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Bonjour François Ruffin. Bonjour. Merci d'être avec nous dans le 740 France Info. La colère lycéenne et étudiante qui ne retombe pas. On apprend à l'instant que des étudiants de Assas Paris sont en train d'être délogés par les forces de l'ordre, par les CRS. Ambiance très tendue, nous dit-on, sur place. Est-ce que vous appelez ce matin au calme
? Bien sûr. Mais moi, ce que je vois, c'en est le symptôme, c'est que depuis 15 jours, il n'y a pas de réponse politique. Nous n'avons qu'une réponse policière. Et les derniers propos de Sébastien Lecornu qui parle 5 minutes comme ça sur un coin de table. des lycées pour dire quoi ? Pour dire le gouvernement ne prendra pas de décision en la fin du mois et on verra ce qu'il décide dans le budget au mois de novembre. Bon, mais ce n'est pas une réponse, ça, pour une jeunesse qui se mobilise sur des sujets que tout le monde considère justes. Et hier, on a un ministre de l'Éducation qui arrive comme un super informaticien qui dit bon, ben voilà, on a un logiciel et puis on va réussir à faire les bouches-trous pour des remplacements. Ça n'est pas une réponse. Ça doit être quoi la
réponse ? Parce que quand même, Edouard Geffray, vous faites référence, j'imagine, à cette annonce-là. ministre de l'éducation nationale, qui annonce que 3000 postes d'enseignants remplaçants vont être affectés là, aujourd'hui. C'est mieux que rien quand même.
Ça n'est pas une réponse politique de dire, voilà, j'ai un logiciel et on va réussir à faire du bouche-trou sur des remplacements. Non, je pense qu'il y a deux choses à dire aujourd'hui. La première chose, c'est qu'il n'y aura pas de suppression de postes dans le prochain budget de l'éducation nationale. Or là, c'est moins 600 millions d'euros. Parce que si on compte l'inflation, en fait, ils suppriment 1588 postes et ils mettent 600 millions d'euros en moins sur l'éducation nationale. Voilà quelle est la réalité. Et la deuxième chose, c'est de dire suppression de parcours sup. Parce que c'est la demande... En fait, quand on écoute les jeunes, moi je vais de ma ville, Amiens, Abdel, eux, Paris, j'écoute. Le fait d'être géré comme un numéro, par un algorithme, que ça soit l'avenir, soit décidé par l'informatique et non pas par de l'humain en face de l'humain, ça suscite de l'angoisse. J'ai une petite anecdote. Vous savez, au début des manifestations, je vais toujours saluer les policiers qui sont présents. Et il y a l'un d'eux qui me prend dans un coin et qui me dit « Monsieur Ruffin, j'ai une demande un peu personnelle à vous faire parce que j'ai ma fille qui a été refusée deux années de suite de Parcoursup. On ne lui propose pas de solution. » On a écrit à la commission de recours de Parcoursup, qui ne nous a pas apporté de réponse, on se demande ce qu'elle va devenir, là elle fait un service civique. Donc voilà, c'est pour dire que... Vous lui avez répondu quoi ? Je lui ai dit, on va s'informer auprès de la commission, on va essayer qu'au moins vous ayez une réponse. Parce que non seulement... Et vous demandez la suppression de Parcoursup. Je vous demande la suppression de Parcoursup. Mais non seulement c'est un algorithme qui gère ça, mais en plus, il n'y a pas de réponse. quand on n'est pas content des décisions qui sont prises. Et moi, c'est vraiment ce que je ressens chez les lycéens, c'est le sentiment d'être géré comme des numéros. Mais même quand on est plus de 35 par classe, ça veut dire qu'on n'a pas un enseignant qui vous connaît bien, il n'y a pas un humain dans le lycée, c'est un gamin qui dit « moi, j'étais pas bien, j'étais en décrochage scolaire et j'ai trouvé aucun adulte pour m'aider, pour m'accompagner ». Donc là, il faut qu'il y ait des moyens qui soient mis du côté de l'éducation nationale. Pas seulement en termes d'enseignant, mais en CPE, en psychologue, en conseiller d'orientation. L'orientation, c'est la clé. Et donc l'orientation ne se fait pas par cours sub, mais elle se fait par de l'humain en face de l'humain. Voilà ce qui devrait être une réponse politique immédiate.
