens sortirent, lâchant la télé, crier dans la rue « Youpi ! Youpi ! » Qu'est-ce que c'est ? Pour qui vous nous prenez ? Vous croyez qu'on va faire des gosses pour 350 euros ? Sérieusement, vous croyez ça ? Vous n'êtes pas au courant, hein ? Ça ne se passe pas comme ça. Bien sûr que non. Je ne vais pas dire que ces 350 euros seraient malvenus dans votre poche. Je dis juste que ce n'est pas un projet. Ce n'est pas une explication. Si vous voulez qu'il y ait des familles avec un nombre d'enfants plus grand que un, eh bien il faut qu'il y ait des crèches, il faut donc qu'il y ait du personnel qualifié, il faut donc qu'il y ait des horaires de travail compatibles avec les allers-retours pour aller chercher les gosses. Faites ça ! Je vais vous faire une petite leçon de marxisme, monsieur Edouard Philippe. Voyez-vous, il y a quelque chose que vous n'avez pas compris. c'est que jusqu'à il y a peu, les femmes devaient rester à la maison pour faire du travail gratuit, s'occuper des enfants, les soigner, faire la bouffe, nettoyer, s'occuper des anciens. Mais s'il n'y avait pas ce travail gratuit, il n'y avait pas de travailleurs à l'usine capables d'y aller et de produire et de vous cracher de la dividende pour le capital. Et vous, comme vous êtes tellement intelligents, Vous avez dit, comme on transformera tout en marchandises. Allez, au boulot ! Vous avez donc convoqué à deux endroits différents les mêmes personnes, et souvent aux mêmes heures. Si bien que les tâches de reproduction sociale, c'est-à-dire reproduire la société elle-même, sont accomplies par des personnes qui doivent être à deux endroits en même temps. Eh bien, ce n'est pas possible. Alors ils vous disent, eh bien, payez-vous la nounou. Payez-vous la deuxième bagnole ? Payez-vous, payez-vous, payez-vous. Ben précisément, c'est bien ce qu'on fait. C'est pour ça qu'on va au boulot tous les deux. Et comme on y va tous les deux, on n'a pas les moyens d'en accueillir deux ou trois autres. On a les moyens d'en accueillir raisonnablement un, deux, mais au-delà, non, parce que ça pose toutes sortes de problèmes. Et puis tout le monde a eu un autre mode de vie. Vous ne mesurez pas, messieurs les très intelligents, que la société est faite d'une chose bizarre. avec cinq doigts au pied qui ne servent à rien et des cheveux au-dessus du cerveau. Des êtres humains. Des êtres humains. Si vous oubliez que ce sont des êtres humains, hommes et femmes, et que ce qu'ils ont dans les bras s'appelle des enfants. Et que ces enfants, ceux qui les tiennent dans les bras, les aiment et veulent faire le mieux pour eux tout le temps. Voilà ce que vous avez oublié. Vous avez transformé la vie des gens en un enfer et une cavalcade sans fin. Et vous leur annoncez que ça va continuer. Et qu'au-delà de 60 ans, 62, 63, 64, 65, 66, 67... 68, 69, vous accepterez de vous faire servir si vous avez vos cheveux ou pas et tout jeune que vous seriez par une personne qui a du mal à arquer et aller d'une table à l'autre pour vous servir ou comme ceux que j'ai vu dans certains pays être au bout du tapis roulant à la caisse du monoprix et vivre de ce que les gens donnent quand on a rempli les sacs, quand ces personnes ont rempli les sacs. Ce n'est pas ça que nous voulons pour nos aînés. Et nous ne vous permettrons pas de le faire. Nous ramènerons la retraite à 60 ans dans le délai nécessaire et nous le ferons. L'élection présidentielle ne sera pas une compétition de technocrates. qui viennent s'empailler sur des taux et des chiffres. Ce sera la compétition d'une vision du monde. Nous allons fonder la sixième république, celle du pouvoir populaire avec le référendum citoyen et le référendum révocatoire pour foutre dehors ce dont on ne veut plus. Nous allons nous avancer, drapeau et musique en tête, à la frontière, aux frontières de la vie humaine, c'est-à-dire en mer, dans l'espace, dans le numérique et dans la compréhension de ce qu'est la santé. Nous allons commencer à créer l'état écologique avec les éco-régions. Nous allons fonder un nouvel état social avec la sécurité sociale intégrale. Et puis par-dessus tout, nous allons fonder la société de l'entraide, celle où l'on s'aide tout le temps, que l'on soit en famille, ou que l'on soit entre amis, ou entre voisins, ou entre gens qui veulent se dédier au bien commun. Et par-dessus tout, de par-dessus tout, de par-dessus tout. Nous allons réussir la nouvelle France, celle de tous nos enfants, sans exception, quelles que soient leurs ancêtres, leurs religions ou leurs couleurs de peau. Vive la France, une et indivisible ! Vive la République ! Vive l'humanité universelle !
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