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Et les irresponsables sont ceux qui ne font rien pour apaiser, ou qui disent c'est de la faute de Mélenchon, tout ça est absurde. Ou qui disent parfois, comme le chef de l'État, c'est en partie la responsabilité des jeux vidéo, parce que, dit-il, on a le sentiment parfois que certains d'entre eux, ils parlent de ceux qui commettent les violences, vivent dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués. Oui, mais ça c'est du commentaire de Bistrot.
La première chose à voir, c'est un mineur. Un enfant a été abattu et c'est l'enfant unique d'une pauvre dame qui elle, quoi qu'on reproche à ce mineur, n'a rien fait pour mériter qu'on lui ramène le cadavre de son fils à la maison. Depuis mardi dernier... Les autorités de ce pays n'ont strictement rien fait qui permettent de dire, écoutez, on comprend que tout ça a été trop loin, nous voulons stopper. Jean-Luc Mélenchon, pardon, juste je me permets une remarque.
Il y a eu à la fois une action de la justice qui a mis en examen le policier, qui l'a placé en détention provisoire. Il est, on le rappelle, soupçonné de cet acte, mais présumé innocent tant que la justice ne s'est pas prononcée. Il y a eu une déclaration politique pour dire qu'il y aurait des sanctions administratives. Ça, c'est ce qui concerne l'affaire du jeune Naël, comme vous le dites. Et ensuite, il y a le cas des violences. On va revenir sur le cas du jeune Naël, mais sur le cas des violences, Jean-Luc Mélenchon, considérez-vous comme entendable, compréhensible, qu'il y ait des violences depuis cinq nuits maintenant.
Mais attendez, monsieur Gendre. Non, vous n'allez pas vous en sortir comme ça. Vous avez beaucoup de talent, vous présentez bien la cause gouvernementale. Le président de la République a demandé à un de ses proches de voir s'il pouvait prendre contact avec la personne. Le juge a fait son travail, mais nous, on doit réfléchir. Nous, vous, moi, qui avons d'autres responsabilités, vous n'êtes pas juge, moi non plus, je ne suis pas le président, vous non plus. Nous sommes chacun à notre place et nous prenons notre responsabilité. Moi comme homme politique, je suis responsable de faire des propositions pour essayer de sortir. Connaissez-vous une autre organisation, une seule, qui ait proposé quelque chose depuis mardi dernier pour essayer de montrer qu'on a entendu ce qui se passait ? Pourquoi le jeune Naël a-t-il été abattu ? Parce que c'est appliqué une loi qui a rendu floue la limite entre la légitime défense et la prévention d'un risque. La
loi
de 2017, c'est
celle à laquelle vous faites allusion. Parfaitement.
Proposée par monsieur Bernard Cazeneuve, Premier ministre socialiste, qui, il y a encore une journée, me faisait les leçons de morale, alors qu'il est personnellement et moralement responsable d'une situation qui a... Mais cette loi, Jean-Luc Mélenchon,
l'autorise quoi qu'il en soit, pas. à tuer dans les circonstances qui semblent être décrites. Vous pouvez demander le changement de la loi. En l'occurrence, le gouvernement... Vous êtes trop aimable. ... ne dit pas que le policier a bien agi. Monsieur Jean, vous permettez ? C'est
un débat ou c'est
une intervue ? Je rappelle, Jean-Luc Mélenchon, que le président de la République a qualifié les actes policiers d'inexcusables
et inexplicables. Vous êtes parfait.
Maintenant,
écoutez-moi. Je vous écoute. Vous me dites, est-ce qu'il faut appeler au calme ? Monsieur, vous me demandez. A moi tout seul. de faire plus que 45 000 hommes qui ont été déployés pendant deux nuits, plus que monsieur Mbappé, plus que la grand-mère du petit. La question pour un homme politique, ce n'est pas d'appeler au calme, de se donner des postures, c'est d'essayer d'arriver au calme, et pour ça, de régler rationnellement les problèmes qui se posent. Donc vous n'appellerez pas au calme ce soir ? Mais si monsieur, est-ce que vous voulez à la paix, à l'amour, à la concorde ? Bah dites-le ! Mais monsieur Gindre, je dirai ce que je veux, comme je veux. je suis en train de dire je veux la justice, donc je veux, si je peux dire je, en fait ce sont les parlementaires insoumis, ont déposé une proposition pour abroger dès lundi la loi qui permet de tirer pour un refus d'obtempérer. Deuxièmement, nous demandons... Elle sera donc soumise à l'Assemblée nationale, c'est votre souhait. Nous souhaitons, mais lundi, pas dans je ne sais pas combien de temps. Deuxième chose, maintenant il faut faire vite. Les juges, le syndicat des magistrats, il faut les écouter, pas simplement faire le tour en disant, celui qui ne dit pas au calme sera pendu séance tenante. Vous pensez au syndicat de la magistrature, j'imagine. Le syndicat de la magistrature.
