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pensez qu'on est assez bête justement, pour ne pas savoir se mobiliser tout seul, pour ne pas savoir revendiquer nos revendications qui sont légitimes ?
Votre bilan, il est désastreux. Je suis désolée de vous le dire, je suis honnête. Des milliers de jeunes le pensent, et ça ne sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan il est désastreux.
Vous, monsieur Attal, vous avez été ministre de l'éducation nationale et vous n'avez rien fait. Vous
arrivez là comme une fleur et vous faites comme si vous n'étiez pas responsable. Vous êtes irresponsable de la situation de l'éducation nationale, à vous entendre en fait. Nous, on est profondément déçus, lycéennes et lycéens, de la gestion de cette crise. Déjà parce que, encore une fois, c'est habituel avec les gouvernements. avec les derniers gouvernements on se fait étouffer on essaye de détourner la mobilisation et en plus de ça une répression très forte s'acharne contre nos camarades qui demandent juste à avoir des conditions d'apprentissage dignes voilà donc moi monsieur Attal mon interrogation c'est vous qui avez été si longtemps dans le camp macroniste et dont d'ailleurs la mouvance politique continue de soutenir très largement le gouvernement Comment pouvez-vous estimer que vous allez faire changer les choses en étant président de la République, puisque au final, tout de même ? vous souteniez toutes les réformes qui ont été mises en place sous ce gouvernement vous en avez fait partie en tant que ministre de l'éducation vous avez mis en place des réformes telles que le choc des savoirs qui ont selon un rapport de la DEP de cette année eu aucun impact significatif sur le niveau des élèves qui ont d'ailleurs obligé les établissements à investir des moyens qu'ils auraient pu investir ailleurs voilà donc ma question c'est pourquoi vous vous appelez toujours au changement alors que finalement vous n'êtes pas tellement un changement merci
'abord merci pour l'invitation et merci de participer à cette émission. Je vais vous répondre, mais d'abord je vais vous dire pourquoi est-ce que j'ai accepté cette invitation. J'ai accepté cette invitation parce que je vous respecte et que je crois en vous. Ce n'est pas parce que vous avez moins de 18 ans pour certains, ce n'est pas parce que vous n'avez pas encore le droit de vote qu'on ne doit pas vous écouter, qu'on ne doit pas échanger avec vous. Moi, j'ai toujours échangé avec les jeunes et depuis le début de cette mobilisation, dès le début de cette mobilisation, je l'ai fait, compris hors caméra avec les jeunes de ma circonscription, les lycéens de ma circonscription. Vendredi dernier encore, je l'ai fait à Blois, je l'ai fait dimanche à Bourges et je continue à le faire avec vous ce soir parce que vous avez des choses à dire, parce que j'ai lancé ma candidature à la présidentielle il y a quelques mois. en disant que ce que je voulais c'est mettre au sommet de la pyramide l'avenir et notamment la jeunesse pour lutter contre une fracture générationnelle qui risque de s'installer dans notre pays. Et parce que par ailleurs je trouve qu'aujourd'hui... Très peu de politiques, voire aucun, n'ont un dialogue sincère avec les jeunes. Il y a ceux d'un côté qui vous instrumentalisent parce qu'ils veulent soit se servir de votre colère pour manifester, soit parce qu'ils veulent bordéliser le pays en vous utilisant. Et puis il y a ceux qui vous essentialisent et qui veulent installer l'idée que derrière chaque jeune, chaque lycéen, il y aurait un voyou en France. Moi, je ne crois pas ça du tout.