Alors François Ruffin, je le dis à l'instant, la colère lissaine étudiante qui ne retombe pas. Nouvelle journée de mobilisation mardi prochain à l'appel de l'intersyndicale étudiante. Vous, vous avez dénoncé hier le choix, je vous cite, de l'étouffement et du pourrissement. du mouvement lycéen de la part du gouvernement. En gros, c'est quoi l'objectif ? C'est de décourager la mobilisation lycéenne, de jouer sur les vacances scolaires qui arrivent bientôt ?
Le Premier ministre qui vient dire qu'il n'y aura pas de réponse avant la fin du mois et puis on verra ce qui se passe à l'Assemblée au mois de novembre. Déjà, si vous aviez des adultes à face de vous, des soignants, des enseignants, encadrés par des syndicats et qu'on leur dit que vous aurez une réponse à la fin du mois ou le
mois prochain. François Ruffin, vous savez que l'argent n'est pas magique, que les caisses sont vides. Comment vous faites pour assurer une non-suppression de postes d'enseignants, en recruter davantage, vous avez dit les CPE, les infirmières, tout le personnel qui... travaille dans les établissements scolaires. Comment vous faites ? Vous trouvez l'argent où
? Vous faites
ça.
C'est quoi ça ? Ça, c'est les échos, le journal de mon ami Bernard, le journal des patrons, qui dit le crédit d'impôt recherche va redevenir la niche fiscale la plus coûteuse. Et donc, on met 7 milliards d'euros sur le crédit d'impôt recherche dont des tas de rapports disent que c'est du gaspillage. qu'on n'en mesure pas l'efficacité. Vous avez ensuite l'exonération partielle lors des transmissions d'entreprises individuelles, c'est-à-dire le pacte du travail, dont on sait que c'est un gâchis au moins pour la moitié, sinon pour les deux tiers. Et là-dessus, le gouvernement ne touche pas. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que depuis 40 ans, on a un État qui n'est plus un État action et qui met son argent sur l'hôpital, sur l'école, sur la justice, sur la police, mais qui est un État subvention et qui distribue des centaines de milliards tous azimuts. Donc l'enjeu... Je ne dis pas que ça se fait en claquant des doigts. Mais l'enjeu, c'est d'avoir un sevrage du côté des subventions et de retrouver un État action qui met des moyens sur son éducation, sur sa santé, sur sa justice, sur sa police. Et dire que les dépenses en matière d'éducation, c'est le Conseil d'analyse économique qui le dit. Ça n'est pas un coût, c'est un investissement. Il chiffre à 140 milliards d'euros par an la perte de productivité parce que le capital humain... n'est pas suffisamment éduqué, formé. Et tout
ça prend donc du temps, François Ruffin, quand même. Et là, il y a urgence dans l'immédiat. Mais c'est pour ça que
je vous dis qu'il y a deux temps dans la réponse. Pour moi, il y a un premier temps de la réponse qui est une réponse politique. Vous garantissez que dans le prochain budget, il n'y aura pas de suppression de poste, que ça sera maintenu avec les 3% d'inflation. Un. Deux, vous dites suppression de parcours sup. Et si les jeunes, on leur dit ça, ils ont l'impression d'être écoutés tout de suite. Maintenant, ça dénoue le truc. Mais le gouvernement ne veut pas dénouler le truc. Qu'est-ce qu'il veut faire ? Il cherche à pourrir. Il cherche le pourrissement, il cherche le découragement, il cherche l'épuisement du mouvement. Et je trouve que ce n'est pas bien. Je trouve que ce n'est pas bien. Quand on a une jeunesse qui se mobilise sur des causes que tout le monde estime justes, quand la principale mot qui revient pour moi dans les AG auxquels j'ai assisté, c'est moisissure, sur le bâti. Et que le gouvernement, il vient dire, bon, écoutez, on va voir à la fin du mois, et puis peut-être le mois prochain, en fonction des groupes à l'Assemblée, quand vous avez vu le bazar que c'est à l'Assemblée pour voter un budget, ça peut être une réponse qui est entendue par les jeunes.