Ne vous agacez pas, chaque fois que j'apporte une précision, Jean-Luc Mélenchon, nos téléspectateurs ne connaissent pas tout ce que vous
dites de la manière... D'accord, classé à gauche par des gens comme vous, mais eux ne se classent pas à gauche. Ah bon ? Non. droite ? Eh ben non plus. Vous savez que ça existe les gens dans les syndicats qui sont, qui ont un syndicat indépendant des partis politiques. C'est pas indigne d'être classé à gauche Jean-Luc Mélenchon, c'est arrivé à des gens très bien. Merci monsieur Gindre de bien vouloir l'admettre, qu'on peut être de gauche et aimer ses contemporains. Mais les syndicats sont indépendants des partis politiques. Je vous l'apprends monsieur Gindre, et je vois que vous êtes content de l'apprendre. Les syndicats sont indépendants des partis politiques. FO est indépendant, la CGT est indépendant, la CFDT est indépendant. Tous les syndicats ont dans leur statut leur indépendance à l'égard des partis politiques, voilà pour votre précision, qui n'en est pas une. Donc le syndicat de la magistrature a dit qu'il souhaitait qu'on dépayse immédiatement les cas de violences policières, de manière à ce qu'on ne demande pas au juge d'un ressort, celui du 92 par exemple, des Hauts-de-Seine, d'avoir à... en quelque sorte inculpé des policiers avec lesquels ils passent leur vie. Donc ils disent il faut que ce soit le juge d'ailleurs. Voilà deux demandes raisonnables. Troisième chose monsieur Gindre, il y a des affaires qui sont pendantes depuis des années. Les policiers qui ont été inculpés dans l'affaire du meurtre de monsieur et Cédric Souvia. Trois ans après... alors qu'ils sont inculpés, n'ont toujours pas été jugés. C'est le cas de M. Traoré depuis 7 ans. La jeune fille, jeune femme qui a reçu une balle en pleine poitrine, alors elle ne conduisait pas la voiture, elle n'était pas en état d'obtempéré ou pas. À
Paris, dans le 18e arrondissement. Juste si vous m'autorisez une question, Jean-Luc Mélenchon. Vous venez de lister
beaucoup de
sujets. Personne ne peut contester que vous venez de faire des propositions et que vous listez des thématiques de fond. Si j'ai bien entendu ce que vous dites, chacun de ces sujets-là... prendra au moins plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant d'aboutir. On peut souhaiter que tout cela aboutisse. Vous avez vous-même dit que le Parlement serait saisi de cette proposition. Il y a quand même une réalité aujourd'hui. Cinq nuits de violence, peut-être, faut-il le redouter, une sixième à venir. Considérez-vous que la situation actuelle peut attendre que les sujets que vous venez de lister soient réglés ? Avec la meilleure volonté de vous, ils ne seront pas réglés en quelques heures. Non, mais
attendez, ne prenez pas les gens pour les animaux qu'ils ne sont pas. Comme la plupart d'entre vous faites un tas. D'une révolte, sans regarder les détails, vous ne savez pas que ce sont des jeunes gens de plus en plus jeunes. Ce sont des parents qui sont mis dans une situation... Le ministre de l'Intérieur sur l'État a dit un tiers de mineurs, moyenne d'âge 17 ans. avez l'intention de compléter chacun de mes propos, monsieur Gendre ? Ne vous agacez pas à chaque fois que j'ai une question. Non mais vous non plus ne vous agacez pas, chaque fois que je fais une réponse qui m'appartient. Allez-y. A chaque fois vous vous sentez obligé de m'interrompre au milieu. Je ne suis obligé de rien et je vous laisserai répondre. Alors monsieur, laissez-moi dire que... n'y a pas, je vais vous expliquer, vous allez finir par le comprendre, si, quand on est dans une situation de crise, la parole publique a une très grande importance, si le président de la République disait, je comprends que ça ne peut plus aller comme c'est là, Des erreurs innombrables ont été commises, des retards sont pris, j'en conviens. Donc, je dis que j'inscris à l'Assemblée nationale tel texte de loi proposé, peu importe par qui, voire même par eux. Deuxièmement, je propose que les juges soient dépaysés lorsque l'affaire est chez eux. Troisièmement, je crée une commission nationale justice et vérité pour qu'on puisse traiter publiquement de tous les dossiers. Alors, un immense discours d'apaisement serait apporté et les gens se diraient, eh bien, c'est fini. On ne sera plus tué pour un refus d'obtempérer. Quand mon gosse sort dans la rue, je n'aurai plus peur comme j'ai eu peur avant. Maintenant, à mon tour de dire, je demande, j'exige. que les dirigeants de ce pays, et ceux qui les accompagnent par leurs commentaires rectificatifs, demandent aux syndicats, ou prétendus syndicats de police, d'extrême droite, comme le groupe Alliance, qui fait un comité... Vous m'avez dit à un instant