Réaction des lycéens, vous venez de dire, ceux qui vous instrumentalisent, j'aimerais bien entendre la réaction. Je vais au
bout juste de ce que je disais. Tout d'abord, moi je voudrais dire quelque chose de très simple. D'abord, le mouvement a commencé dans un lycée à Créteil. Ensuite, les lycées ont suivi, lycée de Paris et de France maintenant. Moi, j'aimerais vous dire quelque chose de très simple. Est-ce que vous trouvez que les lycéens aujourd'hui sont peu dépolitisés ? Parce qu'en fait, l'argument que vous nous dites aujourd'hui, c'est qu'on est instrumentalisé par je ne sais trop quel parti politique, mais en vérité c'est que... Nous ne sommes pas du tout dépolitisés, déjà, c'est la première chose. Et ensuite, vous doutez que les jeunes soient capables de réfléchir par eux-mêmes, monsieur
Attal ? Pas du tout, je viens de vous dire l'inverse. viens de vous dire que vous avez des choses à dire et qu'on doit vous prendre au sérieux, même si vous n'êtes pas encore des électeurs et que malheureusement, il y a des politiques qui cherchent soit à vous réduire à l'idée que vous soyez des casseurs, soit qui cherchent à
vous
utiliser.
Mais vous comprenez bien que dire qu'on est instrumentalisé, c'est croire que nous n'avons pas de cerveau. En fait, c'est vous nous limiter. J'ai
commencé mon propos en disant que vous aviez des choses à dire et que je voulais parler avec vous des sujets de fond, comme je le fais quasiment tous les jours, en tout cas depuis le début de cette mobilisation et comme je l'ai toujours fait en échangeant. Je vais vous dire, il y a des choses sur lesquelles on ne sera pas d'accord. Il y a des choses que je vais dire que vous n'aurez pas envie d'entendre.
Pour rebondir sur ce qu'a dit mon camarade d'ici présent, vous pensez qu'on est assez bête justement ? pour pas savoir se mobiliser tout seul, pour pas savoir revendiquer nos revendications qui sont légitimes. Mis à part un fou, qui peut dire que nos revendications ne sont pas légitimes
viens de dire l'inverse.
Je parle pas de vous quand je dis instrumentalisation. Pour une fois, nous lycéens avons la parole. Justement, moi, vos propos me font penser que vous dites qu'on est justement bête de ne pas savoir se mobiliser, de ne pas savoir revendiquer nos revendications légitimes. de ne pas savoir se mobiliser avec des mobilisations pacifiques. Et aussi, j'ai une question à vous poser. On parle souvent de la violence des lycéens. Condamnez-vous de la violence policière.
Moi, je condamne les violences.
Vous, monsieur Attal, vous avez été ministre de l'éducation nationale et vous n'avez rien fait. Vous n'avez pas augmenté le budget d'éducation nationale, vous n'avez pas remplacé les professeurs, vous n'avez pas augmenté le nombre de professeurs. Maintenant, on manque de psychologues, on manque d'infirmiers dans les établissements scolaires.
Mathis, pardon de vous interrompre, je me permets juste de chapitrer un peu. Finissons sur la question des violences, et puis vous avez raison, je vous redonnerai la parole sur la question des moyens exactement, mais sur les violences. Gabriel Attal, répondez d'abord.
Vous n'avez pas du tout répondu à notre question. On vous a demandé, est-ce que vous condamniez les violences qui ont été faites ? Je condamne
les violences, d'où qu'elles viennent. Et je vais vous dire, à chaque fois qu'il y a des violences, à chaque fois qu'il y a des personnes qui sont blessées, qu'il s'agisse de lycéens, qu'il s'agisse de policiers, qu'il s'agisse de personnel de l'éducation nationale... Je le condamne parce que c'est une défaite pour la République. On a quand même vu des dizaines de professeurs, de proviseurs qui ont été agressés physiquement, des gens qui se lèvent tous les matins, pas pour la gloire, pas pour s'enrichir, mais juste pour être au service des élèves. Ils se sont faits pour certains agresser très durement. Il y a des lycéens qui ont été blessés, c'est dramatique aussi. Il y a des policiers qui ont été blessés, c'est dramatique. Moi je condamne toutes les violences, parce qu'elles empêchent aussi la vraie discussion et le vrai débat. Moi, je reconnais qu'il y a une légitimité, évidemment, à porter des débats, à se mobiliser. Et l'important, c'est qu'on ait des débats sur le fond et qu'on travaille sur le fond.