François Ruffin, est-ce que vous avez parlé de réponse policière ? Pour l'instant, la seule réponse est une réponse policière à ce mouvement des lycéens. Je voudrais vous parler de ce chiffre. 5000 personnes interpellées et placées en garde à vue depuis le début du mouvement. Est-ce que, comme la chef des députés insoumis à l'Assemblée, Mathilde Panot, vous dénoncez finalement une manière de faire peur, d'intimider les lycéens ? Là, vous parlez de tourissement, mais est-ce que l'objectif aussi, c'est de décourager des lycéens avec des policiers qui interviennent finalement trop ?
Vous savez, je l'ai vu pendant le mouvement des Gilets jaunes. Pas de réponse politique, une réponse policière. À la fin, on a quoi ? On a des yeux crevés, on a des mains arrachées, on a des vies brisées et on a des Français qui s'opposent à d'autres Français.
Pourquoi ? Vous parlez de répression
policière, vous utilisez ce terme ou pas ? Il est évident qu'aujourd'hui, le gouvernement choisit la répression policière. Et ce n'est pas du fait de la police, c'est du fait d'un choix politique du gouvernement de dire, nous, la seule réponse qu'on a aujourd'hui, c'est une réponse policière. Comme ça a été le cas pendant le mouvement des Gilets jaunes. Pas de réponse politique, à la place, une réponse policière. Donc vous en voulez acquérir à Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur ? Non, le responsable, c'est le Premier ministre. Vous savez, je vous dis, quand on voit Edouard Jeffrey apparaître à la télévision, c'est juste là, il joue les super informaticiens d'éducation nationale. La responsabilité, c'est le chef du gouvernement. C'est le chef du gouvernement qui, depuis 15 jours maintenant, et pour les 15 prochains jours, choisit de ne pas avoir de réponse politique, mais d'avoir une réponse policière. Je le redis, ce sont des mots simples. Dans le prochain budget, il n'y aura pas de suppression de postes. Nous l'augmenterons en proportion de l'inflation. 1. 2. Suppression de parcours sup. Et on met de l'humain pour l'orientation en face de l'humain. Si on dit ça, vous savez, moi, ce que je cherche, c'est l'apaisement.
Mais
pour apaiser... Il faut qu'il y ait des réponses qui soient données aux
exigences. François Riffin, un mot sur vos anciens, on ne sait plus comment les appeler, mais peut-être vos anciens amis et les filles. Beaucoup se sont rendus devant les lycées. On pense à Bali, Bagayoko, le maire de Saint-Denis, mais aussi les députés Louis Boyard ou Thomas Porte. Ils sont accusés, notamment par l'extrême droite, la droite et le centre, je cite, de mettre de l'huile sur le feu. d'utiliser les lycéens comme de la chair à canon. C'est l'expression utilisée par Gabriel Attal. Qu'est-ce que vous répondez, vous, là-dessus ?
D'abord, moi, je réponds que moi aussi, je vais devant les lycées, que quand les pompiers se mobilisent, je suis avec les pompiers, quand les soignants se mobilisent, je suis avec les soignants, et ça va de soi. Et moi, je considère que c'est une manière de détourner le débat. La question, les lycéens se sont révoltés d'eux-mêmes. Ils se sont révoltés sur des bases qui sont très matérielles. On est 35 par classe. L'hiver arrive et on va avoir froid. C'est tout. On a traversé la canicule et on avait chaud. Et donc il ne s'agit pas de chercher des boucs émissaires, mais il s'agit d'écouter ce que les jeunes disent devant leur lycée. Et moi, j'inviterais plutôt les députés du centre et de droite à aller aussi dans les assemblées générales. C'est pas la
récupération politique ?
Mais non, c'est de l'écoute. Le principe de la politique, c'est d'écouter les gens. Quand les gens ont quelque chose à dire, quand les jeunes ont quelque chose à dire, vous y allez, vous les écoutez dans leur diversité.