que les syndicats n'avaient pas de couleur politique, Jean-Luc Mélenchon. Il faudrait savoir, c'est vous qui avez dit le contraire tout à l'heure. C'est ma thèse, c'est pas la vôtre, donc reprenez pas ma thèse dans ce cas-là. Je fais ce que je veux, non ? Ah, très bien. Mais vous voyez, vous êtes prêts à votre propre thèse. Monsieur Gendre. Ce n'est pas parce que
vous êtes de mauvaise foi que moi je n'ai pas le droit de l'être. Le syndicat Alliance dit, maintenant ça suffit, il qualifie de hordes sauvages. Il dit, l'heure n'est pas à l'action syndicale mais au combat contre ces nuisibles. Il dit qu'il est en état de guerre. C'est un syndicat de police ou qui se réclame du syndicalisme qui écrit ça. Aujourd'hui, le pouvoir politique, voici ma thèse, ne contrôle plus la police dont le syndicat majoritaire s'exprime de cette manière, c'est la police qui fait peur au pouvoir. Vous avez interrogé vos autres journalistes, monsieur Darmanin, le ministre de la justice et je ne sais combien d'autres, qu'ont-ils dit ? Un seul a-t-il condamné ses propos ? Un seul a-t-il dit j'appelle la police au calme ? Non ! Aucun. Pourquoi ? Parce qu'ils ont peur, monsieur Gindre. Ils ne les contrôlent plus. Ils ont peur de quoi ? Ils ont peur comme monsieur Castaner, qui le jour où il a dit qu'il était contre les clés d'étranglement, 48 heures après, n'était plus ministre. Ils ont peur d'une troupe qu'ils ne contrôlent plus qui est, elle, l'auteur de ces débordements. Car les syndicats qui écrivent comme ça, et bien ensuite, quand vous êtes un homme jeune, vous vous croyez vraiment en guerre. Or, la police ne peut pas être en guerre contre la population.
Puisque vous essayez de m'expliquer un certain nombre de choses, je vais tâcher de les comprendre en entier. Vous nous expliquez ce soir que le problème, c'est l'action des policiers, l'attitude des policiers. Alors c'est une des composantes, évidemment, bien sûr. Mais ce ne sont pas eux qui, a priori, depuis cinq nuits, commettent des violences dans nos rues. Merci de l'avoir
précisé, ils en commettent aussi. Lesquels ? Il n'y en a pas pour vous. Vous n'avez pas entendu parler des tirs de LBD, vous n'êtes pas au courant des matraquages. Non, vous n'êtes pas au courant. Bon, il ne vous reste plus qu'à sortir le soir, jeune homme. Moi, ce que j'ai à vous dire, c'est qu'ils sont responsables d'une partie de la situation. Et voyez-vous, monsieur Gindre, vous ne faites pas votre travail quand vous vous comportez comme ça. Parce que si vous... Vous participez à la meute qui dit, c'est ceux-là qui ont toutes les responsabilités, vous aggravez la situation. La police a des responsabilités. Un dirigeant politique doit regarder en face les questions de l'exercice du pouvoir dans un pays. Tout le monde sait, le général l'a su. Le président Mitterrand l'assume. Tout le monde sait que quand on a la délégation de pouvoir de sa force à une troupe, la contrôler est un axe essentiel. Alors sinon, vous n'êtes pas entendu par les gens, c'est simplement ça
que je veux vous dire. Jean-Luc Mélenchon, la nuit dernière, il y a eu 48 policiers gendarmes qui ont été blessés. Depuis le début de la semaine, on a dépassé les 700. Est-ce que ce sont des policiers et des gendarmes auxquels vous adressez votre soutien ? Mais je ne comprends pas.
Pourquoi ? Vous croyez que ça m'est égal que quelqu'un souffre ? Non, je vous pose la question. Mais pourquoi ? Moi, je vous pose la question. Eh bien, écoutez, il y a 565 morts par an, 600 au travail, sur le poste de travail, comme le vôtre là. Vous tombez mort à cet instant parce que vous êtes surchargé de travail. Par exemple, la juge au tribunal de Nanterre qui est morte sur son siège parce que c'était trop. Ses collègues ont dit que c'était un burn-out. Aucun d'entre nous ne se réjouit jamais des malheurs qui arrivent à quelqu'un dans l'exercice de son métier. Pourquoi faut-il que vous le vérifiez auprès de moi ?
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