Moi, ma question, elle est simple. Votre bilan, il est désastreux. Je suis désolée de vous le dire, je suis honnête. Des milliers de jeunes ne pensent, et ça ne sert à rien de me regarder avec un petit sourire, votre bilan, il est désastreux. On peut parler du classement PISA, la chute du niveau scolaire, en français. en maths la montée de la violence des lycéens ou même juste des étudiants en général envers leurs professeurs vous êtes dans le pas de vagues vous êtes le visage du laxisme vous avez dit tu casses tu répare tu défis l'autorité on t'apprend à respecter c'est faux aujourd'hui nous avons des milliers de lycéens des milliers d'étudiants qui n'ont aucun cadre qui n'ont aucun cadre qui n'ont aucune hiérarchie qui ne respecte rien votre bilan c'est la suppression de milliers de postes de professeurs et vous osez nous sortir des vidéos instagram bien sûr que si monsieur attal votre si si votre plf 2024 Lorsque vous étiez ministre de l'éducation nationale, arrêtez de dire que c'est faux, les gens pourront regarder sur internet, c'est vrai. Oui, oui, bien sûr. Mais ce que j'aimerais surtout vous dire, au-delà du classement PISA, au-delà des violences, les professeurs, vous nous sortez des vidéos Instagram dans lesquelles vous nous dites « Moi, président, je vous mettrai un professeur devant vous, tous élèves, c'est faux ». Et le « moi, président », on l'a beaucoup entendu. En tout cas, vous, Premier ministre, et vous, ministre de l'éducation nationale, tout ce que vous avez fait, c'est abandonner le premier service public de la nation, qui est l'éducation nationale.
-ce que je peux répondre à un moment ? Bien sûr, à vous, et en particulier sur le classement PISA, puisque vous êtes... Notamment.
Non, mais je vais parler sur... D'abord, Marius avait posé... C'est Marius, c'est ça ? Mathis, pardon. Vous aviez posé la question sur mon bilan et ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'Éducation nationale. Je suis resté six mois ministre de l'Éducation nationale. J'ai lancé beaucoup de chantiers, j'ai fait beaucoup de choses. Et je vais vous dire, quand j'étais ministre de l'Éducation nationale, je suis allé voir à l'époque la première ministre, Elisabeth Borne. C'est pas souvent que je dis des choses, je rends hommage, mais... Je suis allé la voir en lui disant que je veux des postes en plus. Et à la fin de l'année 2023, j'ai eu 6000 créations de postes supplémentaires qui ont été octroyées au ministère de l'Éducation nationale. Donc dire que j'ai supprimé des postes, ça n'est pas vrai, puisque j'ai obtenu des créations de postes en plus, et ça c'est vérifiable, vous disiez, on vérifiera sur Internet, regardez, création de postes supplémentaires décembre 2023, quand j'étais ministre de l'Éducation nationale. Et je termine, moi je me suis exprimé très clairement sur le sujet, je suis un des seuls candidats à l'avoir dit aussi clairement. Je considère qu'avec la baisse démographique qu'il va y avoir, la pire des choses à faire, ce serait de supprimer des postes qui correspondent à cette baisse démographique. Moi, je veux qu'on maintienne les postes dans l'éducation nationale, quand bien même il y aura moins d'élèves, parce que ça nous permettra d'avoir plus de preuves devant les élèves, ça nous permettra d'avoir plus de remplaçants quand il y a des professeurs qui sont absents, ça nous permettra d'avoir une école qui fonctionne mieux.