Un mot sur le budget 2027, François Ruffin, qui est lié évidemment à ce mouvement des lycéens. On en a parlé un petit peu. Il y a eu une forme de reculade de la part du gouvernement sur la volonté de ce dernier de rendre payante l'inscription pour les BTS et les classes prépa pour les élèves non boursiers. Ça, c'est supprimé du budget. Est-ce qu'il faut que... que le gouvernement fasse d'autres concessions ? Je passe notamment au gel des APL, de nombreuses aides au logement qui concernent pas mal de jeunes Français en France, le gel des minima sociaux, des choses comme ça. Est-ce qu'il faut obtenir d'autres concessions au sein de l'hémicycle de votre part ?
Évidemment. Pour moi, le budget aujourd'hui qui est présenté est un budget foncièrement injuste, puisque on dit que sur les niches fiscales, Pacte du treil, crédit impôt recherche, les 211 milliards d'euros du rapport gay, tout ça, on n'y touchera pas. Les milliardaires, ils périront toujours moins d'impôts que leurs secrétaires ou que les infirmières. Mais qu'en revanche, on va aller chercher de l'argent sur les retraités. On va aller chercher de l'argent sur les malades. On va aller chercher de l'argent sur les accès. Mais là, si on va sur les
étudiants, sur les jeunes, sur la jeunesse, notamment sur les appels, vous appelez le gouvernement à revenir sur cette décision ?
Bien sûr. Bien sûr. Mais je veux dire, là, vous me prenez un point de détail, mais c'est tout l'équilibre général du budget qui ne va pas. Où il y a un choix qui est toujours le même. Et comment ? Les Français d'en bas, ils sont rationnés. Pendant qu'on a les Français d'en haut, ils se gavent. Et ça pose pas de soucis. Vous savez, quand je parle du pacte d'Utreil, c'est une arnaque du pacte d'Utreil. Aujourd'hui, or, des réformes sont proposées à la fois par les députés centristes Charles de Courson, par le Conseil d'analyse économique, par la Cour des comptes. par Oxfam, pour dire, écoutez, on pourrait économiser la moitié de ces 4 milliards du pacte du travail. Ça a été multiplié par 4. On est passé de 1 à 4 milliards ces dernières années là-dessus.
François, il faut un mot sur... Sans transition, la primaire du pôle socialiste. Le vote commence dans quelques minutes. Militants, socialistes, places publiques vont pouvoir voter et s'exprimer à partir de 8h ce matin et jusqu'à demain soir. Sur la ligne de départ, Raphaël Glussmann, Ségolène Royal, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Emmanuel Morel. Pas vous, vous avez essayé de participer. Vous regrettez toujours d'avoir pu être candidat dans cette primaire ?
Je pense que c'est une perte pour eux. Parce que là, ils sont à quoi ? Mais ils le voulaient. Ils sont à 140 000 personnes maximum qui vont aller voter, c'est-à-dire 0,2% de la population. Ça veut dire que cette primaire de Parti Socialiste suscite un intérêt dans la population qui est inversement proportionnel à l'intérêt médiatique et à la place qu'ils ont pu occuper dans l'espace public. Vous, candidat, vous auriez ramené plus de monde. En tout cas, ça aurait été mon objectif. Là, l'objectif a été d'avoir le moins de monde possible. L'objectif, ça a été d'installer un suffrage sanitaire, une barrière à l'entrée, pour être sûr que les ouvriers, les auxiliaires de vie, les caristes, les camionneurs, le populaire ne viennent pas voter. Moi, mon objectif, c'est quand même de réconcilier gauche et populaire. Vous votez à cette primaire ou pas ? Ah non ! Je n'ai jamais accepté les suffrages censitaires. Je ne vais pas commencer en 2022. L'histoire de la Révolution française et de la gauche, c'est une abolition du suffrage censitaire.