camarade ici présent du lycée, Paul-et-Loire, a invoqué justement le manque de moyens. Moi, dans mon lycée, à Saint-Exupéry, à Créteil, Nos revendications sont plus tournées sur le manque de personnel, notamment un des DFBT, un proviseur adjoint, une infirmière, un RDBE, plus de 10 postes d'AESH, une absence de profs de mathématiques et de français. Et pour vous dire en mathématiques, c'était l'option mathématique. Et pour rebondir sur cela, vous avez été en mission, c'est vrai ? Il est toujours, je crois. En tant que Premier ministre et ministre de l'éducation nationale, vous avez été en mission. Si je peux vous sortir les chiffres, 15,4 millions d'heures de cours non assurées. Récemment, j'ai pu entendre vos discours. Vous nous avez dit qu'il y aura un professeur devant chaque salle de classe. Pourquoi vous n'avez pas fait ça avant
? Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas à remplacer les professeurs qui sont absents ? Parce qu'en 15 ans, le nombre de candidats au concours pour devenir professeur a baissé de 50%. Et donc en fait, on n'a pas assez de professeurs. la réalité c'est que vous avez aujourd'hui des professeurs dont le métier c'est d'être remplaçant ce qu'on appelle des TZR donc c'est des professeurs ils sont 12 000 et leur travail c'est quand vous avez un professeur qui est absent parce qu'il est en congé maternité parce qu'il est en arrêt maladie je veux vraiment aller au bout sur pourquoi est-ce qu'il n'y a pas assez d'enseignants il y a le sujet de la rémunération il y a le sujet de la formation que toutes les réformes qui avaient eu lieu de la formation depuis des années, ça a fini par dégoûter certains jeunes d'aller au bout et de devenir professeur. Parce que quand dans la dernière année de votre formation, vous enchaînez à la fois la rédaction d'un mémoire, la préparation du concours, le stage, etc., vous aviez 10 à 15 % qui abandonnaient. Cette réforme, pour le coup, je l'ai faite quand j'étais ministre de l'Éducation, elle rentre en vigueur depuis cette année et vous avez une augmentation des candidats au concours depuis cette réforme. Et trois, qui est un sujet dont on ne parle jamais. jamais dans les débats, et je le regrette beaucoup, c'est la place du professeur dans la société, c'est le respect qui est dû au professeur, le respect qui est dû évidemment par les élèves, mais je le dis aussi ici parce que c'est totalement tabou et qu'on n'en entend jamais parler sur les plateaux, le respect qui est dû par les familles, avec parfois des familles qui ont un comportement quasiment de consommateurs vis-à-vis de l'école et qui remettent en cause la note qui a été mise.
par un enseignant moi c'est quand même assez important et aujourd'hui vous avez littéralement une chute dans le niveau mais c'est aussi beaucoup d'élèves beaucoup d'étudiants qui partent dans le privé parce que aujourd'hui tout le monde est écouté par le public
Je sais que de toute façon vous allez décaler sur une autre question, mais vous arrivez là comme une fleur et vous faites comme si vous n'étiez pas responsable en fait. Vous êtes irresponsable de la situation de l'éducation nationale, à vous entendre en fait. Vous êtes président du groupe de la majorité présidentielle, qui est plutôt évidemment une minorité présidentielle, mais enfin, vous êtes quand même... l'image d'épinal de la macronie en france excusez moi mais vous êtes le produit pur de la macronie et des politiques excusez moi laissez moi finir je vous ai laissé finir des politiques anti service public et anti éducation nationale enfin vous pouvez pas d'un côté vous plaindre du fait que il n'y ait plus de professeurs qui se présentent au concours et de l'autre en dix ans de macronie vote que vous aviez enfin vous avez toujours voté avec vos groupes votre groupe pour les projets de loi de finances La non-revalorisation des salaires, le gel du point d'indice, 8 fois en 10 ans. Donc 8 fois sur 10. La
revalorisation qui a eu lieu en 2023 quand j'étais ministre de l'Éducation nationale. Vous êtes d'accord ? Vous n'êtes pas d'accord ?
évidemment mais sauf que si huit fois ailleurs vous ne l'avez pas revaloriser le problème le problème monsieur vous reconnaissez non mais le problème mais attendez le problème c'est que l'inflation est un phénomène annuel donc si vous ne la revalorisez que deux fois en dix ans les salaires ne rattrapent pas l'inflation et d'ailleurs sophie vénétité va pouvoir vous le dire très bien aussi
ça super que vous soyez engagé Je ne vous reprocherai jamais à personne d'avoir un engagement politique, quel qu'il soit. On n'arrête pas d'entendre que les jeunes se désintéressent de la politique, ne sont pas engagés, s'en fichent de leur pays. Moi, le fait de voir d'abord des lycéens qui se mobilisent, je vais vous dire, ça montre qu'ils croient encore que les choses peuvent changer. Le jour où ça sera inquiétant, c'est quand il n'y aura plus de revendications, plus de mobilisation, parce que ça veut dire que les gens considéreront, ou les lycéens considéreront que c'est foutu, qu'il n'y a rien à attendre. Et quand je vois des jeunes qui soient engagés syndicalement... engagés politiquement ou les deux, je me dis, ça permet de démentir quand même cette idée que les jeunes ne s'intéressent pas au pays et ne s'engagent pas. Donc moi, je ne vous reproche pas d'être LFI, je ne vous reproche pas d'être ORN, je ne sais pas où vous êtes, vous, si vous êtes quelque part, mais je ne vous le reprocherai pas non plus. J'ai envie de dire, tant mieux qu'il y ait des jeunes qui s'engagent, et surtout si ça permet qu'on puisse débattre. Nous, on vous reproche de ne pas avoir financé l'éducation nationale.
Mais d'ailleurs... Mais l'autre chose qu'on retient de vous aussi, c'est que plus de 2500 postes... d'enseignants ont été supprimés. Vous allez bien sûr me répondre, c'est par rapport à la démographie. Mais pour moi, ça montre juste votre incompétence quand vous étiez ministre de l'éducation nationale. Et ça montre que nous, lycéens, nous ne demandons pas des suppressions, nous ne demandons pas que nous enlèvent des choses pour notre lycée. On demande que notre lycée soit valorisé, que nous avons la même chose que ceux de Paris. Moi, je pense que vous, vous
n'avez pas eu la même douleur que nous. Car vous avez étudié dans l'école alsacienne, une école très prestigieuse. C'est vrai
Moi, vous savez, la première chose que j'ai dite quand je suis arrivé au ministère de l'Éducation nationale, dans mon discours de passation de pouvoir, je l'ai dit, c'est le choix qu'ont fait mes parents à l'époque. Pour le coup, j'avais 3 ans, c'est pas moi qui ai pris la décision à l'époque. Ça vous arrange grandement. Mais moi, ce que je veux, c'est que tout le monde ait les mêmes chances. Et c'est vrai que ce que je vois aujourd'hui, c'est que vous avez beaucoup de familles qui se disent, en fait, si je veux que mon enfant réussisse, il faut que je le mette dans le privé. Et vous avez des gens de la classe moyenne qui travaillent, qui se saignent, qui n'ont plus d'argent à la fin du mois, parce que ce qu'ils ont, ce qu'il leur reste de leur salaire, après avoir payé les charges, etc., ils se disent, il faut payer une école privée à mes enfants, sinon ils ne réussiront pas. C'est quand même terrible pour la République.
Juste pour le dire simplement en deux mots, aujourd'hui, l'excellence n'est plus garantie ni par l'éducation nationale, ni par l'enseignement supérieur public. Pourquoi ? Parce que... désolé de vous le redire mais vous êtes le visage du laxisme du laxisme au niveau des violences mais du laxisme aussi au niveau de la chute du niveau scolaire littéralement je rebondis encore une fois je sais mais on n'est pas d'accord il ya une différence d'âge aussi qui crée le fait que voilà je n'en mets moi à 17 ans aussi j'avais envie je parle pas forcément d'eux je parle de
madame Vénétitec soyons directs à 17 ans on
a tous envie de refaire le monde voilà juste aujourd'hui l'excellence n'est plus garantie ni à l'éducation nationale ni dans l'enseignement supérieur Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de sélection. On laisse rentrer n'importe qui dans les universités et on donne le bac à qui veut l'avoir et à n'importe qui. Voilà où il est le problème. Le chute du niveau scolaire en français, en maths, je ne comprends pas comment on peut donner le bac à des gens, à des lycéens qui n'ont pas d'épreuve en maths. Moi, quand j'étais au lycée en 2022, je n'ai pas passé d'épreuve de maths. C'est scandaleux.