Donc on saura demain soir s'il y a un second tour ou s'il y a un candidat qui est qualifié dès le premier tour. Est-ce que vous pourriez soutenir le gagnant de cette primaire, que ce soit là demain soir ou la semaine prochaine, ou vous voulez continuer à faire cavalier seul ? C'est quoi l'objectif ? Vous êtes candidat, je rappelle, à l'élection présidentielle. Moi, je ne souhaite pas faire
cavalier seul. Et la preuve, c'est que j'étais d'abord pour une primaire. qui aillent de Poutou à Hollande et qui permettent de rassembler toute la gauche. Et même, j'étais prêt à m'incruster dans leur petite primaire pour venir la bousculer et rassembler un bout de la gauche. Donc moi, je dis, il n'y a pas d'espoir si on ne sort pas de son couloir. Donc je sors de mon couloir. Donc je suis prêt à rencontrer, à discuter avec tout le monde. Dominique de Villepin, par exemple. C
'est quoi cette histoire d'amour avec Dominique de Villepin ? Qu'est-ce qui se passe ? Le but, c'est quoi ? De faire un ticket ?
Je pense que vous le voyez là, à travers les manifestations où il y aurait les lycéens opposés à la police et où on serait dans un état de tension. Dans un moment comme celui-là, et on sent toutes les tensions dans le pays, qu'il y ait deux personnalités différentes, comme François Ruffin et Dominique de Videpin, qui échangent, qui dialoguent, qui là en l'occurrence... sur le mouvement en cours, viennent dire au gouvernement, écoutez, on ne peut pas en passer seulement par de la répression policière. Il ne doit pas y avoir de LBD devant les lycées. Il faut la suppression de parcours sûr. Vous êtes d'accord tous les deux là-dessus. Voilà. Et qu'on cherche un chemin d'apaisement et de discussion. Vous savez, indépendamment de l'élection présidentielle, il me semble que ça fait du bien à la démocratie. François Ruffin,
un mot rapide parce que le temps file sur Edouard Philippe. Je ne sais pas si vous l'avez écouté, regardé hier dans l'Ordre Vérité sur France 2. Edouard Philippe, candidat à la présidentielle, maire du Havre, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, qui lui a fait une annonce. Il souhaite défendre une allocation familiale unique de 350 euros par mois dès le premier enfant. Ça vous inspire quoi ? C'est quelque chose ? que vous pourriez soutenir ou pas ?
D'abord, je me souviens quand même que Edouard Philippe, Premier ministre, qui accompagne Emmanuel Macron, c'est le geste des allocations dans la durée, ce qui fait qu'on a perdu 10% là-dessus en 10 ans. Bon, et donc, c'est un sujet. Je veux dire, la crise démographique, la chute démographique, qui fait qu'on a moins 20% en 15 ans, c'est un sujet. C'est un sujet. Le premier contraceptif du pays, c'est le logement. Voilà sur quoi on peut agir. Quand on demande aux jeunes pourquoi vous ne faites pas d'enfants, pourquoi vous reculez l'arrivée d'un enfant, la première réponse qui est donnée, c'est le logement, parce que les jeunes ont au moins 20 mètres carrés à peu près aujourd'hui par rapport à il y a 20 ans, ça veut dire deux chambres en moins. Donc ce n'est pas une bonne proposition. Rapidement, François Ruffin. Qu'on touche de l'argent dès le premier enfant, c'est quelque chose que j'ai déjà porté à l'Assemblée nationale. En revanche, je pensais qu'il faut dégeler les prestations. D'ailleurs, là, dans le prochain budget, c'est moins 500 millions d'euros qui vont être économisés sur les allocations familiales. Est-ce que les députés d'Edouard Philippe vont dire non, on ne veut pas ça, on veut dégeler et que ça augmente au moins avec l'inflation ? C'est toute la question aujourd'hui. Je termine là-dessus. C'est toute la question. On est sur plus 3% d'inflation. Est-ce qu'on gèle les salaires ? Est-ce qu'on gèle les allocations ? Est-ce qu'on gèle les prestations ? Ou bien est-ce qu'on fait évoluer tout ça avec l'inflation ?
Merci beaucoup François Ruffin. Merci d'avoir été avec nous dans le 740 France Info.
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