J'ai recréé une épreuve de maths.
Mais elle a été supprimée, monsieur Attalny, mais je ne vous attaque pas que vous. Je ne vous attaque pas que vous. Je ne vais pas vous dire amène parce que vous avez remis le bac de mathématiques. Non, mais c'est tout à fait normal. C'est tout à fait normal, on ne va pas vous remercier d'avoir fait ça. Mais je vous l'accorde, je vous le reconnais, il n'y a pas que vous qu'on attaque. Moi, ça fait
15
ans
que je suis représentante de parents d'élèves à la FCPE. Et en fait, depuis 15 ans, moi, je vois les conditions d'apprentissage se dégrader, voilà, dans tous les établissements scolaires. moi qui l'invente je vais pas revenir sur tout ce qui a été dit je souscris totalement nous c'est ce qu'on voit en termes de moyens humains et en termes de moyens financiers et puis moi aussi je voudrais revenir sur un point là dessus de mon expérience sur la question du respect vous parlez du respect mais en fait moi c'est mon point principal en fait et je pense que ce qui se passe aujourd'hui le point principal c'est justement le respect moi en tant que parent d'élève ça fait 15 ans que j'ai l'impression que personne nous écoute Ça fait 15 ans à l'FCPE qu'on dit qu'il y a des problèmes, qu'il y a des problèmes d'insalubrité, qu'on n'a pas de système d'alarme incendie, que les gamins écrèvent de chevaux, qu'il n'y a pas de professeur. Moi, ma fille, pendant un an, en quatrième, elle n'a pas eu de prof de français. Bon, ben voilà. Et il y a plein d'endroits en France où c'est comme ça. Ça fait 15 ans qu'on le dit. Et 15 ans qu'on lui dit « Ah, ben oui, mais ce n'est pas de notre faute parce qu'il n'y a pas d'argent. » Ou « Ah, ben oui, ce n'est pas de notre faute parce que vous comprenez, il n'y a plus beaucoup de gens qui veulent faire ce métier. » Mais en fait, ce n'est Mon problème, c'est que je veux que mes enfants aient la meilleure éducation possible. J'ai choisi l'école de la République pour mes enfants, comme tous les militants d'ailleurs. J'utilise le mot militant qui est un peu galvaudé, mais là je pense qu'il fait sens aujourd'hui. Nous, on choisit l'école publique parce que nous, ce qu'on a envie, c'est que nos enfants grandissent avec des gens qui viennent de cultures, d'horizons différents, parce que c'est ça la vraie richesse. Moi, j'ai envie qu'ils aient cette richesse-là. Et donc, je vais finir, pardon, excusez-moi, je suis un petit peu longue, mais on vous a beaucoup écouté et on avait envie d'intervenir beaucoup, beaucoup. Donc, je reviens sur le respect. Moi, j'ai un problème sur la démocratie scolaire, par exemple. Moi, je constate que la démocratie scolaire ne fonctionne pas. Il y a plein de collèges où il n'y a pas de conseil de la vie collégienne. Ou alors, c'est des chambres d'enregistrement pour le projet de tel CPE ou de tel chef d'établissement. Il y a des endroits où il n'y a pas non plus de conseil de la vie lycéenne, où ça ne marche pas. Ou alors, on dit aux lycéens, écoute, franchement, ton projet... pas terrible revient quand on aura un meilleur argumentaire. Je l'ai entendu ça.
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